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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 09:21

 

 

RASED

Mercredi 3 décembre, la pétition qui recueille plus de 200 000 signatures sera remise au ministère. Les organisations signataires appellent les enseignants franciliens à se réunir devant le Sénat à 9heures à l'occasion du vote du budget. Le Snuipp organisera des rassemblements dans les départements.

 

A Paris c'est un mouvement collectif de désobéissance qui apparaît. Les sections parisiennes du Snuipp, de Sud, de la Cgt et de CNT appellent les enseignants à généraliser la suspension de l'aide personnalisée en solidarité avec les Rased (des dispositifs d'aide spécialisée supprimés partiellement à la rentrée 2009).

 

Le SMA  en examen…

"Je m’étonne donc que le Président de la République cède à cette facilité consistant à stigmatiser Paris faute de reconnaître la dimension improvisée et potentiellement dangereuse de ce texte de loi". Bertrand Delanoë répond aux propos de N Sarkozy sur le service minimum d'accueil (SMA). Il rappelle que "le congrès des Maires de France réuni depuis deux jours, a fait apparaître de manière évidente les difficultés rencontrées par toutes les communes françaises, quelles que soient leur taille et leur tendance politique, pour mettre en œuvre le SMA". Xavier Darcos a d'ailleurs annoncé qu'il recevra mardi 2 Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France.

 

Les syndicats reçus par Darcos

"Le climat est en train de changer" dit-on rue de Grenelle. "A partir de la semaine prochaine, nous recommençons les discussions syndicales sur tous les sujets, il n'y a pas de sujet tabou" a déclaré Xavier Darcos lors du Salon de l'éducation. Après le succès de la manifestation du 20 novembre, les syndicats du primaire lui avaient envoyé un "préavis" de 5 jours.

 

Les associations complémentaires reçues par Darcos

Lors de l’inauguration du Salon Européen de l'Education ce vendredi matin 28 novembre 2008, le Ministre de l'Education nationale, Monsieur Xavier Darcos, a rencontré les responsables nationaux des Associations éducatives complémentaires de l'Enseignement public. Il s'est engagé à les faire recevoir dans les meilleurs délais « afin de répondre à leurs attentes, renouer le dialogue, et trouver ainsi des solutions garantissant le développement des activités des associations éducatives, indispensables à des millions d'enfants et de jeunes ».

Les associations éducatives prennent acte de cette affirmation du Ministre.

Le 6 octobre les associations complémentaires, comme les Cemea, la Foeven, les Francas, la JPA, la Ligue de l'enseignement, l'OCCE, avaient reçu un courrier annonçant une coupe d'un quart de leur subvention et la suppression du financement de nombreux postes : 350 dès l'an prochain.

 

Les élections professionnelles

A quoi servent les syndicats enseignants ? La réponse pourrait être donnée le 2 décembre à l'occasion des élections des représentants des enseignants dans les commissions administratives paritaires.

Deux points seront particulièrement à observer.

 

Le premier c'est le taux de participation. Sa baisse régulière ces dernières années va-t-elle stopper ou s'accélérer ? En 1999, 77% des enseignants du premier degré avaient voté. Ils n'étaient plus que 61% en 2005. Cette évolution n'est sans doute pas pour rien dans les décisions gouvernementales. On a vu récemment le ministère fuir le dialogue syndical. L'élection a lieu au moment où le ministre promet de le reprendre. Nul doute donc qu'il n'ait les yeux braqués sur ces résultats. Un faible taux de participation l'encouragerait à les ignorer.

 

Le second relève du rapport de force. En 2005 on avait assisté à une érosion sensible du Sgen Cfdt (-2%) au bénéfice du Se-Unsa dans le secondaire, du Snuipp au primaire. Il est vrai que les syndicats ont mené des mouvements unitaires ces derniers mois. Mais des pommes de discorde demeurent.

En pleine mutation accélérée du système éducatif, cette élection arrive aussi au moment où le système de cogestion de l'Ecole est mis à mal. C'est dire son importance.

 

Fonctionnement

Le fonctionnement des commissions administratives paritaires est basé sur deux principes :

ü  Le paritarisme : Les C.A.P. comprennent un nombre égal de représentants de l'administration et des organisations syndicales de fonctionnaires. La durée de leur mandat est de trois ans.

ü  Le rôle consultatif sur certains textes et décisions. Les avis ou les propositions émis par les C.A.P. ne lient pas l'administration qui conserve son pouvoir de décision.

