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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 09:30

EPEP 

L'Assemblée nationale publie la proposition de loi déposée par la majorité sur la création d'Etablissements publics d’enseignement primaire.

La proposition de loi relative à la création des établissements publics d’enseignement primaire, présentée par  MM. Benoist APPARU, Guy GEOFFROY, Frédéric REISS, députés, a été enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale sous le n° 1188 le 15 octobre 2008.

Relire nos deux articles (en cliquant sur les titres ci-dessous) :

Proposition de loi relative à la création d'EPEP

L’exposé des motifs

 

RASED

La suppression des 3 000 postes de Rased fera l'objet d'une évaluation.

Xavier Darcos déclare à l’Assemblée nationale : "Je m’engage à procéder à une évaluation au cours de l’année scolaire 2009-2010 pour voir comment fonctionnent ces maîtres spécialisés au sein d’équipes de l’école primaire et si le système est efficace. Nous verrons alors comment poursuivre la réorientation des maîtres spécialisés sédentarisés. Dès lors que nous sauvegardons comme itinérants les quelque 3 700 psychologues scolaires et les deux tiers des maîtres des RASED et que nous installons un tiers d’entre eux dans les écoles qui en ont le plus besoin, je pense que notre système sera plus efficace".

Cette légère évolution du ministre résulte sans doute dela puissante mobilisation autour des Rased. Ces enseignants un peu à part ont recueilli plus de 100 000 signatures sur leur pétition !

 

Améliorer le dispositif de remplacement des enseignants

Xavier Darcos a présenté, le 5 novembre en Conseil des ministres, une communication relative à l’amélioration du dispositif de remplacement des enseignants. Une nouvelle organisation conduite par une Agence nationale du remplacement.

Le texte en Conseil des ministres

Pour que tout le temps scolaire disponible soit utilisé au profit des élèves, le Gouvernement souhaite améliorer la politique de remplacement des enseignants.

Or, aujourd’hui, le ministère de l’éducation nationale dispose d’un potentiel de remplacement important (c’est l’équivalent de plus de 50 000 postes d’enseignants) mais l’organisation du dispositif de remplacement ne permet pas de mobiliser plus de 80 % de ce potentiel.

Afin de remédier à ces insuffisances, trois séries de mesures ont été retenues :
  1. Se donner les moyens de mieux prendre en compte les causes d’absence prévisibles des enseignants ;
  2. Assouplir les contraintes administratives qui limitent actuellement l’efficience des dispositifs de remplacement ;
  3. Utiliser le potentiel de remplacement de la manière la plus dynamique possible.

Pour atteindre ces objectifs, une Agence nationale du remplacement, administration de mission dotée d’une vingtaine de personnes, sera mise en place. Elle sera opérationnelle pour la rentrée 2009. Ses travaux ont déjà débuté.

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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VALMORI Patrick 06/11/2008 22:41

Un paragraphe que tu passes sous silence, Stéphan. Pourtant il a son importance car il contredit les extraits que tu interprètes :"D’autre part, il serait également illusoire de donner un statut aux directeurs des 49 928 écoles primaires publiques de France lorsque les établissements en question sont, pour la majorité d’entre eux, de petites structures, comportant peu de classes.
Quel sens y aurait-il à donner un statut aux directeurs de telles écoles ? Or, plus de deux tiers des écoles publiques ont entre 1 et 5 classes. À la rentrée 2007, seulement 0,7 % des écoles maternelles et 10 % des écoles élémentaires comptent 11 classes ou plus. De plus, 5 475 écoles publiques sont à classe unique. Cette réalité impose de reconnaître que le nombre trop important d’écoles et que l’extrême diversité de la fonction et de la charge de travail entre le directeur d’une école à deux classes et le directeur d’une école à quinze classes constituent un obstacle structurel à la création, en l’état, d’un statut du directeur d’école."Je pense qu'on ne peut être plus clair. Alors, faut-il pour autant refuser la création d'EPEP ? Non, bien sûr, c'est notre seule chance d'accéder à une véritable reconnaissance.MAIS il ne faut pas oublier les milliers de directeurs qui ne seront pas concernés ! Ceux-là ne doivent pas se sentir laissés pour compte.

Jean-Claude 06/11/2008 22:22

Stéphan,Comme je l'ai dit l'autre jour en réponse à Merlin, je n'y crois pas au statut pour tous. C'est trop cher pour l'Etat qui a bien d'autres priorités en ce moment que revaloriser et reconnaître les directeurs des petites écoles de campagne.Tu comptes sur les départs à la retraite, les postes non pourvus... Mais c'est rien du tout par rapport à la masse (près de 45 000 directeurs). Combien d'années pour que tous soient enfin dans la réforme ? On est parti comme pour le passage du statut d'instit à celui de PE. Jospin l'a initié et plus de 18 années plus tard, on a encore des enseignants qui ne sont pas intégrés dans le corps des PE. Pourtant, les syndicats étaient optimistes, eux aussi.On va se retrouver avec les 400 écoles de 15 classes et plus qui vont devenir EPEP. A cela tu ajoutes quelques centaines (en plusieurs années) de grosses structures qui vont fusionner (maternelle + élémentaire) surtout dans des villes importantes là où un maire UMP voudra se joindre au concert. On aura aussi quelques centaines d'écoles déjà regroupées en divers RPI. Puis ça se tarira. Il restera des milliers de collègues qui ne seront jamais appelés à diriger un EPEP. Eux, continueront à ramer dans leurs "petites" écoles comme avant, comme maintenant...Je lis comme toi les commentaires des députés dans l'exposé des motifs. Mais tu sais bien qu'on attrape pas des mouches avec du vinaigre...

