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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 14:13

 

A l’issue de cette journée de grève, attendue par les uns, redoutée par les autres, le temps est venu d’en dresser le bilan et d’en tirer les conséquences.

   

Le bilan  

Si comme au lendemain de tout mouvement, les chiffres avancés par les syndicats et le gouvernement ne concordent pas, en revanche, les deux parties s’accordent sur un point : la grève a été très suivie dans le primaire et les manifestations ont connu un vif succès.

Le recteur de Paris, Maurice Quénet admet que «c'est une grève importante, une grève dont il va falloir décrypter le sens» car les participants sont «beaucoup plus que ce que je pensais», a-t-il ajouté.

A la mi-journée, le ministère de l’Éducation nationale communiquait les taux de participation à la grève :

  • Moyenne pondérée enseignants 1er degré : 48,62%
  • Moyenne pondérée enseignants du 2nd degré : 21,26%

Pour éviter toute polémique inutile, le ministère de l’Éducation nationale s’est engagé à publier, à l’unité près, le nombre de retenues sur salaire correspondant au nombre de grévistes effectivement constatés.

 

Côté manifestations, les cortèges étaient impressionnants. La police reconnaît 160 000 manifestants, soit le double du cortège du 19 octobre. Les syndicats les estiment à plus de 200 000. Au-delà de la bataille des chiffres, le ministre sait que ses réformes ne sont pas appréciées par une très grande partie des enseignants. Le matin même, X. Darcos déclarait sur RTL : « organiser de manière systématique des grèves est démodé… Il y a une résistance des appareils qui n’est pas celle des professeurs. Les professeurs méritent mieux que d’avoir des syndicats dont la fonction principale est d’organiser la résistance au changement  ». Le désaveu est clair.

 

Les conséquences

La première conséquence est un « ultimatum » au ministre

Les syndicats ne se contentent pas de crier victoire. Trois d’entre eux, le SNUipp-FSU, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT adressent au ministre un « ultimatum » pour l’ouverture de discussions dans les 5 jours, sous la forme d’un “préavis” de négociations.

« Au cœur de la mobilisation du 20 novembre, la grève des enseignants du 1er degré s’inscrit comme l’une des plus massives de ces dernières années.

Près de 70 % d’entre eux ont cessé le travail et manifesté pour :

 - que cessent le mépris, les mesures unilatérales imposées dans la précipitation et sans aucun dialogue social : EPEP, IUFM, SMA, …
 - exiger un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs et de transformer l’école pour favoriser la réussite de tous les élèves
 - le maintien des RASED
 - que soit reconnue et respectée l’école maternelle
 - un véritable dialogue social, le respect du paritarisme et des droits syndicaux,.

Le message transmis par toute une profession aujourd’hui, est massif, net et déterminé.

A l’issue de cette journée, l’urgence est désormais au dialogue social et à l’ouverture de négociations.

Sans réponse de sa part, l’intersyndicale SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUIPP-FSU, en tirera toutes les conséquences et proposera aux personnels de nouvelles actions pour contraindre le ministre à prendre en compte leurs revendications ».

 

La deuxième conséquence sera vraisemblablement une « pause » dans les réformes.

Bien qu’il s’en défende, le ministre devra intégrer cette grève dans le rythme des réformes. Pas plus que ses prédécesseurs, X. Darcos ne pourra ignorer le sérieux avertissement que viennent de lui adresser les enseignants. Il sera contraint de mieux associer les partenaires sociaux aux changements qu’il impose à l’école. Et, s’il ne le faisait pas, l’Elysée se chargerait de lui en rappeler la nécessité.

Un retour rapide dans l’histoire récente de notre pays suffit à nous convaincre qu’un ministre de l’Education nationale est vite rattrapé par la rue…

En juillet 1984, suite à des manifestations de grande ampleur, le projet de loi élaboré par Alain Savary pour créer un « grand service public, laïque et unifié de l’éducation nationale », est finalement retiré.

En janvier 1994, un million de personnes manifestent à Paris pour défendre l'école publique. François Bayrou, alors ministre de l'Education, fait face à la fronde des personnels de l'enseignement publique et des partisans de la laïcité, avec la réforme de la loi Falloux. Suite à cet échec, le projet est retiré et F. Bayrou s’installe dans une cogestion et un immobilisme qui lui sont encore reprochés de nos jours.

En mars 2000, Claude Allègre est remplacé par Jack Lang au ministère de l'éducation, à la suite de grandes manifestations.

Nous aurions pu ajouter les mésaventures rencontrées par d’autres ministres de l’Education nationale (Luc Ferry…).

  

 

La troisième conséquence concerne les prochaines élections professionnelles.

   

Toutes les organisations syndicales ont appelé à la grève. Pourtant, toutes n’en retireront pas le même bénéfice.

Indéniablement, une prime sera accordée aux syndicats les plus importants. Et parmi eux, ceux qui disposent de moyens conséquents et donc d’une meilleure visibilité médiatique.

En effet, qui a-t-on essentiellement « vu » dans les journaux télévisés ? Les dirigeants des principaux syndicats enseignants, en particulier le « chouchou » des médias, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. Il y a fort à parier que le SNUipp en tirera davantage profit que ses concurrents.