Elles sont, comme toute instance paritaire, un espace privilégié au sein duquel se développe le dialogue social qui est une des garanties fondamentales énoncée par le statut général des fonctionnaires.

 

Attributions

Ces commissions interviennent aux différentes étapes de la vie professionnelle. Elles se prononcent sur les décisions qui interviennent dans le déroulement de votre carrière professionnelle : recrutement (titularisations ou refus de titularisation, nominations au choix, intégrations), affectation, notation, mutation, détachement (sauf détachements de droit), disponibilité (sauf disponibilité de droit), mobilité, formation, licenciement (pour insuffisance professionnelle, suite à un refus de réintégration après disponibilité), ainsi qu'en matière disciplinaire (sauf avertissement et blâme). On distingue les décisions d'ordre individuel et les décisions d'ordre collectif.

Les commissions administratives paritaires académiques traitent des sujets relevant de la compétence du recteur, alors que les C.A.P. nationales

 

Ces élections revêtent une importance capitale pour les organisations syndicales car elles sont le reflet de leur représentativité. En effet, cette dernière ne peut plus être mesurée par le nombre d’adhérents tant celui-ci a fondu depuis 20 ans.

Il s’agit donc pour les enseignants de se prononcer sur les programmes des différents syndicats appelés à nous représenter lors des négociations sur la défense des retraites, des salaires, des conditions de travail…

 

Pour les directeurs d’école, un critère supplémentaire guidera leur vote : quel syndicat pour les représenter ? Le choix est restreint. Il sera déterminant pour l'avenir de leur combat... 

En effet, peu nombreux sont les syndicats soucieux de soutenir l’idée d’un statut pourtant plébiscité par 93 % de la profession lors de la consultation IFOP / GDID en septembre 2006.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierrot 05/12/2008 08:06

@ directeurs en luttes.Sur les élections pros. d'accord avec vous, c'était ma crainte de voir éluder un vrai débat pour se focaliser sur la personnalité controversée de Darcos. D'ailleurs la progression du nombre des votants le confirme.C'est vrai, Darcos est le perdant de cet automne, on peut même se demander s'il passera l'hiver...Par contre, sur le fond peu de pas en arrière.Et pour les dirlos, ce n'est pas l'hiver qui va être dur, mais  plutôt la traversée d'un désert qui s'annonce longue...

Un ch'ti 04/12/2008 10:22

2 témoignages de collègues sur la messagerie des écoles :Les élections se sont bien déroulées.Nous avons répartis les 50 élèves des deux classes du directeur et de son secrétaire dans les autres classes restantes, à défaut de remplaçants présents ce mardi 2 décembre , soit 7 élèves supplémentaires par classe.Je souhaite vivement que n'ayons pas à voter à nouveau en février !!! (Marc)Petite manifestation d'humeur aussi concernant les élections... Je trouve cela vraiment regrettable qu'en 2008, les écoles de 8 classes et plus servent de bureau de vote ( alors que nos avons pour la plupart charge de classe). Affichage, bureau de vote avec isoloir et tout le toutim, quorum par internet,  procès verbal par fax, et la joie de faire la queue à la Poste pour couronner le tout...A quand le vote par correspondance pour tous, ou par internet comme cela existe déjà ailleurs?Evidemment, aucun syndicat n'a évoqué ce surcroît de travail ( bien au contraire, des représentants de tout bord viennent s'assurer de la bonne tenue des élections...).Je vous laisse, je dois aller enlever les affiches syndicales et faire un peu le ménage ( post électoral) dans la salle des profs...Bonne journéeUn Directeur en attente d'un statutL.Hoefman

Zan 03/12/2008 20:51

Pareil que Moira. Je suis étonné de ne pas avoir vu certains noms sur cette pétition. Des gens qui se disent preux défenseurs du statut de directeur d'école.Il faut être en accord avec les idées qu'on prône ou sinon, le but réel de ces gens-là est-il vraiment celui annoncé ?Je commence à me poser la question.Bien sûr qu'il faut signer cette pétition !!

