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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 16:26

Cette fois, on y est. Le SE-Unsa signe. Après une pseudo consultation dont on ne connaît que le nombre de votants…

 

Quelle proportion de syndiqués et non syndiqués ? Quelle proportion de directeurs dans l’ensemble de la participation ? Mystère. Circulez, y a rien à voir !

 

 

Cette signature était attendue. Dès la présentation du protocole, les responsables du SE-Unsa avaient clairement laissé entendre qu’il convenait « d’engranger » ces « avancées ».

 

 

Beaucoup de directeurs ont crié à la trahison. Nous l’avons écrit sur ce blog, il ne s’agit ni de trahison, ni de surprise. Nous connaissons depuis toujours les positions du SE-Unsa sur la direction d’école.

 

Reconnaissons au moins une vertu à ce syndicat : il dit ce qu’il pense (même s’il n’exprime pas toujours clairement sa pensée…) et surtout, il fait ce qu’il pense : Il ne veut pas d’un statut pour les directeurs ! Eh bien, il s’emploie à briser la grève administrative, l’arme des directeurs...

 

 

Le SE-Unsa, disait-on, est un piètre négociateur. C’est vrai. Il nous le prouve encore ces temps-ci. Mais il compense par une « qualité » : c’est un fin calculateur et un bon stratège.

 

 

En effet, nous pensons que le SE-Unsa ne signe pas par hasard ce protocole. Nous sommes persuadés qu’il agit selon un plan bien établi.

 

Depuis quelque temps déjà, il sentait venir le risque de voir s’installer un statut d’une façon ou d’une autre.

 

Les députés ont enregistré une proposition de loi à l’Assemblée le 24 septembre 2002. Les syndicats « majoritaires » ont grondé… Mais ce texte reste une menace pour ces syndicats. Plus récemment, le ministère a reparlé d’un statut d’établissement pour les écoles.

 

Ces syndicats rétrogrades perçoivent le danger en même temps qu’une pression de plus en plus forte des directeurs qui ont fait évoluer la vision de leur métier.

 

Il n’était que temps pour ces syndicats de mettre rapidement un coup d’arrêt à un engrenage qu’ils ne maîtrisent plus.

 

Les propositions du ministère sont pain béni. Elles arrivent à point nommé. Sous prétexte « d’engranger les avancées », l’occasion se présente enfin de mettre un terme au conflit pour une durée indéterminée et de toute évidence pour de longues années. De quoi refouler l’ardeur des plus vindicatifs parmi les directeurs !

 

 

En signant, le SE-Unsa fait le pari suivant :

 

Les adjoints n’en voudront pas spécialement à leur syndicat soit par indifférence, soit par idéologie. La ligne syndicale exprimée par les Secrétaires nationaux sera préservée.

 

Les directeurs seront réduits au silence. Ils seront déçus et mécontents. De toute façon, ils sont minoritaires parmi les adhérents. Rien n’empêchera plus le SE-Unsa de ronronner et ses représentants de poursuivre leur débat idéologique… Le sort des directeurs sera scellé…

 

 

Lu dans le dictionnaire : « caractère d’une conduite tortueuse et sans scrupules »… C’est la définition du machiavélisme !

 

 

Le SE-Unsa, piètre négociateur ? Certes. Mais … fin calculateur !

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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