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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 14:22

 

La publication de nos différents articles sur les EPEP nous a valu un très grand nombre de visites sur le site mais également un afflux de mails qui vont tous, ou presque, dans le même sens.

Beaucoup de nos collègues ont l’impression qu’ils sont abandonnés à leur triste sort « d’enseignants chargés de direction ». D’autres, très minoritaires, évoquent un sentiment de trahison.

La plupart sont persuadés que la proposition de loi des députés a permis de déplacer le débat de la notion de création statut du directeur à celle d’EPEP.

 

Ainsi, Christelle nous écrit :

« En septembre 2006, 93 % des directeurs se sont prononcés pour la création d’un statut de directeur d’école. En septembre 2008, une proposition de loi visant à la création d’EPEP réussit à détourner l’attention des directeurs en leur faisant miroiter une situation que la plupart ne connaîtront jamais. Qui parle encore de lutter pour la reconnaissance statutaire de tous les directeurs ? ».

 

Yves nous fait part d’un sentiment de malaise. Il dénonce la collusion entre le ministère et les syndicats pour faire taire la principale revendication des directeurs : la création d’un statut.

« Habile ministre que Xavier Darcos qui a réussi à dévier les directeurs de leur coûteuse demande de création d’un statut ! Il ne faut pas s’y tromper : la proposition de loi déposée par les 3 députés n’est rien d’autre qu’une commande du ministre. Ce dernier n’avait-il pas annoncé qu’il comptait prendre une « décision définitive » dès ce trimestre ?

L’annonce semble réjouir certains collègues qui se voient déjà en chef d’établissement (statut, pouvoir, indemnité). Mais combien seront-ils à bénéficier de cette mirifique promotion ?

X. Darcos est assuré de réussir cette réforme qui ne coûtera rien à l’Etat qui fera un transfert de compétences aux communes et les laissera financer les établissements créés.

Le ministre sait pertinemment que le dispositif ne touchera qu’un nombre limité de communes et d’écoles. Peu lui importe : il aura laissé son nom à une réforme importante et ne sera pas tenu responsable de la « mauvaise volonté » des collectivités territoriales qu’il pourra ensuite dénoncer comme étant conservatrices.

Les syndicats, eux aussi, savent que la réforme sera mise en place. Ne pouvant l’empêcher, ils feront mine de s’y opposer. Pour la forme. Car, ils savent, aussi bien que le ministre, qu’elle ne s’appliquera que très progressivement et qu’elle ne concernera que relativement peu d’écoles. Certes, ils s’adapteront et surtout se réjouiront que la majorité des directeurs ne soient dotés d’un statut de « p’tit chef ».

Ministre et syndicats partageront ainsi les mêmes calculs pour des raisons à la fois identiques et opposées. »

 

D’autres collègues évoquent leur situation personnelle pour déplorer l’abandon de la revendication première des directeurs : un statut pour tous.

 

Jean-Michel nous fait part du cas de sa commune qui, pense-t-il, est loin d’être un cas isolé.

« Directeur depuis 13 ans d’une école de village de la petite section au CM2, je ne vois nulle possibilité de promotion ou de reconnaissance si les EPEP sont créés.

A mon arrivée, 5 classes. Actuellement 6. Un maire attentif à soigner « SON ECOLE » car il a compris que l’école représente l’avenir de la commune. Une municipalité qui veille à attirer de jeunes couples avec 2 enfants pour éviter que le vieillissement du village en offrant des facilités de construction. Il faut voir comme le maire est fier de son école. Pour rien au monde il ne souhaiterait l’associer à un autre établissement d’une commune voisine. Il aurait l’impression qu’on lui prend une partie de son bébé.

Bref, nous resterons une entité à part entière. Que me reste-t-il à faire si je veux avoir plus de temps, plus de reconnaissance, plus de salaire… ? Quitter cet endroit où je me sens si bien ? Ou choisir de « végéter » dans ma carrière ?

Ce n’est pas ce que j’avais imaginé en voyant que vous voulions nous battre pour un statut. Je me rends compte que, déjà, j’utilise le passé… ».

 

Armelle nous décrit un cas différent.

« Début octobre, madame le maire m’a reçue, comme chaque année à pareille époque. Nous avons évoqué la rentrée mais aussi les problèmes liés à l’actualité, essentiellement le SMA et les EPEP.

Pour le SMA, elle se demande comment pallier l’absence d’enseignants en cas de grève. Dans notre petit village, pas d’étudiants disponibles la journée, ni d’animateurs d’ailleurs. Sa chance, nous nous mettons rarement en grève.

Pour les EPEP, si on le lui propose, ce sera un NON ferme et définitif. Faut dire qu’elle a des arguments, madame le Maire.

