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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 16:00


Lors de son audition par la commission des finances du Sénat, le 3 juillet 2008, Xavier Darcos avait annoncé la couleur :

« Je le répète, j’espère pouvoir dans le premier trimestre qui arrive, faire faire une avancée considérable sur la question de l’Etablissement public du premier degré. Pour ne pas dire une avancée définitive. Du moins je l’espère ». – relire notre article

Par l’intermédiaire d’une proposition de loi déposée par 3 députés, la création des EPEP semble respecter les délais annoncés par le ministre.

Nous publions, ci-après, l’exposé des motifs et dans l’article suivant, vous trouverez le texte de la proposition de loi.

 

 

La rentrée scolaire 2009 verra-t-elle apparaître des "établissements publics" pouvant regrouper plusieurs écoles primaires, dotés d'une personnalité morale et dirigés par un conseil d'administration ? C'est un cauchemar des syndicalistes enseignants, qui voient se profiler ainsi des "usines pédagogiques", mais c'est ce que souhaite depuis longtemps, et dans la foulée de ses prédécesseurs, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos. Depuis le jeudi 25 septembre, c'est aussi ce que préconise une proposition de loi déposée par trois députés UMP : Benoist Apparu (Marne), Guy Geoffroy (Seine-et-Marne) et Frédéric Reiss (Bas-Rhin).

En "étroite concertation", affirment-ils, avec le ministre de l'éducation, ces parlementaires proposent de créer des Etablissements publics d'enseignement primaire (EPEP)  : ils reprennent ainsi une appellation et un sigle déjà consacrés par la loi du 13 août 2004 relative aux Libertés et responsabilités locales qui, dans son article 86, prévoyait l'expérimentation de tels établissements en zone rurale. Mais les décrets d'application permettant cette expérimentation n'ont jamais été publiés.

Le regroupement d'écoles primaires dans un EPEP ne s'entend pas au sens géographique – il n'est pas question de déménager des écoles pour les placer sous un même toit – mais à celui de la gestion. La proposition de loi ne se limite pas aux zones rurales et vise, plutôt qu'une expérimentation, une quasi généralisation. Elle consiste, est-il affirmé dans l'exposé des motifs, à " doter l'école – actuellement dépourvue de la personnalité morale, à la différence des collèges et des lycées – d'un statut juridique qui en permette une gestion pédagogique moderne et efficace ".

 
"MUTUALISER LES MOYENS"

Selon les députés, il s'agirait d'abord de permettre "en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réunissant (…) des écoles sociologiquement différentes". Le deuxième objectif serait, en milieu rural, d'"encourager le regroupement d'écoles de petites tailles pour former un seul établissement, éclaté". Et le troisième, plus général, serait de "mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers" et "créer un véritable statut d'emploi pour les directeurs d'EPEP". Actuellement, les directeurs d'écoles n'ont pas de statut hiérarchique : ils ne se distinguent de leurs collègues que par l'accomplissement de tâches administratives pour lesquels ils perçoivent une indemnité.

Selon la proposition de loi, la création d'un EPEP serait obligatoire dès lors qu'une école comprend 15 classes, et facultative à compter de 13 classes. Mais le texte permet aussi de regrouper plusieurs écoles dès lors qu'elles comportent ensemble au moins 13 classes. Chaque EPEP serait dirigé par un conseil d'administration composé de treize membres : le directeur de l'établissement, quatre représentants de la commune ou de l'organisme intercommunal, trois élus enseignants, un élu des personnels non enseignants et quatre élus des parents d'élèves. Le président du conseil d'administration pourrait être soit le directeur de l'établissement, soit un représentant des collectivités.

Les députés ont reçu, selon M. Apparu, de "fortes assurances" du groupe UMP pour que le texte soit inscrit dès janvier 2009 à l'ordre du jour de l'Assemblée. Et selon lui, le budget 2009 de l'éducation pourrait tenir compte du projet en prévoyant des postes "fléchés", spécialement dévolus aux EPEP. "Les établissements du premier degré, commente M. Apparu, cela fait longtemps qu'on en parle. Pour une fois, il y a un gouvernement et une majorité qui sont d'accord pour le faire". L'idée de regroupements d'écoles placés sous la responsabilité de vrais chefs d'établissements et de conseils d'administration comprenant les élus locaux n'a pas de quoi choquer à l'extérieur de l'éducation nationale, mais heurte de plein fouet la mentalité des enseignants du premier degré, imprégnés d'un profond sentiment anti-hiérarchique et historiquement soucieux de leur indépendance vis-à-vis des notabilités locales.

