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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 10:07


Le 3 décembre, le budget de l’Education nationale était en discussion devant le Sénat. A cette occasion, les questions de sénateurs ont permis au ministre de préciser sa pensée sur divers sujets. Nous avons retenu quelques-uns d’entre eux qui intéressent particulièrement les enseignants.

 

 

RPI et EPEP

Petites écoles primaire en zone rurale

 

M. Gilbert Barbier (Sénateur du Jura RDSE).  - Pour conserver les petites structures menacées par la démographie, on a créé des regroupements pédagogiques intercommunaux, chaque école accueillant les élèves de plusieurs communes par niveau pédagogique.

 

L'émiettement des petites structures présente des inconvénients. Ainsi, les enfants doivent souvent prendre le car quatre fois par jour : le matin pour se rendre à l'école, le soir pour rentrer chez eux, à midi pour l'aller-retour à la cantine. S'ajoute le changement déstabilisant d'école à chaque nouvelle classe. En outre, les maîtres d'un même cycle sont privés d'échanges avec leurs collègues, alors que le partage d'informations est particulièrement utile aux jeunes enseignants. Enfin, la dispersion fait obstacle aux activités collectives, notamment sportives ou artistiques.

 

L'État semble vouloir aujourd'hui concentrer l'offre éducative dans des établissements publics d'enseignement primaire, qui devraient favoriser la gestion mutualisée des moyens dévolus aux écoles maternelles et élémentaires, mais les décrets d'application ne sont toujours pas publiés. Une proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale comporte des critères totalement irréalistes dans des secteurs très ruraux, où il faudrait au moins trois RPI pour créer un établissement public d'enseignement primaire d'une quinzaine de classes !

 

Farouchement à attachés aux liens entre communes et écoles publiques, les maires sont hostiles à cette orientation. Pourquoi abandonner les formes consensuelles de regroupement ?

 

Ériger l'école publique en établissement public autonome compliquerait les prises de décision et gênerait la maîtrise des dépenses par les maires.

 

D'autre part, quelles seront les conséquences de ce projet sur la carte scolaire ? Je souhaite que la création de ces établissements publics soit exclusivement fondée sur le volontariat.

Pouvez-vous nous préciser vos intentions ?

 

 

M. Xavier Darcos, ministre.  - En ce qui concerne les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) dans les zones rurales, par lesquels des petites communes peuvent s'associer pour regrouper leurs élèves par classes de niveaux, les inconvénients que vous mentionnez ne sont pas négligeables : il est vrai qu'il n'est pas très bon pour des enfants en bas âge de changer souvent d'environnement, de professeurs, et parfois d'amis. Mais il y aurait aussi beaucoup d'inconvénients à laisser ces enfants dans de petites classes isolées.

L'opportunité de créer un RPI doit être laissée à l'appréciation des élus. Vous avez évoqué la structure existant dans le nord du pays dolois ; je me souviens moi-même de sa mise en place au début des années 1990, lorsque j'étais inspecteur d'académie. Je crois que ce genre de regroupement est dans l'intérêt des collectivités, mais je n'ai pas de doctrine fixée sur la question.

 

Pour ce qui est des établissements publics du premier degré, il est vrai qu'une réforme est depuis longtemps dans nos cartons, et nous déposerons probablement un projet de loi visant à améliorer ce dispositif. Celui-ci est plutôt destiné au milieu urbain qu'au milieu rural : il est beaucoup plus pertinent de regrouper toutes les écoles d'une ville de 35 ou 40 000 habitants autour d'un établissement public, dirigé par un directeur unique, interlocuteur direct du maire, que de regrouper des écoles éparpillées dans les campagnes, où les structures intercommunales suffisent.

 

Nous n'imposerons évidemment pas cette solution. Mais je suis persuadé que l'augmentation du nombre d'établissements publics est une bonne idée, qu'elle permettra de mutualiser les moyens, de doter enfin les écoles primaires d'une structure comptable - vous savez qu'aujourd'hui, pour acheter un timbre, il faut s'adresser à la caisse des écoles... - et de mieux gérer le recours aux intervenants extérieurs. Le directeur sera un enseignant. Je pense qu'il s'agit d'un dispositif très utile, mais il n'est pas question de le généraliser : on créera des établissements publics là où on en aura besoin.