Notre école est très bien équipée (informatique, BCD, salle de restauration accueillante, dortoir refait à neuf, locaux agréables, nouveau préau…). Bref, la commune a beaucoup investi.

L’école la plus proche se trouve à environ 45 minutes (en moyenne montagne, le temps compte plus que la distance). Dans ce village, l’école n’est pas du tout une priorité comme chez nous. Les maires ne s’entendent pas très bien et n’ont pas la même conception de la vie d’un village.

Pour madame le maire de ma commune, mutualiser (comme le dit le projet de loi) reviendrait à investir doublement (pour les deux communes). Et de cela, elle ne veut nullement entendre parler.

Je pense que des situations telles que la mienne doivent exister ailleurs. Et j’ai le sentiment d’être laissée pour compte. Je suis et je resterai une petite directrice de campagne. Cela, aux yeux des parents parce que pour mon administration, je n’existe pas. »

 

Nous pourrions multiplier les publications de courriers reçus. Ceux que nous avons sélectionnés reflètent assez bien la majorité des mails qui nous ont été envoyés car ils traduisent assez justement le sentiment de déception ou d’abandon de nos collègues.

Ils nous rappellent simplement que la création d’EPEP ne doit pas avoir pour conséquence, de facto, la création de deux catégories de directeurs. Notre rôle est d'y veiller.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

VALMORI Patrick 10/10/2008 09:06

Sur le fond, Che, je pense que le projet d'EPEP est inévitable. On ne pourra jamais revaloriser correctement près de 50 000 directeurs à la tête d'écoles aussi diverses, par leur taille, leur fonctionnement, leur regroupement...Comme tu le dis, il faudra accepter qu'il y ait réduction du nombre d'établissements et donc de directeurs.Ce que je regrette, cependant, c'est que rien ne soit dit ni prévu pour les écoles qui ne seront pas transformées en EPEP. Car il y en aura beaucoup et leurs directeurs continueront de trimer comme aujourd'hui, sans la moindre reconnaissance ou revalorisation. Sur le fond encore. je trouve que la position du directeur sera difficilement tenable dans les EPEP s'ils sont mis en place tels que présentés par les 3 députés.Le statut d'emploi risque de se transformer en siège éjectable pour les directeurs qui auront face à eux des maires politiquement "lourds". Ceux qui sont connus, qui ont une certaine influence médiatique et politique.Supposons que les objectifs fixés par le CA ne soient pas atteints. Pour diverses raisons, ça peut arriver. Il suffit d'une mauvaise entente entre les adjoints et le directeur, un conflit entre collègues eux-mêmes, toutes choses qui ne sont pas improbables.Dans pareil cas, le directeur n'ayant pas "l'autorité" nécessaire pour "imposer" sera tenu responsable du dysfonctionnement. Et on imagine sans mal la forte pression que peuvent jouer certains élus auprès des autorités hiérarchiques.Il me semble indispensable que le directeur ait un statut similaire à celui des chefs d'établissement du secondaire, qu'il ne soit pas cantonné à un rôle de simple exécutant des décisions prises en CA, que son autorité sur les enseignants soit confortée par les textes, qu'il ne soit pas à la merci d'un politique puissant...Voilà quelques-unes des premières réflexions que m'inspire cette proposition de loi. Il y en a bien d'autres.

PouK 09/10/2008 21:34

Che écrit :Le regroupement sous une direction de la meternelle d'un groupe et de l'élémentaire me semble nécessaire; ... Il facilite l'obtention d'un statut. Il donnera une cohérence qui n'est pas toujours de mise à l'Ecole.Ces regroupements existent depuis longtemps, Che. Mais ils n'ont pas contribué à donner un statut aux directeurs ni même à l'école. La cohérence, c'est vrai, est plus visible. Le regroupement incite ou oblige les collègues à travailler ensemble ou, pour le moins, à prendre en compte ce que fait le voisin.L'administration a essentiellement recours à cette forme de regroupement pour économiser un poste de directeur. Mais sans accorder un statut pour autant.Un peu plus loin, Che écrit ceci :Les EPEP sont une catastrophe.. mais refuser des regroupements ne fera que nous précipiter dans ce cadre.Je ne saisis pas trop ce que tu veux dire. Personne ne refuse les regroupements. D'ailleurs qui le pourrait et comment ?D'autre part, le regroupement est le début d'un EPEP. Il n'en a que l'allure puisqu'il ne comporte ni statut ni CA. Mais le nombre de classes y est parfois le même.Et un peu plus loin, je lis ceci :L'EPEP massacre les enseignants... Ne rien proposer de même. "massacre"... le mot est fort. Que veux-tu dire ? Je ne comprends pas très bien le sens de ton post, Che.