Il faut reconnaître que le calendrier a été superbement maîtrisé par ces professionnels de la manifestation : organiser une telle grève à 10 jours du scrutin ne peut que souligner l’ardeur combattante des plus gros bataillons aux yeux des électeurs… Bien joué. Dommage pour les « petits » syndicats qui n’ont pas les mêmes possibilités de se faire entendre dans les médias.

 

 

Cette grève peut-elle avoir des conséquences pour les directeurs ?

 

La question peut paraître incongrue. Cependant, une « pause » dans les réformes pourrait compromettre ou repousser la seule véritable mesure susceptible, à terme, d’avoir une incidence directe sur le statut des directeurs et qui doit être discutée début 2009 à l’Assemblée nationale : la création des EPEP. Certes, nous l’avons déjà écrit, cette proposition de loi ne nous satisfait pas pleinement. Certains points méritent d’être éclaircis, d’autres modifiés ou précisés. Néanmoins, elle est une avancée considérable et correspond au souhait exprimé par une immense majorité de directeurs, lors de la consultation IFOP / GDID, puisque l’école serait enfin dotée d’un véritable statut et dirigée par un directeur lui-même reconnu comme chef d’établissement.

Rappelons que cette réforme est jugée inacceptable par certains syndicats dont le SNUipp. Notons que dans son communiqué sous forme d’ultimatum, l’intersyndicale place les EPEP en première ligne du dialogue social. Autant dire que le ministre, affaibli par la réussite de la grève du 20 novembre, pourrait être conduit à quelques concessions et notamment sur ce sujet épineux qui rencontre l’hostilité de ces syndicats.

Les directeurs qui attendent depuis si longtemps une reconnaissance autre que verbale pourraient être les victimes collatérales de ce conflit.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

stéphan 27/11/2008 08:34

Qui doit juger de l'incompétence d'un fonctionnaire?
D'une dirlotte, d'un dirlo?
On ouvre un post sur les retards des adjoints, les compétences des EVS...?
Lucien ne vient pas réclamer l'impunité.
Il demande si le fait de pouvoir relever de ses fonctions un directeur sans que cela ne soit examiné par une commission paritaire est normal?

LUCIEN 26/11/2008 20:29

@ EVS anonyme,
Je comprends votre réaction , mais mon post était lapidaire , donc je m'explique plus amplement.
Les IA ont pouvoir de retrait de fonction sur les directrices ou directeurs , ce n'est pas une sanction dans les textes.
Il n' y a pas de recours possible de défense pour le collègue touché par ce type de décision d'IA.
"Seriez-vous la seule catégorie de salariés intouchables ?" non,
mais sans défense et sans justification ,subir une sanction , car dans les faits c'est bien une sanction et ne pas bénéficier de recours comme tout salarié a le droit dans le cadre du code du travail, cela est insupportable.
Tout fonctionnaire , doit être contrôlé , évalué et sanctionné , je suis bien d'accord avec vous , mais la situation des directrices et directeurs actuellement est soumise au fait du Prince , l'IA.
"Autant j'apprécie ma directrice actuelle, autant je peux témoigner que la précédente était incompétente."
Je ne connais pas la situation, je ne porterai donc aucun jugement, mais il faut vous rappeler que 4 000 directions environ sont vacantes, que le turn-over sur la fonction doit être impressionnant, enfin la plupart des collègues que je rencontre sont usés , fatigués par la fonction dont les tâches se multiplient.
Dans ces conditions le niveau d'incompétence , je n'utiliserai pas ce terme mais je dirai plutôt la limite humaine d'investissement possible par chaque directeur est vite atteinte.
Les directeurs comme les adjoints ont aussi une autre " Vie" et heureusement, malgré tout ils font bien trop d'heures pour continuer à faire tourner ce beau service public d' Education nationale et sans aucune espèce de reconnaissance .
Voilà , j'espère m'être mieux fait comprendre.

Une EVS aide administartive 26/11/2008 18:51

Bonjour
Si j'ai choisi l'anonymat pour vous écrire, c'est que ce petit boulot (excusez-moi pour le terme), c'est tout ce que j'ai pour ne pas être trop dépendante de mes parents. Alors, j'y tiens et d'ailleurs, j'aime ce que je fais.
Comme je suis souvent au bureau de ma directrice, j'ai l'habitude de vous lire régulièrement. Je regrette qu'on ne parle pas de notre situation pourtant j'ai l'impression d'être utile dans mon école.
Lucien, vous n'acceptez pas qu'un IA puisse démissionner un fonctionnaire, en l'occurrence un directeur d'école. Seriez-vous la seule catégorie de salariés intouchables ?
J'en suis à ma deuxième école. Autant j'apprécie ma directrice actuelle, autant je peux témoigner que la précédente était incompétente. Toutes ses collègues le disaient : travail administratif bâclé, relations exécrables avec les collègues, avec les parents, désagréable avec les enfants...
Pourquoi devrait-on garder toute sa carrière quelqu'un qui ne donne pas satisfaction et qui se vante que, de toute façon, elle arrivera à la retraite comme tout le monde ? Ne serait-il pas admissible de la sanctionner et peut-être m^^eme de la virer ?
Que diriez-vous d'un instituteur qui se conduirait de la sorte ? Accepteriez-vous de le conserver dans votre école ?
Que ferait la directrice dont je parle si elle travaillait dans une entreprise privée ? Tolèrerait-on ses retards, son manque de travail ? Non, je pense qu'elle n'y resterait pas longtemps. N'est-ce pas ce que nous souhaiterions quand, dans une administration, nous faisons face à un fonctionnaire manifestement incompétent ?
Lucien, je comprends votre bonté d'âme mais ne croyez-vous pas que cela contribue à décrédibiliser les fonctionnaires en général ?