stephan 06/11/2008 18:08

moi aussi Patrick, je lis:

2. Dans le primaire : lier le bénéfice du statut de directeur à la mise en place d’établissements publics d’enseignement primaire

Le rapporteur propose de séparer ses propositions concernant les directeurs d’école en deux ensembles : celles concernant tous les directeurs d’école et celles liées à la création des établissements publics d’enseignement primaire.
● Renforcer l’autorité pédagogique et l’évaluation des directeurs d’école
Le rapporteur estime que le recrutement des directeurs d’école sur liste d’aptitude peut être maintenu, à condition de prévoir les ajustements nécessaires destinés à renforcer leur autorité pédagogique sur leurs collègues professeurs. L’inscription sur cette liste doit être ouverte aux seuls enseignants ayant cinq ans d’ancienneté – et non plus deux seulement – et doit déboucher sur une formation qualifiante d’un an à l’issue de laquelle le stagiaire obtiendrait une attestation. Le futur directeur ne serait inscrit sur la liste d’aptitude qu’après avoir passé un entretien avec l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale.
Quant au dispositif d’évaluation, il doit être calqué sur la procédure d’alerte publique proposée pour les chefs d’établissement, sauf que, dans le cas présent, l’évaluation de l’école serait conduite par l’inspecteur d’académie et porterait sur le projet d’école, qui, si les performances ne sont pas satisfaisantes, pourrait faire l’objet, dans un premier temps, d’un avenant, puis, dans un second temps, d’une approbation par le ministère de l’éducation nationale. > cette partie traite de tous les dirlos.Recrutement, formation, , autorité renforcée, évaluation...On est quand même pas loin d'un statut pour tous, non? 2° remarque Il ne faut pas confondre la multitude de cas particuliers, même si cela a une importance certaine, avec: beaucoup de dirlos resteront sur la touche.> d'abord il y a les départs à la retraite>ensuite il y a le nombre conséquent de postes vacants attribués d'office. Donc sur la masse...> enfin, le nombre d'écoles ne cessent de diminuer ( plus de 11000 écoles en moins en 25 ans...) 

VALMORI Patrick 06/11/2008 15:44

Non, Dedel, toutes les pressions du monde ne feront pas revenir le gouvernement sur le fait de créer des EPEP.C'est une question d'économie : en mutualisant les moyens, on économise des postes.Et c'est aussi une question de philisophie. La droite a le pouvoir et elle veut une école dirigée par un vrai responsable à qui elle pourra s'en prendre si les résultats ne suivent pas.Enfin, il faut savoir que les directeurs, eux-mêmes, ne sont plus dans la situation de se battre contre cette réforme comme ils ont pu le faire en 87 avec les maîtres-directeurs de Monory.Si nous ratons cette étape, c'est reparti pour 20 ans de galère sans espoir de statut.A titre personnel, l'EPEP ne me pose pas problème. Je crains simplement que beaucoup de directeurs ne restent sur la touche car les EPEP ne concerneront qu'une minorité d'entre nous.Sur ce sujet, je suis beaucoup moins optimiste que Stéphan qui écrivait ces jours-ci que c'est "l'ensemble des dirlos qui seraient reconnus". Moi, je m'appuie sur les textes qui nous sont proposés et pour l'instant rien ne m'incite à un tel optimisme.

Dedel 06/11/2008 13:59

J'invite les collègues qui ont parfois envie de baisser les bras de lire le courrier de Roland (Colmar). Il appelle à résister.http://59.snuipp.fr/spip.php?article634

Dedel 06/11/2008 10:18

On voit bien qu'on peut faire plier Darcos quand on s'en donne les moyens. Les 100 000 signatures de la pétition contre la suppression des RASED, ça ne le laisse pas indifférent. Il faut maintenir la pression pour le faire revenir complètement sur sa décision.On peut arriver au même résultat avec les EPEP si on s'en donne les moyens. Il va falloir peser très fort et exercer une très forte pression sur les parlementaires pour qu'ils comprennent que ce n'est pas un projet qui est soutenu par la profession et qu'on ne passe pas en force de cette façon pour imposer une réforme néfaste.Plus la mobilisation sera puissante et plus Darcos réfléchira avant de donner le feu vert aux députés.