Moira377 03/12/2008 10:50

Personne n'en parle, pourtant 2475 collègues ont déjà signé la pétition "sauvons les directeurs" mise en ligne par le SNE-CSEN sur http://www.sne67.net/Petitions/index.php?petition=22475 signataires à ce jour, c'est très bien mais ça laisse encore une fameuse marge puisque normalement, s'ils sont cohérents avec eux-mêmes, on devrait y retrouver les 10 094 directrices et directeurs qui ont réclamé un statut dans le sondage de l'ifop.Ceux qui n'ont pas signé auraient-ils changé d'avis ? Ou est-ce le fait que ça vienne du SNE-CSEN qui les gêne ?Je pense qu'il y a un moment où il faut savoir ce que l'on veut ou alors on n'est plus crédible.Texte à signer :Le Syndicat National des Ecoles revendique une reconnaissance statutaire et financière des directrices et directeurs d'école, éternels oubliés de toutes les revendications syndicales sauf celles du SNE.
3800 directions vacantes, alourdissement constant des missions et des tâches, manque de reconnaissance du métier, recours massif aux "faisant fonction" et retraits d'emplois de plus en plus fréquents ..., il faut crier haut et fort nos revendications légitimes.
Signez la pétition du SNE pour demander au Ministre avant tout un statut mais aussi une reconnaissance financière immédiate, eu égard à l'alourdissement des missions depuis la rentrée de septembre 2008.

ewen 02/12/2008 19:31

Bien sûr, il nous faut des syndicats solides et capables de résister aux âneries d'un ministre, de son prédécesseur et sans doute du suivant mais il faudrait que ces syndicats soient suffisamment ouverts et capables de dialoguer; comment se fait -il par exemple que le SNUIPP ignore les courriers du GDID ?Comment l'UNSA  a pu conclure avec De Robien ? Les problèmes de la direction ne sont pas que financiers et à court terme : ses courriers actuels aux directeurs me choquent énormément.Je partage profondément le constat de Pierrot : " il faut donner plus d'autonomie aux écoles, car c'est bien de ce manque d'existence qu'elle souffre terriblement et qui la rend si perméable aux attaques."Et j'ajoute : des directeurs formés et reconnus ne peuvent qu'y contribuer.

Pierrot 02/12/2008 11:08

Dédel, ne t'en fais pas, à mon avis, humble, le rapport de force entre les syndicats, après ces élections, ne changera pas.
À surveiller, sans doute, le taux d'abstention...
Par contre, les véritables manoeuvres et enjeux, elles auront lieux après, autour des nouveaux critères de "représentativité", assez loin de l'agitation actuelle, ça se fera dans les couloirs feutrés des ministères.
Ce qui me gêne, ce à quoi je n'arrive pas à adhérer, c'est la personnalisation du conflit, nonobstant la personnalité de Darcos qui peut s'y prêter.
Mais est-ce une raison pour ne pas parler du fond et de l'impérieuse nécessité de réformer notre école, de lui donner plus d'autonomie afin de la rendre plus réactive et lui permettre d'assumer son rôle essentiel dans le tissus social; celui d'un service public de PROXIMITÉ.
Ces élections professionnelles ne sont pas une élection politique, on ne se prononce pas sur le maintien ou la démission de Darcos.
Nous n'avons pas le choix entre un NON catégorique à tout ou un OUI complice à n'importe quoi.
Il y a une réalité de terrain, un vécu quotidien et des espérances.
Ces espérances doivent être traduites par des revendications et des réformes... 
Rien de tout cela, que des monologues de sourds, des batailles pour l'opinion... Des espoirs déçus, un statu quo dévastateur et une école fragilisée.
Pas à cause des EPEP, pas à cause de la "disparition" des RASED, mais par son immobilisme à côté d'une société qui avance (trop)vite (alors que pendant longtemps l'école la devançait...)
Oui, je crois que le niveau d'abstention sera un indicateur à prendre en compte.

PS: je ne prône pas l'abstention, je la crains.

Les directeurs en lutte 02/12/2008 13:54



Ces élections professionnelles ne sont pas une élection politique, on ne se prononce pas sur le maintien ou la démission de Darcos. (Pierrot)


Exact, Pierrot, les élections professionnelles n'ont pas vocation à être un referendum pour ou contre le ministre. Néanmoins, cette année, beaucoup de collègues ressentent (à tort ou à
raison) chez Xavier Darcos une forme de mépris qu'ils ne supportent plus.


Le 26 novembre dernier, nous avons publié un article intitulé "Ministre affaibli, syndicats renforcés..." dans lequel nous évoquions l'impact possible de l'image du ministre sur le vote des enseignants.