Lucien 26/11/2008 14:38

Tu plaisantes Densi !
Citation: "qu'un IA puisse " démissionner..." C'est vrai que ce n'est pas juste mais malgré tout exceptionnel.
La question est : est-ce normal qu'un IA puisse " démissionner" un fonctionnaire sans aucune justification à donner ?
Ceci n'a rien d'exceptionnel et tend à augmenter , or il est curieux que nous n'ayons aucun chiffres des syndicats informés pourtant en CAPD . Pourquoi ?
@Dedel, nous n'avons vu aucun CR digne de ce nom pour les Etats généraux sur la direction du Snuipp.
Le Snuipp continue à exiger un CM décisionnaire sans rentrer dans le détail du fonctionnement, continue à s'opposer aux réformes enclenchées par le MEN, réformes bien cautionnées par la signature des relevés de conclusions ou protocole par certains syndicats.
Le Snuipp ne veut aucun débat sur une société qui change et donc une " Ecole " qui devra changer ( Débat sur la scolarisation des PS , remise en cause du fonctionnement du RASED, suppression de postes ...) , la posture du Statu ( mot que n'aime pas le Snu) quo , n'aboutira à rien.
Ce type de stratégie ( anti-tout et radical) menée par le Snuipp à quelques jours des élections pros paiera à court terme mais pénalisera les enseignants sur du long terme.
Le Snuipp prend une lourde responsabilité dans cette volonté qui n'a qu'une fin : le conflit pour le conflit !

Densi 25/11/2008 21:40

Citation: "qu'un IA puisse " démissionner..." C'est vrai que ce n'est pas juste mais malgré tout exceptionnel. Demain c'est le CA qui démissionnera le directeur de l'EPEP en fonction de ses résultats tous les 3 ans. C'est mieux???
Pouk, moi je trouve le texte assez en phase avec les contacts dirlos que j'ai dans ma province mais  n'est pas  en accord avec sa conclusion. Le problème n'est pas de mettre quelqu'un d'autre pour répondre à cette 'sur prescription', c'est à notre administration d'évoluer(par ex. depuis le début d'année, combien de requêtes stupides contenues soit dans le projet d'école soit dans base élève...etc). Oui à l'encadrement des missions, donc à un statut(comme un psy ou un prof d'EPS), non aux EPEP qui ne feront qu'encourager ce type de pratique(puisqu'il y aura quelqu'un en face nommé pour çà) et qui se répercutera sur tous(enseignants et dirlos de base).

stéphan 25/11/2008 16:50

l'extrait cité est un préambule intéressant aux débats.
Le seul CR est le "petit" texte que tu donnes en lien.
Léger quand même (un CR plus consistant est resté en ligne 2 ou 3 jours puis effacé...) au regard de ce que l'on pouvait attendre d'ÉTATS GÉNÉRAUX.
Étonnant... non? (Monsieur Cyclopède)

Dedel 25/11/2008 15:55

Stephan
J’ai un peu de mal à te suivre parfois. Mais, au moins, toi, tu acceptes la discussion... On n’est pas toujours d’accord sur tous les sujets mais on arrive à échanger, c’est l’essentiel.
Dans ton commentaire (n°20), tu poses la question suivante :
« >où est le CR des états généraux sur la direction? »
Un peu plus tard (commentaire 22), tu fournis la réponse à ta question puisque tu cites un extrait d’une conférence à propos « des Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ».
 
Pour compléter ton information :
http://www.snuipp.fr/spip.php?article5081

PouK 25/11/2008 15:36

Bien envoyé, Stephan.
Après tout, si "Ralbol" en a ras-le-bol de ce que les collègues écrivent, il n'est pas obligé de les lire et encore moins de répondre.
Tu cites Saujat :
"Il ressort des travaux conduits auprès d’eux [les directeurs] qu’il y a une résistance à parler de « métier ». La volonté de garder la continuité avec l’activité de l’enseignant est assez marquée."
Qui a-t-il côtoyé, interrogé (et combien) pour pouvoir en faire une généralité ? Il me semble qu'à la lecture de nombreux forums et même du sondage de l'ifop, que les directeurs affirment de plus en plus ouvertement leur volonté de reconnaissance. Le mot "statut" n'est plus tabou (sauf chez les syndicalistes) et il m'étonnerait fort que le mot "métier" le soit...
Et quant à l'histoire de "gonfler son ego", c'est d'un ridicule... Shadow a très bien répondu. Si je réclame statut et reconnaissance, ce n'est pas une question d'ego. C'est pour mieux vivre mon métier et surtout mieux faire fonctionner mon école.

