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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 12:50


Résultats nationaux des élections professionnelles 2008 - CAPN


Syndicats

%

Evolution

Sièges

 

 

2005-2008

 

 

 

 

 

SNUIPP - FSU

47,05%

+ 2,00

          6 (+ 1)

SE-UNSA

22,95%

- 1,61

3

SNUDI-FO

7,81%

+ 0,02

1

SGEN-CFDT

7,42%

- 0,32

         0 (- 1)

SUD EDUCATION

6,39%

+ 0,90

0

SNE - CSEN

2,59%

- 1,08

0

UNSEN - CGT

2,33%

+ 0,31

0

avenir écoles (CGC)

1,38%

- 0,39

0

SCENRAC - CFTC

1,34%

+ 0,25

0

SNEP - SNCL (FAEN)

0,75%

- 0,06

0

 
 

Les élections professionnelles des enseignants se sont déroulées dans le climat fortement marqué par la politique gouvernementale. La concentration des attaques contre l’Ecole et ses enseignants (ou ressenties comme telles) aura incontestablement marqué ce scrutin.

 

 

Un camouflet pour le ministre

 

 

L’analyse des résultats nous fournit plusieurs indications :

 

1 – Participation en hausse

 

Ce scrutin est marqué par une participation en hausse alors qu’elle ne cessait de s’effriter dans les scrutins précédents. Les enseignants ont ainsi opposé un démenti cinglant aux allégations de M. Darcos mettant en doute le caractère représentatif des organisations syndicales.

 

Dans le premier degré, le taux de participation est de 62,8 %, soit par rapport à 2005 une augmentation de 2 points (60,7 % de participation en 2005).

"Cette bonne participation aux élections témoigne de la forte représentativité des organisations syndicales enseignantes, ce dont se félicite le ministre de l’Éducation nationale", souligne Xavier Darcos.

Rappelons cependant les propos tenus sur RTL par  X. Darcos le 20 novembre : " Il y a une résistance des appareils qui n’est pas celle des professeurs. Les professeurs méritent mieux que d’avoir des syndicats dont la fonction principale est d’organiser la résistance au changement". (Relire notre article).

 

 

2 – Progression des syndicats « protestataires »

 

Dans notre article du 22 novembre, nous écrivions : « Toutes les organisations syndicales ont appelé à la grève. Pourtant, toutes n’en retireront pas le même bénéfice. Indéniablement, une prime sera accordée aux syndicats les plus importants. Et parmi eux, ceux qui disposent de moyens conséquents et donc d’une meilleure visibilité médiatique.

En effet, qui a-t-on essentiellement « vu » dans les journaux télévisés ? Les dirigeants des principaux syndicats enseignants, en particulier le « chouchou » des médias, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. Il y a fort à parier que le SNUipp en tirera davantage profit que ses concurrents ».

 

Le fossé profond creusé par le ministre entre lui et les enseignants des écoles a poussé ces derniers à lui manifester une nette désapprobation des méthodes utilisées et des réformes entreprises.

Le message est clair : les enseignants ont avant tout voulu signifier au ministre leur exaspération devant l’accumulation de réformes imposées sans concertation ni explication probante : semaine des 4 jours, 108 heures, stages de remise à niveau, aide personnalisée, EPEP… Mais ce qui a le plus cristallisé la colère des enseignants, c’est probablement les milliers de postes supprimés année après année, l’impression que la maternelle allait être sacrifiée et la suppression programmée des RASED… Le tout, pour des raisons plus comptables que pédagogiques.

 

Au SE-Unsa, le bilan est quelque peu entaché de déception. Le syndicat ne récolte pas les fruits de sa volonté « réformiste ».

« Cette situation ne pouvait que créer un terrain électoral difficile pour le syndicalisme réformiste incarné par le SE-UNSA qui avait refusé de dissocier opposition et proposition. Elle favorisait à contrario et le vote radical, et le vote « légitimiste » pour le syndicat déjà le plus représentatif ».

 

C’est ce qu’ont traduit les résultats de l’élection à la CAPN des enseignants des écoles où le SE-UNSA, s’il maintient ses 3 sièges, enregistre une érosion de 1,6 point, le SGEN-CFDT disparait de la commission nationale, tandis que SUD et le SNUIPP progressent logiquement.

 

Au SNUipp, on jubile : « le SNUipp recueille 2% de voix supplémentaires. Il poursuit ainsi de façon continue la progression entamée depuis sa création en 1992. Il devient le premier syndicat dans 12 nouveaux départements.

Ce vote des personnels confie au SNUipp une grande responsabilité pour l’avenir de l’école, des élèves et des enseignants. Les enseignants des écoles ont renforcé ainsi leur confiance dans la capacité du SNUipp à défendre au quotidien l’Ecole et ses personnels, à se mobiliser et à mettre en œuvre une stratégie syndicale qui sait être offensive et force de propositions ».

 

 

Quelles conséquences ?

 

Comme tout politique touché par un désaveu important, le ministre affirme qu’il continuera ses réformes car l’école en a besoin. Néanmoins, comme nous l’avons écrit le 26 novembre, le ministre est durablement affaibli par la grève du 20 novembre, la mise en cause du SMA, la fronde des maires au 91e congrès de l'Association des maires de France (AMF) et maintenant par les résultats des élections professionnelles.
 

Il a déjà présenté des excuses pour ses propos sur les maternelles, donné des gages sur l’avenir des RASED, tenu des propos élogieux sur la représentativité des syndicats et accepté de les rencontrer pour renouer le dialogue…

La prochaine étape se traduira vraisemblablement par une « pause » dans des réformes qui étaient annoncées comme urgentes. C’est probablement le sort que subira la proposition de loi sur la création des EPEP prévue pour être présentée au Parlement en janvier prochain. Le SNUipp ne manquera pas de rappeler à X. Darcos son hostilité à la création d’un statut de directeur.

