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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 14:56

"En décrétant le changement, l'immobilisme s'est mis en marche et je ne sais plus comment l'arrêter". Cette citation d'Edgar Faure, ministre de l'éducation nationale juste après mai 1968, semble inventée pour coller à la situation des directeurs d’école 40 ans plus tard.

 

 

Certes, même si l’on ne voit rien venir, ne perdons pas tout espoir… Ainsi, chez nos voisins Suisses, dans le canton de Genève, à la rentrée de septembre 2008, les écoles ont été transformées en établissements et dotées d’un directeur...

Une situation qui n’est pas sans rappeler la réforme (en pause) de la création d’EPEP… A la différence près que nos voisins n’ont pas lésiné sur le statut du directeur… Les directeurs français n’en demandent pas tant. Ils se contenteraient de bien moins…

…Mais, dis-moi, M’sieu, c’est loin, la Suisse ?

 

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93 directeurs ont été nommés à la tête des écoles primaires du canton, dont certaines ont fait l’objet d'un regroupement. Ils auront pour mission et responsabilité de gérer :

 

Ø  l'enseignement en concertation avec l’équipe enseignante (gestion du projet d'école, affectation des postes, organisation des classes, planification du conseil des maîtres, gestion du parcours de l'élève, etc.) ;

 

Ø  les ressources humaines et financières de l’école (recrutement des enseignants, accueil des nouveaux enseignants, évaluations périodiques, organisation des remplacements, soutien hiérarchique, plan de formation continue, gestion des absences et congés, etc.) ;

 

Ø  la sécurité des élèves ;

 

Ø  les relations avec les partenaires (autorités cantonales et communales, familles, associations de parents, etc.) ;

 

Ø  le conseil d’établissement.

 

 

Pourquoi ce changement ?

 

Vieux de quarante ans, le système ne répondait plus à l’évolution des quartiers, des établissements. Les besoins d’une autorité de proximité ont clairement été exprimés par les parents. Une enquête santé a aussi montré que bien des enseignants identifiaient leurs problèmes de stress, de manque de soutien, de « burnout » (épuisement professionnel) à l’absence totale d’une telle autorité.

 

Premier bilan

 

La plupart des enseignants sont satisfaits de ce soutien qui permet de renforcer l’autonomie de gestion de leur école et l’insertion dans le quartier. Il est cependant légitime que sur 93 directeurs, certains éprouvent des difficultés. La responsabilité de l’institution consiste à les identifier. Un suivi intensif est ainsi en cours.

 

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Dans quelques jours, notre blog reprendra son activité avec le même souci de qualité et d’indépendance vis-à-vis du pouvoir ou des organisations syndicales. Nos lecteurs, de plus en plus nombreux, continueront d’y trouver informations, réflexions et analyses relatives à tout ce qui touche de près ou de loin à leur métier de directeur d’école.

 

L’équipe rédactionnelle de « Directeurs en lutte » vous présente ses meilleurs vœux pour 2009 et souhaite vivement que cette nouvelle année voie enfin la direction d’école reconnue et dotée d’un statut professionnel.


 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pat 12/01/2009 18:35

C'est curieux quand même ce silence quand on aborde le sujet des directeurs qui ont abandonné, de gré ou de force ! On sait s'en servir pour parler du malaise des dirlos, mais après, pppfffftttt!!!!!! comme s'ils n'existaient plus ! Sympa la solidarité !

AUZEX 04/01/2009 19:35

Une bonne année 2009 à tous, et plus particulièrement aux ex-directeurs, ceux qui ont quitté leurs fonctions, contraints ou par choix, ceux qui ont souffert dans leurs écoles de la difficulté de cette fonction, mais qui ont sauvé leur santé, et aussi à ceux qui s'apprêtent à le faire, parfois en cours d'année. Qu'ils soient persuadés qu'il n'y a pas de honte à cela, qu'ils ont fait le bon choix, et qu'ils doivent malgré tout être fiers de ce qu'ils ont accompli, même si l'image renvoyée par les autres, y compris par les "toujours", n'est pas souvent flatteuse.Non ce ne sont pas uniquement des paranos, des victimes de leur incompétence, c'est bien la fonction, telle qu'elle est aujourd'hui, qui favorise ces situations de non-retour, ce harcèlement professionnel dont sont victimes de plus en plus de directeurs.Qu'en cette nouvelle année, un hommage leur soit rendu, et qu'une prise de conscience par tous de cette situation soit faite.

PouK 03/01/2009 12:04

Je n'ai pas encore eu l'occasion de le faire, alors, bonne année 2009 à tous."...à bien y regarder, 90% du texte de Monory a été repris part le décret de 89...la partie sur la possibilité d'évaluation des collègues (sup. hiérarchique) a été gommée, mais, la protection d'un statut et les moyens aussi! > d'où notre situation actuelle. "Le problème, Pierrot, c'est que les 90 % restés, ça me fait une belle jambe ! Moi, ce qui m'intéresse, c'est le statut. Alors même si ça ne représentait que quelques %, pour moi, c'est l'essentiel. C'est comme si on avait tout enlevé du décret.Les EPEP sont en stand-by. Je pense plutôt qu'ils ne reverront pas le jour avant plusieurs années. Pas sous le quinquennat actuel. Sarko ne va plus prendre le risque de heurter le monde enseignant. Pour nous, c'est partie remise aux ... calendes grecques ! Hélas ! Comme toujours !