che 09/10/2008 20:23

je ne suis pas les posts précédents.. Je ne comprends pas tout. Sur le fond.. Le regroupement sous une direction de la meternelle d'un groupe et de l'élémentaire me semble nécessaire; ce regroupemnt va dans le sens d'une plus grande influence de l'Ecole. Il facilite l'obtention d'un statut. Il donnera une cohérence qui n'est pas toujours de mise à l'Ecole. Les enfants sont les mêmes de la PS au CM2.Les EPEP sont une catastrophe.. mais refuser des regroupements ne fera que nous précipiter dans ce cadre.A nous de proposer (ce que nous faisons au GDID) un autre projet qui reconnait au directeur avec un  statut, une cohérence de la scolarité de l'enfant.Il y aurait des "pertes" de postes de dirlos.. certainement.. Et je ne parle pas pour ma chapelle.. Je n'ai aucune chance d'être dirlo d'une de ces structures. Trop vieux.. Mais c'est une évolution nécessaire et pour tout dire souhaitable. L'évolution de la formation initiale (supressiojn des IUFM), la décentralisation, le soutrien, le suivi des enfants, les programmes.. imposent ca structuration des écoles en entités solides dirigées par des dirlos pourvus d'un statut leur permettant de défendre, si c'est nécessaire leur école.. L'EPEP massacre les enseignants... Ne rien proposer de même. A nous de faitre mieux..Che

henri 09/10/2008 11:55

"@ HenriLes propos ou pensées que tu me prêtes sont inadmissibles ! J'accepte volontiers le dialogue sur un site qui m'est défavorable mais je réclame un minimum de respect.Peut-être profères-tu des insultes pour m'éloigner de ce site ? Si tel est le cas, alors tu auras gagné."Quand ai-je été irrespectueux ? Quand t'ai-je insulté ?C'est plutôt (je me répète) ta vision plus que simpliste des choses (et des directrices et directeurs assoiffé(e)s de "pouvoir") qui l'est et pour moi et pour tant d'autres !Garde ton calme et ta sérénité coutumières Dédel ! et n'en profite pas pour t'éloigner de nous : tu es toujours une source de réflexion (même d'opposition, s'il le faut !) même si tes positions sont plus que ...datées !@ bientôt !Henri.

Dedel 09/10/2008 09:49

@ HenriLes propos ou pensées que tu me prêtes sont inadmissibles ! J'accepte volontiers le dialogue sur un site qui m'est défavorable mais je réclame un minimum de respect.Peut-être profères-tu des insultes pour m'éloigner de ce site ? Si tel est le cas, alors tu auras gagné.Quand je dis que tout est "ficelé", c'est que je suis persuadé que la proposition de loi émanant des 3 députés n'est en réalité qu'une commande de Darcos.D'une part, parce que ça permet d'utiliser la nouvelle loi qui permet à l'Assemblée Nationale dêtre maître de son ordre du jour pour moitié.D'autre part, le ministre ne se met pas en première ligne sur un sujet brûlant. C'est astucieux.Si on examine tant soit peu le parcours de ces députés, auteurs de cette proposition de loi sur la création d'EPEP, on peut penser que ce sont des politiques très intéressés par les problèmes de l'école, de la direction...Or, surprise ! Hormis l'un des 3 qui a été proviseur de lycée avant d'être député, on ne retrouve pas chez eux un quelconque intérêt dévorant pour l'école.
Benoist Apparu
Député depuis 2007
50 questions posées à l’AN : aucune ne concerne l’école primaire.
 
Guy Geoffroy
Proviseur de lycée de 1982 à 2002
Député depuis 2002
10 questions posées depuis sa réélection : aucune sur l’école primaire
 
Frédéric Reiss
Député depuis 2002
37 questions : aucune sur l’école primaire
A qui fera-t-on croire que, subitement, en septembre 2008, ils ont tous trois une furieuse envie de modifier les écoles primaires ?Si ça ne s'apparente pas à une commande du ministère...D'ailleurs, j'ai eu la curiosité de revoir la liste des parlementaires qui s'étaient déjà prononcés pour un statut des directeurs. Aucun des trois n'y figure... Curieux, non ?