 

 

RASED

Avenir des Rased

 

Mme Françoise Cartron (Sénatrice de la Gironde PS).  - Je souhaite revenir sur un sujet qui nous a déjà beaucoup occupés : la suppression des Rased. Vous avez pu constater l'inquiétude et l'incompréhension des parents et des enseignants à l'annonce de cette mesure. Celle-ci ne semble avoir pour objectif que de compenser la diminution des effectifs.

 

Jusqu'ici les Rased donnaient pleine satisfaction : ils jouaient un rôle très important auprès des élèves en difficulté. Avant de les supprimer, on aurait au moins dû procéder à une évaluation du dispositif, et engager une concertation avec les personnes concernées !

 

Certes, vous avez instauré des heures de soutien personnalisé. Mais je suis désolée de le dire : ce n'est pas la même chose ! A l'origine, telles que vous nous les aviez présentées, les heures de soutien étaient censées répondre à des besoins ponctuels des élèves, des interrogations sur tel ou tel point du programme. Mais le dispositif est dévoyé : en Gironde par exemple, dans ma commune, les heures de soutien sont fixées entre midi et deux heures !

 

M. Xavier Darcos, ministre.  - Ce n'est pas souhaitable.

 

Mme Françoise Cartron.  - Je suis bien d'accord. Pendant la pause du déjeuner, à l'heure où les élèves ont besoin de se ressourcer, comment ce soutien scolaire pourrait-il porter ces fruits ?

Ma question touche donc à un sujet plus général que la suppression des Rased : quelle est la cohérence de votre politique en matière de la lutte contre l'échec scolaire ? Vous remplacez un dispositif qui fonctionne bien par un autre dont les modalités d'applications sont floues. (Marques d'impatience à droite)

 

Après la suppression des maîtres E et G, les 8 000 emplois de Rased restants sont-ils condamnés à disparaître ?

 

Mme Françoise Cartron.  - Que proposerez-vous à ces milliers d'enseignants spécialisés que vous utilisez pour combler les coupes sombres effectuées dans les effectifs de l'éducation nationale, et comment comptez-vous tirer parti de leur savoir-faire ? (Applaudissements à gauche)

 

M. Xavier Darcos, ministre.  - J'ai déjà répondu plusieurs fois, mais je veux bien recommencer : ter repetita placent ! Toute la politique conduite à l'école primaire vise à lutter contre l'échec scolaire, par une meilleure organisation des programmes, l'instauration d'heures de soutien, une campagne éducative dans les zones d'éducation prioritaire, des évaluations, l'amélioration du management des inspections. Nous sommes partis du constat que 15 % des élèves arrivent en sixième avec de grandes difficultés scolaires. Un fils d'ouvrier a sept fois plus de chances de ne pas savoir lire à l'âge de 10 ans qu'un fils de cadre ! C'est bien beau de dire que l'école républicaine fonctionnait parfaitement jusqu'à mon arrivée, mais est-ce cela, la République ? (Protestations à gauche, marques d'approbation à droite)

 

Avec 380 000 professeurs du premier degré et 12 000 membres des Rased, ce n'est pas parce que nous décidons d'affecter certains de ces derniers là où l'on a le plus besoin d'eux que les difficultés vont exploser et que nous abandonnons la lutte contre l'échec scolaire ! C'est une vue de l'esprit ! (Mêmes mouvements) Je comprends que cette réforme agace et gêne, mais j'en ai vu d'autres ! Je persiste à penser que l'échec scolaire doit être traité globalement, non par des personnels spécialisés, mais par l'ensemble des enseignants et des intervenants : c'est ma doctrine de fond. Je reconnais qu'elle n'est pas facile à vendre ! Mais je la défends de bonne foi. Je n'ai pas voulu cette réforme parce que je serais à 3 000 postes près !

 

Mme Christiane Demontès (Sénatrice du Rhône PS).  - Trop, c'est trop !

 

M. Yannick Bodin (Sénateur de la Seine-et-Marne PS).  - Le taux d'encadrement des élèves va chuter !

 

M. Xavier Darcos, ministre.  - Vous m'avez déjà dit la même chose l'année dernière, mais vous verrez : à la rentrée 2009, le taux d'encadrement sera le même. Nous réduirons les effectifs en ne renouvelant pas certains emplois, sans que cela affecte le face-à-face des enseignants et des élèves.