Aujourd'hui, notre analyse prend tout son sens lorsque nous lisons ceci :




X. Darcos est-il en train de perdre la main ?
Alors que ses indéniables capacités de communication semblaient avoir un temps mis ses opposants en difficultés, tant les personnels semblaient abasourdis sous le flot des "réformes", les
derniers jours laissent penser que rien n'est jamais acquis en politique.



D'abord, la mobilisation : plus de 200 000 signatures pour les RASED, une grosse manif parisienne un dimanche mi-octobre, puis un succès indéniable de la grève du 20 novembre, avec des
défilés denses et décidés. Tellement que le ministère se sent obligé d'annoncer un taux de grévistes qui fait rigoler jusqu'aux renseignements généraux.



Ensuite, les élus. Surtout UMP. La fin de semaine a été chargée porte de Versailles avec la fronde des élus contre le service minimum d'accueil. Et le recul que l'on sait sur les petites
communes qui pourront déroger à la règle, même si les villes (plus souvent à gauche) devront "appliquer la loi"...



Et cette semaine, dernier développement avec les associations et mouvements pédagogiques. Menacées dans leur devenir même par la brutale baisse des subventions 2008 de 25% et la suppression
annoncée de leurs postes au nom des économies, elles ont fait appel au Président Sarkozy, celui qui vantait il y a quelques mois leur utilité pour accompagner les élèves après la
classe.



L’Elysée est peut être en train de se dire que la dose est dépassée. Si on en juge par tous les "signaux faibles" qui bruissaient cette fin de semaine dans les couloirs du Salon de l'Education,
quelques amis de la même majorité que M. Darcos se verraient peut-être bien à sa place. A suivre, dans les prochaines semaines...



Dedel 02/12/2008 09:44

Je vous joins un extrait du communiqué du SNUipp au sujet des RASED. Edifiant ! Voici une nouvelle annonce sans concertation. Chaque jour apporte son lot de nouveautés... Est-ce une façon de gouverner ?
Patrick Vamori, tu crois qu'il est simple de négocier dans de telles conditions ? Tu crois que les syndicats sont responsables de ce galimatias ?
Dans un courrier adressé à un député de Charentes, Xavier Darcos tente de justifier la mesure de suppression des 3000 postes d’enseignants spécialisés des RASED.
En particulier, il annonce sans aucune concertation un « plan national de formation des enseignants au traitement de la difficulté scolaire ». 40 000 enseignants des écoles actuellement non spécialisés seraient ainsi concernés en 5 ans et pourraient devenir, selon le ministre, des maîtres-ressources dans ce domaine. Difficile d’y croire, cependant, quand la formation continue des enseignants est véritablement sinistrée, les stages étant souvent les premières victimes du manque de moyens dans les académies, et que, de surcroît, l’avenir des formations spécialisées est plus qu’incertain dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants.
Le même courrier précise, autre nouveauté, que les maîtres spécialisés encore structurés en RASED (c’est-à-dire ceux qui auront échappé au premier plan de suppressions) verraient leur action « réinvestie spécifiquement pour intervenir sur les difficultés comportementales et psychologiques des élèves ». Ainsi donc, la prévention, la remédiation… ne feraient plus partie des missions de ces nouveaux « RASED ». Mais quelle serait alors la formation de ces personnels ? Et que deviendraient les dispositifs actuels (CLIS, ITEP) dont la mission est précisément de prendre en charge les troubles du comportement et les difficultés psychologiques de certains élèves ?
Le SNUipp appelle à multiplier les rencontres et les actions avec les parents, à participer au rassemblement le 3 décembre lors de la remise des 200 000 signatures, et à la journée du 10 décembre.
Le SNUipp demande que s’ouvrent de véritables négociations et que cessent les annonces de mesures incohérentes et unilatérales. Il rappelle qu’il portera, lors des discussions à venir, l’exigence du maintien et du développement des postes de RASED.
Je reprends ta dernière phrase : "vote bien Pierrot" mais je l'adresse à tous les collègues  et je leur demande de bien réfléchir au geste qu'ils vont faire aujourd'hui. Qu'ils sachent bien que toute voix donnée à un syndicat fantôme, c'est une voix donnée à Darcos.

