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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 08:54

Xavier Darcos s'est exprimé le 6 novembre 2008 lors de la conférence européenne de Poitiers sur le thème "Gouvernance et performance des établissements scolaires en Europe". Le ministre a rappelé que "l'évaluation des résultats, des élèves comme des établissements, est nécessaire pour faire progresser l'école" et que "la bonne gouvernance est celle qui permet d'accroître les performances des établissements et du système éducatif tout entier".

Nous publions ci-après de larges extraits du discours de Xavier Darcos.


La performance au cœur des systèmes éducatifs


La performance, c’est d’abord celle du système éducatif dans son ensemble. Il s’agit là d’un enjeu essentiel, notamment pour les décideurs politiques dont la mission est à mon sens de faire émerger des systèmes de plus en plus performants, capables de qualifier un nombre croissant de jeunes à des niveaux toujours plus élevés.

Améliorer les performances d’un système éducatif suppose de porter un regard lucide sur ses résultats, mais aussi d’en identifier les atouts à conforter et les faiblesses à combattre. Dans ce domaine les comparaisons internationales sont d’un grand secours pour parvenir à situer les performances d’un système éducatif par rapport à ceux qui l’entourent.

Je sais, par exemple, que l’Allemagne a considérablement modifié sa politique éducative après la publication des résultats de l’enquête PISA de 2000 qui faisaient apparaître des performances décevantes. Ce choix a été payant puisque l’enquête de 2006 a montré que l'Allemagne était revenue dans le peloton de tête.

C’est également cette recherche de la performance éducative qui guide mon action depuis mon arrivée à la tête du ministère de l’Éducation nationale en mai 2007. Ainsi, à l’hiver dernier, la publication des résultats des enquêtes PIRLS et PISA a permis de prendre conscience de la dégradation des résultats de nos élèves, en particulier en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture.

Avec quelques mois de recul, je crois que ce « PISA choc » a été salutaire car il a démontré l’impérieuse nécessité de réformer profondément et rapidement notre système éducatif, en particulier l’école élémentaire qui est la rampe de lancement dont dépendent les trajectoires scolaires. C’est ce que nous avons fait en préparant, pour le primaire, de nouveaux programmes recentrés sur les apprentissages fondamentaux, en réorganisant la semaine scolaire pour libérer du temps au profit des élèves en difficulté et en introduisant de nouveaux dispositifs d’évaluation.

Aujourd’hui, je suis convaincu que cette réforme de l’école primaire qui est entrée en vigueur à la rentrée 2008 va permettre d’améliorer durablement les performances de notre école.

La performance de l’école, c’est aussi celle des établissements d’enseignement eux-mêmes. En effet, c’est une évidence, la performance globale du système éducatif ne peut être obtenue que par l’agrégation des résultats des différents établissements scolaires qui le composent.

Mais encore faut-il que les chefs d’établissement et les équipes enseignantes soient en mesure de s’engager pour mettre en œuvre la politique définie et surtout de la décliner en fonction du contexte local.

La performance ne peut être atteinte que par la bonne gouvernance


C’est précisément parce que les politiques éducatives nationales demandent aujourd’hui à être adaptées et portées par les acteurs de terrain pour atteindre leur pleine efficacité que nous avons souhaité articuler le travail sur la performance avec une réflexion sur la gouvernance des établissements scolaires.

Comme vous le savez, selon les critères établis par l’O.C.D.E., la « bonne gouvernance » est celle qui repose sur les principes de la démocratie car elle permet d’assurer non seulement les relations entre l’administration, les citoyens et le parlement, mais aussi un fonctionnement conforme aux attentes de l’État. Je sais, à ce propos, que le Conseil de l’Europe travaille sur le concept de gouvernance démocratique de l’école et s’interroge sur l’articulation entre la gouvernance et les responsabilités du chef d’établissement.

Aujourd’hui, nous innovons en matière de gouvernance des établissements et c’est la raison pour laquelle je suis très attentif à l’évolution des réseaux ambition réussite qui permettent, dans des quartiers en grande difficulté, de créer des synergies et des dynamiques de succès en fédérant, autour d’un collège, les écoles qui en sont proches.