Le ministre hésitera certainement, pendant quelque temps, à braver une organisation syndicale récemment auréolée d’une victoire aux élections professionnelles…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

thierry fabre 16/12/2008 09:24

Ralbol et l’art de l’argumentation pourrave, du détournement de sens et de l’amalgame mensonger… Chapeau bas, je m’incline…C’est pourtant bien tout le discours ministériel qui se base sur l’inefficacité des Rased, non ?C’est bien l’argument majeur de la rue de Grenelle pour en justifier fermetures et redéploiements…Face à cette attaque frontale du ministère, opposer une riposte toute aussi frontale, consistant à hurler à qui veut le croire que les Rased, ça marche du feu de dieu, que c’est super efficace, et qu’on n’a jamais trouvé mieux, c’est débile…Débile parce que cela en fait qu’opposer un mensonge à un autre mensonge, un slogan imbécile à un autre sloganDébile parce que cela occulte le ressenti des collègues, obligés de choisir un positionnement binaire « pour » ou « contre »Débile parce que cela bloque toute possibilité de débat, de réflexion sur tout ce qui permettrait de mieux faire fonctionner les Rased : pilotages des Rased par les IEN, absence d’intégration aux équipes pédagogiques, médicalisation à outrance des soutiens, culte du secret professionnel poussé au ridicule, place ambiguë des psys scols, entre école et pratique libérale, intégration des Clad et autres Adapt aux Rased, et non aux écoles, émiettement des interventions au gré de zones multi-écoles, évaluationnite extrême ou les gamins n’existent plus qu’au travers d’items, etc…, etc…Mais, effectivement, comme son nom l’indique, Ralbol en a ras-le-bol.Ralbol des débatsRalbol de la réflexionRalbol de tout ce qui n’est pas blanc / noir, pour / contre, oui / nonRalbol de tous ceux qui se refusent, les testards, à penser en mode binaireRalbol de ces fichus collègues qui prétendent penser par eux-mêmes, et non selon les doctes préceptes des sages qui font profession, et métier, et rentes de situation, de nous « défendre »Stop à l’hypocrisie, Ralbol ?Parole d’expert…Thierry Fabre

Ralbol 15/12/2008 17:24

Oh le beau lapsus, Pierrot !
"Sur les RASED:
J'aurais souhaité un vrai débat, ce n'est pas leur inefficacité qui est en cause, mais, de mon point de vue, leur fonctionnement"Oh ! oh !!! Au moins, Pierrot, tes dires rejoignent ta pensée...Leur inefficacité est donc admise puisqu'elle n'est pas en cause !!!Vous les avez assez critiqués les RASED pour ne pas être satisfaits de les voir rentrer dans le rang, dans dune phase de "sédentarisation" comme "on" dit en haut lieu. Stop à l'hypocrisie !

Pierrot 15/12/2008 12:20


@ GDdouteS, mes contradictions me gênent aussi parfois...
Voter le SNUipp pour arrêter la casse? Le SNUipp est largement majoritaire depuis la scission de la FEN (1992)
Quel "massacre" a-t-il empêché? 
> 20 de perte du pouvoir d'achat
> rallongement de l'âge de départ à la retraite
> SMA, soutien, RAN, attaque de la maternelle ....
> retenue 1/30 pour service non fait des directeurs en grève administrative
 
 
Je ne crois plus en tout cela.
Je ne suis pas le seul, aujourd'hui on cherche un nouveau modèle de représentativité.
Il semble que l'on se dirige vers l'élection, il y faudra, alors, des règles de transparences strictes.
Mais, comme je pense que l'on ne peux pas efficacement "lutter" contre la main qui nourrit, nous n'aurons pas un dialogue social efficace tant que la force des syndicats ne s'appuiera pas sur le nombre de leurs adhérents, seule condition de leur indépendance.
 
C'est à partir de cette faiblesse que des solutions alternatives voient le jour:
Les coordinations, les associations, et plus récemment les actes de "résistance" (je mets des guillemets, car je ne suis pas d'accord d'associer ses désobéissances de fonctionnaires à de la résistance) relayées par le net... 
 
 Sur le statut, nous avons loupé le coche en 87 (je faisais partie des coordinations contre Monory), à cette époque l'espace pour un statut non hiérarchique ( pas de notation des adjoints) existait.
D'ailleurs, le texte de 89 qui définit nos tâches reprends quasiment à l'identique le décret Monory.
 
Aujourd'hui, ça me paraît difficile de le dissocier d'un statut pour les écoles.
 
Je suis contre les EPEP Darcos, il y a de sérieuses évolutions dans le projets des députés, mais encore trop de zones d'ombre sur la taille des EPEP, la présidence du CA, le statut du directeur des EPEP, le statut pour tous les directeurs.
 
Sur les RASED:
J'aurais souhaité un vrai débat, ce n'est pas leur inefficacité qui est en cause, mais, de mon point de vue, leur fonctionnement.
Sur la maternelle:
là aussi, le débat de la SCOLARISATION des TPS, est un vrai débat, maintenant, il ne doit pas servir à casser ce bel outil qu'est l'école maternelle.
 
Le statut d'établissement pourrait répondre à ces 2 question:
• un RASED par établissement 
• enseignement obligatoire à 3 ans (contre des fusions mat/élem.
>continuité pédagogique
> tirer l'école vers un service rendu aux jeunes élèves –
>différence marquée avec le secondaire.)

M. Moulin 13/12/2008 12:40

Le petit provincial que je suis reste stupéfait quand au détour d'un couloir parisien fréquenté, des figures qu'il a déjà vu sur un petit écran, d'un sourire entendu, s'étonnent du fait que le nombre des votes par correspondance étant en chute libre (école de moins de 8 classes), que les projections (assez précises habituellement) donnaient une dizaine de départements où le quorum ne serait pas atteint, l'on ait, après le dépouillement (le lendemain et dans un lieu différent...) non seulement le quorum atteint partout, mais le nombre de votants en progression.
Tu sais GDdouteS, et bien moi aussi.Pierrot, sous-entends-tu qu'il y a eu des malversations ? Lesquelles ? Le quorum général n'était pas atteint ? Les urnes ont été bourrées ? Au bénéfice de qui ? A quel niveau ? Départemental ? National ?