Luc Cédelle « Le Monde 26/09/2008 »

 

 

 

PROPOSITION DE LOI

relative à la création des établissements publics d’enseignement primaire déposée par Benoist Apparu, Guy Geoffroy et Frédéric Reiss, députés

 

EXPOSE DES MOTIFS

 

A l’occasion de l’analyse et des contre propositions formulées par le groupe UMP sur le rapport Attali, il a été proposé de créer des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire.

 

Cette proposition répond à un triple objectif :

- Permettre, notamment en milieu urbain, d’assurer une plus grande mixité sociale en réunissant sous un même EPEP des écoles sociologiquement différentes et favoriser notamment la mutualisation des moyens en faveur des élèves les plus en difficultés.

- Encourager le regroupement d’écoles de petites tailles pour former un seul établissement, éclaté, et permettre ainsi une émulation pédagogique qui fait défaut notamment dans les toutes petites structures que l’on trouve en milieu rural.

- Mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice des élèves et créer un véritable statut d’emploi pour les directeurs d’EPEP.

 

Cette proposition de loi consiste donc à doter l’école – actuellement dépourvue de la personnalité morale à la différence des collèges et des lycées – d’un statut juridique qui en permette une gestion pédagogique moderne et efficace.

Prenant le relais du dispositif expérimental prévu par l’article 86 de la loi n°2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, la présente proposition de loi crée donc les établissements publics d’enseignement primaire destinés à se substituer, de façon automatique, aux écoles de taille suffisante et à regrouper, sur la base du volontariat, les écoles de communes souhaitant mutualiser leurs moyens humains, pédagogiques et financiers.

Après avoir défini les conditions de création des établissements publics d’enseignement primaire (articles 1er à 5), la proposition de loi précise les règles de fonctionnement des établissements (articles 6 à 10). Les articles 12 à 15 ont pour objet d’adapter, de préciser ou d’exclure l’application de certaines dispositions régissant actuellement le régime des établissements publics locaux d’enseignement ou des écoles.

 

L’article 1er crée au titre 1er du livre IV du code de l’éducation un nouveau chapitre III consacré aux établissements d’enseignement primaire.

 

L’article 2 précise que l’établissement public d’enseignement primaire appartient à la catégorie des établissements publics locaux d’enseignement. Ceci a pour conséquence de rendre applicable à ces établissements l’ensemble des règles qui régissent les établissements publics locaux d’enseignement, à l’exception de celles auxquelles il est dérogé ou qui sont écartées par la présente proposition de loi.

 

L’article 3 rend obligatoire la création d’un établissement public d’enseignement primaire lorsqu’une école maternelle, élémentaire ou primaire comprend ou atteint un nombre de classes égal ou supérieur à quinze. Cette transformation intervient dans le délai d’un an soit à partir de l’entrée en vigueur de la présente proposition de loi pour les écoles de quinze classes soit à partir de la notification à la commune ou à l’établissement public de coopération intercommunale de rattachement de la décision de l’autorité académique d’augmenter le nombre de classes de l’école.

 

La création de l’établissement d’enseignement primaire est constatée par arrêté du représentant de l’Etat dans le département après avis de la commune ou de l’établissement public de coopération communale et accord de l’autorité académique.

 

L’article 4 prévoit la faculté pour les communes et les établissements publics de coopération intercommunale d’ériger en établissement public d’enseignement primaire une école maternelle, élémentaire ou primaire comportant au minimum treize classes. Cette même faculté leur est reconnue pour regrouper plusieurs écoles afin de constituer un établissement public d’enseignement primaire dès lors que le nombre de classes regroupées est au moins égal à treize.

 

L’établissement public d’enseignement primaire est créé par arrêté du représentant de l’Etat dans le département sur proposition de la ou des communes ou de l’établissement public de coopération intercommunale après accord de l’autorité académique.

Dans l’hypothèse où la décision de l’autorité académique conduit à réduire le nombre de classes d’un établissement public d’enseignement primaire, ce dernier subsiste, y compris si le nombre de classes est inférieur à treize.

 

L’article 5 permet à une commune ou à un établissement public de coopération intercommunale d’intégrer dans un établissement public d’enseignement primaire existant une ou plusieurs écoles situées sur son territoire ou relevant de sa compétence. La modification du périmètre de l’établissement public d’enseignement primaire résulte d’un arrêté du représentant de l’Etat dans le département sur proposition de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale après accord, le cas échéant, des autres communes ou établissements publics de coopération intercommunale représentés au sein de l’établissement public d’enseignement primaire et accord de l’autorité académique.