Renforcer l’autonomie des établissements scolaires


Cependant, il nous faut encore aller plus loin et donner aux établissements scolaires les vraies marges d’autonomie dont ils ont besoin.

Or, ces marges ne se décrètent pas : elles se construisent et là encore, mesdames et messieurs, elles ne peuvent véritablement se développer que grâce à la volonté des responsables politiques et des États.

Car si les programmes et la structure globale des enseignements doivent rester nationaux, il est plus que jamais nécessaire, je l’ai dit, de donner la possibilité aux chefs d’établissement et aux équipes éducatives de s’adapter aux contraintes locales.

L’ensemble des réformes que j’ai évoquées précédemment contribuent d’ailleurs au développement de l’autonomie et à l’expression des initiatives de terrain :

  • Ainsi, j’ai souhaité qu’à l’école primaire les modalités d’organisation des deux heures libérées pour l’aide personnalisée aux élèves en difficulté soient décidées localement par les conseils d’école.
  • Suite à l’initiative de trois députés, qui ont déposé une proposition de loi, les écoles de plus de quinze classes vont s’organiser sous la forme d’établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), ce qui permettra de moderniser l’organisation de l’école et de laisser plus d’initiative aux acteurs de terrain.
  • De même, je veille à ce que la rénovation du lycée laisse aux équipes la possibilité d’imaginer et de mettre en place ce qui est localement nécessaire pour favoriser la réussite des élèves.
  • Enfin, j’ai le souci constant de préserver la liberté pédagogique des enseignants, qui est la condition première du développement de l’autonomie.
Rénover les dispositifs d’évaluation et de pilotage

Vous le voyez, Mesdames et Messieurs, je suis convaincu que la bonne gouvernance est celle qui permet d’accroître les performances des établissements et du système éducatif tout entier. Pour y parvenir, il n’est plus question de continuer à édicter, à chaque niveau hiérarchique, ce que l’on entend par « la bonne méthode ». Il faut bien plutôt définir des objectifs clairs et bâtir un cadre de travail adapté tout en évaluant de façon plus fine les résultats obtenus.

C’est ainsi, par exemple, que j’ai institué plus de transparence dans l’évaluation des résultats à l’école primaire, en rendant obligatoire les évaluations sommatives en classes de C.E.1 et de C.M.2 et en les rendant publiques à l’échelle d’une circonscription, d’un département ou d’une académie.

En effet, Mesdames et Messieurs, si les systèmes éducatifs ne sauraient accroître leurs performances sans l’introduction de modes de gouvernance adaptés et modernes, je crois profondément que l’évaluation des résultats, des élèves comme des établissements est tout aussi nécessaire pour faire progresser l’école.

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

Densi 11/11/2008 21:30

Stephan:C'est évident, densi, tes commentaires ne sont ni insidieux ni démagos...Dans le dernier n° de la Lettre de l'Education(10/11), le journaliste très insidieux également, cite le rapport de REISS en soulignant la volonté de l'assimilation du futur statut des dirlos à celui actuel du privé donc entre autres en  y adjoignant le recrutement(idem pour les collèges le collèges et le lycée)...Il y a pire que moi...Mais plus réaliste certainement.

Henri 08/11/2008 16:58

@ Densi !"une vraie notion de confiance(ce serait pas çà des fois l’autonomie)"1 - franchement, tu y crois, toi à "la confiance" pour faire "tourner" une école ? C'est aussi ce que disent certains syndicats qui prônent la "confiance" entre enseignants pour que les écoles soient efficaces ! Désolé ! moi, non !2- est-celà l'autonomie ? Pas à mes yeux en tout cas ! L'autonomie, dans le cas des écoles, n'a rien à voir avec la psychologie et les sentiments : l'autonomie s'inscrit dans des cadres juridiques, institutionnels, législatifs !" solution ‘miracle’ (...)"En relisant mon commentaire, je me demande où tu as bien pu pêcher cette conclusion ; ce que je pense, en revanche, c'est que "les échecs [sont] imputables (...) au système en vigueur que beaucoup souhaitent voir s'installer dans l'immobilisme, dans le statu quo permanent (déguisé parfois sous l'argument "laissez-nous travailler en paix" et je ne vise personne !)C'est bien l'école qui doit être autonome d'abord et non les individus qui ont eux à être responsables !

