Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quelle heure ?

 

Recherche

Soutiens

Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:44


Déjà prévus par la loi de 2004 à titre expérimental, mais sans grand succès, les EPEP semblent être un projet important pour le ministère. D’ailleurs, le ministre annonçait la couleur devant la commission des finances du Sénat début juillet : « Nous voulons rationaliser les 57 milliards d’euros en donnant davantage d’autonomie aux établissements et en créant les établissements publics du premier degré, avec des établissements qui aient de vrais patrons, à qui nous puissions déléguer des budgets, qui les gèrent et qui nous rendent compte ».

 

J. Arthuis (ex-ministre, Président de la Commission des Finances du Sénat depuis 2002) : mais pendant très longtemps, vos inspecteurs décidaient de la création ou de la fermeture d’une classe en fonction du nombre d’élèves inscrits, et donc si on avait pu inscrire des élèves à 15 mois, je pense qu’on l’aurait fait… Franchement, c’était une situation totalement absurde.


Dans nombre de communes rurales, les maires feraient bien de réfléchir à des regroupements d’école sur un seul site Avez-vous des évaluations sur l’efficacité des différents systèmes de regroupement, concentrés ou non ?


X. Darcos : (après s’être tourné vers ses conseillers) : Je suis obligé d’avouer que nous n’avons pas d’évaluation très objective que je puisse présenter de manière sérieuse.


J. Arthuis : Comment pourrait-on, en milieu rural, trouver des regroupements entre l’Ecole publique et l’Ecole privée ?

 
X. Darcos : Question politique compliquée…


G. Longuet (ex-ministre, sénateur) : Le RPI concentré, avec un établissement public au niveau cantonal me semble acceptable ?


X. Darcos : Je suis d’accord avec ça, on peut même considérer que la question de l’Ecole a été la première forme d’intercommunalité. (…) Je le répète, j’espère pouvoir dans le premier trimestre qui arrive, faire faire une avancée considérable sur la question de l’Etablissement public du premier degré. Pour ne pas dire une avancée définitive. Du moins je l’espère.


 

De fait, Xavier Darcos veut aller vite. Une loi est en préparation sur la question, déposée par trois députés UMP. Elle devrait être examinée par le Parlement en janvier 2009.

 

 

Doté d’un statut juridique, l’Etablissement Public d’Enseignement Primaire (EPEP) serait piloté par un conseil d’administration (élus locaux, représentants des enseignants, non-enseignants et parents, dirigé par un président). Le directeur deviendrait « l’exécutant des délibérations prises », « rendant compte à l’autorité académique » et chargé « de toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public ». (Article 8)

 

Le projet de loi prévoit que toute école actuellement à 15 classes passerait automatiquement au statut d’EPEP par arrêté du Préfet. Les communes pourraient décider de regrouper les petites écoles pour atteindre le seuil de 13 classes pour la création d’un EPEP.

 

Les syndicats majoritaires ont rapidement réagi et rappelé leur opposition à ce projet de création d’EPEP.

 

Un certain nombre de voix se font entendre pour railler les ambitions du ministre actuellement occupé à « rationaliser » les dépenses de l’Education nationale en supprimant des postes par milliers (enseignants, RASED, remplaçants, stagiaires, MAD…).

 

« Savez-vous ce qui peut permettre une gestion pédagogique moderne et efficace ? Savez-vous ce qui peut permettre d’assurer une plus grande mixité sociale ? Une meilleure émulation pédagogique ? La mutualisation des moyens en faveur des élèves en difficultés ?

Figurez-vous que c’est la création d’EPEP… »

 

Il est vrai qu’en ces temps de vaches maigres et d'annonces catastrophiques, ils ont le beau rôle.

 

Aujourd’hui, c’est le puissant SNPDEN (Syndicat National des Personnels de Direction) qui regroupe les chefs d’établissements du secondaire (proviseurs de lycée et principaux de collège) qui prend publiquement position contre la création d’EPEP. (Cf le communiqué du SNPDEN)

 

Le SNPDEN contre les EPEP

 

"Les EPEP, tels qu’ils sont conçus dans cette proposition, conduiront à mobiliser des ressources très importantes, simplement pour faire vivre des structures administratives nouvelles dont l’apport en termes d’efficacité sera contrasté".