 

L’article 6 fixe le nombre des représentants au conseil d’administration de l’établissement public d’enseignement primaire à treize. Au sein de ce conseil siège le directeur de l’établissement, quatre représentants de la ou des communes ou du ou des établissements publics de coopération intercommunale, trois représentants élus des personnels enseignants et un représentant élu des personnels non enseignants et quatre représentants élus des parents d’élèves. Le président du conseil d’administration est élu par les membres du conseil d’administration qui peuvent choisir le directeur de l’établissement ou un représentant des communes ou des établissements publics de coopération intercommunale.

 

L’article 7 fixe les compétences du conseil d’administration.

 

L’article 8 prévoit que le directeur de l’établissement public d’enseignement primaire, désigné par l’autorité académique, représente l’Etat au sein de l’établissement. Il est membre de droit du conseil d’administration dont il exécute les délibérations. Il est garant du bon fonctionnement de l’établissement et rend compte de ses décisions à l’autorité académique et au maire ou au président de l’établissement public de coopération intercommunale.

 

L’article 9 fixe les règles spécifiques applicables au conseil pédagogique par rapport au conseil pédagogique institué dans les établissements publics locaux d’enseignement en particulier en ce qui concerne sa composition.

 

L’article 10 prévoit qu’une convention est conclue entre le directeur de l’établissement et la ou les collectivités concernées pour fixer les conditions de mise à disposition éventuelle de l’établissement d’agents et pour déterminer la collectivité dont le comptable assure les fonctions d’agent comptable de l’établissement.

 

L’article 11 détermine la règle de répartition des dépenses obligatoires entre les collectivités de rattachement de l’établissement.

 

Les articles 12, 13 et 14 et 15 ont pour objet d’adapter, de préciser ou d’exclure l’application de certaines dispositions régissant actuellement le régime des établissements publics locaux d’enseignement ou des écoles. Tel est le cas notamment pour les dispositions de la loi n° 2008-790 instituant un droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire.

 

L’article 16 abroge l’article 86 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales qui permettait aux communes de créer à titre expérimental un établissement public d’enseignement primaire.

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

Tendero D 02/10/2008 10:44

Rumeurs? Pourquoi le secondaire suit-il d'aussi prêt la mise en place des epep? J'espère me tromper de toutes façons la direction n'est plus tenable, notre autonomie est devenue peau de chagrin, il y a 20 ans je ne référais à mon ien que 2/3fois par an maintenant c'est plusieurs fois par jour. Nous signons les autorisations de sorties, endossons la responsabilité. Mais comme à chaque fois il faut en référer etc.P.S. à Stephan mes amitiés à ta concierge.

merlin 01/10/2008 14:37

La rumeur...les rumeurs... plus ou moins intentionnelles...      Il y a ceux qui sont contre toute évolution statutaire ou autre et qui disent "non" en sachant que " ça va quand même se faire", position de principe comme on dit.   Et puis il y a le Gdid, fort de ses presque 2000 adhérents, qui négocie comme il peut les ( bonnes) réponses aux multiples questions des collègues, position courageuse.   Alors , 2000 , c'est bien, 3000 , c'est mieux, 5000 , ça pèse très lourd et ça fait la différence!

stephan 01/10/2008 09:25

Moi, c'est ma concierge qui tient du beau-frère de son mari, employé municipal et "colleur" pour son sénateur-maire de patron en période électorale qui lui fait des confidences, que les sénateurs, accrochés sur leur "train de vie", seraient intéressés par la direction des EPEP, ils seraient en négociation sur les dimensions des logements de fonction... 

Tendero D 30/09/2008 16:54

Des amis proviseurs ont vu leurs adjoints déjà "approchés" pour être directeurs d'epep. De la part de recteurs du style seriez vous prêts pour être directeur d'epep?J'espère ne pas être le dindon de la farce comme pendant mes 20 ans de direction.

thierry fabre 30/09/2008 15:31

Tendero pense certainement à une direction de ces EPEP par les principaux adjoints des collèges.Crainte infondée:- les principaux adjoints sont déjà en poste, on un boulot dans leur collège et certainement pas le temps de gérer, de surcroit, un EPEP- administrativement, je ne vois pas comment ils pourraient occuper deux postes à la fois- statutairement, ce sont des personnels De direction du secondaire. Partant, ils n'ont aucune habilitation pour bosser au primaire...Sinon, Dedel, c'est marrant, chaque fois que l'on voit, à lecture rapide, trois points d'exclamation en fin de phrase, on sait que ce qui précède n'est qu'un slogan.Cette grève ne sera pas massive dans les écoles, on le sait déjà. Si les confédérations nationales y appelent quasiment toutes, par contre, dans les écoles, ni le Sgen (CFDT), ni le SE (UNSA) etc... n'y appelentNe restent donc que le SNUipp, SUD, la CGT Educ'Action. Pas très lourd pour envisager une grève massive, même en y rajoutant les banderoles à chat noir de la CNTA signaler aussi, ce que tu oublies de dire, que les EPEP ne sont absolument pas concernés par cette journée de grève...Thierry fabre