Je reconnais, madame Cartron, qu'il n'est pas bon que les heures de soutien aient lieu pendant la pause méridienne. Nous sommes encore dans une phase d'adaptation, mais après un an les choses iront mieux. Je fais confiance aux enseignants. Cette mesure peut d'ailleurs être appliquée différemment selon les lieux : je reviens de Normandie où les deux heures de soutien sont réparties entre le lundi et le jeudi en fin de journée, et tout se passe très bien.

 

Je le répète : la première mission de l'école primaire est de lutter contre l'échec scolaire.

 

 

Ecole maternelle

Xavier Darcos s'excuse

 

Xavier Darcos a présenté ses excuses lors du débat sur le budget de l'éducation nationale au Sénat. "L'école maternelle est une véritable école, qui accueille la totalité des enfants de 3 ans : c'est bien pourquoi nous l'avons dotée d'un vrai programme d'enseignement ! Quand j'ai dit, en réponse à une question sur la scolarisation des enfants dès 18 mois, qu'il ne fallait pas confondre le métier d'enseignant à la maternelle avec celui de puéricultrice, certains y ont vu une remise en cause des maîtres de maternelle ; mais telle n'était pas du tout mon intention, et si je les ai blessés, je m'en excuse auprès d'eux !"

 

Le 3 juillet 2008, il avait déclaré en commission au Sénat : "Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ?"

 

Le 3 décembre, à propos de la scolarisation à deux ans, en réponse au sénateur PS Jean-Luc Fichet, Xavier Darcos a annoncé son intention de geler la situation. "La scolarisation des tous petits pose deux types de questions. D'abord, est-elle utile à l'enfant et permet-elle d'améliorer les résultats scolaires ? Je n'ai pas d'avis définitif sur le sujet car les multiples controverses n'ont pas permis de trancher le débat. En revanche, l'école maternelle a ses programmes et ses ambitions et la scolarisation des tous petits risquerait de modifier la nature même de cette école. En second lieu, que faut-il faire pour les enfants de 18 mois à 3 ans ?..." Dans l'attente de solutions collectives pour l'accueil des plus petits, le statu quo prévaudra… Il se situe ainsi en retrait par rapport au rapport Papon demandant la suppression de la scolarisation à deux ans. Saura-t-il pour autant résister à la tentation d'utiliser les crédits de celle-ci pour d'autres taches ?

 


Les IEN s'interrogent

 

La suppression des Rased, les débats sur la maternelle…, tout cela crée des tensions qui interrogent les inspecteurs de l'éducation nationale (IEN). Venues des régions, plusieurs déclarations témoignent de l'ambiance morose chez ce corps chargé en première ligne de faire appliquer les décisions du ministre.

 

Ainsi des inspecteurs du Nord expliquent que "les crispations du terrain sont très fortes, les IEN sont parfois des cibles privilégiées et faciles… En ce qui concerne le service d’accueil en cas de grève, les IEN souhaitent rester dans l’application du Texte et ne pas être amenés à interroger les maires".

Dans le Val d'Oise, les inspecteurs estiment que "au-delà de la suppression des Rased, la compréhension globale de la politique éducative est actuellement problématique : mise en place des EPEP, suppression des IUFM et de la formation initiale, interrogations sur la formation continue, devenir de la scolarisation des enfants de deux ans, évolution du système de remplacements, perspectives pour l’éducation prioritaire, …  L’absence de lisibilité globale génère une légitime inquiétude chez les enseignants, inquiétude qui compromet la sérénité nécessaire à la qualité des apprentissages. En outre, la multiplication des indemnités et des primes alimente une logique de division des personnels incompatible avec le travail d’équipe dont l’école a impérieusement besoin pour assurer la cohérence des parcours scolaires".

 

Elections professionnelles

Selon les premières informations, la participation serait en hausse par rapport à 2005… Résultats vendredi 5 décembre.

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

Densi 09/12/2008 21:36

Pour continuer dans le bestiaire, le loup aime bien lui les brebies égarées. Ah! Pierrot, cet instinct de prédateur...