GDdouteS 11/12/2008 19:14

Pierrot ce n'était pas un reproche ....d'autres étaient sur cette liste ou sur d'autres et en bien meilleure place ....Par contre tes contradictions me gênent plus ...Autant je me sens solidaire d'un 13encolère qui se désole de la perte de délégués à l'écoute, autant je me sens solidaire d'Eric votant Snuipp pour sauver les meubles dans la maison qui brûle , autant je ne comprends pas cette abstention.Quand on adhère au GDID c'est pour une revendication : Le STATUT. C'est lui l'élément fédérateur, les discussions sur les EPEP, la maternelle ne sont pas inintéressantes mais l'urgence et le premier objectif c'était LE STATUT. Je ne suis pas parisien je ne sais pas ce qui se passe à Paris, mais je crois encore à l'utilité de toutes les actions y compris le vote. Vois-tu pendant tout ce temps passé à se bouffer le nez, à parler de tout et de rien j'ai eu le sentiment qu'on se prenait pour autre chose qu'un rassemblement pour un STATUT et qu'on oubliait la revendication en chemin. C'est vrai que être toujours contre tout est lassant et pas très constructif, mais sous prétexte de réflexion casser du sucre sur le dos des adjoints, des RASED, des enseignants de maternelle,de parents élus ça ne doit pas beaucoup ennuyer Xavier Darcos...reconcentrez-vous sur votre objectif  LE STATUT.

henri 10/12/2008 21:05

"Lolo avait un temps compté sur le gdid pour que cela soit possible."lolo lit mal ! et confond syndicat et association ! Ce qui est possible pour l'un ne l'est pas pour l'autre tout au moins en terme de représentation institutionnelle (élections...)lolo écrit mal aussi ! car on voit mal comment ce qu'il a écrit (commentaire n° 20) a quelque chose à voir avec ce qui est cité ci-dessus ainsi qu'avec "il n'avait pas de favori pour ces élections" ! lolo soufflerait-il le chaud et le froid ?"Lolo a l'impression d'une certaine satisfaction des intervenants précédents à ce que les syndicats pro statut aient été les perdants de ces élections."lolo pense mal aussi (notamment parce qu'il lit très mal mais visiblement très volontairement !) surtout quand il essaie de penser à la place des autres, petit travers qu'on lui excusera bien volontiers mais qu'on pourrait lui conseiller de corriger : il est vrai qu'il n'est pas le seul !Un petite correction oculaire malgré une "très bonne vue périphérique" et il n'y paraîtra bientôt plus !Allez lolo ! au dodo ! (petite conclusion amusée plutôt que "agressi[ve] et méprisant[e])

thierry fabre 10/12/2008 19:50

“Lolo se trompe-t-il ?”
 Ben oui, mais le mot est faible… En fait, je penses que non seulement tu te trompes, mais aussi que tu te plantes, te gourres, te viandes, te berlures, te galvaudes et quelques autres expressions qui m’échappent…
 
Tu te trompes en pensant que le GDID aurait pu « représenter nationalement les dirlos ». Les représenter en tant qu’association, c’est déjà fait et on va continuer ainsi. Mais ce serait une erreur de confondre cela avec la notion de représentativité qui n’appartient qu’aux seuls syndicats.
L’ AGEEM association des instits de maternelle a qualité pour aller du ministère à l’Assemblée représenter les collègues de maternelle. Mais s’il y a négociation, discussion, accord avec le ministère, ce sera les seuls syndicats enseignants qui représenteront les collègues. Et c’est tout à fait normal…
Le GDID ne fait pas autre chose.
Si tu penses que cela est insuffisant, réponse simple : viens-nous donner un coup de main… Il y a du boulot, pour qui accepte de mouiller sa chemise plutôt que de distribuer allusions perfardes et vassouillides…
 
Tu te trompes en avançant qu’il y plein de lolos qui pensent à ta manière.
Nous, on n’en rencontre pas des masses. Par contre, on aimerait bien qu’il y ait des centaines, des milliers de dirlo-lolo qui viennent nous aider On avancerait d’autant plus vite...
 
Tu te trompes enfin en vasouillant perfidemment une attaque de plus : je ne suis pas content du résultat de ces élections, je n’en suis pas mécontent non plus.
A vrai dire, je m’en contrefous…
5 ou 10 % de plus ou de moins pour le syndicat X, ou pour le syndicat Y, qu’est-ce que ça change à mon quotidien ? Rien…
Par contre, si tous les dirlos-lolo, qui causent, causent, causent, mettaient moitié autant d’énergie à se bagarrer avec nous qu’ils n’en mettent à nous débiner derrière leurs claviers, on aurait déjà gagné…
 
Thierry fabre

Pierrot 10/12/2008 19:22


Sur les EPEP
@ Densi
Autant je considère la discussion sur les élections comme accessoire, autant la question de l’autonomie des écoles me paraît essentielle.
L’école a un lien historique fort avec les municipalités.
L’instituteur faisait partie des personnalités de la ville et souvent faisait fonction de secrétaire de Mairie. Aujourd’hui, encore, on trouve beaucoup de directeur au poste de Maire de leur commune.
Le balbutiement des moyens de communication limitait considérablement les interventions administratives et l’école jouissait d’une autonomie effective dans une Institution vivante.
Nous sommes passé, en peu de temps, d’une époque où le contrat implicite entre l’école et la société était fort à un temps où la société a du mal à définir les missions de l’école, ou l’explosion des outils de communication la submerge de paperasse dont  l’unique justification est de faire vivre, artificiellement, des structures extérieures à l’école (IEN, MDPH, RASED…). Autant de statistiques, de tableaux XL, d’ordres, de contre ordres, de personnels, qui nous éloignent de cette proximité, de cette place essentielle dans le tissus local, une école qui essaie de vivre dans une Institution qui ne tourne que sur elle-même.
Aujourd’hui on s’adresse à l’IEN comme on s’adressait naturellement au directeur il n’y a pas si longtemps.
C’est ce gommage de l’école qui est à l’origine de sa faiblesse actuelle et de sa perméabilité à chaque lubie ministérielle.
C’est pourquoi il faut que le contrat implicite devienne explicite.
Dans un cadre national et précis, il faut prendre du pouvoir aux municipalités (budgétaire) et aux IEN (administratif) pour le redistribuer à l’école.
Lui donner de l’autonomie, c’est à dire de la réactivité, des moyens pour financer ses projets, afin de répondre aux nombreuses demandes des partenaires de l’école.
C’est pourquoi donner un statut d’établissement aux écoles est une juste évolution de la chose scolaire. En la privant de cette existence juridique on la livre soit aux municipalités soit aux collèges qui lorgnent sur le gâteau en s’appuyant sur le socle commun et la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans.
Autant les EPEP répondent à la nécessité d’un statut, autant ils manquent de frontières précises pour ne pas tomber dans un des 2 pièges évoqués.
2 attitudes :
-       refuser en bloc et voir débouler « EPEP Darcos » dans le premier train des mesures pour l’école lors d’un prochain mandat (droite ou gauche, c’est dans leur carton).
-       Réfléchir, proposer et faire en sorte que le « projet dans le carton » soit le plus possible compatible avec l’école que nous défendons.
Nos Hussards pourraient avoir enfin le repos qu’ils méritent.