Dedel 30/09/2008 13:27

@ Tendero"Mais qui vous dit que les directeurs seront responsables des epep"Tu ne crois pas si bien dire. Evidemment que les maires vont se jeter sur la possibilité de diriger l'EPEP si on le leur impose. Tant qu'à financer, autant décider."Les principaux adjoints sont déjà prêts"Que veux-tu dire ? Comprends pas.Une chose est sûre : il y aura plus de déçus que d'heureux quand la réforme s'appliquera.Sa mise en oeuvre dépend aussi de nous, de notre capacité à nous mobiliser. Répondons à ce coup de force par une grève massive le 7 octobre !!!!

Tendero D 30/09/2008 13:05

Qui vous dit que les directeurs seront les responsavbles des epep. Les principaux adjoints sont déjà prêts. Ils nous restera les écoles non regroupées et celles de moins de 13 classes.

Tendero D 30/09/2008 11:28

Mais qui vous dit que les directeurs seront responsables des epep. Les principaux adjoints sont déjà prêts. Il ne restera que les écoles de moins de 13 classes. 

Densi 29/09/2008 20:04

Ce qui me gène c'est que nous perdons sur toute la ligne: un statut pour mieux encadrer nos missions pourquoi pas mais là quelle est la réalité ; il y aura un sous-directeur(la majorité d'entre nous) qui n'aura peut-être même pas plus de statut qu'aujourd'hui, chargé d"exécuter les ordres(pardon les projets) décidés en CA. Ou est l'autonomie souhaitée? Les finances(et leur utilisation) ?Là aussi seront décidées à l'étage au-dessus par super-dirlo en CA(on connaît  le fonctionnement des CA du 2ème degré, sauf que le principal est président du CA ...)! Quand à la notion de proximité chère aux pourfendeurs de cpc, rased et personnels qui ne sont plus devant les élèves, je la vois déjà:  1  de + à se balader. Quand à la fonction de ce poste, on peut l'imaginer très bureaucratique et comme ce n'est pas notre compétence première, il devrait y avoir rapidement des 'managers' formés à celà mais non ...enseignants. Enfin ici  beaucoup ont milité pour çà alors, puisse cette réforme répondre à leur attente.

shadow 29/09/2008 18:19

Il y a ceux qui ont des privilièges et à qui on ne doit pas les enlever; il y a ceux qui n'en ont pas et auxquels on ne veut pas en donner; il y a ceux qui sont jaloux et qui voudraient ce qu'il n'ont pas ... compliqué tout ça! Et si on donnait aux personnels les moyens de bosser dans leur cadre d'emploi ? juste ça mais au moins ça.Alors les défenseurs des privilèges, merci de revendiquer pour ceux qui n'ont rien mais s'occupent de tout, les pauvres Martins de l'Education Nationale. Juste un problème: on en est loin et même si on a rien fait , on se fait copieusement insulter à longueur de mails syndicaux ! petits chefs, petits caporaux, benêts, délateurs, suppôts de l'Administration.... n'en jetez plus , le bureau du dirlo déborde!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Marcel 29/09/2008 16:09

Bon, allez, je me calme et je bois frais à ST Tropez!!!!!!!!!! :-) Etre chef, ce n'est pas un problème, effectivement.Le problème est que ce décret ne nous donnera pas les moyens de faire corrcetement ce boulot de direction qui est indispensable à l'école.La grosse erreur des syndicats (du mien aussi) est de ne pas avoir pris conscience que le poste de directeur était devenu central dans l'école d'aujourd'hui ; et croyez moi, je me bats depuis longtemps pour le dire. Mais, ce n'est pas en créant des EPEP que l'on va faire prendre admettre cela à la profession, et ce parce que nous n'aurons pas les moyens de nos ambitions qui sont de faire avancer l'Ecole Publique. Sur ce blog un spécialiste (je ne sais plus de quoi, pas le temps de rechercher, j'ai un métier, moi Môssieur :-) disait qu'il n'y aurait pas les moyens financiers appropriés à cette réforme car les caisses sont vides.Et oui, je candidaterai (!) pour être directeur d'EPEP pour essayer de récupérer, avant la retraite ce que je me suis fais piquer en 2003. Et puis aussi parce que, directeur depuis 1987, je connais mon métier.Au fait, j'avais dit au mois de juin que je n'interviendrai plus sur ce forum, alors je me rendors dans la douce torpeur de mon beau bureau de directeur déchargé.Marcel