VALMORI Patrick 02/12/2008 09:18

@ Pierrot
"...j'attribue cet affaiblissement à un manque de présence syndicale. Trop de centrales, empêtrées dans des habitudes cogestionnaires et les batailles intestines..."
Je pense qu'il est là, le noeud du problème de l'éducation nationale. Tu as raison de le souligner. Trop d'émiettement dans les syndicats. Du coup ils sont faibles de par l'éparpillement de leur zone d'influence. Et un syndicat faible, c'est comme un petit roquet qui doit sans cesse montrer les dents pour dissimuler ses craintes et sa faiblesse.
Le problème est, gélas, général en France. Regarde en Allemagne : les syndicats sont moins nombreux mais tellement plus puissants qu'ils ont une attitude beaucoup plus responsable. Les nôtres sont toujours sur la défensive et de fait sont pour le statu quo dans bien des domaines.
Mais quand j'ai dit cela, je n'ai pas fait avancer le schmilblick car je ne vois pas d'issue à ces problèmes...
Vote bien, Pierrot...

Pierrot 02/12/2008 08:24

Non, pas pareil que Dezler, Densi, pas pareil du tout.
Dezler doute, pas toi.
J'ai moi aussi des craintes vis à vis des EPEP.
> quelles tailles, quels dirlos, quel CA?
Mais je suis persuadé que si (SI) "sauver l'école" n'est pas qu'une posture d'aficionados en manque de résistance pépère, il faut donner plus d'autonomie aux écoles, car c'est bien de ce manque d'existence qu'elle souffre terriblement et qui la rend si perméable aux attaques.
On me reproche de regarder dans le rétroviseur, mais tant que l'on acceptera pas le constat, que l'on s'en tiendra à une école fantasmée, on restera sur des blocages et les réformes ne seront guidées que par la stratégie politicienne (là les économies budgétaires et la nécessité d'aller très vite).
Cette façon de ce concentrer sur la forme et d'éviter le fond n'est rendue possible que par un affaiblissement considérable de notre institution.
La première divergence, c'est que j'attribue cet affaiblissement à une importance exagérée (traduit par des choix budgétaires) donnée aux structures extérieures (IEN, IA, MDPH...), en éloignant les décisions du lieu où elles s'appliquent et, dans le même temps en nous inondant, pour exister, de paperasses inutiles faites de mails et tableaux XL...
La seconde divergence, c'est que j'attribue cet affaiblissement à un manque de présence syndicale. Trop de centrales, empêtrées dans des habitudes cogestionnaires et les batailles intestines avec une proportion trop grande pour la pédagogie au détriment des conditions de travail (ceci expliquant peut-être le premier point de divergence).
PS: @ Densi
Quand je lis que le GDID avalise la proposition  jusqu'à 400 élèves...
Il existe, aujourd'hui, une poignée d'école entre 15 et 24 classes (très peu). 
Je pense qu'il est inutile, pour ces écoles, qui fonctionnent aujourd'hui, comme ça, de les obliger à se diviser en 2 voire en 3.
>la difficulté, quand on essaie d'être constructif, c'est d'éviter les procès d'intention.
Au regard de la grande diversité de nos écoles, procéder de la sorte est facile.

Delphine IA78 02/12/2008 08:13

Aujourd'hui j'ai une pensée particulière pour ce maudit SE-Unsa qui nous a gratifiés d'un joli protocole en 2006.
Je n'oublie pas le SNUipp qui lui nous oublie un peu trop.
Et comme il aime beaucoup intégrer l'intersyndicale, je place le SGEN avec ses acolytes pro statu quo...
J'espère que nous serons nombreux à penser à la bande des trois... Les petits autres anti statut, anti "p'tit chef", je les ignore...

thierry fabre 02/12/2008 00:25

Tu lis bien mal, Densi… et à plusieurs niveaux
 
Il n’y a pas 600 adhérents au GDID, que ce soit ou non à ta louche, mais 1948 membres à ce jour. Ce qui est certainement très loin de ce qu’il nous faudrait pour changer réellement les choses, mais commence à représenter quand même un bon paquet de collègues…
 