 

Le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, critique ce projet gouvernemental qui aboutirait à créer une nouvelle catégorie de chefs d'établissement.

 

"L’expérience des réseaux « Ambition réussite » souligne qu’on pourrait également explorer d’autres voies, s’appuyant sur les réseaux déjà existants d’EPLE, renforcés d’une partie des moyens qu’on s‘apprête aujourd’hui à disperser sans profit évident. D’autre part, la municipalisation de l’enseignement du premier degré qu’induit à terme cette proposition mérite un plus large débat : les enquêtes internationales soulignent, en effet, que les systèmes éducatifs soumis à des autorités locales sont les plus inégalitaires et débouchent sur de moindres performances nationales".

 

Retour à la page d’accueil

Partager cet article

Repost 0
Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
commenter cet article

commentaires

shadow 17/10/2008 18:01

Hé oui, Zellof, la boucle est bouclée. Le système scolaire doit évoluer. Cette évolution passe par des établissements type EPEP avec un directeur ( modalités à définir). Si on s'y prend bien, tout le monde peut être gagnant ( adjoints et dirlos) MAIS: pas certain du tout car une opposition syndicale forte risque de tout faire capoter. Moralité: " garde moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge!"

ZELLOF 17/10/2008 15:20

c'est vrai que la fusion entraîne des économies que l'on peut injecter dans la directionPas évident ce que tu dis, collègue.Prends le cas des EPEP à 15 classes. Aucun changement. 1 école=1 directeur déchargé et 1 EPEP=1 directeur déchargé + secrétariat (?). En tout cas, pas d'économies.Pour les 13 classes : dépense supplémentaire si le directeur 1/2 déchargé a une décharge complète.Pour les regroupements de petits établissements, alors, oui, c'est une source possible d'économies. A condition que les classes soient regroupées et que ça aboutisse à des fermetures (c'est le but recherché).Quant à réinjecter les économies (éventuelles) dans le circuit pour en faire profiter les autres dirlos (les ceusses ordinaires), ne rêvons pas collègue.Il avait été annoncé que ce serait le cas : la moitié de ce que rapporte les postes  de fonctionnaires supprimés et non remplacés. Tu as vu venir quelque chose ? Moi, non ! Et tu soulèves un autre problème : la réaction des syndicats. On peut compter sur eux pour ne pas avaler la couleuvre sans réagir. Et tu sais comment ça se passe dans ce ministère : donnant / donnant pour acheter la paix sociale.

stéphan 17/10/2008 13:43

Il faut aussi dire que le sujet ce sont les EPEP.Mais, je l'ai dit à plusieurs reprises (ce qui m'a valut le titre de "doux rêveur" ;-) . ) je crois qu'il peut y avoir un effet d'entraînement.Difficile d'imaginer un EPEP à 13 classes avec un dirlo reconnu comme tel et l'école de 8 classes, un peu plus loin, sans.Je crois qu'il y a la place pour un statut pour tous les dirlos...Reste, quand même 2 obstacles majeurs:-le budget (c'est vrai que la fusion entraîne des économies que l'on peut injecter dans la direction).-Et surtout, l'opposition des syndicats. S'ils perdent sur les EPEP est-ce que l'on ne leur donnera pas le "non-statut" des dirlos comme os à ronger? 

PouK 17/10/2008 10:43

A lire tous les commentaires, je pense que l'EPEP ne fait pas peur aux directeurs. Chacun semble accepter qu'il faut passer par un tel type de structure pour que l'école soit mieux reconnue. Et son directeur, bien entendu.Ce qui apparaît c'est plutôt un scepticisme sur la portée de cette mesure. Beaucoup se disent que finalement, ce sera bien pour un petit nombre et que ça ne bougera pas pour les autres, c'est à dire pour le plus grand nombre.On sera dans un processus qui ne laissera pas de place pour réclamer ce que nous voulons tous : un statut. Oui, un statut mais un STATUT POUR TOUS.