Pierrot 08/12/2008 10:02

Le statu quo n'est qu'apparent.En effet, le déphasage de l'école se paye, il n'y a qu'à voir tout ce qui nous est tombé sur le coin de la figure ces dernières rentrées:• PPMS• PPRE• Base-Élèves• programmes• redéploiement d'effectifs• SMA• stage RAN• soutien ... J'en oublie certainement.Je crois réellement que les objectifs du MEN sont pratiquement atteints et qu'il peut lever le pied au sujet du  primaire.Dommage, car la seule façon d'arrêter le massacre c'est bien de donner un statut à l'école.À l'évidence on a peur de cet autonomie, on lui préfère le téléguidage rassurant, la déresponsabilisation du terrain.Un mouton ne veut pas de l'émancipation,  pourvu qu'on lui donne du foin..Les moutons peuvent bien me traiter de "grand manitou", ça ne me vexe pas, c'est tellement faux. Mais, il faut le reconnaître, pratique et confortable pour le ruminant.

henri 08/12/2008 07:27

Curieux en effet ce commentaire !Ainsi on reprocherait aux directeurs de ne pas associer les "enseignants de base" (entendre les adjoints ?) à la réflexion sur la nécessité d'un statut.Par quel canal le feraient-ils d'une part ? Hormis, le GDID et deux syndicats malheureusement minoritaires et cadenassés, on voit mal les galeux avoir une audience ou se voir prêter des tribunes dans les canaux "officiels" !Par aillleurs, "on" a toujours seriné que les "adjoints" ne voulaient surtout pas d'un statut pour les directeurs d'école, s'appuyant sur quel sondage, quelle étude ? Je l'ignore, si "on" veut bien m'en communiquer les résultats, merci...Quant à l'argument sur les directeurs se voyant devenus "grands manitous", passons !Plus intéressant pourrait être la notion de "structures déphasées" : je suppose que sont ainsi visées les futures EPEP, mouture ministérielle. On devrait s'interroger sur l'école actuelle, telle qu'elle existe dans son fonctionnement, son "efficacité" : n'est-elle pas déjà complètement déphasée avec une réalité qui l'a précédée depuis longtemps ? L'argument vaut d'être entendu, Densi : il anticipe sur le blocage qui va perdurer encore, en l'absence de réformes négociées et non du refus pur et dur, refus idéologique dont nous sommes tous prisonniers ; et les résultats des élections ne peuvent que le faire craindre.En l'absence de statut, ce sera encore le statu quo...

henri 08/12/2008 07:13

Curieux en effet ce commentaire, Densi !Ainsi on reprocherait aux directeurs de n'avoir pas associé les "enseign

LUCIEN 07/12/2008 19:18

@Densipourrais-tu préciser ta pensée ?"Par ailleurs si les enseignants'de base' avaient été associés à la réflexion de la nécessité d'un statut pour gérer les écoles plutôt que de cantonner le débat au microcosme des dirlos dont un certain nombre s'est rapidement vu devenir 'grand manitou' de stuctures déphasées avec la réalité de terrain, on n'en serait pas là..."Qui ne fait pas l'effort d'associer les enseignants de base à la réflexion de la nécessité d'un statut ?Les résultats des élections vont être pris en compte par la nouvelle règle de représentativité des syndicats et notamment le côté financier !Nous verrons quels syndicats continueront dans une posture de contestation et de blocage , quels syndicats accepteront de négocier au mieux des intérêts de la profession, mais surtout quelle sera la réaction de l'opinion , les usagers , les parents , loin d'être contre les SRAN ou l' Aide Personnalisée !Un rappel pour nos chers collègues , nous sommes en démocratie et malgré l'agitation ambiante , je me permets de respecter un vote qui a permis le gouvernement en place !En effet , certains commentaires sont plus politiques que véritablement en adéquation avec les besoins des collègues.

Densi 07/12/2008 14:05

Moira377: "Tous (ou presque) veulent un statut mais ....Des EPEP ? L'horreur, crient-ils sans même savoir ... "Ainsi la majorité des dirlos seraient des couards(n'assument pas...) et êtres stupides(sans savoir...). Ben non, ils voudraient un encadrement de leurs missions(pourquoi pas un statut mais effectivement  non hiérarchique, question de culture  ) mais ont plus que des doutes sur ce qui est proposé  par le biais des EPEP. Et, lorsque l'on lit les déclarations de XD, non seulement on peut comprendre les réticences mais je les trouve salutaire. Par ailleurs si les enseignants'de base' avaient été associés à la réflexion de la nécessité d'un statut pour gérer les écoles plutôt que de cantonner le débat au microcosme des dirlos dont un certain nombre s'est rapidement vu devenir 'grand manitou' de stuctures déphasées avec la réalité de terrain, on n'en serait pas là...