stephan 08/11/2008 12:00

en gros si on nous laissait bosser sereinement avec une vraie notion de confiance(ce serait pas çà des fois l’autonomie) et l’autre prône comme solution ‘miracle’ d’en ‘rajouter une couche’ avec la création d’une instance supplémentaire dont la soi disant autonomie ( ???) permettrait de tout faire évoluer (forcément positivement) comme si tous les échecs étaient imputables aux seuls enseignants  actuels et au système en vigueur. C'est évident, densi, tes commentaires ne sont ni insidieux ni démagos...Réac?PS: à l'école on devrait scolariser, il me semble. Un enfant y devient un élève, un citoyen en devenir, celui qui apprend les contraintes du (par le) vivre ensemble. Or  contact individualisé et la "remédiation" (toujours pas dans le dico!) font partie d'autres structures institutionnelles qui appartient aux domaines du médico-social.Si l'école doit prendre en charge, la question de son autonomie (sans point d'interrogation et je parle bien de l'école et pas de chaque enseignant, moi) est d'autant plus essentielle. 

Densi 07/11/2008 22:51






Henri dit « Au fond Ralbol, nous ne sommes pas si éloignés l'un de l'autre en pensée tout au moins ! »
Que si, l’un dit que l’école  gagnerait en efficacité si on arrêtait d’empiler les structures, les instances  intervenantes, si on arrêtait d’empiler les chiffres, les réformes.. . en gros si on nous laissait bosser sereinement avec une vraie notion de confiance(ce serait pas çà des fois l’autonomie) et l’autre prône comme solution ‘miracle’ d’en ‘rajouter une couche’ avec la création d’une instance supplémentaire dont la soi disant autonomie ( ???) permettrait de tout faire évoluer (forcément positivement) comme si tous les échecs étaient imputables aux seuls enseignants  actuels et au système en vigueur. Oui à certaines évolutions(l’aide personnalisée est intéressante car elle permet un contact individualisé qui permet de changer des regards-des élèves et des enseignants-, d’affiner des stratégies personnalisées de remédiation), non à ces futures structures qui  vont introduire une strate de plus, des ‘indicateurs’ de plus…etc. Effectivement la notion voulue de directeur/patron de PME colle avec celle de ‘manager’ et est bien dans la ‘gouvernance’ actuelle(pardon pour tous ces gros mots) mais comme Ralbol, non seulement je ne crois que ce soit une évolution positive mais je pense même que cela va  encore plus creuser l’écart et puis,  on aura des ‘responsables’ tout trouvés, ce qui, entre autres permet de  dédouaner ‘la gouvernance’.
 

henri 07/11/2008 17:32

Au fond Ralbol, nous ne sommes pas si éloignés l'un de l'autre en pensée tout au moins !Ce qui nous différencie probablement (ce que tu dis des différentes instances : CE, CCM, CM, etc...) c'est que j'ai (peut-être une faiblesse ?) l'ambition de penser, que "gouvernées", dirigées, gérées au mieux et je ne le cache pas sous l'autorité réelle, efficace du directeur, non celui en place actuellement mais celui qu'il devrait être, elles pourraient enclencher des dynamiques positives...C'est vrai qu'actuellement, elles se contentent d'être des chambres d'enregistrement du temps "consacré" à... perdre du temps !P. S. : j'ai connu le SNI, j'ai de la direction derrière moi, je ne suis ni trop jeune (hélas !) et j'ai aussi connu beaéucoup de choses !