Il n’y a aucun aval du GDID au projet d’EPEP. Là aussi, problème de lecture défaillante. Reprends le compte-rendu que nous avons fait de notre rencontre avec le député Reiss, auteur du projet de loi sur les EPEP « … En réponse à la demande de M. REISS, Alain indique que si le GDID est bien demandeur d’établissements publics des écoles, nos projets diffèrent sensiblement de ceux du ministère. Nous envisageons d’autres modalités de gestion et direction de ces EPEP. Nous leur envisageons une autre échelle, humaine et pédagogiquement efficace… »
Position inchangée à ce jour
Nous sommes pour que les écoles soient dotés d’un statut d’établissement public. Cela ne signifie en rien que nous partageons les projets d’EPEP, tels qu’ils nous sont présentés. Nous venons de nous doter de notre propre projet et de le proposer à débat auprès des collègues. Là aussi, tout est visible et affiché. Et à en croire le sondage dont tu parles, c’est même plutot partagé par les collègues
 
« Concernant les moyens financiers de l'école, 76% des Directeurs d emandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles, alors que 24% seulement souhaitent que le financement des écoles continue d'être assuré selon les possibilités financières de chaque commune. »
 
A chacun désormais de choisir :
- on laisse le ministère avancer tranquillement ses pions, et on reste sur la posture du refus à tous crins ? Dans le meilleur des cas, on « gagne » et on reste dans la panade actuelle, sans le moindre progrès. Dans le pire, comme sur les stages, les 60 h, l’accompagnement éducatif, on perd et les EPEP débarquent…
 
-          on oppose notre projet à celui du ministère et on tente de faire évoluer les choses ? Au lieu de se battre « contre, commedab, on se battra « pour » quelque chose. Ca changera un peu…
 
Au bout du compte, statut quo ou statut d’établissement, faudra choisir…
 
Thierry Fabre

Densi 01/12/2008 18:33

Pareil que Dozier, pas contre un statut mais contre les EPEP et je maintiens que ce n'était pas explicité comme tel dans le sondage. La fusion mat + elem çà à un sens(continuité des apprentissages), le reste non, c'est aller vers ce que nous décrit Ralbol. Quand je lis que le GDID avalise la proposition  jusqu'à 400 élèves, c'est représentatif de ses-à la louche-  600 adhérents(différents des 2000 membres) que je respecte mais  certainement pas des 50 000 dirlos de France.

Dozier 01/12/2008 17:52

Pierrot
Autant je suis pour un statut. J'ai voté pour en 2006. L'EPEP me fait peur. Ma position n'est pas arrêtée. Je n'irai pas jusqu'à dire que j'y suis hostile mais je m'interroge. Je me demnde où ça peut nous mener. Quelle idée derrière la proposition ?
Je ne vais pas dans le sens de Ralbol mais je trouve ta comparaison osée entre EPEP et RPI. Dans un RPI, pas de CA, pas de directeur avec statut particulier... Pas trop d'accord non plus quand tu dis que les regroupements se font à la demande des équipes. Moi, on me l'a fortement suggéré... En fait mon avis comptait pour du beurre.Amicalement.

Pierrot 01/12/2008 17:16

Ralbol tu divagues.
L'école, aujourd'hui, parce qu'elle n'a pas su s'adapter quand les budgets le permettaient, est malmenée.
Fragile parce qu'on lui a refusé les moyens pour les concentrer dans les structures intermédiaires, notamment le IEN et leur équipe prolifique.
>les regroupements existent, aujourd'hui, ce sont les RPI et autres en milieux rural qui permettent de sauver des classes.
Des fusions d'écoles, il y en a aujourd'hui, chaque année, et de plus en plus, à la demande des équipes sur place.
 
Laisser la place à d'autres?
Mais il y a entre 4000 et 5000 postes vacants par an!
 
Alors que reste-il?
Les "super" dirlos.
Super en quoi?
transformer l'école en "petite" (prudent?)entreprise.
... Discours purement idéologique, 

Et c'est à moi que tu demandes d'être sérieux?

Moi je suis prêt à une enquête auprès des collègues, et je suis certain qu'ils ne sont pas contre une plus grande autonomie des école et un dirlo (juste) reconnu.
Chiche?

PS: Je veux bien que l'on reproche au GDiD de ne pas être représentatif des dirlos, mais, au moins, on peut s'appuyer sur le nombre de nos adhérents et sur une enquête IFOP.
Qu'elle représentativité te permet de proclamer que ta conception est majoritaire.

PS2: tu sais Ralbol, tu m'as l'air d'un révolutionnaire frustré, qui a besoin de s'inventer des chimères pour se laisser pousser la barbe et coiffer un béret... Te manque plus qu'une flûte de pain sous le bras.
Un révolutionnaire qui a peur de l'autonomie, c'est un réac.