MAFFEIS 29/09/2008 10:33

Lorsqu'on est témoin des problèmes de communication qui existent entre la directrice d'une école primaire et les parents soucieux du bien-être de leurs enfants et de leur scolarité, je pense que les directeurs des écoles maternelles et primaires ne doivent pas être des enseignants car il y a conflit d'intérêt dès qu'un parent cherche à faire partie intégrante de la vie de l'école.Il est temps que les directeurs ne soient que des directeurs comme dans les collèges et les lycées.

Matthieu 29/09/2008 09:47

Réponse de Marcel à Gigi - commentaire 9 :"tu vas pleurer quand les élus et les parents vont dicter leur loi au conseil d'administration"Je ne comprends pas bien cette crainte. Pourquoi imaginer que parents et élus iraient à l'encontre de ce qui se fait à l'école ?Pourquoi s'opposeraient-ils aux enseignants et au directeur ?Quel intérêt auraient-ils à créer à entrer en conflit avec les enseignants ?Que je sache, un maire souhaite que son école fonctionne le mieux possible pour ses administrés. Il me semble que dans leur grande majorité les directeurs ont de bonnes relations avec les élus. Ces derniers reconnaissent le travail des directeurs et les considèrent comme des interlocuteurs fiables et de confiance.Quant aux parents d'élèves, je parle bien sûr de ceux qui s'intéressent de près à la vie de l'école, souhaitent-ils que les relations soient tendues avec les enseignants ? Quel profit en tireraient-ils d'aileurs ?Je ne pense pas que l'argument utilisé par Marcel soit si pertinent. Il me semble qu'il faut cesser de nous faire peur et garder raison.

Patrick 29/09/2008 07:53

Ce que je voulais dire, Dedel, ce n'est pas que la suppression des rased ne soit pas un point contre lequel il faille lutter, mais que je ne comprends pas pourquoi le snuipp en fait son presque unique cheval de bataille alors que pour la majorité des enseignants, il y a bien plus menaçant dans le texte sur les EPEP et les déclarations du ministre !Mais bon, ça me rappelle la fameuse réunion sur les nouveaux programmes où les plus virulents pour monter les équipes absolument contre étaient les maîtres "spécialisés" et autres collègues sortis des classes et qui réapparaissaient dans les conseils des maîtres soudainement ce jour-là alors qu'on ne les avait plus vus depuis ... la précédente concertation de ce genre !Ca me rappelle aussi ces collègues directeurs qui ont eu des soucis avec leur "équipe" et dans les écoles desquels s'est tenu un conseil des maîtres "tribunal" en présence de l'ien et ... bizarrement, mais qui se sont sentis légitimés à s'y rendre, avec force de déclarations "pseudos intellectuellos psychologiques" alors qu'en fin de compte, il ne connaissaient rien au problème réel ...

merlin 28/09/2008 20:05

Il ne me semble pas avoir écrit que j'enviais qui que ce soit. Pour moi les maîtres E et G sont des enseignants rattachés à une école avec des obligations en terme d'emploi du temps, de réunions , ...Je disais simplement que certains postes ne seront pas défendus par la masse enseignante parceque non défendables. Darcos l'a très bien compris ce qui lui donne la marge de manoeuvre qu'il va utiliser. C'est un constat, mon analyse si tu préfères et je me trompe peut-être l'avenir le dira. Si les écoles ferment et les enseignants descendent massivement dans la rue pour la défense des Rased et postes à profil , OK, j'avais tout faux.    Et puis oui, je pense que dirlo est un métier à part entière, qu'il n'a pas la reconnaissance institutionnelle et de la part de certains syndicats qu'il mérite, et que c'est bien dommage.