merlin 16/10/2008 22:53

Cessons de faire comme si le système actuel était bon et fiable et le système EPEP une vaste fumisterie.Le système actuel de fonctionnement de l'école est mauvais parceque non adapté  aux nouvelles missions qu'on nous impose. Personne n'est vraiment à l'aise: ni les adjoints, encore moins les dirlos, même pas les IEN. Il faut donc évoluer: cette évolution porte aujourd'hui le nom d'EPEP, autour desquels il y a beaucoup d'interrogations. Cependant la seule grosse c..... à faire est de tout rejeter en bloc et laisser faire. Il faut se battre pour imposer un certains nombre de choix ; plus nous serons nombreux, plus nos demandes on des chances d'aboutir!

stephan 16/10/2008 19:17

La mienne de base,  c'est qu'au contraire je pense qu'il y aura des dirlos à plusieurs vitesses...>comme aujourd'hui! et il va t'être difficile de prouver le contraire >je n'essaierai pas, en l'état actuel c'est de l'ordre du projet et de la prospection. Reste que tant que ces députés gardent le contact avec des diros, on peut penser qu'ils tiennent à leurs éclairages.(je parle d'un moment T, sans préjuger de ce que fera le MEN avec ce projet à T++) Penses-tu que réunir 3 écoles-de 4,5,6 classes- donne de l'autonomie? Tout dépend de la distance entre ces écoles. Si on a un groupe scolaire (même bâtiment) regroupant 2 écoles et une autre, dans la même commune, le même bassin d'inscriptions, pas trop loin, OUI je crois que l'on peut gérer un budget pour les sorties scolaires, les intervenants extérieurs, employer les AVS, financer les projets, prévoir les grands travaux, monter un PE cohérent, faciliter le passage GS/PS, rassembler les temps partiels ...Si les 3 bâtiments sont éloignés, sur des secteurs ou sur des communes différents, tu as raisons.>personnellement, je suis pour un minima de classes plus bas et différent que l'on soit en zone urbaine ou péri-urbaine. PS: Nous sommes déjà dans l'exécution, sans limite d'ailleurs: ça va de renseigner BE aux tableaux XL des CP, en passant par la responsabilité des stages RAN...  •La concurrence... Pas de dérog. par chez toi?•l'échelon supplémentaire, ça ne tient pas. car les moyens que l'on distribuera aux écoles on les prendra aux IA, IEN et Municipalités.Je crois même que ça supprimera pas mal de "petits maillons". 

Densi 16/10/2008 15:55

Stéphan : 'Je pense que les EPEP du projet est une porte qui s'entrouve pour tous les dirlos. En effet difficile d'imaginer des EPEP de 13/15 classes dirigées par directeur reconnu et laisser les autres écoles en l'état. Il y aura un effet "vase communiquant".'Alors là c'est de la déduction personnelle pure ou alors tu es vraiment TRES bien placé et on sait désormais d'où vient cette relance des EPEP...(échange statut contre...). La mienne de base,  c'est qu'au contraire je pense qu'il y aura des dirlos à plusieurs vitesses...( et il va t'être difficile de prouver le contraire).' De toutes les manières, reconnaître un directeur par un statut c'est donner de l'autonomie aux écoles.' penses-tu que réunir 3 écoles-de 4,5,6 classes- donne de l'autonomie? Non, elle créé une sous-entité concurentielle non viable ni relationnellement ni décisionnellement, tout bonnement administrative. Donc à part de mettre en place une sorte 'd'exécutoire' -d'exutoire?- de secteur-de service-...

PouK 16/10/2008 14:37

ShadowJ'admire ton optimisme... Hélas je n'arrive pas à le partager. J'ai plutôt tendance à croire que tu pratiques la méthode Coué.. Ah, si tu pouvais avoir raison...