Pierrot 10/12/2008 19:22


sur les élections.
@ 13encolère,
Tu as tort de t'en prendre aux autres. Je crois, comme Eric, que les élections ne se sont pas jouées sur les statuts et des écoles et des directeurs. La forte mobilisation contre Darcos est un élément essentiel.
Je crois que le SNE a un vrai problème d'identité et de stratégie, à vous de le régler.
@ GDdouteS,
Tout en bas de la liste du SCENRAC-CFTC, c'est bien mon mon nom. 
Il me semble essentiel que les intentions de chacun puissent être présentés aux moments d'une élection. Il leur manquait des noms, j'ai accepté.
Surtout que le SCENRAC nous a aidé à joindre le ministère sur quelques dossiers, notamment sur notre responsabilité pendant les stages RAN (raillé par le SNUipp, mais toujours pas d'écrits. Eux peuvent se permettre ce genre d'attitude, impardonnable aux petits).
 Reste que je me suis abstenu. Ayant conscience de la faiblesse de ma nature humaine,  j'assume mes contradictions.
Si je trouve indispensable le débat, je considère ce mode d'élection même pas digne d'une république bananière. 
Le petit provincial que je suis reste stupéfait quand au détour d'un couloir parisien fréquenté, des figures qu'il a déjà vu sur un petit écran, d'un sourire entendu, s'étonnent du fait que le nombre des votes par correspondance étant en chute libre (école de moins de 8 classes), que les projections (assez précises habituellement) donnaient une dizaine de départements où le quorum ne serait pas atteint, l'on ait, après le dépouillement (le lendemain et dans un lieu différent...) non seulement le quorum atteint partout, mais le nombre de votants en progression.
Tu sais GDdouteS, et bien moi aussi.

lolo 10/12/2008 18:44

Lolo tient à signaler qu'il n'a pas d'oeillères, qu'il a au contraire une très bonne vue périphérique, et que, de plus, il n'avait pas de favori pour ces élections.Par contre, lolo aurait bien aimé qu'il y ait une voie commune, quelle qu'elle soit, qui permette aux directeurs d'être enfin représentés nationalement. Lolo avait un temps compté sur le gdid pour que cela soit possible.Donc effectivement lolo est très insatisfait du résultat de ces élections, comme il est très insatisfait du ton agressif et méprisant des réponses qui lui ont été apportées, notamment d'henri.Les allusions de lolo ne sont ni perfides, ni vasouillardes. Ce sont des constatations que d'autres que lolo ont pu faire, des questions que lolo s'est posées et que d'autres que lolo ont dû se poser, sans pour autant être des méchants suppôts de satan.Lolo va terminer par l'expression d'un sentiment personnel à la lecture des deux réponses qui lui ont été faites.Lolo sent qu'il va encore en prendre pour son grade. Tant pis, il se lance :Lolo a l'impression d'une certaine satisfaction des intervenants précédents à ce que les syndicats pro statut aient été les perdants de ces élections. Lolo se trompe-t-il ?

thierry fabre 10/12/2008 12:54

Lolo, tu dis n'importe quoi...Ce n'est pas grave, on a un peu l'habitude...Laisse donc tes "officiellement" et tes "peut-être", et autres perfides allusions vasouillardes. 2000 collègues ont défini lors de notre AG un mandat très précis:- aucun appel au vote partisan- indications données sur la seule question de la direction d'école, au travers de 3 critères ( par ordre croissant, attitude envers le GDID, activité et actions du syndicat concerné sur la direction d'école, niveau de réflexion et de pensée sur la direction d'école)- le tout accompagné d'un chapeau précisant bien que les élections professionnelles concernaient l'ensemble du premier degré et de l'Ecole Publique, école dont la direction n'est qu'un des multiples aspects du problème...Ce que nous avons fait...Que cela te déplaise est possible, mais, minuscule confidence, je m'en tape...Ce qui m'importe est de savoir si les membres du GDID qui ont acté cette décision s'y sont retrouvés...Et c'est le cas...Après, tu peux continuer à chercher frénétiquement des responsables extérieurs à l'échec électoral de tes favoris. Tu en es parfaitement libre, comme je suis libre de te faire remarquer que cette attitude est la meilleur manière de continuer dans l'échec...Thierry Fabre

henri 10/12/2008 12:51

Allez ! lolo ! juste une petite explication en passant mais qui ne te satisfera vraiment pas, tes oeillères bouchant la vue au-delà de ton petit nombril (ce qui ne fait pas large !)Le petit classement auquel tu fais référence "notait" les syndicats en fonction de leurs positionnements par rapport aux demandes du GDID ; quoi de plus normal si un syndicat se faisant le porte-parole de la revendication d'un statut pour les directeurs d'école figurait "en haut" (de l'affiche ?)Pour qui est allé voir ce classement, hormis ceux de ton acabit totalement dépourvu d'humour, il n'a pas échappé qu'il fallait aussi, selon moi, le lire avec amusement, mais cela n'est pas vendu en prime...Pour le reste, et comme indiqué plus haut, les intervenants du forum du GDID appartiennent à tous horizons, tout syndicat (il y a rappelons-le des membres syndiqués par exemple au SNUIpp) et les opinions reflètent une diversité totale ; que tu regrettes qu'une "ligne" officielle n'existe pas ou, au contraire, que tu vois dans les positions de certains l'ombre de cette "ligne", n'est que le signe de ton positionnement par rapport à d'autres..."lignes" !

lolo 10/12/2008 12:24

Le gdid est peut-être officiellement indépendant de tout parti et de tout syndicat, mais il a fait figurer pendant toute la campagne électorale en page d'accueil de son site un classement des syndicats qui en faisait apparaître un plus haut que les autres, quand même. Ce n'est pas ce que l'on appelle de l'asyndicalisme, d'autant que la référence à ce même syndicat était régulièrement faite par plusieurs intervenants des forums.

thierry fabre 10/12/2008 11:00

Sur le commentaire de 13encolère, quelques remarques :
 
Les membres du GDID sont libres. Ils votent pour qui ils veulent, ou s’abstiennent, à leur guise. Aucun d’entre eux n’a jamais reçu de notre part la moindre consigne, le plus petit appel à voter pour X ou Y
 
Le GDID est libre. Nos options sont déterminées par nos membres, et les positions et analyses prises à l’occasion ce ces élections professionnelles correspondent en tous points à ce qu’ils ont décidé.
 
Plus important, les collègues sont libres de leur choix. Si leur vote se porte vers tel syndicat plutôt que vers tel autre, ça devrait donner lieu à réflexions, analyses, débats, explications.
13encolère ne réfléchit pas, n’analyse rien, n’explique que par l’anathème. Si son syndicat perd des voix, c’est la faute, bien entendu, à d’autres…
 
Désolé, mon collègue, mais qu’un syndicat gagne ou perde des élections, il n’en doit le résultat qu’à lui-même ! Pas la peine de fuir ses responsabilités en rejetant sur d’autres la faute de sa défaite…
 
Thierry Fabre
 
PS S’il faut le préciser, un rappel : le GDID est une association in dépendante de tout parti, tout syndicat, toute chapelle et toutes structures. Ceux qui voudraient en faire leurs supplétifs, sicaires, sous-marins, colleurs d’affiches, portes-parole, portes-drapeaux et portes-flingues se trompent de crémerie…
 
Re PS Simon, tu as « lu le soutien du GDID aux projets d’EPEP » ? Soit nous n’avons pas les mêmes lectures, soit ce que tu as lu provenait d’une source bien lointaine de notre association. Vérifie sur http://www.dirlo.biz/epe/
 
 

Simon 10/12/2008 09:57

13en colère"mon incompréhension..." Lorsque toi et tes collègues 'engagés dans la lutte' aurez compris que ce que veulent les dirlos(ou tout du moins ceux que je connais car je n'ai pas la prétention de parler pour tous), c'est un statut(au sens encadrement juridique des missions comme celà avait d'ailleurs été initialement présenté dans le sondage) avec quelques améliorations de l'ordinaire (temps, tunes ...) pour les 'services rendus' et non un statut de chef d'établissement(les 2 mots séparément non plus d'ailleurs ils n'en veulent pas ) comme vous en avez extrapolé(du même sondage) la revendication. Vous pouvez me 'sortir' les termes que vous voulez du sondage, je suis le premier à avoir l'impression de m'être fait avoir lorsque j'ai lu les commentaires(analyse??) associés aux résultats bien différents de ce pour quoi je m'étais exprimé, et je ne dois pas être le seul. Qui plus est lorsque j'ai lu le soutien du GDID apporté aux propositions de mise en place d'EPEP(toujours sous prétexte d'interprétation du sondage), là, c'est une nouvelle  impression très désagréable d'être encore roulé dans la farine. Alors après pour le vote, on devient méfiant... En espérant t'avoir aidé dans le chemin de la ...compréhension

Eric Geernaert 10/12/2008 09:44

Comm. 15 pense que les voix des directeurs favorables à un statut ont voté pour un des 3 syndicats qui vont dans leur sens sur ce sujet.Pas si sûr. Outre le fait qu'aucune enquête ne le démontre, je pense que beaucoup de collègues, exaspérés par les suppressions de postes, la crainte de voir disparaître les RASED, les chamboulements quasi hebdomadaires subis par l'école... ont tout simplement fait fi de leurs préoccupations personnelles (statut, reconnaissance, moyens...) pour dire STOP. Et pour beaucoup, pas d'autre façon plus efficace que de mêler sa voix à l'organisation la plus opposante sur le terrain : le SNUipp. C'est mon cas, je l'avoue. Je suis anti-snuipp, anti se-unsa, à fond pour un statut, pourtant, j'ai voulu voter UTILE. Je sais que ça ne m'amènera rien sur le déroulé de ma carrière personnelle mais... l'intérêt général me semblait en jeu. Alors...

GDdouteS 09/12/2008 19:35

Piettot oh oh tu dis  Pour ma part cela fait belle lurette et gai luron que je ne compte plus sur un syndicat pour porter les revendications des directeurs. Mais alors c'est un homonyme qui était sur la liste SCEN-RAC ?

13encolère 09/12/2008 19:31

Hub, que le syndicat qui défend les dirlos ait perdu 2000 voix en trois ans, malgré le mouvement fait autour d'eux dans cet intervalle, est loin de me faire rire ! On peut effectivement se demander pour quelles raisons tous ces directeurs engagés dans la lutte pour un statut n'ont pas voté sur le seul syndicat qui fait remonter leurs revendications au plus haut (dernier acquis : le point supplémentaire pour la hors-classe). Ce qui est certain maintenant, c'est qu'à cause de cela, ils se préparent trois ans de galère. Ce qu'on peut également se demander, c'est quel est l'intérêt du gdid à cette situation. Je parle là d'intérêt par rapport à la défense des directeurs et la revendication d'un statut, bien sûr, pas des intérêts personnels. Soit cette association, pendant la campagne, s'abstenait de tout parti pris, soit elle exprimait clairement le syndicat qu'elle avait choisi, pour qu'il y ait une cohérence et que le vote soit utile. Du coup, les voix de ses membres se sont éparpillées entre l'abstention, le sne, et les deux autres syndicats revendiquant un statut pour les directeurs, mais dont on n'entend jamais parler qu'une fois tous les trois ans et dont j'aimerais connaître les actions concrètes, entre ces échéances, pour la cause des dirlos.
J'ai aussi une grande pensée pour les délégués du personnel du sne, qui pendant de nombreuses années, dans leurs départements, ont effectué un boulot formidable, accompagnant les dirlos (entre autres) dans leur quotidien difficile, les défendant, leur évitant de se ruiner la santé en les conseillant et préservant leurs intérêts, dirlos qui avaient parfois auparavant frappé à la porte d'autres syndicats et s'étaient vus refuser l'aide demandée. Maintenant, c’est sûr, ils devront se débrouiller seuls.
Tu vois, Hub (j'ignore si tu te moquais ou si tu étais sincère), mais moi, ma colère et mon incompréhension dépassent largement le vague à l'âme.

Densi 09/12/2008 19:11

Pierrot"Nos anciens, les Hussards noirs, à force de se retourner dans leur tombe jouent les ventilateurs... "m'est avis qu'avec l'éloignement(provisoire?) des EPEP, çà a dû les apaiser

Pierrot 09/12/2008 14:32

Ralbol, être dans le camp des vainqueurs devrait te rendre moins aigre... lexomil? 1)- Les élections professionnelles ne se sont pas jouées autour de la notion des statuts des écoles et des directeurs.2)- si on reste dans l'analyse aux pieds des pâquerettes, les vainqueurs sont les abstentionnistes, dont je suis. 3)- Enfin, et surtout, nous n'avons pas éviter le pire.Le pire on l'a eu, nonobstant tes fariboles. Lis bien le rapport RGPP et tu verras que le paquet pour le primaire est,  malheureusement, passé.La seule façon de protéger l'école est de lui donné les moyens de son autonomie. De rapprocher les décisions du lieu où elles s'appliquent. ça, ils sont moins pressés de le faire, >ce qui permettra au prochain train de "réformes" de passer comme lettre à la poste.Ce qui créera des tensions, >ce qui coûtera la place à un ministre, qui s'en ira la tête basse sous les lazzi, les quolibets et les cris victorieux,>tandis que ses réformes se mettent en place dans les écoles, les unes sur les autres, sans cohérence, sans pilotage, fragilisant davantage une école désespérément soumise.Quant à la " volonté de pouvoir contrôler les personnels " c'est d'un ridicule surtout venant de la part d'un de ceux qui fait où on lui dit de faire.Tu sais Ralbol, c'est en remplaçant, comme tu le fais, les valeurs par de l'idéologie, que l'école se retrouve dans cet état.  Nos anciens, les Hussards noirs, à force de se retourner dans leur tombe jouent les ventilateurs...

Ralbol 09/12/2008 13:06

Ce scrutin ne doit pas être une étape ni une fin en soi. Il ne doit pas être une étape pour les tenants purs et durs d'un pouvoir hiérarchique dans des écoles devenues "établissements". Le résultat est net : il y a des vainqueurs (ceux qui refusent les réformes néfastes) et des vaincus (ceux qui sont prêts à tout pourvu qu'ils aient le pouvoir de contrôler leur personnel).Il ne doit pas être une étape car les tenants des EPEP n'ont pas dit leur dernier mot. Ils bougent encore. Ils misent sur les députés à la botte du ministre pour passer en force. Vigilance, vigilance...Il ne doit pas être une fin au prétexte qu'on a évité le pire. Non, il faut poursuivre car le travail n'est pas terminé. Non seulement on ne peut se satisfaire des acquis, mais il faut aller vers une reconquête des de ce qui a été perdu (RASED, postes supprimés...). Donc continuons

Pierrot 09/12/2008 11:23

t'as essayé lexomil?parce que ça m'a l'air urgent.Pour ma part cela fait belle lurette et gai luron que je ne compte plus sur un syndicat pour porter les revendications des directeurs.D'ailleurs, si c'était le cas, je ne vois pas pourquoi "GDiD". Le rêve de pouvoir détruit?Bof, ce qui est entamé c'est l'espoir de voir une quelconque demande des directeurs  émerger.> temps, argent ... circulez ya rien à voir... Dans le Primaire.Parce que dans le secondaire, ils ont l'air assez content d'avoir des "directeurs reconnus" (si on suit ta vague-à-l'âme-logique):le monde hier:Dans le secondaire (collèges et lycées), le SNES-FSU a annoncé samedi qu'il était en baisse de 1,9 point. Le ministère, qui regroupe les résultats du SNES-FSU avec ceux d'autres syndicats FSU du secondaire, a annoncé une baisse de 1,2 %. Parmi les syndicats dits "réformistes", le SE-Unsa progresse en recueillant 8,08 % (contre 6,76 %). Le SGEN-CFDT est en baisse à 10,07 % (contre 10,50 %). Ces deux syndicats, les moins hostiles aux principes de la réforme des lycées, ne semblent pas avoir été sanctionnés.Dans l'ensemble de l'éducation, la participation à ces élections a progressé (62,6 % contre 60,8 % en 2005). La hausse est plus forte dans le secondaire que dans le primaire. Les résultats définitifs seront proclamés par le ministère le 6 janvier. pour dire que, nonobstant les résultats de tel ou tel autre syndicat, le GDiD continue sont petit bonhomme de chemin (75 adhésions depuis le début décembre...)Je sais que les fêtes de fin d'année sont sinistres pour les déprimés, je te les souhaite joyeuses quand même  

Hub 09/12/2008 09:07

J’ai passé un sale week-end. Et depuis, j’ai le moral en berne… Je n’arrête pas de penser à ces petites listes syndicales qui, tous les 3 ans, font un petit tour et puis s’en vont… Bon, on a l’habitude de ces syndicats touristes…
Ce qui m’empoisonne le plus, c’est le cas du SNE-CSEN. Voilà un syndicat qui essaie d’exister et d’apparaître comme le digne défenseur des directeurs. Un syndicat qui se fait même violence en s’intégrant à la grève du 20 novembre. Il faut ratisser large…
Mieux même, un syndicat qui lance une pétition quelques jours avant les élections… Une pétition au nom prémonitoire : « sauvons les directeurs »…
Sauvons les directeurs… Les pauvres qui se rattachaient à cette bouée de sauvetage ont été bien mal récompensés. Il faut les voir errer dans les couloirs de leur école, la mine défaite après les résultats du SNE…
Voilà un syndicat qui réussit à perdre près de 2 000 voix entre 2005 et 2008 alors que le nombre des inscrits a augmenté de près de 4000… Pathétique, vous dis-je…
Et ces pauvres collègues directeurs qui rêvaient de pouvoir, de statut… qui se voyaient déjà chef d’établissement, patatras !!! Tout s’écroule.
Que leur reste-t-il ? Ils ne savent plus à quel saint se vouer. On nous dit qu’ils se tourneraient maintenant vers Saint Frédéric Reiss, auteur d’une proposition de loi mort-née portant création des fameux EPEP…
Oui, ces jours-ci, j’ai le vague à l’âme…

Pierrot 08/12/2008 21:10

ça va bien Favril?tu crois vraiment que les enseignants  se sont prononcés contre les directeurs qui aspirent à être reconnus?ça fait quand même 70% des enseignants du primaire qui ne veulent pas être représentés par le SNUipp Dédel, va jeter un oeil au rapport RGPP, tu verras si vous avez "résisté" aux "réformes"... La victoire du SNUipp est incontestable, l'analyse que vous en faîte l'est moinsIl n'y a qu'à voir dans le secondaire où la FSU perd des voix et l'UNSA en gagne... 

Moira377 08/12/2008 17:44

@ Favril (commentaire 3)
Il est toujours plus facile de rassembler pour s’opposer que pour proposer.
On sait bien que les syndicats français (tous secteurs confondus) ne sont pas attrayants.
 
Dans l’EN, leur fonds de commerce est surtout composé de personnels qui espèrent un coup de pouce pour une mutation. « Dès lors qu'un enseignant a trouvé la place qu'il souhaite, on constate quelques mouvements de désyndicalisation », constate René Mouriaux, pour qui « l'aide à la mobilité est une des raisons de l'adhésion des enseignants ». Ce sont en fait des enseignants qui souhaitent bénéficier d’une négociation menée par les syndicats mais qui n’adhèrent pas.
 
C’est d’ailleurs ce qui conduit Darcos à demander au ministère d’informer lui-même directement les collègues des résultats des mutations. Au grand dam des syndicats qui y voient une concurrence qui pourrait leur être dommageable.
 
On peut raisonnablement faire la même analyse concernant « l’adhésion » à un syndicat lors d’une élection. Ce sont des enseignants qui, à un moment donné, se retrouvent et profitent de l’action du syndicat pour s’opposer mais qui ne se sentent pas liés par une forme d’adhésion.
Aux dernières élections, le SNUipp a recueilli 98 376 voix sur un total de 347 466 soit  28,31 % des inscrits. Voilà qui relativise sérieusement la portée de « l’exceptionnelle représentativité » de ce « syndicat de lutte »…
 
N.B. René Mouriaux est un politologue et historien français. On lui doit en particulier de très nombreux ouvrages qui font autorité sur le syndicalisme français.

henri 08/12/2008 17:34

Les discours victorieux post-élections sont banals et bien connus ; ils se reproduisent assez facilement notamment dans le cas des "victoires" (jugées à l'aune de ses propres ambition) ; nous avons une reponsabilité, etc..., nous ne devons pas decevoir nos électeurs, etc... Souvenez-vous de toutes les soirées électorales sur le petit écran, photocopiées les unes après les autres...Mais après ? Après ? un long sommeil s'installe, doux ronron où les élus s'installent dans le confort douillet...en attendant la prochaine élection !Et il est à craindre que ce sommeil (cette glaciation, je me cite !) n'atteigne encore l'école dans son ensemble, entraînée dans des refus obstinés et à courte vue ! L'école y perdra probablement beaucoup, les directeurs aussi, mais l'ensemble de la communauté éducative certainement aussi !L'avenir de l'école en France ne se présente pas sous de très bons auspices...mais qu'importe après tout, puisque rien ne change, que la fossilisation est en bonne voie ...

Pierrot 08/12/2008 17:15

Pouk, on vient de me donner un lien vers le premier rapport de la révision générale des politiques publiques (RGPP).Dans le chapitre concernant l'école primaire, tous les voyants sont au vert...http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/081203rgpp.pdf Éviter toute tension ne veut pas dire faire une pause, enfin je ne crois pas.Sans être devin on peut raisonnablement penser que Sarkozy, avant de se calmer, essaiera de faire passer d'autres petits paquets... (il lui faudra présenter un bilan)Les EPEP en feront-ils parties... ?• non, repoussés à la prochaine législature.• oui, car il suffit de faire paraître les décrets pour que l'expérimentation commence.Là on est plutôt mal, car Darcos cherche vraiment de grosses économies donc de grosses structures.• peut-être, on laisse les députés continuer leur travail afin de voir si c'est possible...J'ai une préférence pour la 3° solution, la seule qui peut être négociée. 

PouK 08/12/2008 15:52

"le gouvernement évitera toute tension sociale, au moins tant que nous serons dans la crise".On est tranquille pour un bon moment, Pierrot. On nous dit que la crise pourrait durer jusqu'en 2010-2011."les députés qui ont déposé le projet de loi restent persuadés qu'un statut d'établissement pour les écoles est indispensable".On peut toujours dire que c'est indispensable, ça ne mange pas de pain. En tout cas, nous, on rame sans moyens."reste que nous sommes encore assez loin des élections présidentielles et cela ne plaide pas vraiment en faveur d'une pause..."Ben... si, Pierrot, puisque tu nous dis que le gouvernement évitera toute tension sociale.

Pierrot 08/12/2008 15:16

Stéphan n'étant plus, c'est Pierrot qui va répondre, mais ils se connaissent très bien. Je persiste. Darcos est affaibli, ça OK (et il l'a bien cherché). Je pense que le coup qui lui a fait le plus mal c'est l'assemblée de l'AMF.Reste que dans le primaire le plus gros du train de ses réformes est passé: nouveaux programmes, budget, sma, stages RAM, soutien...Il peut se permettre de lever le pied et se concentrer sur le secondaire où les résultats de ces élections sont paradoxalement inverses.Donc, sur le fond peu de "reculade".là quelques réflexions:- Pas sûr que Darcos reste à l'EN après le remaniement ministériel qui s'annonce. (déjà pas mal de prétendants...).- les députés qui ont déposé le projet de loi restent persuadés qu'un statut d'établissement pour les écoles est indispensable.- le gouvernement évitera toute tension sociale, au moins tant que nous serons dans la crise.- reste que nous sommes encore assez loin des élections présidentielles et cela ne plaide pas vraiment en faveur d'une pause...

Favril 08/12/2008 14:33

Résultats sans surprise ?progresser de 2% lorsque l'on est déjà à 45% de représentativité!!! la FSU globalement progresse de 3% avec une participation en hausse. Le syndicat que vous soutenez sans le dire mais en le disant tout de même... parce que ça réclame une "statut" de commandeur est en baisse, vous avez malheureusement oublié de le signaler. Il est vrai qu'il vous en faut beaucoup pour vous surprendre.Espérant que vous avez (un peu) compris le message des collègues qui soutiennent massivement un syndicat qui refuse radicalement vos propositions, lors d'élections démocratiques et non de pseudo sondages auxquels nous sommes trop habitués.Un directeur qui savoure des résultats qui donnent une exceptionnelle représentativité à un syndicat de (véritable) lutte pour l'école et non pour des petits chefs qui voudraient devenir plus gros !Sans surprise sur la validation du message

Dedel 08/12/2008 14:23

C'est une belle et juste récompense pour le SNUipp qui a su se montrer résistant quand le ministre essayait de passer en force avec le mépris que l'on sait, pour les organisations syndicales mais aussi pour les collègues.Ce qui est réconfortant, c'est de constater que les collègues ont clairement discerné parmi tous les syndicats, lesquels les défendaient le mieux. Ils ont fait la différence entre une vraie lutte et de faux semblants qui ne consistaient qu'à tenir un double langage, tantôt en criant, tantôt en signant des accords.Pour le SNUipp, il faut maintenant assumer cette responsabilité et ne pas décevoir les milliers de collègues qui sont revenus vers lui et lui accordent leur confiance.Nous devons nous mobiliser dans la voie tracée qui correspond à celle approuvée par les collègues. Nous avons commencé à reconquérir les collègues qui savent que notre combat est entièrement tourné vers la sauvegarde de l'école et non son affaiblissement.

Delphine IA78 08/12/2008 14:01

Coucou Stéphan,Tu te souviens ? Le 26/11, j'avais écrit ceci en commentaire (excuse-moi, je recopie, c'est plus rapide) :
Il s'est fait avoir, notre brave ministre... A malin, malin et demi...
Les syndicats ont l'habitude d'user les ministres puisque si les ministres ont une durée de vie assez courte à la tête de leur ministère, les dirigeants syndicaux, eux, ont une longévité exceptionnelle. N'oublions pas qu'ils élus puis réélus avec des taux frisant les résultats de l'ex-URSS...
Ils ont bien combiné leur coup en attendant une saturation des réformes chez les enseignants pour organiser une bonne grève bien dure juste avant des élections professionnelles. Forcément, tous les syndicats ne pouvaient que s'y mettre...
Et il est tombé dans le panneau comme un novice...
Le lendemain, tu m'avais répondu :
Darcos affaibli, à voir...
Je crois vraiment qu'il faudra savoir dissocier la forme du fond.
Qu'il tempère ses provocations tant mieux (mais n'est-ce pas tactique), qu'il recule sur les suppressions postes ou les EPEP, c'est une autre histoire.
Du côté syndical, il faut attendre début 2009 pour avoir une idée de leur combativité, car aujourd'hui on est en pleine surenchère électorale.
Les positions de chacun risquent de changer après le 2.
- si le SNUipp prend de l'avance, le SE ne sera-t-il pas tenté de choisir une autre stratégie?
- qu'en sera-t-il si l'abstention se renforce, si dans des départements le quorum ne sera pas atteint...?
Je pense que c'est cela qu'attend Darcos. On est encore trop loin de la présidentielle pour que le gouvernement recule (surtout que Sarko n'est pas loin d'un remaniement...)
PS. rappelez-vous le mouvement sur les retraites.
Je n'en tire pas gloriole, tu sais, d'avoir vu juste. Et surtout, ne crois pas une seconde que je me moque de ton analyse. Simplement, prends-le pour un clin d'oeil amical.Plus sérieusement, je suis plutôt en accord avec le thème de l'article du jour. Oui, Darcos est affaibli. Oui les syndicats les plus vindicatifs ont gagné.Oui les syndicats modérés (pour ne pas dire les plus mous...) ont perdu.Oui je pense moi aussi que le ministre sera contraint de céder et de mettre un frein à ses réformes.Oui, je pense également que la création des EPEP sera repoussée et peut-être même pour un temps plus long qu'on ne l'imagine, voire annulée sous cette législature.Oui je pense que c'est le début d'un hiver glacial pour les directeurs comme l'a écrit quelqu'un l'autre jour.Mais, je n'ai pas de mérite particulier à "deviner" tout cela : c'est toujours comme ça que ça finit dans le domaine des réformes de l'Education nationale.Même stratagème pour tous les ministres. Même volonté de laisser leur nom dans une "grande réforme". Même punition pour chaun d'eux...