Dedel 28/09/2008 14:25

@ MerlinUne chose m'échappe dans ton raisonnement. Tu considères qu'être directeur est un métier à part. Mon propos ici n'est pas de débattre du principe ou  de savoir qui a raison ou tort sur ce point. Simplement, je reprends ton argumentation pour t'en faire apparaître le côté contradictoire.Pourquoi la fonction de membre du RASED (ou de tout autre profil) ne serait pas considérée comme métier à part entière ? Je pense que les maîtres spécialisés (E et G, par exemple) exercent un boulot qui n'est plus tout à fait celui des enseignants. Même s'ils travaillent encore auprès des enfants. Prends l'exemple d'un psy. Honnêtement, est-ce que son boulot s'apparente à celui d'un enseignant ? Personnellement, ça ne me gène pas. Après tout, pourquoi les envier ? Libre à chacun de postuler, de suivre les stages et de s'engager dans une autre voie.Tu perçois l'incohérence, Merlin ?

Dedel 28/09/2008 14:19

@ MerlinUne chose m'échappe dans ton raisonnement. Tu considères qu'être directeur est un métier à part (mon propos ici n'est d'en discuter le principe). Pourquoi la fonction de membre du RASED (ou de tout autre profil) ne serait pas considérée comme métier à part entière ? Je pense qu'ils exercent un boulot qui n'est plus tout à fait celui des enseignants. Prends l'exemple d'un psy. Honnêtement, est-ce que son boulot s'apparente à celui d'un enseignant ? Personnellement, ça ne me gène pas. Après tout, pourquoi les envier ? Libre à chacun de postuler, de suivre les stages et de s'engager dans une autre voie.Tu perçois l'incohérence, Merlin ?

merlin 28/09/2008 11:54

" ne pas déshabiller Paul pour habiller Jacques" intention louable. Le problème vient de ce qu'on a laissé se développer des postes " à profil":les Rased échappent à tout contrôle dans l'école et vivent leur vie en matge de celle de l'équipe enseignante ( emplois du temps à la carte, pas de service de cour, pas de transparence sur les fameux dossiers qui demandent tant de concertation.... les postes de délégués Usep, Fal, Pep... deviennent pour certains de vrais profil de carrière obéissant  à un mouvement officieux.... le régime indemnitaire des TR...Les enseignants s'en sont rendus compte et vivvent assez mal la défense systématique des syndicats en faveur de ces postes.    Parasites, inutiles ? certes non mais il aurait peut-être fallu imaginer une évolution de leur fonctionnement, plus de transparence, une meilleure intégration dans les écoles.De cela il n'a pas été question. La force de Darcos est là: personne ou presque ne bougera pour défendre ces postes car peu d'enseignants accepteront de perdre des journées de salaire pour que le délégué départemental FAL ne revienne pas en classe.Beaucoup d'enseignants seront soulagés si l'école est dotée d'un dirlo , ne serait-ce que pour échapper au " désigné volontaire" en cas de vacance de plus en plus fréquente de la fonction..On ne peut même pas s'en réjouir car le projet à venir n'est pas forcément celui souhaité.Mais même si les syndicats ne sont pas responsables de tout, à force de mettre la tête dans le sable on finit par ..; avoir des problèmes!

Dedel 28/09/2008 10:43

@ StephanComprenons-nous bien. Je me suis peut-être mal expliqué. Je ne suis pas en train de réclamer des privilèges pour les uns ou pour les autres.Ce que je veux dire, c'est que, gaziers, électriciens, cheminots ou enseignants, nous sommes tous des "petits" socialement parlant. Alors n'entrons pas dans le jeu du patronat ou du pouvoir qui enlève tous les petits avantages des modestes employés que nous sommes. Ne vois-tu pas qu'ils jouent les uns contre les autres pour parvenir à leurs fins : dépouiller les "petits" de tout ce qu'ils ont glané à force de luttes depuis un siècle.A ce petit jeu, on sera tous perdants en fin de partie : tous dépuillés. Voilà ce que je voulais dire.S'ils veulent faire des économies, ils peuvent commencer par eux-mêmes : politiciens, grands patrons... Le font-ils ? Non ! chez eux la solidarité de caste joue à plein. Alors ne leur prêtons pas le flanc. Soyons attentifs et solidaires nous aussi.