shadow 16/10/2008 13:20

Je ne pense pas que l'on puisse saucissonner le problème: aujourd'hui, les syndicats entretiennent l'idée que c'est l'IEN qui gère et organise: faux. La plus grosse partie du boulot est fait par le dirlo, l'IEN valide. Le même IEN ne peut pas réunir comme il le souhaiterait les dirlo de sa circo pour des problèmes d'emploi du temps et d'absence de statut. Beaucoup de dépenses sont doublées de part l'existence d'une Mat et d'une école élém sur le même site. Les dirlos acceptent de moins en moins d'être les " bons petits soldats" disponibles 24h/24 et ça bloque. etc...  Donc lorsque des dirlos  à EPEP n'auront plus ces contraintes, la situation des autres risque d'apparaître comme le nez au milieu de la figure et pousser au changement: encore faut-il que ce changement nous soit profitable!

stéphan 16/10/2008 10:03

Comme je fais partie de ces chats échaudés, j'en dirai plus quand j'aurai quelque chose de sûr. ça va viendre...Sur les Maires.Nous avons rencontré l'AMF juste après la mouture "Darcos" des EPEP, qui leur était très favorable (gros regroupements=moins de CA pour les grandes villes avec majorité et présidence aux CA), et bien ils étaient réticents, parce qu'ils sentaient bien que, malgré ces "garanties" (présentées comme telles afin de faire accepter les EPEP par les Maires), c'est bien aux écoles que l'on distribue de l'autonomie, donc moins de pouvoir pour eux.Notamment pour les Maires des grandes villes qui ne voient pas comment "contrôler" une 100 d'EPEP... Sur les dépenses nouvelles, les municipalités financent complètement les écoles (fonctionnement et investissement), le souci c'est peut-être que l'on impose un "minimum"... à voir.Je suis d'accord avec toi, la décentralisation  en France (très jacobine) a toujours été un moyen de transférer des dépenses (d'ailleurs les régions, les dép. et les communes de se privent pas de dépenser...).Sur les EPEP, bien sûr, l'objectif du MEN ce sont bien les économies.Mais je ne suis pas sûr que les députés qui ont déposé le texte aient cette seule priorité (REISS nous racontait les tourments que connaissait la dirlotte de sa commune à qui l'on demandait de monter  le PPMS).Tant qu'il y a un espoir de voir les choses évoluées il faut creuser.D'accord avec Delphine, avec un bémol, les dirlos qui resteront à la tête d'une école doivent voir leur situation améliorée... Par un statut? 

VALMORI Patrick 16/10/2008 09:36

StéphanDésolé que tu aies mal pris mon terme "accointances". Rien de péjoratif. On parle d'accointances amoureurses, par exemple.En fait, je te demandais si, du fait de relations privilégiées, tu avais des infos de première main. Toutes mes excuses.Je diverge sur l'une des interprétations que tu fais concernant les maires :Sur la volonté des maires de s'approprier les écoles, c'est faux, Ils sont dans l'ensemble réticents aux EPEP (ils ont vite compris qu'ils y perdraient du pouvoir.)C'est peut-être vrai pour quelques maires de petites communes qui verraient partir une classe dans le village voisin ou sous l'autorité d'un maire d'un autre village.Je pense surtout que ce qui leur fait peur, c'est de devoir prendre en charge des dépenses nouvelles. C'est la hantise de toutes les collectivités territoriales : devoir faire face à de nouvelles charges imposées par l'Etat suite à une décentralisation ou à un transfert de compétences.

Delphine IA78 16/10/2008 09:20

Bonjour ShadowJe me permets de répondre à ton post car, directrice de petite école et fille de pompier volontaire, je me sens concernée par ce que tu écris."Un fonctionnement sur le long terme d'écoles avec directeurs EPEP et directeurs actuel est-il viable?"Pourquoi pas ? Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher de fonctionner ? Les grosses structures en EPEP et les petites et moyennes qui restent telles qu'en ce moment.On a bien différents types d'écoles actuellement (regroupements divers selon les régions) et ça "roule"..."l'ensemble des centres de secours, petits et grands ont été départementalisés en 5 ans environ"Je t'accorde qu'on retrouve une analogie dans le cas des centres de secours et des écoles. Dans les deux cas, l'objectif avoué est la mutualisation des moyens.En ce qui concerne les pompiers, on comprend aisément que pour avoir des interventions efficaces, il faut mutualiser les moyens. Dans ma commune, le centre de pompiers volontaires a conservé un lieu d'attache symbolique mais a été regroupé avec celui du canton voisin.Là aussi, ça ne s'est pas fait sans douleur. Le maire tenait à conserver le centre de secours. Mais il faut bien dire que les véhicules incendie, ça coûte une fortune et que les feux ne sont pas si fréquents. Il fallait donc rentabiliser le matériel.Dans nos écoles, si on y regarde de plus près, ça veut dire quoi "mutualiser" ? Les dépenses de fonctionnement ? La belle affaire... Dans l'esprit de Darcos, il pense surtout aux économies de postes qu'il pourrait faire en regroupant les classes donc les élèves. Seulement, voilà, les élus locaux ne voient pas cela du même oeil. Et comme ils n'auront pas "l'obligation" d'entrer sous le joug de cette loi, ils ne devraient pas se précipiter.Et aon pourrait donc avoir cohabitation des deux systèmes pendant de longues années, voire pour toujours...