henri 09/10/2008 06:37

C'est vrai Dédel ! pour une fois, je suis d'accord avec toi !Les lendemains vont déchanter ! Surtout avec des individus de ton acabit qui manie les (gros) mots comme "POUVOIR" pour effrayer les brebis égarées loin des rassemblement syndicaux et de la grande unité dont la grève du 7 octobre vient de faire la démonstration.Tu as par ailleurs une vision assez lamentable des collègues directeurs dont la seule chose qui te vient visiblement à l'esprit quand (par inadvertance !) tu penses à eux c'est qu'ils "rêvent de pouvoir" !!!Ton manichéisme (très) primaire te fait regarder la réalité avec des oeillères telles que :- les dirlos sont des salauds (ou à peu près : de grands méchants loups affamés de pouvoir) ;- les communes (qui financent les écoles ne l'oublions pas) des instruments du pouvoir (en place, je suppose ?)- et j'en passe !Au final, je te trouve bien défaitiste ! Car si "Tout a été bien pensé. Tout sera bien ficelé.", cela signifie que rien n'est plus amendable ! Toi qui es un fer de lance de la revendication et de la lutte syndicale, cela ne semble guère coller à ton rôle !Certains ici et ailleurs pensent au contraire que le projet des EPEP est modifiable, amendable et ajustable : il l'a d'ailleurs été depuis ses origines si tu veux bien t'y pencher un peu dessus !Lorsque les EPEP tomberont (comme tu sembles le prédire), nous saurons, nous dirlos', que nous avons été en effet bien prévenus par l'immobilisme, le refus permanent de tout dont toi et tes collègues auront fait preuve !

Dedel 08/10/2008 23:10

Je relève une phrase de l'article :
L’annonce semble réjouir certains collègues qui se voient déjà en chef d’établissement (statut, pouvoir, indemnité). Mais combien seront-ils à bénéficier de cette mirifique promotion ?
Ceux qui rêvent de pouvoir en seront pour leurs frais. Pourquoi ? Parce que le pouvoir sans autonomie, ça n'existe pas. Et quand on pense autonomie, c'est de l'autonomie financière dont on parle. Or, qui finance les écoles ? Et qui continuera de les financer ?Si en plus du financement, nous avons un renforcement du contrôle des élus dans le CA et peut-être même le maire comme président du CA, alors, ne nous faisons aucune illusion sur l'autonomie et donc sur le pouvoir. Plus exactement, du pouvoir, le CA en donnera au directeur. Mais pas celui qu'il espère. Non, il aura le pouvoir, disons "le devoir" d'exécuter les décisions du CA.Pour les faire exécuter, on lui "imposera" le pouvoir de hiérarchie sur ses collègues. Car, n'en doutons pas une seconde, le directeur aura des comptes à rendre au CA. Au cas où il l'oublierait, on lui rappellerait qu'il n'a qu'un statut d'emploi.Tout a été bien pensé. Tout sera bien ficelé. Les lendemains qui déchantent, c'est pour bientôt.Nul ne pourra dire qu'il n'était pas prévenu.

Delphine IA78 08/10/2008 15:12

Je partage plutôt le sentiment exprimé par les collègues cités ici.Voici le commentaire que j'ai écrit la semaine dernière.Toutes mes excuses de ne pas le réécrire. J'en fais une copie pour aller plus vite... Je reprends les 3 objectifs assignés par les députés :1- Selon les députés, il s'agirait d'abord de permettre "en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réunissant (…) des écoles sociologiquement différentes". Rien de nouveau. Dans de grandes villes, ça s'est fait notamment pour des raisons idéologiques, pour faire éclater les ghettos de riches dans les écoles huppées de centre-ville. On les a jumelées avec des écoles périphériques moins "sélect". Les enfants faisaient CP et CE d'un côté et le reste dans l'autre école. Outre les problèmes de transport, on s'est heurté très vite à un refus des familles de centre-ville. Résultat grosse déperdition et fuite vers le privé.2- Le deuxième objectif serait, en milieu rural, d'"encourager le regroupement d'écoles de petites tailles pour former un seul établissement, éclaté".Là ou les RPI existent et ont été montés non sans mal, vois-tu les maires recommencer avec 2 autres RPI voisins mais distants et sans lien particuliers entre communes ? Je n'y crois pas une seconde. Pour qu'un maire se lance dans une quelconque opération, il doit y trouver intérêt et intérêt surtout financier.3- Et le troisième, plus général, serait de "mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers" et "créer un véritable statut d'emploi pour les directeurs d'EPEP". Alors là, oui j'y crois. Les économies pour l'Etat et les dépenses pour les collectivités territoriales. Ne nous faisons donc pas trop d'illusions... Les villes ne tiennent pas à augmenter la pression fiscale des foyers.En fin de compte, comme les autres collègues qui se sont exprimés avant moi, je pense que les EPEP ne feront pas recette comme peut l'espérer le ministre qui a télécommandé les 3 députés.  Du coup, je pense qu'il restera un nombre impressionnant de directeurs dans des écoles hors EPEP. Donc sans moyens nouveaux, sans considération supplémentaire, sans statut. Bref, le statu quo.