stephan 28/09/2008 10:11

@ Dédel, Si vous (le SNUipp) continuez à prendre les problèmes par le petit bout de la lorgnette (la défense des "privilégiés" par peur que l'on s'attaque aux nôtre), Darcos restera en roue libre, sans opposition donc sans aucune contrainte à améliorer ses "réformes".Nous payons 20 ans d'erreurs stratégiques!Pendant les périodes où le budget le permettait, au lieu de consolider l'école, on a renforcé toutes les structures intermédiaires (celles que tu cites Dedel, mais aussi les IA et les circos.).Résultats, on déserte le lieu où se crée le lien social, le vrai, le dernier service public de proximité (sans hygiaphone)  après la privatisation de la poste, l'ÉCOLE. (en même temps on s'en invente d'autres plus loin des difficiles réalités) À force de la fragilisée... elle casse!@ Marcel,"Dédel disait qu'on nous prend pour des c..." arrête SVP Marcel!La position du dirlo devient intenable, tous ceux qui ont une vision pragmatique des choses, une ambition pour l'Institution et le désir d'être efficace sur le terrain le savent!L'autonomie est un moyen, avoir la possibilité de gérer un budget (financement du PE), d'embaucher du personnel (AVS, intervenants...) sont devenus des ssouplesses indispensables aujourd'hui.La proposition de loi est bien en dessous du premier projet Darcos (le GDiD a été écouté).La taille plus petite (on pourra certainement descendre à 10), et la présidence du CA attribuée d'office à un élu dans la première mouture devient possible pour le dirlo (même probable à la vue du CA, les élus étant minoritaires). ...Et la possibilité de rester une école!Bien sûr des points noirs persistent: >fonction d'emploi et désignation par l'IA pour les dirlos...>précipitation de la mise en placeCHEF: ce qui a été un argument il y a 20 ans, une galéjade depuis une dizaine d'année, devient une vulgarité blessante crachée par des personnages dont l'aigreur à pris le pas sur la raison( quoique l'endoctrinement ne sert pas l'émergence de la raison)Tu ne nous connais pas Marcel, par contre moi je sais que lorsque l'on va ouvrir les listes pour les directeurs d'EPEP les premiers à se présenter seront ceux qui, de leur bureau, invectivent (comme en 87, les listes d'aptitudes des maîtres directeurs étaient squattées par le SNI, après nous avoir envoyé au casse-pipe: engorger les cessions pour dire notre opposition..).Et ce n'est pas tout. Qui se précipitent dans les structures directement dirigées par un patron: équipe IEN, IA, MAIF...?Qui? Alors qu'à l'école c'est le bonheur de travailler sans chef!Je m'en fout d'être chef, ce que je VEUX c'est pouvoir assumer mon rôle et mes responsabilités en ayant les moyens de répondre sur place aux besoins des élèves et des parents d'élèves. Et ça, ça passe par de l'autonomie et des responsabilités reconnues. 

mat pu j.prevert 27/09/2008 23:40

Je suis très dubitative à la lecture de ces articles. Favorable au statut, je suis convaincue que seule la création d'EPEP peut nous donner l'occasion d'être reconnus. Car c'est la seule façon de contourner l'obstacle du nombre de directeurs en France : environ 50 000, je crois.Seulement, je crois comprendre que seules les grosses structures (au delà de 13 classes) et certaines petites qu'on regrouperait entreraient dans le cadre des EPEP.Il me parait évident que l'objectif est avant tout de faire des économies. Pas question, donc, de transformer toutes les écoles de France en EPEP. Il n'y en aura que quelques centaines ou quelques milliers. Et les dizaines de milliers non concernées, que deviendront-elles ?Je crains que la situation ne profite qu'à quelques-uns des directeurs et laisse sur le carreau la grande majorité d'entre nous. Et notamment les petites écoles trop éloignées les unes des autres pour entrer dans ce cadre. La situation sera alors figée pour les "non élus"...J'espère me tromper dans mon raisonnement. Anne-Marie

marcel 27/09/2008 23:27

Gigi a écrit :Si cela peut amener rapidement à la création d'un statut pour le directeur, c'est une très bonne chose ! Enfin !! Réponse : tu vas pleurer quand les élus et les parents vont dicter leur loi au conseil d'administration, mais tu seras CHEF avec LE staut tant rêvé, droit dans tes bottes, seras CHEF.... Et moi aussi et je toucherai 3 F 6 sous de + à la retraite, merci Patron.Marcel.

Dedel 27/09/2008 23:13

@ HenriOn pense toujours que c'est l'autre qui a des privilèges et naturellement on est favorable à ce qu'il n'en ait plus. Et on les lui retire. Puis le coup suivant, c'est nous qui sommes touchés parce d'autres moins privilégiés ne supportent pas nos maigres avantages. On nous les retire et on hurle parce qu'on ne comprend pas...Les exemples sont nombreux : les agents SNCF avec leurs trajets gratuits, ceux de EDF avec le courant bon marché, ceux de GDF avec leur comité d'entreprise...Laissons-leur ces petits avantages qui viennent compenser un salaire insuffisant ou un travail difficile. Essayons plutôt de tirer tout le monde vers le haut.C'est ce qui se produit avec les enseignants "mis à disposition" qui permettent de créer un peu plus de lien sociaux pour nous (mutuelles) ou pour nos élèves (associations). Je sais que beaucoup pensent que c'est passé de mode. Et alors ? Sera-t-on plus heureux quand leurs postes seront supprimés ? Aura-t-on rendu notre travail plus facile, moins pénible ? Aura-t-on obtenu plus de moyens ?