stéphan 16/10/2008 08:56

"accointances bien placées"... Aucune relation douteuse, ni bien ni mal placée et je ne vois pas en quoi tu t'autorises ce genre d'insinuation ("accointances" ayant un sens péjoratif). En plus tu places le débat d'idées sur un terrain purement idéologique.Ce n'est pas mon cas, peut-être parce que j'assume pleinement mes engagements politiques (à gauche) dans ma vie sociale, je fais la part des choses quand j'exerce mon métier.Le 7 Juillet notre rendez-vous avec le conseillé de Darcos devait durer 30 mn. On est resté 2h. En nous quittant (pour la préparation d'une conférence de presse où Darcos a annoncé l'indemnité pour les dirlos) il nous a demandé d'avoir un été "studieux". Quelques jour plus tard nous étions convoqués à l'Assemblée Nationale pour y être auditionnés, le 17 septembre, notamment par M.Reiss.Le CR de cette audition comme la somme des documents remis son sur dirlo.org.Plus tard, Reiss et 2 autres députés déposent un projet de loi instaurant des EPEP et reprenant quelques une de nos remarques...Nous espérons pouvoir continuer d'alimenter leurs réflexions avec nos propositions.Sur la volonté des maires de s'approprier les écoles, c'est faux, Ils sont dans l'ensemble réticents aux EPEP (ils ont vite compris qu'ils y perdraient du pouvoir.)Sur la 5° République... Elle est morte!La récente réforme de la constitution provoque quelques chambardement dans les habitudes...  Et je n'ai jamais fait d'amalgame entre un projet et un texte définitif.Je n'ai jamais confondu "travailler" (ce qu'une assoc. comme la notre peut très bien faire) et négocier (ça se passera entre MEN et syndicat).Donc aucun angélisme démesuré, aucune sympathie particulière pour les députés qui proposent ce texte, juste la prise en compte d'un mouvement qui peut nous être enfin favorable.  

shadow 16/10/2008 08:23

Un fonctionnement sur le long terme d'écoles avec directeurs EPEP et directeurs actuel est-il viable? Non. les mutations des enseignants passant d'un système à l'autre, les réunions et responsabilités " accordées" aux dirlos EPEP et pas aux autres vont compliquer un système déjà peu performant...  Un exemple pris hors education nationale: la réforme des SDIS ( services de secours) dans les années 2000. Les maires étaient aussi très attachés à " leurs" pompiers, autant qu'à "leur" école. Pourtant l'ensemble des centres de secours, petits et grands ont été départementalisés en 5 ans environ. Ce ne serait pas possible dans l'EN ?