Pierrot 03/01/2009 11:41

S@lut Anne-Marie, le décret des maîtres directeurs est passé, et les listes d'aptitudes publiées (avec de mauvaises surprises ). Il a été abrogé, par L.Jospin, alors MEN, et remplacé par le décret de 89.Cet échec d'une lutte dure syndicale est un véritable traumatisme au sein du SNUipp & du SE (ex SNI). Il explique partiellement la posture adoptée depuis par les 2 centrales.Pour autant, à bien y regarder, 90% du texte de Monory a été repris part le décret de 89 qui régit, aujourd'hui encore, nos missions.... la partie sur la possibilité d'évaluation des collègues (sup. hiérarchique) a été gommée, mais, la protection d'un statut et les moyens aussi!> d'où notre situation actuelle. Nous sommes bien des chefs d'établissements, sans protection ni moyens et exerçant une fonction, ce qui permet d'en mettre une couche chaque fois que l'on peut (sorties scolaires, intervenant extérieur, responsabilité des établissement pendant les stages RAN, PPMS, élections...) sans contre partie.> plus de 4000 postes vacants par an, sans que cela ne soulève un grand émoi.> Pire, quand on fait remarquer que notre situation appelle des évolutions significatives on nous balance du "petit-facho" (facho seul n'étant pas assez péjoratif pour les enseignants que nous sommes).Pour dire, Anne-Marie, que je regrette de mettre fait embarquer, à l'époque, par des slogans qui collaient certes bien avec la fougue d'une jeunesse qui commençait à m'échapper mais loin de la réalité.La négociation aurait parfaitement pu gommer les aspects excessifs du texte et nous aurions pu bénéficier et d'une protection statutaire et de moyens significatifs. (l'évolution vers les EPEP ne se présenterait pas de la même manière).Pour dire aussi, qu'il faut se méfier des raccourcis:> Le décret Monory est bel est bien passé, les listes d'aptitudes publiées> 90% de son texte a été repris par Jospin, avec une économie conséquente de moyens.Ce qui pose le problème de la stratégie syndicale et des habitudes franco-françaises dont nous sommes si fiers (mais reprises par aucun des pays développés...):> l'absence de dialogue social et la volonté d'inscrire son nom sur une réforme par un ministre font que l'on passe "rapidement" par la loi.Pour le statut d'établissement public ce sera pareil.Sauf si l'on parvient à regarder les choses d'une manière plus raisonnée et à proposer un fonctionnement de l'école qui lui garantisse les moyens de ses missions essentielles de proximité. 

mat pu j.prevert 02/01/2009 13:54

Les vacances se terminent. Je vois que les habitués reviennent sur le blog. Alors j'en profite pour présenter à chacun d'entre vous et à vos familles mes meilleurs voeux pour 2009. En espérant que cette année nous apportera de bien meilleures nouvelles que la précédente. Mais j'en doute..."Les EPEP sont suspendus par la grande porte mais réapparaîtront bien un jour sous une forme "inéluctable" par la fenêtre" (Henri)"De toutes les manières ça reviendra avec lui ou avec un autre" (Pierrot)Oui, je pense comme vous sauf que que j'aimerais en profiter avant de partir en retraite et mes années sont comptées.Sauf erreur de ma part, c'était en 87, les maîtres-directeurs de Monory, il me semble. On croyait la réforme enterrée pour quelques années... On l'imaginait revenir sous une autre forme... Mais 22 ans plus tard, on en est toujours au même point pour ce qui concerne la direction d'école. Alors, Pierrot et Henri, vous me semblez bien optimistes... Je ne sais plus où je l'ai lu, probablement sur ce blog (?) mais n'est-ce pas Luc Ferry qui disait à peu près ceci : "en politique, une réforme reportée, c'est une réforme abandonnée"...Anne-Marie

henri 02/01/2009 13:14

Penser qu'un projet, une "idée" peuvent être abandonnés du jour au lendemain au motif que la grogne a été importante est foncièrement une illusion.On peut faire sien le mot de Pierrot mais sans  le tronquer, n'est-ce pas Dozier : "Darcos abandonne les EPEP... Mais certainement pas le prochain ministre."Les EPEP sont suspendus par la grande porte mais réapparaîtront bien un jour sous une forme "inéluctable" par la fenêtre ; "croire" s'en être débarrassé relève du plus pur et béat optimisme.Mais tel le boomerang, c'est dans la gueule (pardon !) que nous le prendrons à notre grand dam pour avoir été refusé d'emblée par obstination et opposition idéologique !Pour débuter l'année, une petite citation à conserver :"Un jour tout sera bien, voilà notre espérance. Tout est bien aujourd'hui, voilà notre illusion" (Voltaire)Bonne année à toutes et à tous...malgré tout !