Gigi 27/09/2008 10:03

Si cela peut amener rapidement à la création d'un statut pour le directeur, c'est une très bonne chose ! Enfin !!

Ewen 27/09/2008 09:56

Pour moi, il n'y a pas moins ou plus grave, il y a un tout qui est de concocter plus d'économie et de mettre de l'ordre et dans cet ordre - là, il n'y a pas de cohérence pédagogique ( programmes  trop lourds et en complète opposition avec le pilier 7 du socle des compétences - solitude de l'enseignant dans l'aide...), pas de respect des enseignants ( on écoute les ultras qui ne connaissent rien de la réalité des terrains, qui ignorent ce qu'est la recherche-action mais qui prient devant l'icône grammaticale et on supprime la formation ), pas d'objectif de réussite ( ignorance des vrais problèmes de l'école et des difficultés des élèves, plus de psy disponibles....). Dans ces structures destinées à mettre tout le monde au pas, nous, directeurs, on aura droit à quelques pièces pour devenir quoi ??

Henri 27/09/2008 08:35

"1.500 enseignants actuellement "mis à disposition" (par exemple, dans des associations) réintègreront les classes.""Ces maîtres qui faisaient de l'aide individuelle ou en petits groupes, se verront affecter une classe."C'est bien vrai Patrick ! s'apitoyer sur les personnels volatiles, ayant décroché de la réalité du terrain et de la vie des classes (de plus en plus difficles reconnaissons-le !), aux emplois du temps assez vierges est une attitude bien plus facile que celle qui consiste à prendre en considération les personnels gérant ET une classe ET une direction d'école...Ce n'est pas moi (vas-y Dédel ! tu peux me mitrailler !) qui me plaindrai de ces disparitions !Ras-le-bol !!!

Patrick 26/09/2008 22:44

Si tu me permets, Dédel, il y a bien plus grave menace, dans les projets du ministre, que la suppression des rased et le retour en classe de leurs maîtres !

Dedel 26/09/2008 22:24

Finalement, Darcos est bien obligé de découvrir son jeu. On avait annoncé qu'après la suppression du samedi et la mise en place de l'aide personnalisée viendrait logiquement la disparition des RASED. Faux, répondait Darcos. Pas question de supprimer les RASED. C'est tout récent et on l'entend encore démentir les propos de Luc Ferry qui disait la même chose que nous.Et aujourd'hui, on découvre le budget 2009, ses milliers de suppressions de postes et parmi eux la réintégration de 3000 maîtres spécialisés "E" et "G" dans des classes. On nous prend vraiment pour des c... !!!Une véritable provocation !!!

PouK 26/09/2008 22:11

2009 : une année qui va compter !!!
Les suppressions concernent 6.000 postes d'enseignants dans les écoles maternelles et élémentaires (primaire).
la gestion des remplacements (3.350 postes de remplaçants supprimés) va être "optimisée" et 1.500 enseignants actuellement "mis à disposition" (par exemple, dans des associations) réintègreront les classes.
500 postes seront créés dans le primaire où les écoliers seront 16.000 de plus.
Le plus gros des suppressions proviendra des postes de stagiaires (3.000 dans le primaire) et de la réaffectation au sein du primaire de 3.000 maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire (sur 11.000 au total).
Ces maîtres qui faisaient de l'aide individuelle ou en petits groupes, se verront affecter une classe.
500 créations sont prévues pour le personnel des futurs établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) qui regrouperont et géreront chacun plusieurs écoles primaires.On va s'en souvenir. Certains plus que d'autres...

Delphine IA78 26/09/2008 16:40

L'idée de regroupements d'écoles placés sous la responsabilité de vrais chefs d'établissements et de conseils d'administration comprenant les élus locaux n'a pas de quoi choquer à l'extérieur de l'éducation nationale, mais heurte de plein fouet la mentalité des enseignants du premier degré, imprégnés d'un profond sentiment anti-hiérarchique et historiquement soucieux de leur indépendance vis-à-vis des notabilités locales. Les syndicats ont réussi à ancrer dans tous les esprits ce sentiment que décrit la journaliste du Monde.Mais correspond-il à une "vraie" réalité ?