VALMORI Patrick 15/10/2008 22:59

Je te trouve très optimiste, Stéphan. "Et, je vous le confirmerai bientôt, les zones qui ne sont pas abordées dans le projet de loi seront "travaillées" avec les dirlos".Aurais-tu des accointances bien placées ? Tu crois vraiment qu'on va écouter et entendre les directeurs et prendre en considération leurs souhaits ? Mais ça se saurait. Et depuis le début des "hostilités" (grève administrative, mouvements d'humeur...), on aurait déjà eu gain de cause..."Si cette volonté des députés se confirment"Tu sembles oublier une chose essentielle sous la Vème République. Ce n'est pas le législateur qui fait les lois... En fait, il est l'exécutant du gouvernement. Et c'est d'autant plus vrai sous un président tel que Sarkozy qui veut tout régenter. Je suis persuadé que le texte de la proposition de loi est prêt dans ses grandes lignes et qu'il a été écrit par des conseillers techniques du ministère sous le regard attentif de leurs collègues de Matignon ou de l'Elysée. Les députés ne sont là que pour garantir la bonne gouvernance : le Parlement légifère.Je n'attends pas vraiment de cadeaux pour l'ensemble des écoles de France. Les EPEP verront le jour. Notamment dans les villes puisque pour les établissements de 15 classes, ce sera automatique.On en verra aussi quelques-uns dans des villes tenues par des maires UMP (il en reste encore) qui transformeront des écoles de 13 classes en EPEP pour mieux les contrôler.On trouvera aussi des RPI transformés pour l'occasion, mais en nombre plus restreint (on connaît bien la volonté de chaque maire de rester maître chez lui).Et donc, la majorité des écoles restera ce qu'elle est : des écoles avec un directeur sans statut, non reconnu et pas revalorisé. Et tout cela durera des années et des années. N'oublie pas que la France est très conservatrice et les évolutions, si elles ne sont pas imposées, se font très lentement...

stephan 15/10/2008 18:27

@ Patrick,"rêver" n'est pas un crime, au contraire. Ce n'est qu'en les partageant que l'on fera avancer les choses.Au sujet des EPEP, 2 niveaux de lecture:1-le constat, 2- les perspectives.1 Le constat: • beaucoup d'améliorations entre la mouture Darcos qui était à expérimenter et ce projet de loi. >la taille: EPEP possible à 13 classes, alors que l'on partait sur un minimum de 30.- 13 classes c'est un bâtiments (mat+élem.) alors que 30 c'est plusieurs bâtiments.> un CA plus équilibré (dans la première mouture majorité + présidence aux élus).> pas de cadre d'emploi pour les dirlo (une piste: nommer par l'IA). -Un moins si on considère que le dossier est bouclé, un plus si on pense que les choix restent à faire.2-les perspectives.Il serait dommage de ne pas prendre en compte le constat pour envisager (rêver) les perspectives.- Je pense que la définition du profil des dirlos d'EPEP aura un influence sur le "statut" des dirlos des écoles. ça me semble même une évidence.Et, je vous le confirmerai bientôt, les zones qui ne sont pas abordées dans le projet de loi seront "travaillées" avec les dirlos.Si cette volonté des députés se confirment, c'est un élément supplémentaire de rêve... Même si je suis absolument conscient que les réveils peuvent être cruels (et chat échaudé craint la parole des politiques) PS. Je n'ai pas besoin de te préciser que, bien entendu, tu es tout excuser ;-) . 

merlin 15/10/2008 17:47

Chers collègues: a-t-on le choix ? les EPEP ne seront pas LA bonne réponse à nos demandes, nous en sommes presque tous convaincus. Cependant Darcos s'est trop engagé sur ce projet pour le mettre au placard. Les EPEP vont se mettre en place, de façon progressive certes dès la rentrée prochaine. Alors c'est aujourd'hui qu'il faut faire pression pour que ce projet nous soit LE PLUS POSSIBLE favorable. L'enjeu est d'importance car il conditionnera l'avenir.  C'est pourquoi il faudra voter pour les syndicats qui proposent un statut aux prochaines élections et qu'une adhésion au Gdid qui a fait un travail exceptionnel sur le statut et les EPEP ne peut que renforcer le poids de cette association. Il devient urgent que chaque dirlo devienne acteur plutôt que spectateur.