stéphan 25/11/2008 15:04

le ras-le-bol n'excuse pas tout.
Le retour en arrière est un exercice essentiel si (si...) on veut comprendre le présent et envisager le futur.
Remarque que pour toi, il vaut mieux que tu continue à brouter ou on te montre.
statut= diviser les enseignats.
•les spyscos, avec leur assoc. nationale et appuyés par le SNUipp & le SE, revendique un statut qui leur confèrerait une équivalence dans le "public".
>pas de division de la profession? pas de corporatisme?
•les CP, avec leur association nationale, appuyés par le SNUipp & le SE, revendique un statut, afin de reconnaître leur spécificités.
>pas de division de la profession? pas de corporatisme?
Et puis voilà les axiomes, qu'importe les faits, on bêle!
- les directeurs veulent du temps!
> ben non, en priorité, même dans les enquêtes du SNUipp & du SE, ils veulent de la RECONNAISSANCE. (ne tourne pas la tête, tu va avoir le tournis).
- un statut pour gonfler leur égo?
>ben non, pour assumer la charge croissante de nos responsabilités et de nos missions face à des interlocuteurs de plus en plus nombreux et exigeants.
Avant de te laisser ruminer, je copie/colle un extrait d'un texte lu sur le site du SNUipp:
 
Entretien avec Frédéric Saujat, Maître de conférence en psychologie.
Alors que se tiennent les Etats généraux de la direction d’école, Frédéric Saujat ouvre la discussion.
 D’après vos observations du fonctionnement de l’école parleriez-vous d’un « métier » en ce qui concerne la fonction de directrice ou directeur ?

Si je reprends la définition que j’utilise dans mes travaux, le terme « métier »relève à la fois du sentiment d’appartenir à une histoire commune, à une culture commune, ce qui conduit à la construction de compétences partagées. Il y a quelque chose de cet ordre là dans ce qui caractérise l’activité du directeur. Il ressort des travaux conduits auprès d’eux qu’il y a une résistance à parler de « métier ». La volonté de garder la continuité avec l’activité de l’enseignant est assez marquée. Beaucoup d’entre eux tiennent à conserver une part d’activité d’enseignement. Parallèlement, la fonction a beaucoup évolué ces dernières années avec une charge de travail qui s’est accrue à la fois sur le plan qualitatif et quantitatif. Les tâches se sont démultipliées sous une forme de prescriptions qui évolue vers une « sur-prescription » des objectifs et une « sous-prescription » des moyens pour les atteindre. Ces prescriptions leur demandent d’engager beaucoup d’eux-mêmes, de construire des compétences nouvelles. Cela rapproche cette activité d’un métier à part entière qui mobilise des compétences spécifiques différentes de celles que mobilise l’enseignant. Les directeurs évoquent souvent le défaut de reconnaissance de leur activité y compris chez leurs collègues pour tout ce qui relève du travail non visible. Le fait de reconnaître que c’est un métier pourrait être un opérateur de reconnaisance de cette activité. C’est un point névralgique qui mériterait d’être travaillé avec les directeurs.

 
... Ras-le-bol?

shadow 25/11/2008 14:21

" Que veulent les directeurs?" certains du temps, d'autres du temps et de l'argent, 93% un statut. Les réponses tu les as, pas besoin de les inventer.
" flatter son ego": es-tu directeur pour écrire cela ? est-ce normal qu'un IA puisse " démissionner" un fonctionnaire sans aucune justification à donner ? Je sais qu'un syndicat majoritaire semble bien se satisfaire de ce système puisqu'il propose lui-même les têtes à couper ( en échange de quoi ?) mais la plupart des dirlos vivent très, très mal cette situation d'arbitraire; dommage qu'il n'en soit pas de même dans les rangs de ceux dont le rôle est en principe la protection des personnels , et pardon si écrire cela les froisse !

Ralbol 25/11/2008 13:35

Et toujours les sempiternelles questions sur les réformes faites, pas faites, mal faites ou à venir !
Et toujours ces railleries sur les syndicats comme s'ils étaient responsables de tout le malheur du monde ! A croire que certains se complaisent dans l'instauration de procès !
Et toujours les retours en arrière sur les réformes passées (la commission Thélot, maintenant...)
Et toujours cette histoire de statut ! Mais qu'est-ce que vous voulez ? Diviser les enseignants ? Vous ne trouvez pas que c'est ce que cherchent à obtenir nos patrons ?
A croire que d'autres passent leur temps à se faire des noeuds au cerveau !
 
Que veulent les directeurs ? Du temps, du temps, encore du temps et de l'argent ! Le reste, c'est pour gonfler son égo !

stéphan 25/11/2008 12:30

On sait d'ailleurs ce qu'il est advenu des travaux de la commission Thélot...
Justement, chaque fois que l'on voudra se débarrasser de son chien, on lui diagnostiquera la rage.
Si on veut consulter on s'en donne les moyens. Et la participation aux débats était très encourageante et plutôt représentative.
Je me rappelle de la ridicule motion SNuipp lu en préliminaires aux discussions...
Et je ferais remarquer à Densi que c'est Fillon qui a enterré le rapport, car il penchait trop du côté des "pédagos".
Comme quoi, les filtres sont moins performants que les oeillères.
ça les syndicats l'ont bien compris et il n'est pas question d'ouvrir des débats.
>où est le CR des états généraux sur la direction?
>où sont les résultats définitifs des enquêtes du snuipp sur la direction (2005 je crois)? 

Densi 25/11/2008 10:24

citation : "Ce serait bien de questionner les directeurs sur les propositions actuelles. "Comme si la transformation de l'école ne concernait que les seuls directeurs actuels... Le minimun ce serait que la profession enseignante entière du 1er degré soit associée à un groupe de parlementaires...(un peu comme la commission Thélot-lol-). En apparté, lorsque je vois ce qui a été transmis au final suite aux  divers filtres-moulinettes(ecole, circo,dep...) dans ce type de consultation...

Sion 25/11/2008 08:47

@Stephan
Vaste blague, cette consultation Thélot. On a parlé d'un million de personnes qui auraient participé aux réunions organisées dans chaque école...
1 million : c'est rien du tout quand on sait que c'est quasiment l'ensemble des actifs de ce pays qui se trouve concerné peu ou prou par l'école.
Je me rappelle que dans nos assemblées, on ne comptait hors enseignants que 4 à 5 parents. Et encore, des gens engagés dans les associations...
On sait d'ailleurs ce qu'il est advenu des travaux de la commission Thélot...
Pour ce qui nous concerne, je fais référence aux EPEP, il est difficile de consulter les Français dans leur ensemble. C'est une affaire trop compliquée et qui risque d'avoir beaucoup de conséquences sur le fonctionnement de l'école pour qu'on se contente d'en débattre avec 2 pelés et 3 tondus...
Le véritable débat doit avoir lieu avec nos représentants qui doivent bien sûr prendre l'avis des enseignants mais sans que celui-ci puisse servir comme moyen de pression sur les élus. Ce serait inadmissible. Le débat doit ensuite être porté devant le Parlement puisqu'en dernier ressort, il représente le peuple français.

stéphan 25/11/2008 07:56

Je rappelle que les citoyens ont été largement consulté, ont donné leur avis sur l'école et même ont fait des propositions.
c'était en 2003 et la commission était présidée par Thélot...

PS: Pour ma part je ne vois pas le MEN reculer, peut-être sur la forme,puisque la bataille se joue surtout autour de la com, mais pas sur le fond.

Sion 24/11/2008 23:07

Ce serait bien de questionner les directeurs sur les propositions actuelles
@Patrick
Non, l'école n'appartient pas aux directeurs. Ni même aux enseignants. Il ne nous appartient pas, en tant que corporation, de dicter nos volontés. Nous n'avons aucune légitimité pour parler au nom du peuple français qui paie des impôts pour le service public d'éducation.
Accepterions-nous que les cheminots décident de ne faire rouler les trains que lorsque ça les arrange le mieux ? Que dirions-nous si les postiers décidaient seuls de ce que doit être le service postal en France ?
Nous pouvons naturellement donner notre avis comme professionnels, et il serait normal de nosu associer à la discussion, mais en aucun cas nous n'avons à décider de la politique à mettre en oeuvre, y compris dans le domaine de l'éducation. Faute de respecter le travail de nos représentants politiques, syndicaux, sociaux... c'est la démocratie qui est niée.

VALMORI Patrick 24/11/2008 11:04

@ Densi (commentaire n° 7)
"La conclusion est partiale car si ma mémoire est bonne les directeurs souhaitaient surtout un encadrement législatif de leur mission(statut) et une égalité de financement de leurs écoles"
Je viens de cliquer sur le lien de l'enquête Ifop et je note ceci :
"93% des répondants se déclarent favorables à la création d’un statut non hiérarchique de la direction d’école venant reconnaître le métier de directeur d'école"
C'est indéniable et je pense que tout le monde est d'accord.
Je lis aussi :
"Près de trois Directeurs sur quatre (73% exactement) se prononcent en faveur de la reconnaissance du métier de Directeur d’école"
Cette fois, on parle de métier et ça dépasse le seul cadre statutaire personnel. On ne parle plus seulement de "fonction" mais bien d'un "métier". C'est dire qu'on transforme quelque peu la situation du directeur et donc qu'on est amené à revoir le statut de l'école elle-même et à le faire évoluer. L'un ne va pas sans l'autre.
Autre partie du sondage :
"Concernant les moyens financiers de l’école, 76% des Directeurs demandent la création d’un statut d’établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles"
Tu as raison pour la corrélation avec les moyens financiers. Cependant, les mots ont une importance : on évoque bien "la création d'un statut d'établissement". Evidemment car dans l'état actuel de la législation, il n'est pas possible d'avoir cette autonomie que nous réclamons tous.
Je pense que tout se tient : le statut du directeur et l'autonomie financière obligent à donner un véritable statut à l'école. Aussi bien sous Robien que Darcos, le ministère veut créer ce statut d'établissement. On ne peut y échapper sauf à conserver le statu quo actuel qui nous place dans une situation de plus en plus inconfortable.
Je l'ai déjà exprimé ici, je suis favorable à un statut d'établissement et le statut hiérarchique ne me dérange pas.Je n'adhère pas pour autant à 100 % à la proposition des EPEP. Pour moi, il ne peut être question de placer à la tête du CA quelqu'un d'autre que le directeur. C'est inconcevable.Les directeurs actuellement en poste doivent être prioritaires pour assurer la direction des EPEP. La proposition de loi ne le dit pas. Il y a aussi d'autres points à éclaircir. Ce serait tout à fait possible si les syndicats le souhaitaient... Mais...
Je l'ai déjà dit aussi, ma crainte, c'est que la majorité des directeurs actuels ne soient pas concernés par ce nouveau statut parce que je ne crois pas à une généralisation rapide des EPEP. Pour un tas de raisons qu'on a déjà évoquées ici.
J'estime (et je pense que c'est la volonté de beaucoup de collègues), que TOUS les directeurs doivent avoir des moyens d'améliorer le fonctionnement de leur école. Pas seulement ceux qui seront en EPEP. Pas facile à mettre en oeuvre : on est très (trop ?) nombreux. Mais ce doit être un combat à poursuivre.
Rien n'empêche que pendant un temps donné (le moins long possible) cohabitent deux formes de statut de directeur (école ordinaire et EPEP). On a bien eu pendant 17 à 18 ans et ce n'est pas fini, les instits et les PE dans une même école... Tout cela est à voir, à discuter, à négocier. Problème : nos syndicats freinent des 4 fers...
Pour en revenir à ta remarque, Densi, j'ajoute qu'au moment du sondage, on ne parlait pas encore des EPEP àla sauce d'aujourd'hui. Forcément, il était difficile d'interroger les directeurs sur le sujet. On n'évoquait que des solutions nous permettant d'être reconnus.
La donne a changé. Nous disposons d'éléments nouveaux. Ce serait bien de questionner les directeurs sur les propositions actuelles. Les syndicats pourraient s'y coller, non ?

henri 24/11/2008 10:16

"Henri choisit ses interlocuteurs, ceux qui sont en plein accord avec lui, va sans dire..."
Tout un chacun a compris quel était le sens de mon message ironique hormis toi, qui es dépourvu d'humour comme tant d'autres !
Je te rappelle que voici quelques semaines tu t'étais toi-même mis en retrait en allant bouder dans ton (petit) coin...
Continue à débattre gentiment avec ton camp le seul que (peut-être) tu parviens encore à convaincre : pour débattre il faut des idées et non des slogans, des ultimatums, des mises en demeure et des appels syndicaux !
Pour ma part, je reste en retrait de tout commentaire de ta part (que cela te plaise ou  non !)

Dedel 24/11/2008 09:20

Tiens, v'là aut'chose, maintenant... Henri choisit ses interlocuteurs, ceux qui sont en plein accord avec lui, va sans dire...
"P. S : @ Dédel ! réponds éventuellement à d'autres collègues ; ne te fatigue pas à me répondre ; merci par avance !"
Du jamais vu ! Quelqu'un qui participe à un débat mais qui ne veut pas débattre...On se croirait dans une cour d'école :"toi, j'te cause plus !"...
Plus sérieusement... Suite à l'article qui parle d'ultimatum de l'intersyndicale au ministre.

Le succès de la grève du 20 novembre et pousse les syndicats à négocier en situation de force. Tous l'ont demandé à Xavier Darcos, certaines fixant un délai de 5 jours.
Ainsi les 4 fédérations FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education, FERC-CGT ont signé un communiqué commun demandant "des réponses rapides et concrètes". Les points en question concernent le budget, mais aussi l'avenir de la maternelle, les Epep, les Rased, la réforme du lycée etc.
 
Ces 4 fédérations se rencontrent lundi 24 "pour faire le point sur les réponses du gouvernement et, si celles-ci ne sont pas à la hauteur, décider des suites à donner à l'action revendicative".
 

Xavier Darcos se veut conciliant. " J'entends évidemment la grève…Et je vois bien qu'il faut que nous retrouvions des moyens de nous parler différemment, puisque les protocoles que nous signons ne suffisent pas" a-t-il déclaré selon l'AFP.  "Je vais continuer à rencontrer (les syndicats) et leur demande d'être entendus sera évidemment reçue". Le ministre a promis que l'affectation des Rased en poste fixe serait évaluée. Mais comment arriver à  une conciliation alors que le budget est adopté ?

 

henri 24/11/2008 06:21

"Il est curieux de voir qu'une association de directeurs se battant officiellement pour le statut accorde le même crédit à des syndicats qui refusent le statut de directeur et à un autre qui se bat pour ce même statut depuis plus de vingt ans."
Totalement incompréhensible !
Peux-tu être plus clair ? Ce propos tourne à l'ubuesque : commence par citer les partenaires dont tu parles et celà deviendra (peut-être !) plus net ! Par ailleurs, je vois mal ce qui te permet de penser "à la place " d'une association ou de qui que ce soit ! sur quels éléments fondes-tu ton propos ? Merci pour la clarté du débat d'être plus précis !
...et merci à Jmih pour son petit commentaire lucide et amusé !

Frédéric 23/11/2008 21:43

Quelle agitation, quel amalgame! Faudrait voir à pas tout mélanger. Certes, je me suis prononcé en faveur d'un statut des direcreurs, pour autant, la création des EPEP est loin de mes souhaits exprimés lors de la consultation de l'IFOP.
 

Jmih 23/11/2008 19:12

Qui quoi???
Arhhh !!!
Le dernier représentant syndical que j'ai croisé dans mon école, ça remonte à ...houlà!!! Les représentants syndicaux ça existe en vrai ? Pas que sous forme email ? d'injonction à la pétition et à la grève ?
Allez pou le plaisir ! mon EVS démissionne puisqu'il a trouvé un stage pour faire un vrai métier !! Très bien pour lui ! Je me mets en quête d'un remplaçant. A l'ANPE ils me précisent bien que c'est un contrat social, et donc qu'il ne faut pas attendre des gens au top (je synthétique les propos) et que de plus ce ne sont pas des contrats perennes.
Vive les protocoles défendus par nos representants qui sont capables de nous vendre les bienfaits de l'insertion social, sans voir que l'école a besoin de situation stable, professionnelle, bref normal (comme dans les autres boites).
Non, à l'école, il faut accepter tout ce qu'il est normal de refuser autre part.
- surtout pas de chef 'généralement petit et con)
- sutout pas de statut qui éloigne (CP, RASED, ATSEM, trop d'éloignement tue l'éloignement)
- surtout ne pas penser par soi même, nos représentants se chargent de cela.
- Surtout faire le grève, (ça s'est important, ça montre le nombre et le mécontentement même si sur la liste on y trouve tout et parfois son contraire)
- Sutout la grève ça donne une légitimité que nos représentants s'appliquent à revendiquer, quitte après à aller négocier sans aucune transparence des signatures de trucs et de machins.
Je ne voudrais pas être anti-syndicaliste primaire, mais alors dire que nos représentants sont à notre écoute arrrhh!
Ils s'écoutent beaucoup ..
Désolé là je craque!

Claude 23/11/2008 19:11

Il est curieux de voir qu'une association de directeurs se battant officiellement pour le statut accorde le même crédit à des syndicats qui refusent le statut de directeur et à un autre qui se bat pour ce même statut depuis plus de vingt ans. Est-ce pour mettre en avant sans le dire vraiment celui qui apparait tout seul en haut ? Quel est l'intérêt ? D'où sort ce syndicat qu'on ne voit qu'une fois tous les trois ans mais pas sur le terrain ? Que peuvent en attendre les directeurs qui espèrent depuis tant de temps ? N'est-ce pas les tromper ? Pourquoi cette volonté de diviser les voix des pro-statut, en prenant le risque qu'il n'y ait aucun représentant national pour porter en haut leurs revendication? Qui a quelque chose à gagner de tout ça ?

Cedric58 23/11/2008 15:20

Anne-Marie, tu écris :
"Je m'attends à un renforcement du SE et du SNUipp"
Rien là que de très logique. Tes collègues ont raison : sur le terrain, toute l'année, ce sont ces deux syndicats qui se démènent, qui luttent, qui manifestent, qui s'opposent, qui essaient de négocier quand on veut bien les écouter, qui revendiquent, qui portent les espoirs de toute la profession...
Est-ce injuste que leur action soit reconnue ?
 

Densi 23/11/2008 13:37

citation: "la création des EPEP...est une avancée considérable et correspond au souhait exprimé par une immense majorité de directeurs". La conclusion est partiale car si ma mémoire est bonne les directeurs souhaitaient surtout un encadrement législatif de leur mission(statut) et une égalité de financement de leurs écoles. Les notions définissant les EPEP vont bien au  delà et n'étaient pas nécessairement explicitées lors du sondage. De plus la volonté de certains de ne pas associer TOUS les enseignants à cette réflexion(comme si la direction des écoles ne concernaient que les seuls directeurs actuellement en poste!!!) alors qu'il s'agit d'une transformation profonde du fonctionnement des écoles, ne contribue certainement pas 'populariser' cette demande. Pourtant demain, avec notamment la mise en place de l'accompagnement éductif, les rôles et responsabilités des uns et des autres ne peuvent rester en l'état

Henri 23/11/2008 13:18

"un renforcement du SE et du SNUipp."
... et si cela advient, ce sera fort dommageable, car hormis le statu quo, ces deux syndicats "majoritaires" n'ont guère à apporter sinon le refus obstiné, constant et l'opposition de principe à toute réforme et changement. Pour nous, en tout cas, les directeurs de ce pays, et ainsi qu'indiqué dans l'article, ce devrait être encore une fois fort regrettable car dorénavant bien oubliés (merci merlin de la rappeler encore une fois !) et supplantés par d'autres "catégories" (auxquelles on ne colle jamais l'étiquette "corporatistes" celle-ci étant d'office réservée aux directeurs d'école !)
Ce n'est donc pas sur des propositions que ces syndicats devraient l'emporter mais sur un mécontentement généralisé, un fourre-tout de revendications hétéroclites qui, comme dans l'auberge espagnole, satisfait tout un chacun qui y trouve nouriture à sa guise !
Reste une question : si la "gauche" avait lancé une série de réformes jugées aujourd'hui ineptes, quelle aurait été la "réaction"des syndicats ?
P. S : @ Dédel ! réponds éventuellement à d'autres collègues ; ne te fatigue pas à me répondre ; merci par avance !

mat pu j.prevert 23/11/2008 11:49

Je partage tout ce qui a été écrit sur le résultat des élections.
Chez moi, en maternelle, mes collègues sont très remontées contre le ministre. Pourtant ce n'ont pas la fibre "révolutionnaire" habituellement. Mais cette fois elles se sentent directement touchées par deux mesures : l'accueil des TPS et les RASED. Les EPEP, pour elles c'est du chinois, elles s'en fichent. Mais sur les deux autres sujets, elles ne décolèrent pas.
Faut dire qu'on a une collègue maître E qui intervient en GS. C'est une fille sympa, bien intégrée dans l'école, et très sérieuse dans son travail. Elle est appréciée. Du coup, elle a intéressé les collègues à son sort. C'est tout simple...
Pour les élections, dans mon école, les votes vont se partager entre le SE et le SNUipp. Pour elles, ce sont surtout ces deux syndicats qui les défendent. Les autres syndicats, mes collègues ne les connaissent pas.
Je pense que la participation à ces élections sera plus forte que la dernière fois. On est en pleine mobilisation face aux réformes qui ne passent pas. Je m'attends à un renforcement du SE et du SNUipp. Grâce surtout à la force de médiatisation de ces deux syndicats, comme il est expliqué dans l'article.
Anne-Marie

merlin 23/11/2008 10:22

De toute façon les choix de certains syndicats sont faits de puis longtemps: 3000 postes Rased menacés, Moindrot, Berille, montent au créneau, on pétitionne, on demande aux CE de signer des motions... soit , pourquoi pas.
Depuis des années, il manque 3000 à 5000 dirlos à la tête des écoles, certains sont virés par les IA sans préavis ( certes parfois à la demande même du syndicat majoritaire....) , d'autres sont victimes de retrait de salaire, beaucoup démissionnent, des sortants IUFM sont balancés sur ces postes réclamant pourtant ancienneté et expérience... sans que cela provoque dans les milieux syndicaux énormément d'émoi. Pour les dirlos, pas de déclarations enflammées, pas de pétition. " Selon que vous serez puissant ou misérable..." nous sommes misérables n'en doutons pas et nous ne pouvons compter que sur nos propres forces, notre propre mobilisation et bientôt nos propres votes en faveur de ceux qui se sont prononcés POUR un statut des dirlos.

Stéphane 23/11/2008 09:51

Bien sûr, ce mouvement de grève risque de favoriser le vote snuipp.
Mais ce qui est surtout dommage, c'est que les votes des "pro-statut" risquent de se retrouver éparpillés entre l'abstention et les trois syndicats "pro-statut", deux de ceux-ci n'apparaissant qu'en période d'élections, leur capacité à faire entendre les revendications des directeurs au niveau national étant plus qu'hypothétique.
A qui profite "le crime" ?
Dommage pour les dirlos, qui se retrouveront les dindons de la farce.

hoefman 22/11/2008 23:40

Bonne analyse en effet que votre article...Il est malheureusement probable que vous ayez raison sur les EPEP, et ce ne serait pas la première fois que les Directeurs soient déçus alors qu'ils se croyaient presque sortis du tunnel...Mais rien n'est encore fait, ni dans un sens, ni dans l'autre, alors gardons espoir, et tentons de nous faire  entendre par d'autres moyens (que la grève) s'il le faut...Après tout, les media seraient peut-être ravis d'avoir notre point de vue!?

Dedel 22/11/2008 14:53

"une prime sera accordée aux syndicats les plus importants. Et parmi eux, ceux qui disposent de moyens conséquents et donc d’une meilleure visibilité médiatique"
Je ne dirais pas ça comme ça. En fait, est-ce le fait du hasard ? Non !Est-ce le fait de plaire aux médias ? Non !
C'est simplement la récompense d'un travail de chaque jour, au profit de tous les collègues et cela toute l'année même quand il n'y a pas d'élections professionnelles.
Vous les voyez comme moi, ces "syndicats" qui sortent le nez à la fenêtre deux mois par an, une fois tous les 3 ans...
Ce n'est pas notre vision de la représentation syndicale, au SNUipp? Alors, que nous arrivions en tête des élections n'est que juste récompense du travail que reconnaissent nos collègues.

Dedel 22/11/2008 14:48

"une prime sera accordée aux syndicats les plus importants. Et parmi eux, ceux qui disposent de moyens conséquents et donc d’une meilleure visibilité médiatique"
Je ne dirais pas ça comme ça. En fait, est-ce le fait du hasard ? Non ! Est-ce le fait de plaire aux médias ? Non !
C'est simplement la récompense d'un travail de chaque jour, au profit de tous les collègues et cela toute l'année même quand il n'y a pas d'élections professionnelles.
Vous les voyez comme moi, ces "syndicats" qui sortent le nez à la fenêtre deux mois par an, une fois tous les 3 ans...
Ce n'est pas notre vision de la représentation syndicale, au SNUipp? Alors, que nous arrivions en tête des élections n'est que juste récompense du travail que reconnaissent nos collègues.