Ralbol 07/11/2008 15:39

Mais non Henri, je n'ai pas une mauvaise opinion des directeurs. C'est parce que je le suis depuis 24 ans que je peux dire ce que je dis. Les directeurs sont tout simplement victimes de tout ces usines à gaz qu'on a installées et développées.Suis-je le seul à déplorer tout ce temps perdu à essayer de faire tourner des machines insensées ? Je ne le pense pas. Il suffit d'échanger avec les collègues. Prenons le cas des conseils d'école...On sait tous que c'est le joujou offert par Jospin aux fédérations de parents d'élèves pour acheter la paix sociale. Donnant-donnant, comme on dit aujourd'hui.Mais quelle est leur réelle utilité ? En ont-ils une, d'ailleurs ?Combien de parents s'y précipitent pour y siéger ? Les associations de parents d'élèves ont bien du mal à boucler la liste de titulaires dans de nombreux cas.Et qui ne sait que les parents qui s'y présentent le font le plus souvent pour avoir des infos de première main ? Est-ce pour représenter l'ensemble des familles ?Prenons le cas des conseils de cycles...Tu crois vraiment à leur utilité ? Tu es alors un des rares que je connaisse. Et si la mayonnaise n'a pas pris, crois-tu vraiment que ce soit uniquement parce que nous n'avons pas assez de temps (je parle des directeurs) ?Non ! Henri. Il y a une raison bien plus profonde à cela. C'est que les enseignants n'en ont pas ressenti la nécessité? Et tout ce qui n'a pas de réelle utilité finit toujours par disparaître sauf à le maintenir en vie artificiellement.Prenons le cas des projets d'école...Des "coquilles vides" disent tous les rapports officiels. Et pas seulement dans les écoles parce que le directeur n'aurait pas le temps ou l'autorité pour leur donner consistance.Non, Henri, il en est de même dans les collèges et les lycées où les projets d'établissement sont également qualifiés de "coquilles vides". Là, pourtant, il y a un chef d'établissement, un vrai de vrai.Prenons le cas de...Inutile de poursuivre. La liste est trop longue. Tu vois Henri, je ne méprise pas les directeurs. Je les plains. Je nous plains. C'est cet ensemble de "machins" qui bouffent notre temps. Et c'est ce que je voulais exprimer en écrivant "Qu'on nous laisse travailler en paix !"Imagine combien nous aurions à y gagner, nous les directeurs, si nous ne devions nous occuper de tout ce qui ne sert à rien ?Tu es peut-être trop jeune pour avoir connu ce temps. Et si tu es nouveau dans le métier et que tu n'as connu que le côté actuel de ce métier devenu fou, alors, oui, je comprends ta réaction. Je peux t'affirmer qu'en 24 années de direction, j'ai vu le métier évoluer et pas toujours dans le bon sens !Alors, oui, essayons de nous concentrer sur l'essentiel ! Et nous retrouverons le temps qui nous manque tant.Permets-moi d'ajouter que ces reproches je les destine aussi aux syndicats qui n'ont fait qu'accompagner cette évolution au lieu de la maîtriser.J'étais adhérent du SNI-PEGC (kesaco, dois-tu te demander) jusqu'à la scission et l'éclatement de la FEN. Puis j'ai raccroché définitivement. Une époque que tu n'as pas connue... 