VALMORI Patrick 15/10/2008 15:03

"difficile d'imaginer des EPEP de 13/15 classes dirigées par directeur reconnu et laisser les autres écoles en l'état"Excuse-moi, Stéphan, mais pour moi, c'est pourtant ce qui va se passer. La proposition de loi n'annonce rien pour l'ensemble des écoles. Elle n'évoque que les EPEP.On n'a rien obtenu sur le sujet du statut jusqu'à présent, crois-tu que ça changera demain ? Rien ne permet de le laisser deviner. Au contraire, même, les caisses sont toujours vides. De plus en plus, si je puis dire.Il y aura un effet "vase communiquant".Excuse-moi (bis) mais je pense que c'est dans tes rêves les plus fous, Stéphan. Je suis même sûr que tu n'y crois pas toi-même.En quoi, et de quelle façon, la création d'EPEP pourrait-elle amener un "plus" pour les autres écoles ? J'ai même le sentiment que ce serait le contraire.

stephan 15/10/2008 12:17

Anne-Marie,Je pense que les EPEP du projet est une porte qui s'entrouve pour tous les dirlos. En effet difficile d'imaginer des EPEP de 13/15 classes dirigées par directeur reconnu et laisser les autres écoles en l'état. Il y aura un effet "vase communiquant".De toutes les manières, reconnaître un directeur par un statut c'est donner de l'autonomie aux écoles. Pour les EPEP, la démarche est la même, ce qui change ce sont les "doses".Il est certain que pour nous, il aurait mieux valut que ces choix se fassent à une période plus souple au niveau budgétaire.Nous n'avons pas était entendu et d'autre choix ont été fait (jusqu'aux 60h, alors que l'on donne du temps de "formation personnelle" aux Maîtres Formateurs ET la possibilité, pendant le temps de travail, de faire des heures sup. SIC!).Une porte juste entrouverte, y glisser le pied, il sera toujours temps de le retirer ou qu'on nous la claque à la figure. 

Froment 15/10/2008 10:41

"Il suffit de voir les difficultés rencontrées dans tout projet soumis à l'intercommunalité.. "Le point d'achoppement, c'est souvent le coût supporté par telle ou telle commune par rapport aux autres.Bien sûr, on y trouve aussi des susceptibilités d'élus qui veulent garder la paternité d'un projet ou ne sont pas d'accord sur les modifications proposée par leurs homologues.Mais, le plus souvent, c'est une discussion sans fin sur les dépenses engendrées.Il faut comprendre les élus, surtout ceux des petites communes. De plus en plus, l'Etat décentralise et leur transfère des compétences. Mais le budget ne correspond pas toujours, loin s'en faut, au transfert de compétences.Les maires le disent de plus en plus fort : ils en ont assez de devoir augmenter la pression fiscale du fait de transferts non intégralement compensés par les subventions y afférant.Je pense que ce sera sur ce point précis que la mise en place des EPEP rencontrera le plus de difficultés. Les maires ne sont pas dupes. Si dans un premier temps, une aide leur est apportée, ils devront ensuite mettre la main à la poche, c'est à dire augmenter les impôts locaux. Or, les citoyens arrivent à saturation sur le plan des impôts locaux. Et les maires n'auront pas envie de porter le chapeau pour des projets qui leur sont soumis et qu'ils ne réclament pas à cor et à cri. Il suffit de voir les réactions de l'ANDEV et de l'AMF.Aussi, Anne-Marie, effectivement, il faut s'attendre à ce que cette réforme importante ait besoin "d'un certain temps" pour couvrir l'ensemble du paysage scolaire français...

mat pu j.prevert 15/10/2008 09:30

Depuis quelque temps, il n'est plus question que d'EPEP. Plus personne pour évoquer le statut du directeur qui était pourtant la ligne directrice des interventions.Doit-on comprendre que hors l'EPEP, point de salut pour les "chargés d'école" ?Il serait pourtant naïf de croire que tous les directeurs vont se retrouver à la tête d'un EPEP. D'abord parce que beaucoup vont se retrouver sur le carreau du fait des regroupements. Ensuite parce que d'autres assureront le boulot dans les petites structures regroupées mais distantes et dirigées par un directeur d'EPEP.Enfin parce que l'on imagine bien qu'il faudra des années voire des dizaines d'années pour arriver au terme de ce projet. N'oublions pas que 18 ans après, le corps des instituteurs n'est pas éteint bien qu'inscrit dans un texte.Alors qu'en sera-t-il de cette création d'EPEP laissée à l'appréciation des maires. Si quelques-uns vont se précipiter sur cette possibilité qui leur est offerte, d'autres, beaucoup plus nombreux, ne se sentiront pas concernés car ils n'y seront pas contraints.Il suffit de voir les difficultés rencontrées dans tout projet soumis à l'intercommunalité pour comprendre que les EPEP, ce n'est pas acquis.D'où ma question : hors l'EPEP (hypothétique pour beaucoup), point de salut pour le directeur lambda ?Anne-Marie