Moira377 07/12/2008 08:57

...on a peut-être les syndicats qu'on mérite... Evidemment, Anne-Marie. Il est où le courage chez les directeurs ? Tous (ou presque) veulent un statut mais ...pas hiérachique, se croient-ils "obligés" de préciser ! Des fois qu'il y aurait un adjoint qui les écouterait...Des EPEP ? L'horreur, crient-ils sans même savoir ce que ça recouvre... Mais ça fait bien de dire qu'on est contre le fait de devenir chef d'établissement... Des fois qu'il y aurait une oreille qui traîne...Tout cela est d'une inconsistance à pleurer. Faut les entendre tous ces collègues qui se plaignent de la mauvaise volonté de leurs adjoints à assurer leur service de récré, ici, à ne pas s'intéresser à la la vie de l'école, à ses projets, là...Et chacun sait qu'il faudrait une autorité pour faire tourner l'école, tout simplement. On le souhaite mais faut surtout pas avoir l'air de le penser...Tant que les directeurs n'auront pas clairement pris position pour un statut hiérarchique de chef d'établissement, on n'avancera pas.Sauf que, avec les EPEP, le directeur aura un statut hiérarchique et deviendra, qu'il le veuille ou non, un vrai chef d'établissement. Ce qui sera alors dommage, c'est que la majorité des collègues resteront sur le carreau avec leurs problèmes et leurs adjoinst.On n'a que ce qu'on mérite...

mat pu j.prevert 06/12/2008 15:21

Les résultats des élections ne sont pas très encourageants pour les directeurs.Je crois qu'on est parti pour quelques "années de glaciation" pour reprendre les termes de Henri. Le statu quo a gagné.Je me demande si les directeurs se sont vraiment mobilisés quand je vois que les syndicats favorables au statut sont tous en recul.Je me dis qu'on a peut-être les syndicats qu'on mérite... (excusez mon amertume).Anne-Marie

VALMORI Patrick 05/12/2008 17:20

"fenêtre sur cours n'est pas à proprement parler une revue d'informations......ils ne sont tenus à la rigueur qu'avec un élastique très souple..."Tu tiens une forme Pierrot ! Quelle pêche ! Moi je lisais ça comme on boit du petit lait... (!!!) J'ai bien fait de ne pas voter pour eux, hier... Finalement, on ne peut pas en faire grand chose de cet "outil papier". Je ne peux même pas le ramener chez moi pour que ma femme l'utilise pour les épluchures... Trop petit ! Il ne reste plus que la corbeille... Dire qu'on abat des arbres pour en arriver là...   

Pierrot 05/12/2008 15:23

fenêtre sur cours n'est pas à proprement parler une revue d'informations... Et c'est tout à fait normal, c'est l'outil papier du SNUipp.Partant de là, ils ne sont tenus à la rigueur qu'avec un élastique très souple.Rappelez-vous (la mémoire c'est important) le GDiD avait publié une réponse du cabinet de Darcos qui insistait sur le fait que le dirlo est responsable, et même joignable, lors des stages RAN.Sur ce, le SNUipp claironnait:Devant ces affirmations fantaisistes, fondées sur aucun texte réglementaire, nous avons saisi le Ministère de l’Education nationale pour réclamer un démenti, pour rappeler qu’un directeur qui ne participe pas au dispositif de stages de remise à niveau, n’est pas responsable de la sécurité des élèves pendant les vacances. Nous publierons la réponse du Ministre dès réception ... fenêtres rajoutait:Le SNUipp est intervenu auprès du ministre qui est revenu sur ces propos. Et alors, et alors, et alors???????Zorro n'est toujours pas arrivé, mais les fantaisistes ce sont nous...PS: la réponse du directeur de cabinet s'appuyait sur l'article 10-3 du décret n° 90-788 du 6 septembre 1990 relatif à l'organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires (introduit par le décret modificatif n° 2008-463 du 15 mai 2008) puis sur les dispositions du 5ème alinéa de l'article 2 du décret n° 89-122 relatif aux directeurs d'écoles qui prévoit qu' "Après avis du conseil des maîtres, (le directeur d'école) arrête le service des instituteurs et professeurs des écoles, fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation" et, d'autre par, du 3ème alinéa de l'article D 411-7 du code de l'éducation aux termes duquel "le conseil des maîtres donne son avis sur l'organisation du service qui est ensuite arrêtée par le directeur de l'école". et enfinIl appartient donc au directeur d'école de s'assurer de la bonne organisation générale du service, en application du 1er alinéa de l'article 2 du décret du 24 février 1989. 