henri 07/11/2008 13:42

"Que les directeurs arrêtent de vouloir se transformer en patron de PME…"Tiens ! elle est pas mal, celle-là ! elle a au moins le mérite de la nouveauté : personne ne nous l'avait encore faite (sauf erreur de ma part !)"Ce qui m’attriste, c’est que des directeurs s’imaginent que ce sera le paradis dans les écoles…"Deuxième remarque déjà relevée par stephan : tu prends vraiment Ralbol, les directeurs pour des imbéciles ou des naïfs ou que sais-je encore ...Après deux remarques de cet acabit, ton opinion sur eux semble faite...mais passons !Tu écris :"Après la mise en place des cycles (...)"Les personnels sur le terrain et un tant soit peu lucides (ce que souligne bien le rapport Reiss) savent que ceci n'est en fait jamais entré dans les moeurs des écoles hormis sous la forme de réunions tendant à faire le point sur...Mais de véritable politique de cycle inscrite effectivement dans les écoles, point ! Chacun continue à tirer à hue et à dia dans son coin ; peut-être un pilotage (pardon pour le mot !) interne serait-il nécessaire pour coordonner efficacement ceci !"l’introduction des parents dans l’école via les conseils d’école (...)"Peut-être s'agirait-il de ne pas oublier que l'école a en charge leurs enfants et qu'en tant que citoyens assujettis à l'impôt demander un "minimum" de comptes aux utilisateurs des finances publiques est la moindre des choses : cela te choque-t-il ? Le tout est de bien délimiter le cadre des interventions au plan strict de la loi et des textes (Décret n°90-788 du 6 septembre 1 990, concernant le Conseil d'École) qui donnent ne t'en déplaise encore un droit d'information essentiel aux parents sur leurs enfants (B. O. n°31 du 31 août 2 006)..."on poursuit droit dans le mur"Je ne serais pas loin d'être en accord avec toi...mais pas sur un fallacieux "retour en arrière" qui mettrait à bas des moyens de gestion des écoles qui, en revanche, doivent être améliorés, "gérés" (je n'aime pas le mot, mais bon...) et coordonnés : pourquoi pas par un directeur enfin reconnu en sa juste place et rôle ?

stéphan 07/11/2008 11:12

Dernière trouvaille : les epep ! Ce qui m’attriste, c’est que des directeurs s’imaginent que ce sera le paradis dans les écoles…
Qui parle de paradis, celui qui se pense en enfer?Nous sommes sur terre, entre les deux.C'est surtout de cela que le clairvoyant devrait envisager.• Qu’on arrête avec ces regroupements, véritable machine à fabriquer des monstres…nos anciens travaillaient dans des "écoles primaires" avec 40 élèves par classes.... nos parents étaient des monstres!• Qu’on considère que les dépenses pour l’éducation sont un investissement pour la nation…Le budget de l'EN n'a pas était conséquent? il a était pendant des lustres le premier budget de la nation et l'Éducation sa priorité.On en a fait quoi?Je ne vois pas comment rendre l'école plus efficace (OUI, efficace, c'est un devoir que l'on a vis à vis de la nation, l'école lui appartient) sans lui donner plus d'autonomie. (nous laisser travailler...)Je partage beaucoup de craintes exprimées sur les EPEP, sur l'avenir des dirlos, mais l'immobilisme signerait la mort d'une école déjà bien malade.mon courroux (coucou) est entier tournée vers ces années où le budget aurait permis une réelle réforme de l'école (rapport Thélot), et où on a préféré faire dans le discours pendant que l'on a multiplié les moyens dans les structures intermédiaires (sources de la plupart de notre harcèlement administratif). 

Ralbol 07/11/2008 10:35

Et c’est parti !
La bonne gouvernance, comme ils disent…
La bonne gouvernance, comme en économie… On voit où ça nous a conduits…
Qu’on laisse les enseignants travailler en paix et les résultats seront meilleurs…
Qu’on arrête avec ces regroupements, véritable machine à fabriquer des monstres…
Qu’on cesse de vouloir tout régenter dans le but de toujours plus rentabiliser…
Qu’on considère que les dépenses pour l’éducation sont un investissement pour la nation…
Que les directeurs arrêtent de vouloir se transformer en patron de PME…
Avec la mise en place des cycles, l’introduction des parents dans l’école via les conseils d’école, la multiplication des conseils de ceci… de cela, les réglementations sur les handicaps, l’intervention des rased, les evs, les avs… on pensait améliorer le fonctionnement de l’école.
On s’aperçoit qu’on a tout faux. Les résultats sont de moins en moins bons, dans tous les domaines (littéraire, scientifique, langue étrangère), le climat dans les écoles n’a cessé de se détériorer (rapport mgen) et on poursuit droit dans le mur.
Dernière trouvaille : les epep ! Ce qui m’attriste, c’est que des directeurs s’imaginent que ce sera le paradis dans les écoles…
Se trouvera-t-il suffisamment d’enseignants clairvoyants pour crier STOP ?