Ralbol 01/12/2008 15:45

Qu'on l'appelle EPEP ou EPE ou..., ça reste toujours, à la base, un regroupement avec un super dirlo à sa tête et un conseil d'administration dans lequel on fait entrer le loup.
On sait comment ça commence et on devine comment ça finira : par une municipalisation à court terme et une privatisation à moyen terme.
Dans un premier temps, on exigera de super dirlo qu'il administre, qu'il gère avec le meilleur rapport qualité / prix, quitte à malmener son équipe. Il devra se comporter comme un patron de PME qui doit plaire à ses "actionnaires".
Probablement qu'on trouve quelques dirlos en mal d'autorité qui veulent jouer ce rôle mais qu'on cesse de dire que c'est le souhait de la majorité des collègues. Soyons sérieux.
Il faut rejeter en bloc cette idée saugrenue de transformer l'école en petite entreprise. Ceux qui en rêvent ont la possibilité de passer le concours de chef d'établissement du secondaire. on leur souhaite même de le réussir pour laisser la place à d'autres qui ont le souci d'un meilleur fonctionnement de l'école.

stéphan 01/12/2008 14:43

Dédel, un syndicat est corporatiste par définition.
•On peut penser que la signature du protocole à engranger... mais elle a surtout stopper toutes actions de "masse" des dirlos, s'en remettant uniquement à ceux qui "suivent" contrôlent... la mise en place.
•On peut penser que les dirlos n'ont pas besoin de statut, que ce qu'il leur faut c'est du temps.
Mais pourquoi ne pas avoir chercher à nous décharger des heures soutien?
tu dis aussi, qu'il faut voter pour un syndicat puissant.
Qu'est-ce que l'on a à y gagner?
>pouvoir d'achat
>conditions de travail
>retraites
...
Ce qui m'inquiète dans la puissance, c'est la possibilité de rester sourd, la possibilité de se couper de sa base, la possibilité de n'exister que pour cette puissance.
Maintenant,
Chacun fait fait fait
C'qui lui plaît plaît, plaît...

Dedel 01/12/2008 13:00

Je comprends l'amertume de certains collègues. Mais je crois qu'il faut voter non par passion mais avec raison.
Qui n'a jamais eu un grief à l'encontre d'un syndicat, d'un parti, d'un responsable politique, d'un élu ? Peut-on s'arrêter à ce genre de déclaration : "je ne voterai plus jamais pour..." ?
Il faut voir le syndicat autrement que par le petit bout de la lorgnette. Il faut dépasser les intérêts corporatistes. Pas toujours facile, je le concède. Il faut se dire que le syndicat est là pour oeuvrer pour tous et non pour moi seul.
Il y a tant de raisons de voter pour un syndicat puissant : la lutte pour les retraites, ça dépasse le cadre de notre école, mais...Peut-on faire comme si on acceptait de travailler jusqu'à 70 ans ? Seuls les grands syndicats peuvent lutter efficacement contre des gouvernements qui n'ont d'autre vision de l'école et de ses personnels que comptable.
Il faut éviter de disperser ses voix en les donnant à des groupuscules dont on n'entendra plus parler avant décembre 2011. Il nous appartient, en tant que directeurs, d'alerter les collègues sur ce problème de crédibilité des syndicats. Bien sûr, chacun est libre de son vote en dernier ressort.

henri 01/12/2008 12:06

Et tu n'es pas le seul Valmori.
Signalons aussi aux collègues inquiets sur le projet EPEP que le site dirlo.org a mis en ligne un espace de discussion et de réflexion ouvert à tous (directrices, directeurs, adjoints, etc...)
Cela ne lèvera pas forcément leur inquiétude, mais permettra au moins de clarifier des positions, de confronter raisonnablement des points de vue et d'éviter de faire tenir aux uns des propos et des idées qui ne leur appartiennent pas : c'est tellement facile !

VALMORI Patrick 01/12/2008 10:56

En 2006, la signature du protocole avait entraîné une mobilisation extraordinaire des directeurs contre le SE-Unsa. Je me rappelle des commentaires de collègues qui écrivaient qu'ils sauraient s'en souvenir lors des prochaines élections professionnelles...
Eh bien, voilà, nous y sommes. Que restera-t-il dans les urnes de l'état de révolte de 2006 ? Pas grand chose, je le crains. En ce qui me concerne, je n'ai pas oublié et ça se traduira dans mon vote.