Karine (59) 05/12/2008 12:52

Ce midi, je reçois "Fenêtres sur cours 59". Supplément n° 2 au N° 100.Voilà ce qu'on peut y lire :"A partir de l'an prochain, dans votre école ou celle d'à côtéIl ne sera plus directeur(il sera secrétaire de direction de l'Epep dirigé par un maire)"
N'est-ce pas de la désinformation qui ne sert qu'à faire peur pour rallier les "moutons noirs" sous le panache blanc du snuipp ?Ce genre de prose m'indispose fortement. J'en ai vraiment assez de ces discours qui ne font rien avancer.

Pierrot 05/12/2008 10:57

Non, je suis plutôt sérieux, et oui, j'essaie de suivre l'actualité...Et il me semble que Coppé n'est pas très bon dans le rôle du godillot (je fais court) et il me semble que la réforme de la constitution donne au parlement plus d'autonomie (j'aime ce mot) notamment dans l'ordre du jour de l'Assemblée.Les députés sont souvent des maires et ils ne rentrent pas facilement dans les rangs (voir l'Assemblée générales de  l'AMF).Quand à mon humilité elle reste sans faille. Je ne m'inscris pas dans l'idéologie, mais dans le respect des valeurs... ce qui fait une grande différence entre nous et me permets de garder la tête froide.Que nous soyons en capacité de faire bouger les lignes, c'est une certitude, tu n'as qu'à comparer l'EPEP Darcos de 2006 (celui qu'il remets sur le tapis) et la proposition de loi déposée par Reiss et les autres.entre: 2 visites au MEN et une audition à l'Assemblée.Il n'y a qu'à lire (mais c'est long) l'avis du rapporteur pour la commission des affaires culturelles familiales et sociales sur la loi de finance 2009... (Moindrot y a été aussi auditionné)La délégation GDiD a aussi rencontré mercredi le SE-UNSA et le SNPDEN (à propos de leurs visées sur les EPEP)....Ce n'est pas parce que le SNUipp nous boude qu'il faille croire que nous n'existons pas. 

henri 05/12/2008 10:45

"On le savait mais ça va encore mieux en le disant..."L'honneur est sauf ! Combien encore d'années de glaciation ?

Dedel 05/12/2008 10:25

@ Pierrot"Nous (une délégation du GDiD) avons rencontré les initiateurs de la proposition de loi hier pour la "travailler"."Un peu d'humilité, s'il te plaît Pierrot...Attends, Pierrot... tu parles sérieusement ? Tu rigoles ? Tu penses vraiment pouvoir influer sur une proposition de loi ? Moi, je rêve... Et toi, tu vas au-devant de grandes désillusions... Je pense que tu suis suffisamment l'actualité pour savoir que les députés "godillots" se voient imposer jour après jour le programme de l'Assemblée. Parfois, ils semblent se rebeller... Poudre aux yeux, "on" les fait vite rentrer dans le rang.D'ailleurs, concernant cette "fausse" proposition de loi (relis mon commentaire n° 2), c'est le ministère qui la fera et les députés et sénateurs auront "le droit" de l'avaliser...Et tu sais bien aussi que la loi c'est une chose mais que ce qui compte, ce sont les décrets d'application. Et là, pour le coup, qui les fait ?

Dedel 05/12/2008 09:10

Concernant les élections, confirmation de votre annonce : participation en hausse.Communiqué du SNUipp
La participation des enseignants des écoles aux élections professionnelles est en progression de 1,5% par rapport au scrutin de 2005 et devrait atteindre 62,62% des inscrits (au lieu de 61,03% en 2005).
Cette progression de la participation montre l’attachement des enseignants des écoles à leurs organisations syndicales et indique que les déclarations ministérielles « brocardant » les responsables syndicaux sont sans objet.
C’est un message supplémentaire, après la grève du 20 novembre, d’exigence de respect des personnels et d’ouverture de véritables négociations.
Le ministère lui-même reconnaît que la participation est bonne et qu'elle traduit une "forte représentativité des organisations syndicales"Communiqué du ministère
Le ministère reconnaît que "cette bonne participation témoigne de la forte représentativité des organisations syndicales".On le savait mais ça va encore mieux en le disant...

