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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 14:13
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Depuis une dizaine de jours, les sections départementales du SE-Unsa informent les directeurs des dernières « avancées » obtenues fin juillet. Il est de bonne guerre, en effet, à quelques mois des élections professionnelles de montrer qu’on continue de défendre les directeurs et qu’on fait mieux que le principal concurrent…

Ci-dessous, un extrait du mail envoyé dans les écoles par le SE-Unsa :


 

Ce que le SE-UNSA a obtenu pour les directeurs

 

Comme nous nous y étions engagés, nous sommes allés jusqu’au bout des discussions qui ont duré plus de 4 mois pour arriver à un compromis concernant la décharge des directeurs d’école. Notre objectif était de faire reconnaître du ministère la charge de travail que ce dispositif allait rajouter. La dernière version du 29 juillet acte de façon significative cette reconnaissance, même si nous aurions souhaité plus encore.

Nous avons demandé par ailleurs, qu’au-delà du temps réclamé par les directeurs, il convenait qu’un geste financier soit fait pour prendre en compte les nouvelles tâches qui leur incombaient. Le Ministre a assuré qu’une indemnité (ou prime) non encore définie était effectivement envisagée : nous avons réclamé qu’une réunion puisse se tenir pour en débattre.

Dans la suite du protocole de discussion sur la direction d’école que nous avons signé en mai 2006, le SE-UNSA continue à se battre pour obtenir des avancées pour les directeurs d’école, dans le cadre des mandats dont il s’est doté lors de son dernier congrès à La Rochelle en mai 2007.

 

Extrait de la circulaire d’application sur le service des enseignants

qui sera publiée au BO en août

et qui va s’appliquer à la rentrée 2008 :

 

4. Service des directeurs d’école

Les directeurs d’école contribuent à l’organisation et à la coordination au sein de leur école des soixante heures d’aide personnalisée aux élèves, notamment par l’élaboration du tableau de service.

 A ce titre, ils bénéficient d’un allègement ou d’une décharge sur le service de soixante heures comme suit :

-                      directeurs d’école ne bénéficiant pas de décharge d’enseignement : ces directeurs peuvent bénéficier d’un allègement de service, après accord de l’IEN dans la limite maximale de 10 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’un quart de décharge d’enseignement : décharge de 20 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’une demi-décharge d’enseignement : décharge de 36 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’une décharge totale d’enseignement : décharge de 60 heures de service.

 

---------------------------------------------------------

 

Les « avancées obtenues » par le SE-Unsa concernent essentiellement les écoles de 2 classes dont le directeur pourra bénéficier d’un « allègement de service, après accord de l’IEN dans la limite maximale de 10 heures ».

Peut-on réellement se satisfaire d’une telle « avancée » liée au bon vouloir d’un IEN ? Il est évident que dans certaines circonscriptions, faute de « bonne volonté » de l’IEN, des directeurs n’auront que leurs yeux pour pleurer…

Seront également concernées par ce changement les collègues bénéficiant d’1/2 décharge. Pour ces derniers, en effet, il est prévu d’augmenter « l’allègement de service » de 6 heures (36 h au lieu de 30 prévues initialement).

 

Nous sommes loin du compte ! La politique des petits pas depuis la signature du protocole en mai 2006 ne peut qu’irriter la grande majorité des collègues qui attendent une vraie reconnaissance de leur métier et non qu’on leur accorde quelques miettes de temps à autre !

 

Le SE-Unsa réclame maintenant « qu’une réunion puisse se tenir pour débattre » du « geste financier » promis par le ministre. Nous attendons des syndicats qu’ils ne perdent pas leur temps à choisir entre une « indemnité ou une prime » mais qu’ils exigent une revalorisation indiciaire qui puisse être retenue dans le calcul des pensions.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

hubert 25/09/2008 18:51

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stephan 25/08/2008 18:57

Je ne pense pas que cela soit une "aberration", