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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 11:02


Formation des enseignants : Le gouvernement  modifie légèrement son projet initial.

 

 

X. Darcos propose l’étalement de la réforme.

 

"Pour la session 2010 des concours du second degré, une épreuve disciplinaire comparable à une des épreuves existantes précédemment se substituera à l’épreuve de connaissances générales du système éducatif qui était initialement prévue… Quant à l’agrégation, ses épreuves demeureront en l’état. Pour la session 2010 des concours du premier degré (CRPE), les épreuves écrites continueront de comporter une composante didactique".

"Dès la rentrée universitaire 2009, un dispositif de stages sera organisé pour tous les étudiants de M1 et de M2 se destinant à l’enseignement afin de permettre une préparation progressive à l’exercice du métier d’enseignant. Ces étudiants stagiaires seront encadrés, d’une part, par des professeurs d’accueil ou référents de l’Education nationale et, d’autre part, par des formateurs universitaires qui seront responsables de la validation des stages ainsi que de leur bonne insertion dans le cadre des masters. En M1, les étudiants se destinant à devenir enseignants pourront ainsi bénéficier de stages d’observation et de pratique accompagnée d’une durée de 108 heures. De même, des stages en responsabilité d’une durée également de 108 heures seront proposés aux étudiants de M2. Ces stages en responsabilité seront rémunérés".

A la demande d'une année d'entrée dans le métier en alternance, le ministre répond toujours par un "accompagnement". "Chaque jeune enseignant stagiaire sera accompagné par un tuteur dont la fonction sera reconnue et valorisée… Dans le premier degré cette fonction s'appuiera sur les professeurs des écoles maîtres formateurs (PEMF)".

 

 

Les propositions ministérielles rejetées

 

Constatant "l’absence de vision d’ensemble du dossier, l’empilement successif de mesures partielles", la Conférence des directeurs d'IUFM (CDIUFM) juge le projet de réforme "incohérent".

Le Sgen-Cfdt estime que "enseigner est un métier qui s'apprend" et demande notamment une formation commune pour le 1er et 2d degré. Le Sgen demande lui aussi le report des concours.

Le Se-Unsa "ne voit pas de sortie de crise dans ces propositions ministérielles" qu'il qualifie de "leurres". Il demande le report et la remise à plat du projet.

Le Snes veut le report et "une année de stage après le recrutement".

Seuls les Autonomes sont satisfaits du renforcement des épreuves disciplinaires dans le projet de capes et ne s'affirment pas contre l'application en 2010.

 

 

 

Base élèves : Deux directeurs menacés

 

Dans l'Isère, Jean-Yves Le Gall, et Anne-Marie Pons en Haute-Garonne, sont menacés de sanction par leur inspection académique. Tous deux font partie du petit nombre d'enseignants qui refusent d'alimenter le fichier national Base élèves. En décembre dernier, un nouveau recours a été déposé contre ce fichier national pourtant largement remanié depuis 2 ans.

 

Samedi 14 mars à Notre-Dame de Vaulx (Isère), un rassemblement a réuni près de 300 personnes devant l’école dont Jean-Yves Le Gall, premier directeur menacé de retrait d’emploi en France pour son refus de Base élèves, est directeur.

Plusieurs organisations et individus ont pris la parole pour lui exprimer leur soutien. Puis, une table ronde a eu lieu en présence d’une centaine de personnes, avec les interventions d’un informaticien, d’une assistante sociale, d’une pédiatre et d’une représentante de la Ligue des Droits de l’Homme. La diversité de ces intervenants a permis de saisir la question du fichage d’une manière plus globale. Le débat qui s’en est suivi a permis d’élargir le questionnement au contrôle policier de la population et à la gestion technocratique de la société humaine, sans perdre pour autant de vue les questions concrètes telles que : “en quoi cela affecte-t-il nos vies” ou “comment pouvons-nous nous y opposer ?

 

 

 

Evaluations CM2 : vers une publication des résultats fin mars ?

 

Comment publier des évaluations amputées, c'est le casse-tête de la rue de Grenelle. Selon Le Figaro, les évaluations de CM2 devraient être publiées fin mars. Le Figaro cite Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire, qui affirme avoir reçu plus de 500 000 remontées (75% du total).

 

 

« Les directeurs d'école ne sont pas tous très pressés de faire remonter les notes au ministère. »

 

Depuis le début, ce test national a généré une polémique dont la France a le secret. Son but est simple : mesurer le niveau des élèves de CM2 en début de deuxième trimestre et mettre en place, au vu des résultats individuels, des solutions de soutien adaptées avant l'entrée des élèves en 6e.

 

Or ces évaluations ont été jugées trop complexes par nombre d'enseignants. D'autres ont crié à l'injustice en déplorant que les questions portent sur des parties du programme que les élèves n'avaient pas encore étudiées, puisque les professeurs des écoles ont la liberté de faire le programme selon leur propre rythme.

 

En début de semaine, à l'occasion de la réunion des recteurs, ont été transmis, académie par académie, le nombre d'écoles qui avaient transmis les résultats des évaluations. «Or certains directeurs d'école, en particulier dans les académies de Clermont-Ferrand et Lyon, avaient choisi de faire traîner les choses», confie Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN, syndicat de l'Unsa-éducation.

Jean-Louis Nembrini affirme de son côté que le délai de fin mars sera bien tenu. « Cela a pu inciter les inspecteurs d'académie des régions concernées à mettre une certaine pression sur les inspecteurs de l'Éducation nationale, des pressions que nous avons dénoncées et qui ont stoppé », explique Patrick Roumagnac, qui conteste en revanche fortement les suspicions de transformer les notes afin d'améliorer les scores des écoliers.

 

Or le syndicat FSU des inspecteurs de l'Éducation nationale dénonce aujourd'hui des pressions pour modifier les notes des élèves. Des affirmations vivement contredites par le ministère et le SI-EN Unsa.

Le syndicat (majoritaire) des inspecteurs Unsa (SIEN Unsa) confirme les pressions exercées par la hiérarchie pour faire rentrer des évaluations ou les manipuler.

 

 

« Non à la manipulation des statistiques sur les évaluations CM2 ! »

 

Selon le SIEN Unsa, "l’autorité hiérarchique locale n’hésite pas à solliciter les IEN pour des manipulations curieuses, discutables ou franchement malsaines ! Faire remonter des chiffres semble être devenu la priorité des départements et des académies. Tous les moyens semblent bons pour les obtenir : la menace (retrait de salaire, rappel des obligations des fonctionnaires…), la ruse (transformation des cotations inexploitables en un zéro qui ne veut rien dire mais qui est informatiquement exploitable) ou la « force » (« descente » d’un IEN éventuellement accompagné de ses conseillers pédagogiques)".

Le SIEN Unsa invite les inspecteurs à résister à ces pressions. "Veillons à pouvoir retourner dans les écoles la tête haute et sans qu’ait été entamé le contrat de confiance qui nous lie aux enseignants" écrit-il tout en promettant son appui aux IEN qui seraient inquiétés.

 

Le SNPI-fsu « appelle les inspecteurs à ne pas compromettre leur indispensable légitimité professionnelle au sein de leur circonscription, ainsi que la valeur de leur expertise institutionnelle nationale dans des opérations de manipulation des informations qu’ils ont à valider et à transmettre.

Ce genre de pratique déroge à l’évidence à la déontologie la plus élémentaire. Elle met à mal la neutralité du service public et la confiance des citoyens envers la fonction publique. Dans certains cas, les instructions délivrées par les IA-DSDEN s’apparentent à une demande de production de faux en écriture publique dénoncée par le Code de procédure publique et le Code pénal. Dans d’autres cas, les instructions sont accompagnées de menaces sur la carrière, voire sur la réussite au prochain oral d’un concours national de recrutement. Là encore, ce genre de pratique est dénoncée par la morale et les lois et il est susceptible de poursuites judiciaires ».

 

« Le limogeage spectaculaire de l’IA-DSDEN du Rhône a été à cet égard l’élément de trop dans cette gestion archaïque, irrespectueuse et contraire aux valeurs de notre république et de la démocratie. Désormais, tous les IA-DSDEN craignent de se voir renvoyés à tout moment. Une rumeur, plus ou moins fondée, nous est très récemment parvenue faisant état d’une « prochaine charrette » (sic). Dès lors, on ne peut s’étonner que certains IA-DSDEN perdent leur sang-froid et se livrent à des pratiques inadmissibles ».

 

 

 

Le SNUDI-FO obsédé par la « transformation des directeurs en supérieurs hiérarchiques »  

 

Tout, semble-t-il, est de nature à inquiéter les responsables du SNUDI-FO qui voient dans chaque réforme l’occasion pour le pouvoir de « transformer les directeurs en supérieurs hiérarchiques ».

 

 

Les EPEP

 

« Au bout de ce processus, la transformation des directeurs d‘école en chef de service d’un établissement autonome mutualisant plusieurs écoles aux ordres du maire/président de l’E.P.E.P., le transfert de l’enseignement spécialisé à l’équipe sans formation spécifique, sans qualification particulière. En un mot, la privatisation de l’école Publique ».

 

 

L’augmentation limitée de l’I.S.S. des directeurs  

 

« L’augmentation de l’I.S.S. pour les directeurs proposée aux organisations syndicales en échange d’un « statut » leur attribuant  « le pouvoir de ces personnels en matière de gestion des ressources humaines et budgétaires », « d’initiative pédagogique », dont la rémunération serait calculée selon le rapporteur de la loi de finance 2009, par la « prise en compte de la performance dans leur métier »vise à accompagner ce processus de transformation des directeurs d’école en chefs d’établissement dépendant du conseil d’administration de l’EPEP composé majoritairement d’élus locaux. »

 

 

Le renouvellement des EVS et AVS

 

Une délégation du SNUDI-FO 76 a été reçue par le Préfet le 23 mai 2008. Lors de cette entrevue, « FO a contesté l’avis demandé au directeur d’école dans les procédures de renouvellement. Celui-ci n’est pas l’employeur et ne saurait donc faire autorité. Ce n’est pas de leur responsabilité ».

Le Préfet estime que s’agissant d’emplois sensibles auprès de jeunes élèves, l’avis du directeur d’école ou du principal est non seulement légitime mais indispensable.

 

 

Stages de remise à niveau pendant les vacances

 

Le SNUDI-FO rappelle sa position  : « ce dispositif de prétendus "stages de remise à niveau" est un cheval de Troie pour la liquidation de l'enseignement spécialisé pendant le temps scolaire, pour la remise en cause des obligations de service des personnels, de leurs vacances, des modalités de leur rémunération... et pour la transformation des directeurs en supérieurs hiérarchiques ! »

 

 

60 heures d’aide personnalisée

 

Dans une motion, le SNUDI-FO 02 précise :

« Non à la transformation des directeurs en « chefs de service », ils n’ont pas à « viser » les tableaux de service, respect de leur indépendance professionnelle ».

 

 

Pour répétitive qu’elle soit, cette idée fixe doit être relativisée… Le SNUDI-FO ne représente qu’une infime minorité d‘enseignants. Rappelons qu’aux dernières élections professionnelles de décembre 2008, il n’a obtenu que 7,81 % des voix avec une participation de 62,6 %...

 

Cette rumination mentale qui occupe sans cesse le champ de la pensée de certains dirigeants de ce syndicat débouche sur une idée obsédante dont la persistance pourrait s’apparenter à ce que les médecins appellent « une névrose obsessionnelle ».

 

Nous tenons donc à rassurer nos collègues dirigeants du SNUDI-FO : NON ! Les directeurs d’école n’ont pas la volonté de se « transformer en supérieurs hiérarchiques » et il y a peu de risques que cela leur soit imposé « à l’insu de leur plein gré »…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Trente-quatre 23/03/2009 07:22

De même Manu, que dans le 34, on n'a pas entendu le snuipp au sujet de tous ces directeurs qui, perdant une classe, voient leur décharge fondre de moitié ou carrément, n'en auront plus du tout. Pas plus qu'on ne l'a entendu sur les nouvelles règles du mouvement qui nommeront toujours d'office, mais à titre définitif cette fois, des jeunes sur des directions de petites écoles de l'arrière-pays, assorties de cours multiples.Par contre, les maître E, eux, ils pourront faire un mouvement de rêve, ayant une priorité sur tout le monde, donc pouvant demander les postes des meilleures écoles du département.On est bien loin de la lutte contre les difficultés, pour laquelle ils ont été formés.Et je suppose que c'est pareil partout.

thierry fabre 19/03/2009 23:52

Tu poses une question, Dedel ?Commence auparavant à répondre à celle(s) que l'on t'a posé, à plusieurs reprises...A moins qu'elle ne soient vraiment si génantes que ça...Thierry fabre

Dedel 19/03/2009 23:04

@ Manu"C’est injurieux pour les militants et les 50000 instits (adjoints et dirlos) qui lui ont accordé leur confiance aux élections."Tu es loin du compte, cher collègue... Tu fais comme les RG qui comptabilisent les manifestants...   En décembre dernier, le SNUipp est arrivé largement en tête non pas avec 50000 voix mais près du double : plus de 98000 !J'espère que tu as défilé aujourd'hui. Pierrot, Cédric et les autres, avez-vous lutté avec nous ?

thierry fabre 19/03/2009 00:35





« Je rêve… »
 
Mais oui, Gilou, mon collègue, tu rêves…
 
Un forum ouvert à tous sur un site syndical ? C’est assez rare pour qu’on le remarque… Et que l’on s’en félicite ! Il me semble bien que le premier message que j’y ai laissé était pour remercier le SNUipp de l’Ain d’avoir ouvert cet espace de liberté et de dialogue.
Forum ouvert à tout un chacun, quoi de plus normal que des dirlos viennent s’y exprimer ? Si ce syndicat départemental n’avait souhaité ne voir dans son forum que de sages paroles bien-pensantes, que de bons discours convenus soigneusement dans la ligne, je pense qu’il l’aurait précisé d’entrée de jeu
Mais si ta conception du dialogue se limite à n’accepter de lire que ce qui va dans ton sens, oui, mon collègue, tu rêves….
 
Forum vite refermé, la fenêtre sur la cour n’était qu’entrebâillée…  
 
Quand aux sites respectifs de ton syndicat et de notre petite association, quelques remarques :
sur le site du GDID, chaque collègue peut y trouver un lien vers l’ensemble des syndicats enseignants, sans aucune exclusive
sur le site du SNUipp, on serait bien en peine de savoir qu’il existe une association nationale des dirlos de ce doux pays….
Sur le site du GDID, tout un chacun peut y débattre en toute liberté, sans la moindre censure. Bon nombre de collègues s’y exprimant sont syndiqués par ailleurs, dont certains au SNUipp
Sur le site du SNUipp, pas de forums, pas de débats contradictoires, pas de possibilité de s’exprimer….
 
Pourquoi ce qui est possible à notre petite association serait-il interdit dans ce tout-puissant syndicat ?
Je pense au contraire que tout syndicat qui se respecte devrait avoir à cœur de donner la parole aux collègues, d’être à leur écoute, de leur donner possibilité de s’exprimer.
Je pense, et c’est une position que j’ai défendue dans les nombreux syndicats dont j’ai été membre, que l’avenir du syndicalisme ne se situe pas dans l’émiettement et le repli frileux sur des conceptions préparées à l’avance, mais dans la volonté de renouer les liens entre les structures syndicales et la masse énorme des collègues non-syndiqués.
 
Petites pensées très personnelles, mais partagées par beaucoup de collègues, y compris, et c’est heureux, au sein du SNUipp.
 
Thierry Fabre

Gilou 18/03/2009 23:40

Nous n’avons jamais vu le SNU citer notre site…C'est la meilleure ! Tu as entraîné tes potes à bombarder le forum du SNUipp de l'Ain, ils se sont amusés comme des petits fous pendant trois jours, vous n'arrêtez pas de nous en foutre plein la tête sur votre site et tu voudrais qu'on cite le GIDD dans les articles du SNUipp ?  Je rêve...

thierry fabre 18/03/2009 15:47





Mauvaise foi, Gilou…
Tu cites le forum du SNUipp de l’Ain tout comme d’autres auraient pu citer le forum du SNE du Rhône.
Initiatives sympathiques, mais sans lendemain, vite mises sous l’éteignoir, et qui, en tous cas, n’ont absolument pas le caractère national de forums tels que celui du GDID, celui des commentaires de ce blog de « Directeurs en lutte » ou celui du SE-UNSA dont je parlais…
 
Pour revenir à celui dont tu parles, un collègue a effectivement affiché une photo de la participation du GDID à une manifestation du SNUipp à Paris, en Mai dernier.
Cela n’était qu’en réponse à un collègue qui affirmait que nous y étions absent.
 
Autre question : faut-il rappeler que nous avions demandé au SNUipp, organisateur de cette manif, la possibilité d’y participer en tant qu’association, puisque nous partagions avec le SNU les objectifs et revendications de cette journée ?
 
Autre question : faut-il rappeler qu’en l’absence de réponse du SNU à nos deux courriers et autant de mails, c’est en contactant Gilles Moindrot au téléphone que nous avons appris que nous y étions les bienvenus, mais « sans banderole et sans slogans » ? Nouvelle question : faut-il rappeler que les collègues qui nous avaient rejoint à ce rassemblement du Champ de Mars ont décidé, après exposé de la réponse du SNU, d’y participer quand même, avec notre banderole et avec nos slogans ?
 
Qui ostracise l’autre, Gilllou ?
 
Nous participons au manifs du SNU…. Nous ne voyons jamais le SNU à nos manifs…
Nous mettons en ligne sur notre site le site du SNU… Nous n’avons jamais vu le SNU citer notre site… Nous écrivons régulièrement au SNUipp depuis 7 ans, encore aujourd’hui, sur la question des « directions-poste-à-profil ». Depuis 7 ans, nous n’avons jamais reçu la moindre réponse du SNUipp à nos demandes d’entrevue…
 
Il te faut d’autres exemples ?
 
Sinon, pour ce qui est de la tentative avortée de forum du SNUipp de l’AIN , deux remarques :
 
nous ne sommes rien responsables de la décision de fermer ce forum. Adresse-toi aux dirigeants du SNUipp 01 pour en connaître la raison…
Si deux ou trois mails de quelques collègues pouvaient fiche en l’air un forum, il n’y aurait pas comme un problème ? Cela voudrait dire qu’il y ait bien peu de militants de ce syndicats à y intervenir, non ? Et, plus largement, cela poserait la question centrale du fonctionnement d’un syndicat digne de ce nom, à savoir sa capacité à affronter une expression publique et à savoir y répondre…
 
Thierry fabre

Pierrot 18/03/2009 15:16

En tant que simple militant de base du SE, j'ai souvent les oreilles qui sifflent mais je persiste à penser que seul le dialogue peut nous permettre d'avancer.... Tu crois que les miennes n'ont jamais sifflé?Que l'on s'agace, c'est normal non? Nos positions sur la question des directeurs sont quand même assez éloignées et le sujet polémique.Pour autant, si on continue à se "balancer" des arguments, c'est bien que l'on ne prend pas l'autre pour un con... C'est plutôt le contraire.Maintenant, le but s'est aussi de convaincre, donc de pousser l'interlocuteur dans ses retranchement. De pas retenir ces coups, dans le sport, c'est synonyme de respect.C'est pour cela que j'aime bien ce forum et ceux qui mettent de leur temps pour y poster leurs commentaires.@ Gilou:En mai dernier, toi et tes copains (Pierre, Georges, Jean-claude, Greg...), vous vous êtes passés le mot et en quelques jours, vous vous êtes appropriés le forum en y mettant même des photos d'une participation à une manif. à 5, on se serait "approprié le forum du SNUipp de l'Ain?Curieuse façon de s'imposer chez les autres... Curieuse conception d'un forum! Vous étiez les "Dedel" du GiDD(GDiD), C'est un compliment?oui, certainement...Comment veux-tu discuter dans ces conditions ?Ah, non! Veux-tu dire que l'on ne peux pas discuter avec Dédel? PS:  Je ne partage pas l'avis de dédel, ni de Cédric, mais je les respecte et partage avec eux l'idée que c'est de la discussion que viendra... le statut

Gilou 18/03/2009 14:07

@ Thierry Fabrele SE-UNSA était le seul syndicat qui avait ouvert un forum sur son site, il y a quelques annéesTu oublies le SNUipp de l'Ain... En mai dernier, toi et tes copains (Pierre, Georges, Jean-claude, Greg...), vous vous êtes passés le mot et en quelques jours, vous vous êtes appropriés le forum en y mettant même des photos d'une participation à une manif.Curieuse façon de s'imposer chez les autres... Les messages s'apparentaient plus à de la propagande qu'à des échanges sereins. Vous étiez les "Dedel" du GIDD.Comment veux-tu discuter dans ces conditions ?

merlin 18/03/2009 12:14

A plusieurs reprises , nous avons les uns et les autres regretté qu'il n'y ait  pas de forums de discussion sur les sites des syndicats. Que craignent-ils? la contagion? la contamination? On se le demande.  Maintenant, la personne de Dedel, n'est je pense, pas mise en cause dans les différents commentaires. Une seule chose " agace " quelque peu. Le fait de vouloir faire croire que le Snuipp est soucieux du devenir des dirlos et de la reconnaissance de leur métier , ce qui est faux. Le Snuipp veut visiblement un administratif qui entérine les décisions d'un groupe ( CDM) et rien de plus. Sachant que cela n'est pas possible en Droit, il faut donc que rien ne bouge dans les écoles : statut quo   ça va mieux en le disant plutôt que d'inventer des combats qui n'existent pas.

thierry fabre 18/03/2009 11:56





A Manu et Cedric58
 
Personne ne songe, moi le premier, à empêcher Dedel de s’exprimer. Confrontation, débats d’idées, discussions de fond, dialogues sont trop rares pour que l’on pense un seul instant à faire taire l’un ou l’autre.
 
Mais, à parler de dialogue, encore faut-il que ce dialogue existe et que l’autre ait réellement envie d’y participer. Jouer le jeu du débat suppose que l’on puisse être interrogé, questionné et qu’en ce cas, on tente d’y répondre, à sa façon, à sa manière, avec ses arguments, bons ou mauvais, peu importe, mais dans la volonté d’échanger…
 
Si Dedel ne joue pas ce jeu, et se réfugie dans le dilatoire, le pesant copier/coller de discours extérieurs, on peut lui en faire remarque, non ?
 
Manu,
Je ne partage pas ton avis sur les reculs du gouvernement sur les Rased comme sur les EPEP. Sur les RASED, je pense que les premiers concernés, ces personnels eux-mêmes, sont loin de considérer la perte de 1500 postes comme une victoire. Avoir limité la casse est une chose, mais est-on sur que le gouvernement ne recule pas pour mieux sauter dans quelques mois ? Sur les EPEP, projet effectivement porteur de risques sur certains points, sa mise au rancart laisse l’école dans son inexistence juridique et administrative actuelle, inexistence bien nocive et qui nous laisse sous le bon vouloir des élus locaux… Bloquer une réforme dangereuse, soit, mais rester dans le conservatisme d’une situation déplorable pour l’Ecole, je ne crois pas que cela soit vraiment satisfaisant…
Autre chose : rien dans ces commentaires ne stigmatisait le SNUipp sous l’angle « il ne fait rien ». Effectivement, si ce syndicat a reçu une majorité des voix exprimées aux dernières élections, il y a bien une raison, en particulier son activité réelle dans bon nombre de domaines… Complétons donc : le SNUipp ne fait rien SUR LA DIRECTION D’ECOLE…
 
Et c’est bien sur ce domaine là que porte la critique, non sur l’engagement et l’activité de ce syndicat dans d’autres domaines, pas plus que sur la sincérité de ses militants…
 
A Cédric
 
Un regret plus perso, celui de ne voir de tels débats que sur des forums comme celui du GDID, sur ce blog, mais jamais dans des syndicats.
D’autant plus dommage que le SE-UNSA était le seul syndicat qui avait ouvert un forum sur son site, il y a quelques années. Forum aujourd’hui disparu, ce qui n’était sans doute pas une bonne idée…









Thierry Fabre ex-syndiqué au SNI-PEGC, ex-syndiqué au SE-UNSA

Cedric58 18/03/2009 11:19

D'accord avec Manu.En tant que simple militant de base du SE, j'ai souvent les oreilles qui sifflent mais je persiste à penser que seul le dialogue peut nous permettre d'avancer.Oui, Manu, tu as raison, on a rien à gagner à rester chacun dans son camp avec nos propres certitudes.C'est ce que je reproche à mon syndicat : le sectarisme ambiant parfois insupportable.Exemple : les publications des autres syndicats. Pour beaucoup de ceux que je connais et qui adhèrent au SE, pas question de lire les "torchons" des autres ! Pas d'accord. Je ne peux pas être d'accord avec ça. L'ouverture d'esprit, ça devrait être la première qualité requise pour être enseignant.Il est souvent opposé aux idées de mon syndicat, mais je suis pour que Dedel puisse s'exprimer s'il en a envie. Je remercie les responsables de ce site de l'ouvrir à ceux qui ne sont pas de leur côté. C'est une faiblesse des syndicats que de ne pas le faire. Ils ne veulent rien entendre quand on leur dit que ça enrichirait les débats d'idées. Et ça, je le regrette. C'est un sectarisme qui ne devrait pas être de mise chez des enseignants.

Manu 18/03/2009 10:13

Vieux dirlo et vieux militant au SNUIpp 34, j’interviens pour la 1ère fois ici.
Même interrogation que Kermg : « faut qu'on fasse évoluer la situation. Mais est-ce possible au sein de notre syndicat ? J'en doute ».
A chaque réunion de section j’y vais de mon petit couplet : « direction, reconnaissance, moyens, statut… ». L’empêcheur de tourner en rond (pour pas dire « l’emm...).
Problème au SNUipp (est-ce différent ailleurs, quand on lit ce qui est écrit sur FO ?) : l’idéologie anti « p’tit chef » relent de mai 68 chez beaucoup, même chez les plus jeunes et même chez des copains dirlos. Un comble !
En novembre, réunions, pétitions pour soutenir 2 collègues directrices menacées de sanctions par l’IA (base élèves). Mais impossible de débattre de la direction ! « C’est pas le problème du jour ! ».
Rendre ma carte ? 10 fois, 20 fois, j’y ai songé. Mais si on ne discute pas… Eux chez eux, nous chez nous… Qu’est-ce qu’on y gagnera ?
Pourquoi j’interviens ce matin ? Parce que j’ai l’impression qu’on fait le procès d’un gars (Dedel). Dans mes réunions de section, j’aimerais avoir en face de moi un type comme lui. On pourrait discuter même si on n’est pas d’accord. Au lieu de ça, on me dit : « si t’es pas content, t’as des syndicats à droite ! ».
Je suis loin de partager les arguments de Dedel mais je reconnais qu’il est courageux de venir sur un site de dirlos. Il dit aussi des choses exactes qui ne sont même pas entendues. Par exemple, il a raison de dire que c’est la mobilisation qui a fait reculer le gouvernement sur les RASED et sur les EPEP. Faudrait pas tomber dans le travers qu’on lui reproche : l’aveuglement.
Autre point qui me dérange : « le SNUipp ne fait rien ». C’est injurieux pour les militants et les 50000 instits (adjoints et dirlos) qui lui ont accordé leur confiance aux élections. On n’est pas d’accord sur le scandale de la direction mais je connais quantité de collègues sincères dans leur engagement. Quand on voit à la télé les bataillons de manifestants sous la bannière FSU, faut savoir que les instits sont plus nombreux que les profs. Et depuis la rentrée, ils n’ont pas ménagé leur peine (grèves et/ou manifs en novembre, janvier, mars…).
Je sais bien, De Gaulle disait « les Français sont des veaux ». Faudrait pas dire « les sympathisants du SNUipp sont des cons ! ».
Manu

thierry fabre 17/03/2009 23:25





"Tout ce qui est excessif est insignifiant..."
 
Je suis donc insignifiant, Dédel…
Et, chétif ver de terre que je suis, du bas de mon insignifiance, je constate que, même sur une seule question, tu ne réponds pas plus que sur trois….
 
Ton silence a valeur d’aveu, Dédel…
 
Sur le fond, je te renvoie au message de Kermg, qui dit bien mieux que moi les difficultés du SNUipp à gérer la question de la direction d’école.
On discutait plus avant des problèmes de la syndicalisation en France : pesanteurs, langue de bois, refus de l’échange et du dialogue, mensonge, idées toutes faites, pesanteurs idéologiques, capacité fabuleuse à nier le réel, incapacité d’entendre les revendications de certains personnels, tout cela est dans ton discours, Dédel, pas dans le notre….
 
Thierry fabre

kermg 17/03/2009 22:12

Bonjour à tous,Je lis souvent ce blog.Je n'y ai jamais pris la parole.Je suis dirlo. 1/4 de décharge. Syndiqué au SNUIpp et membre du GDID.Bizarre, non ?Désolé, Dedel, je ne te suivrai pas.J'ai reçu dernièrement un message de mon syndicat.


18 mars : le SNUipp réunit les maîtres-formateurs


 Quel avenir pour la formation ?  Quelles exigences pour une réelle professionnalisation des futurs enseignants ?  Quid des missions et de la place des maîtres formateurs ? Rien à redire...Et les dirlos, dans tout cela... RIENAllez, pour sourire, les collègues s'y retrouveront : ma décharge attend son bébé. Qu'elle soit aussi heureuse que moi avec les miens. Mais, elle n'est pas remplacée. Débrouille toi petit dirlo qui n'est plus déchargé pour faire fonctionner tout : ma classe 28 en Cm1/2, les demandes de l'IEN ou de l'IA : le SMA... Je fais avec... Je fais avec des postes fléchés langue : un anglais pour 100 élèves et un allemand, pour 4 , bientôt , comme cela a déjà été le cas, pour 0 élèves...Les RASED ! J'en avais un, dans mon école cette année. Il disparaît l'an prochain : enseignants pas qualifiés. Mon IEN a annoncé à la dernière réunion de dirlos que des maîtres E seraient en poste sur des écoles avec une classe. On aura qu'à faire des échanges de service : ils ( elles) prendront des élèves en difficulté pendant que les collègues s'occuperont des élèves de sa classe. Non non, ils (elles) ne seront pas en "surnuméraire" ! Bah voyons ! 1°)  J'ai déjà 28 élèves !! J'en donne 3 et je récupère ses 25 autres !! 50 ! Pas de problème.2°) Qui qui organise tout en croyant que cela peut fonctionner ? Les collègues disent tous : pas question qu'on soit dirlo.Alors oui, j'en ai assez d'entendre qu'on fasse pour tout le monde sauf nous, les dirlos. Heureusement qu'on aime notre job. Qu'en j'entends à France 2 que les cadres du privé ne souhaite plus y être. Trop de contraintes. Pas assez de reconnaissance.. Nous on est même pas reconnu comme utile !Comment gérer l'école ?Que dit MON syndicat : aucun souci. Le Conseil des mâitre décide... Un peu juste comme réponse. Moi, je cosntate que celui qui a les mains dans le camboui c'est le ... dirlo.Reste qu'il faut pouvoir s'opposer aux "errements de notre administration" : d'où mon adhésion ( pour combien de temps et de désillusion ?) à un syndicat.Le reste... Je me retrouve parfaitement dans les propos que je lis.Dédel, si tu es dirlo, faut qu'on fasse évoluer la situation. Mais est-ce possible au sein de notre syndicat ? J'en doute.kermg

henri 17/03/2009 22:03

@ Dédel !Rends à César ce qui appartient à Talleyrand :"Tout ce qui est exagéré est insignifiant"et applique-le à tes (longs, trop longs !) commentaires !

Dedel 17/03/2009 21:32

"la plus petite pétition, le moindre courrier au ministre, le plus modeste rassemblement""Qu’a fait le SNUipp ? Rien…"Tout ce qui est excessif est insignifiant...

thierry fabre 17/03/2009 18:37





Finalement Dedel, j’en viendrais presque à préférer tes absences de réponses à cette palinodie de galimatias de billevesées d’esquives de pusillanimité équivoque…
 
Bon sang de bois, t’est-il humainement possible de répondre simplement à une question simple par une simple réponse, sans faux-fuyants, grandes envolées pesantes et faux constats que personne ne te demande ?
 
Tu es dirlo ( ?), tu interviens sur un blog de dirlos, entre dirlos et n’arrives pourtant pas à discuter en toute honnêteté sur le sujet.
 
Peu me chaut que le SNUipp ait « vocation à représenter et défendre l’ensemble des personnels du 1° degré »
 
La « vocation » est affaire de curé et tout syndicat, petit ou grand est en droit de tenir semblable propos.
Etant bon mécréant et loin d’être curé je m’intéresse plus aux faits qu’aux bonnes paroles. Je suis donc parfaitement au courant des positions de ton syndicat et de sa conception de la direction d’école. Et comme le SNUipp représente et défend « l’ensemble des personnels », on est donc en droit de demander ce qu’il a accompli pour ces 50 000 membres du premier degré que nous sommes.
 
D’où cette question désormais unique, puisque trois te semblent impossible à apporter réponse :
 
Quelle action a engagé ton syndicat au niveau national pour les dirlos depuis le 1° septembre 2008 ?
 
J’accepte à l’avance toute action même mineure, la plus petite pétition, le moindre courrier au ministre, le plus modeste rassemblement.
Et comme je crains d’attendre encore longtemps de te voir répondre à mes questions, je préfère y apporter réponse moi-même :
 
Qu’a fait le SNUipp ?
Rien…
 
Si je me trompe, pas de problème, je te présenterai publiquement mes plus plates excuses et m’engage à rendre publiques ces excuses auprès de l’ensemble des collègues, dans le prochain numéro de la « bouteille »
 
« Bouteille » qui a fait sienne les mots de Jaurès « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Tu n’as pas ce courage, Dédel…
 
Thierry fabre

thierry fabre 17/03/2009 17:50





Finalement Dedel, j’en viendrais presque à préférer tes absences de réponses à cette palinodie de galimatias de billevesées d’esquives de pusillanimité équivoque…
 
Bon sang de bois, t’est-il humainement possible de répondre simplement à une question simple par une simple réponse, sans faux-fuyants, grandes envolées pesantes et faux constats que personne ne te demande ?
 
Tu es dirlo ( ?), tu interviens sur un blog de dirlos, entre dirlos et n’arrives pourtant pas à discuter en toute honnêteté sur le sujet.
 
Peu me chaut que le SNUipp ait « vocation à représenter et défendre l’ensemble des personnels du 1° degré »
 
La « vocation » est affaire de curé et tout syndicat, petit ou grand est en droit de tenir semblable propos.
Etant bon mécréant et loin d’être curé je m’intéresse plus aux faits qu’aux bonnes paroles. Je suis donc parfaitement au courant des positions de ton syndicat et de sa conception de la direction d’école. Et comme le SNUipp représente et défend « l’ensemble des personnels », on est donc en droit de demander ce qu’il a accompli pour ces 50 000 membres du premier degré que nous sommes.
 
D’où cette question désormais unique, puisque trois te semblent impossible à apporter réponse :
 
Quelle action a engagé ton syndicat au niveau national pour les dirlos depuis le 1° septembre 2008 ?
 
J’accepte à l’avance toute action même mineure, la plus petite pétition, le moindre courrier au ministre, le plus modeste rassemblement.
Et comme je crains d’attendre encore longtemps de te voir répondre à mes questions, je préfère y apporter réponse moi-même :
 
Qu’a fait le SNUipp ?
Rien…
 
Si je me trompe, pas de problème, je te présenterai publiquement mes plus plates excuses et m’engage à rendre publiques ces excuses auprès de l’ensemble des collègues, dans le prochain numéro de la « bouteille »
 
« Bouteille » qui a fait sienne les mots de Jaurès « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ». Tu n’as pas ce courage, Dédel…
 
Thierry fabre

Cedric58 17/03/2009 16:23

@ Pierrot
 
Tu faisais allusion au bouclier fiscal mis en cause par des membres UMP… « idéologie adaptable » disais-tu ?
Tellement adaptable que le président a sifflé la fin de la récréation et que nos chers parlementaires vont rentrer dans le rang, tête basse…
 
« Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts, moi. Si on veut augmenter les impôts dans notre pays, il y a tellement de candidats pour les augmenter, vous aurez l'embarras du choix aux prochaines élections ! Moi, j'ai été élu pour réconcilier la France avec l'entreprise et avec l'usine", a lancé Nicolas Sarkozy, mardi 17 mars, en référence au débat dans sa majorité sur un éventuel aménagement du "bouclier fiscal"
 
"S'il y en a que ça démange d'augmenter les impôts, ils oublient qu'on est dans une compétition. Mon but, c'est de faire venir en France, faire investir en France des gens qui ont de l'argent dans nos usines et dans nos entreprises, ce n'est pas de les faire partir", a poursuivi le président.
 
"Je ne veux pas enrichir Monaco, moi. Je ne veux pas enrichir la Suisse, je ne veux pas enrichir l'Autriche. Je veux que les gens viennent dépenser leur argent en France et investir en France" ».

Dedel 17/03/2009 14:03

Que fait le SNUipp pour les directeurs ? Vaste question qui mériterait débat… Débat qui ne peut être dissocié de la réflexion globale sur le fonctionnement de l’école et surtout pas en quelques échanges sur un forum...
Mais je dois d’abord préciser ceci :
-       Je ne suis pas porte-parole du SNUipp et quand j’interviens sur ce site, c’est toujours à titre personnel
-       Je suis solidaire de mon syndicat mais non décisionnaire
-       Le SNUipp est une structure démocratique qui élit ses dirigeants et leur confie des mandats à appliquer
-       Le SNUipp a vocation à représenter et défendre tous les personnels du 1er degré
La question posée par certains des intervenants sur ce site sous-tend une autre interrogation : à quoi servent les syndicats ? En d’autres termes, le syndicalisme a-t-il une utilité ? Dans ce domaine spécifique à la France, restons mesurés et modestes dans nos analyses.
Premier constat : nous sommes dans un pays où la culture de la négociation n’est pas chose avérée. Il n’arrive quasiment jamais qu’un gouvernement accepte de prendre en compte les propositions d’une organisation syndicale (secteurs publics et privés confondus). Généralement, les ministres ou le MEDEF arrivent avec leurs certitudes et leur volonté d’imposer leurs vues. Il en résulte que les syndicats se trouvent très souvent sur une position de réaction face à une contrainte.
Deuxième constat : l’unité syndicale n’est souvent qu’une façade qui ne résiste pas aux épreuves. Ce qui ne facilite pas nos interventions. Pourtant, lorsqu’elles se montrent solidaires, les organisations de salariés obtiennent des résultats. Mais trop souvent hélas dans un rapport de force…
Ainsi, sur le problème des RASED, le ministre Darcos avait programmé la suppression en 3 ans des 11000 postes spécialisés. Il est revenu sur la moitié de ce qu’il avait envisagé cette année et pris l’engagement de revoir sa copie pour la suite.
Sur les suppressions de postes, les différents mouvements ont fait prendre conscience à l’opinion que ce serait nuisible à la qualité du service public. Le gouvernement n’aura plus les coudées aussi franches pour continuer sur le même rythme (cf les revirements avec la réforme du lycée et celle des universités).
Sur les EPEP, l’intersyndicale a contraint le ministre à abandonner son projet. Certes, cela ne concernait que les écoles de 15 classes et les volontaires de 13 classes et plus… Oui, dans un premier temps. On sait pertinemment que si le projet était passé, le ministère pouvait ensuite l’étendre à vitesse grand « V » les années suivantes. Avec deux conséquences fâcheuses pour les directeurs : ils étaient soumis au dictat des CA et plusieurs milliers de postes de direction disparaissaient du fait des regroupements. Je rappelle que les collègues ne veulent pas de ces EPEP. Ils le disent clairement. Ici même, aussi, d’ailleurs.
Troisième constat : Les élections professionnelles toutes récentes ont quand même placé très largement en tête le SNUipp et l’ensemble des syndicats qui en sont proches. En revanche, les syndicats qualifiés de « pro-directeurs » n’ont pas réalisé le plein des voix attendues. Loin s’en faut. Pourtant, les positions des uns et des autres sont connues. Cependant, les voix des directeurs ont davantage rallié nos positions que celles de leurs supposés alliés.
Alors, qu’en conclure ? La question du début peut s’adresser aussi bien au SE dont les initiatives ont été fortement critiquées (protocole). On peut s’interroger aussi sur FO (c’est fait ici), sur le SGEN (qui veut bien des EPEP mais avec un IEN comme président du CA…). Et le SNE considéré comme syndicat des directeurs, progresse-t-il ? Et la CFTC qui prend parfois position commune avec le GDID, qu’a-t-elle obtenu ?
Quant au SNUipp, peut-on dire qu’il ne se préoccupe pas de l’intérêt général de l’école ? Les électeurs ont répondu. Et plutôt clairement.

Pierrot 17/03/2009 12:29

Oui, pardon Cédric...D'accord aussi pour dire que Sarko est à droite, pas de doute.mais, combien d'accords européens  contraignants  ont été signés par la gauche?> quand tu vois aujourd'hui la droite Européenne s'attaquer aux paradis fiscaux ou Méhaignerie contourner le bouclier fiscal... je pense qu'ils ont l'idéologie adaptable... Ce qui n'est pas la qualité première de l'idéologie.à Théo (justement).Je suis persuadé qu'aucun dirigeant syndical n'est timbré.Quant à FO, chaque fois je pense au sketch de Coluche... 

Cedric58 17/03/2009 11:27

@ PierrotC'est moi qui t'ai répondu à ce sujet et non "Théo". Pas grave.Là où je parle d'idéologie, c'est dans le fait d'affaiblir les services publics. Je ne suis pas le seul à le dire. Coller d'aussi près à la demande de l'Europe de Bruxelles pour appliquer la RGPP, si ce n'est pas de l'idéologie, alors...

Pierrot 17/03/2009 11:06

à Théo,Je sais que nous avons à faire à un "hyper  président", je dis que, justement, dans nos Institutions, ce n'est pas le Président qui met en oeuvre et que son élection au suffrage universel + un mandat plus court tout en restant dans un régime parlementaire créent un déséquilibre.Donc tout à fait d'accord pour dire que tout est politique. je ne dis que cela.Sauf que toi tu dis politique= idéologie et moi politique = opportunisme, politique politicienne.> le catalogue remplace la vision.Et quand on ne sait pas où on va, ça part dans tous les sens.- c'est comme cela que j'explique l'émergence de nouveaux partis à gauche et à droite du PS et la naissance des courants au sein de l'UMP...Difficile, à partir de là de parler d'idéologie alors que ça n'est que de la "personnalisation" (regrettable et dommageable). 

Théo62 17/03/2009 11:04

Pierrot, je te trouve bien tolérant avec FO... "Bizarre quand même cette phobie, pourtant je ne pense pas que les dirigeants de FO soient timbrés"J'imagine ce que tu aurais dit si les mêmes propos avaient été ceux d'un autre syndicat que tu ne portes pas dans ton coeur... 2 poids, 2 mesures...???

Cedric58 17/03/2009 09:18

@ PierrotPas d'accord avec toi quand tu dis que "Le Président est élu sur un catalogue mais ce n'est pas à lui de le mettre en oeuvre..."Tous les observateurs, les ministres eux-mêmes, le qualifient d'hyper-président, d'omni-président... C'est lui qui décide de tout. Ses ministres n'existent pas. Il y a quelques jours, un article l'expliquait bien sur ce site : ce sont les émissaires de tous poils qui gèrent au-dessus des ministres et pour le compte exclusif de Sarkozy.Je reste persuadé que tout vient de l'idéologie du président qui n'a de cesse de tailler encore et toujours dans les ministères du service public et qu'il ne le fait pas là où il sait qu'existe un vivier de doublons inutiles et coûteux : la fonction publique territoriale.A cela, tu ajoutes le nombre de mesures prises sans réflexion, sans concertation et tu arrives au désastre que nous connaissons actuellement.Tout est politique, Pierrot. L'oublier, c'est ne pas comprendre le pourquoi de cette réalité.

Pierrot 17/03/2009 08:19

à propos de FO.Bizarre quand même cette phobie, pourtant je ne pense pas que les dirigeants de FO soient timbrés. Je crois que l'on a là une illustration  du niveau où se joue la prochaine représentativité des syndicats.FO est mal, il lui faudra atteindre 10% dans les élections.Il durcit donc le ton "à gauche" en espérant drainer les durs de la FSU et ne pas laisser glisser des électeurs vers SUD.Un positionnement uniquement "boutiquier", au détriment de la défense des salariés.À Moira,Comme toi je ne pense pas que les conditions politiques pour réformer l'école soient réunies aujourd'hui.De toutes les manières c'est une réforme globale dont on a besoin, et pas de petites touches qui prendraient une cohérence une fois le tableau fini.Méthode anxiogène choisie par Darcos et qui s'avère catastrophique. Pourtant la méthode "globale" a été tentée: commission Thélot.Fillon, MEN, l'a balayée d'un revers de manche...Je crois qu'il y a 2 freins principaux à l'émergence d'une vraie réforme:- Notre régime politique qui hésite entre le parlementaire et le présidentiel alors que l'élection du Président au suffrage universel rythme toute notre vie politique.Le Président est élu sur un catalogue mais ce n'est pas à lui de le mettre en oeuvre...Le président tire sa légitimité du vote, mais que reste -il du programme présidentiel face à la crise donc de sa légitimité?- le raccourcissement du mandat présidentiel à 5 ans accélère considérablement les choses politiques. Pas trop le temps de poser le débat, faut aller vite et avoir vite des résultats, sinon on passe à autre chose.La façon dont Darcos s'y est pris avec l'école, uniquement tacticienne, politicienne basée sur l'annonce et le menton en avant, en est un parfait exemple.Du miel pour les syndicats.Maintenant, de notre côté, est-ce une raison  pour refuser à produire du sens? 

Moira377 16/03/2009 23:11

@ Merlin"Jamais eu non plus de réponse sur ce qui était diabolique dans le projet EPE"Rien de diabolique dans ce projet. Il est même très raisonnable. Simplement, il est naïf de penser qu'en l'état il puisse intéresser un ministre de l'Education nationale. Tu penses bien que ce serait déjà fait. On ne peut quand même pas suspecter TOUS ceux qui ont occupé ce poste d'être foncièrement opposés à une meilleure condition des dirlos.Actuellement, impensable avec la crise que rencontre le pays. Le projet nécessite trop de moyens (décharges notamment) en créations de postes. Il est illusoire d'espérer avoir gain de cause sur ce sujet en ce moment.Alors, pourquoi ça n'a pas été fait quand les finances le permettaient ? Parce que les syndicats s'y sont toujours opposés, serait-on tenté de répondre. Sans doute. Mais je crois que TOUS les ministres attendaient un "donnant-donnant".Si on reprend les propos de REISS, on a un éclairage sur ce que voulait X. Darcos : donner les moyens au directeur de faire passer la politique mise en place et faire fonctionner les réformes sur le terrain. A ce sujet, il est très explicite sur l'échec des cycles.On retrouve les mêmes explications dans la bouche de rapporteurs qui ont travaillé sur le sujet.Comme ON (par le biais des syndicats du statu quo) ne veut pas entendre ce discours, ce sera NIET pour le statut ou les moyens qui manquent aux dirlos. "Donnant-donnant" ou "perdant-perdant". Si ce projet EPE intéressait vraiment les députés, ils avaient et ont encore la possibilité de le proposer à l'Assemblée. Surtout depuis la modification de la Constitution qui donne plus de latitude aux parlementaires. S'ils ne le font pas... c'est qu'il y a bien une raison.Personnellement, je l'ai déjà écrit, je suis favorable au statut et pour l'avoir, je vais plus loin, je suis prêt à accepter les EPEP. Parce que j'en ai marre de trimer depuis des années sans moyens, sans reconnaissance, sans salaire décent...

merlin 16/03/2009 20:13

Hélas, c'est une constante. Jamais eu non plus de réponse sur ce qui était diabolique dans le projet EPE; qu'est-ce qui, dans ce projet, transforme un dirlo lamda en petit chef assoiffé de pouvoirs, les adjoints en masse corvéable à merci, l'école en usine à élever des élèves en batterie. Jamais eu de réponse. Alors peut-être le projet EPE n'est-il pas aussi iconoclaste que ça? Mais Dédel, Théo et consorts l'ont-ils seulement lu?

thierry fabre 16/03/2009 17:39





Ce bon vieux Dedel…
 
Plusieurs jours que l’on ne te croisait plus sur ce blog. J’en venais à me demander si tu ne t’étais pas égaré dans le cyber-espace. Du coup, tu as certainement du oublier les quelques minuscules et très humbles questions que j’avais eu l’honneur de te formuler, questions restées trois fois sans la moindre réponse.
Pour mémoire, je te les redonne :
 
- ce qu’a fait ton syndicat pour les directions-poste-à-profil ? - quelles actions ton syndicat a mené pour les dirlos depuis septembre 2008 ? - plus largement, les actions lancées par le SNUipp sur ce dossier depuis 5 ans
 
Si tu pouvais ce coup-ci tenter d’y répondre avec tes propres mots, et non avec ces copier/coller un tantinet lourdingue, et qui, en règle générale, n’apportent pas grand-chose… Si tu pouvais, tout court, tenter de répondre à ce qui constitue désormais une quatrième demande…
 
Thierry Fabre

VALMORI Patrick 16/03/2009 16:11

Le SIEN Unsa invite les inspecteurs à résister à ces pressions. "Veillons à pouvoir retourner dans les écoles la tête haute et sans qu’ait été entamé le contrat de confiance qui nous lie aux enseignants"Ils sont nombreux les IEN à se préoccuper de ce que vont penser d'eux directeurs et adjoints de CM2 ?Qui sont les plus nombreux : ceux qui "veillent à retourner dans les écoles la tête haute" ou ceux qui pensent d'abord à leur carrière ?Je pense avoir une petite idée sur la réponse...C'est comme chez nous : ils ont un syndicat en parfaite adéquation avec ce qu'ils pensent...

Delphine IA78 16/03/2009 15:09

La dernière fois que j'ai entendu parler du SNUDI, c'était juste avant les élections de décembre dernier. Comme je ne connais pas du tout ce syndicat fantôme, je ne puis dire si je suis surprise ou pas.Je vois que ça fait un syndicat de plus qui "joue" contre les directeurs d'école... ça fait beaucoup !Face à l'idéologie, difficile de réagir...

Dedel 16/03/2009 13:47

Lettre ouverte de directeurs et directrices de l’Isère à madame L’Inspectrice d’Académie
 
Madame l’Inspectrice d’Académie,
Par votre courrier du 3 février 2009, vous nous remerciez sincèrement pour la réussite du déploiement de Base élèves. C'est la première fois qu'un Inspecteur d’Académie s’adresse à nous pour nous remercier de nos bons et loyaux services. Ce courrier est daté du jour où vous présentiez à la Commission paritaire votre volonté de retirer à Jean Yves Le Gall son emploi de direction pour avoir justement refusé de rentrer dans Base élèves.
Depuis des années les tâches qui incombent aux directeurs d’école ne cessent d'augmenter. Or, vous nous remerciez pour une seule d'entre elles : la mise en place de Base élèves. Ne nous remerciez pas pour cela. Nous avons mis en place cette application sous la contrainte et les menaces de retrait d’emploi de direction et vous le savez. Certains directeurs ont quitté leur poste pour cette raison et d’autres refusent encore et toujours d’obéir, vous déployez d’ailleurs pour les sanctionner force et imagination.
Nous ne sommes pas dupes, nous savons que la mise en place de Base élèves n'a pas pour but de faciliter le travail des directeurs et directrices, mais d’organiser, dès le plus jeune âge, le fichage de la population en attribuant aux enfants, dès leur inscription à l’école, un numéro d’identifiant pour 35 ans (INE : identifiant national élève).
Nous sommes toujours opposés à ce fichage et à l’attribution d’un numéro d’immatriculation d’identifiant national à nos élèves et nous manifestons notre solidarité à Jean Yves Le Gall et à tous les collègues qui refusent de rentrer dans Base élèves.
Vous présentez ce logiciel comme un outil de gestion des écoles et vous affirmez que le système
Base élèves va simplifier le travail administratif des directeurs. Il n’en est rien, vous le savez comme nous.
De nombreux collègues ont eu beaucoup de difficulté à saisir ces données. La perte de temps pour les directeurs ou les directrices est colossale. Une fois rentrés dans ce système, nous sommes contraints de répondre à de nouvelles sollicitations pour transmettre des données dans un temps très court.
Vouloir substituer Base élèves aux différentes enquêtes « manuelles » qui se faisaient jusqu'alors, implique de fait l’impossibilité pour les directeurs de faire valoir les spécificités de leurs écoles. La gestion administrative des écoles ne peut se résumer à de simples statistiques envoyées via internet.
Enfin, vous nous rappelez que la mise à jour en temps réel des informations sur Base élèves est la seule condition d’une exploitation fiable de ce système, ce qui implique une nouvelle charge pour les directeurs.
Directeurs, directrices d’école, nous veillons chaque jour au bon fonctionnement des écoles, à la cohésion de l’équipe enseignante, à la sécurité des élèves, au maintien des relations de confiance entre les parents, l’école et le service public d’éducation dans son ensemble. Pour tout cela, nous aurions accepté vos remerciements. Nous regrettons de ne les avoir jamais reçus.
Mais pour Base élèves, non, ne nous remerciez pas. Par la mobilisation, nous avons réussi à contraindre le ministre à vider Base élèves de ses champs les plus litigieux. Nous n'avons obtenu aucune garantie quant à l'évolution et l'utilisation de ce fichier. Notre bataille, avec nos collègues, les parents, les associations luttant contre Base élèves, ne s’arrêtera qu’à la suppression de ce fichier attentatoire aux libertés individuelles des enfants de notre pays.
 
 
 
Soutien aux directeurs refusant base élèves :
 
Rassemblement samedi 14 mars à Notre dame de Vaulx

PouK 16/03/2009 11:20

Venant du Snudi, ça ne métonne pas !Ne peut-on assimiler pareille obsession à un comportement anti-directeur ?Ne serait-il pas plus simple et surtout plus honnête pour les dirigeants de ce "syndicat" de déclarer clairement qu'ils sont pour la suppression des directeurs d'école et pour un conseil des maîtres décisionnel ? Au lieu de se faire la guerre, le Snudi et le SNUipp pourraient fusionner...