Froment 14/10/2008 15:56

Ils lorgnent tout simplement sur le "gâteau".Il n'y a plus de gâteau, Stéphan. Il fond comme neige au soleil. Il ne reste que des miettes. Je pense que les responsables du syndicat des proviseurs et principaux essaient d'abord de ne pas tout perdre (ou trop perdre). Ils savent que le gâteau, comme tu dis, risque d'être non pas plus gros mais partagé et que les parts seront d'autant plus petites qu'on en donne aux EPEP. D'où leurs craintes (justifiées, je le répète).

stéphan 14/10/2008 15:42

Ils lorgnent tout simplement sur le "gâteau". Ils voient dans un regroupement des écoles sous couvert du collège, des moyens supplémentaires. Ils sont dans une démarche de concentration.Et ils ne sont pas les seuls à bigler... Normal que les syndicats fassent tout pour que les dirlos s'effacent. 

Froment 14/10/2008 15:15

Quelle mouche a piqué les membres du SNPDEN de s'opposer aux EPEP ?Il ne faut pas chercher très loin l'explication. C'est la peur qui engendre la méfiance.D'ailleurs, ils le disent eux-mêmes, lorsqu'ils évoquent une "partie des moyens qu’on s‘apprête aujourd’hui à disperser ".Effectivement, le ministère a consigne de traquer toutes les sources d'économies possibles. Les recteurs font la chasse à la récupération de postes. Ainsi, les petits établissements secondaires, en perdant des élèves ne voient pas partir que des postes d'enseignants. Ceux-ci s'accompagnent de postes administratifs (adjoints, secrétaires...).Ils craignent que pour habiller les EPËP, on ne déshabille les EPLE. Je pense qu'ils voient clair et que c'est ce qui risque de se produire.Les sous, toujours les sous... Le nerf de la guerre...

shadow 14/10/2008 15:09

Gatien: du droit qui nous interdit de gérer ( vu notre absence de statut) le recrutement de personnel EVS . Nous ne pouvons nous exprimer ni sur le choix , ni sur leur gestion administrative ( si ce n'est pour assumer les embrouilles quotidiennes). Voilà une des missions du Chef d'établissement... pas du dirlo; qui parlait d'autonomie?

Gatien 14/10/2008 14:04

Très bonne remarque Stéphan. Certaines écoles n'ont pas eu leur EVS renouvelée parce qu'aucun principal de collège n'acceptait de gérer leur embauche. De quel droit viennent-ils se mêler de nos écoles ?

stéphan 14/10/2008 13:29

Quelqu'un peut-il clairement m'expliquer pourquoi les syndicats sont contre les EPEPL'autonomie que l'on distribuera à l'école, il faudra la prendre quelque(s) part(s).Et la position du SNPDEN est savoureuse.Pas d'EPEP mais, comme pour les ZEP "AB"les écoles rattachées aux collèges, sous l'autorité du principal (qui ont refuser d'embaucher les EVS).Comme quoi la fragilité de l'école en fait un fromage appétissant pour pas mal de renards.Je crois vraiment que la déconcentration fait peur, en terme de perte de pouvoir, dans une France encore très Jacobine. 

Alain 14/10/2008 11:33

Quelqu'un peut-il clairement m'expliquer pourquoi les syndicats sont contre les EPEP qui existent dans le secondaire... Je veux bien entendre que le regroupement d'écoles de plusieurs communes peut être un problème mais pour les écoles en zone urbaine où est le problème ??? Le directeur sera sans doute un échelon hiérarchique mais pour ce qui relève du pédagogique l'IEN ne va pas disparaître - si j'ai bien compris - même si on dit que la circonscription n'a plus lieu d'être...