Pierrot 02/01/2009 11:31

Le fait de donner un statut d'établissement public aux écoles est inéluctable.Avec ou sans Darcos.Il me semble difficile pour Darcos de se relever après la fronde des Maires et le recul sur le lycée... Je ne le vois pas entreprendre une réforme à risque, surtout que dans le Primaire on a déjà reçu notre paquet.Mais en politique... S'il se refait une santé avec les lycéens (je n'y crois pas trop), ça reviendra.De toutes les manières ça reviendra avec lui ou avec un autre.Le problème est de savoir si on laisse faire les politiques (passage en force par la loi, comme d'hab.) ou si on est capable d'être une force de proposition afin rendre à l'école sa place dans la société

Dozier 02/01/2009 09:52

Salut à tous et bonne année."Darcos abandonne les EPEP... ". Tu es certain de ce que tu annonces, Pierrot ? Il y a peu, tu te disais sûr que les EPEP passeraient même si Darcos est à genou.

Pierrot 01/01/2009 22:49

Le moral des directeurs d'école est au "36e dessous" et leur état "est pire que ce que l'on craignait", a révélé jeudi à l'AFP l'auteur d'une enquête inédite de la Mutuelle générale de l'Education nationale (Mgen) sur le climat dans le primaire.Ce n'est pas Belge, ni Suisse, ce n'est même pas une histoire...ça date de la rentrée 2006, ça vient de France et de notre Mutuelle... ça parle du climat dans le Primaire.Mais quand on lit le rapport, ça parle du climat dans  nos écoles, du climat de ceux qui y bossent, pas de ceux qui en parlent depuis les couloirs des Inspections.Joyeuse et bonne année à tous, je partage tout ce que dit Cédric, je nous souhaite donc une Bonne Santé... On n'a pas fini de ferrailler.2009 sera une bonne année pour Ralbol, Darcos abandonne les EPEP... Mais certainement pas le prochain ministre.Pendant que le Stroumpf grognon râle, Gargamel prépare sa potion... 

Dedel 31/12/2008 18:21

"Une enquête santé a aussi montré que bien des enseignants identifiaient leurs problèmes de stress, de manque de soutien, de « burnout » (épuisement professionnel) à l’absence totale d’une telle autorité"C'est pas une histoire belge, non, c'est une histoire suissssse... Décidément, quand on veut justifier quelque chose, on ne recule devant aucun argument...Et vous croyez que les adjoints français, nos adjoints, répondraient la même chose si on les interrogeait ?Allez... bon réveillon à tous. Et bonne année !

Cedric58 31/12/2008 16:46

Je me joins à Ewen pour souhaiter une Bonne et Heureuse Année 2009 à tous ceux qu'on "rencontre" sur ce site. Même si mon syndicat (SE) n'est pas toujours épargné par les critiques, je dois dire que j'apprécie le fait que tous les avis soient acceptés pour enrichir la réflexion et faire avancer le débat.Merci aux auteurs de ce site et meilleurs voeux à tous.

ewen 31/12/2008 16:19

Merci pour cet espace d'échanges. Mes meilleurs voeux à tous ceux qui le fréquentent incidemment et franchement moins. Meilleurs voeux à celui qui le fait vivre.Je lisais récemment dans la préface de 'conditions de l'éducation' chez Stock de M.C. Blais, M. Gauchet et D. Ottavi que ces conditions  étaient à réinventer de fond en comble, qu'il fallait reconstruire par la réflexion et la volonté collectives les bases qui permettent son exercice.Je partage totalement cet avis comme je partage également les lignes qui le suivent : "ce n'est pas avec un catalogue de réformes de plus qu'on viendra à bout d'une entreprise de cette nature et de cette ampleur, on a assez vu dans le domaine de réponses hâtives à des questions mal posées."Si la période est bien celle que nombre d'analystes d'origines diverses décrivent, il y aura urgence à prendre les chose en main pour que l'on puisse agir dans nos écoles avec sérénité et avec force car il est malheureusement devenu quotidien d'y  constater la souffrance des mômes. Le métier de directeur d'école est au coeur de difficultés qui vont encore s'accroître avec la crise économique, c'est un beau métier dont le nom n'est pas suffisamment significatif des enjeux et des tâches dans l'école, un métier devenu trop éprouvant dans beaucoup d'endroits.Ne pas permettre son évolution c'est aussi empêcher toute possiblité de réussir les transformations souhaitées plus haut. Il faudra se battre encore et encore contre les certitudes et les idéologies, contre les réformettes stupides et l'immobilisme destructeur. Ne pas lâcher.

Ralbol 31/12/2008 16:01

"Les directeurs français n’en demandent pas tant"Oh !!! Certains n'attendent que d'être alignés sur le modèle de Genève... Ils se reconnaîtront..."Ils se contenteraient de bien moins"Sauf que si les EPEP sont créés, on ne leur demandera pas s'ils se contentent de peu ou de beaucoup de pouvoir hiérarchique sur leurs adjoints.Alors, assez de ces balivernes !!! et 2009 ne sera une bonne année que si Darcos abandonne définitivement son projet d'EPEP !