Dedel 05/12/2008 09:03

Concernant les élections, confirmation de votre annonce : participation en hausse.Communiqué du SNUipp
La participation des enseignants des écoles aux élections professionnelles est en progression de 1,5% par rapport au scrutin de 2005 et devrait atteindre 62,62% des inscrits (au lieu de 61,03% en 2005).
Cette progression de la participation montre l’attachement des enseignants des écoles à leurs organisations syndicales et indique que les déclarations ministérielles « brocardant » les responsables syndicaux sont sans objet.
C’est un message supplémentaire, après la grève du 20 novembre, d’exigence de respect des personnels et d’ouverture de véritables négociations.
Le ministère lui-même reconnaît que la participation est bonne et qu'elle traduit une "forte représentativité des organisations syndicales"Communiqué du ministère
Le ministère reconnaît que "cette bonne participation témoigne de la forte représentativité des organisations syndicales".On le savait mais ça va encore mieux en le disant...

Pierrot 05/12/2008 08:53

Dédel tu amalgames.Nous (une délégation du GDiD) avons rencontré les initiateurs de la proposition de loi hier pour la "travailler".Reiss est loin, très loin, de ce qu'avance Darcos. (structure plus petites, unité géographique, présidence du directeur au CA, amélioration de la carrière et de la formation pour tous les directeurs...)D'ailleurs, il semble que Darcos freine cette proposition de loi et qu'elle ne sera pas présentée début 2009...Où elle est notre autonomie, ben, je te retourne la question Densi.>nous avons été les premiers (tu peux vérifier) à nous opposer aux EPEP de Darcos en 2006. Nous serons encore les premiers à dénoncer des usines à gaz (les autres attendent des places... si, si, tu verras!).En attendant, si on s'appuie sur nos expériences, le blocage risque de remiser une initiative intéressante et imposer une loi purement économico politicienne.Vive le résistance!

PouK 05/12/2008 08:43

Pierrot a écrit"pour les dirlos, ce n'est pas l'hiver qui va être dur, mais  plutôt la traversée d'un désert qui s'annonce longue... "T'as bien raison. On entre dans un hiver d'au moins 3 ans si le SNUipp sort renforcé de ces élections professionnelles. Aux prud'homales, les centrales toujours promptes à signer des accords y ont laissé des plumes (CFDT). Si on retrouve le même phénomène chez nous, surtout après la grève réussie du 20/11, alors les directeurs ont tout lieu de se préparer à un ravageur statu quo...

Densi 04/12/2008 20:22

ZPEP=1 directeur UNIQUE. Au moins cette fois  c'est clair, hein, Pierrot, Stephan and Co. Elle est où votre autonomie de proximité?

Dedel 04/12/2008 12:48

Il y a de cela quelque temps, on avait émis l'hypothèse que la proposition de loi des 3 députés UMP sur la création d'EPEP était télécommandée par le ministère...Raiileries de quelques collègues.Aujourd'hui, on en a confirmation et je le relève dans les propos tenus par Darkozy himself et repris dans l'article ci-dessus :"...il est vrai qu'une réforme est depuis longtemps dans nos cartons, et nous déposerons probablement un projet de loi visant à améliorer ce dispositif"Il y a ce "nous" mais beaucoup plus : "projet de loi". Il faut savoir qu'un "projet de loi" est déposé par le gouvernement et qu'un texte déposé par des parlementaires est une "proposition de loi". CQFD...

Dozier 04/12/2008 10:41

Sur le RPI, ça m'intéresse. Comme je l'ai écrit l'autre jour, mon avis a compté pour du beurre dans sa mise en place.Donc, si je comprends bien, c'est surtout dans les villes que les EPEP vont se créer. C'est ce que dit Darcos : ça les intéresse plus de regrouper des grosses écoles avec directeur unique.2 conséquences :1- ça va supprimer des postes de direction en ville2- les directeurs des petites écoles (non regroupées en EPEP) vont continuer à galérer sans statut, sans moyens supplémentaires, sans reconnaissance...On aura 2 types de directeurs : - le super directeur avec décharge complète, statut et tout ce qui va avec...- le chargé de direction corvéable à merciOn aura tout gagné puisqu'on ne pourra plus se mobiliser si la profession est divisée. Déjà qu'on n'a pas les syndicats avec nous...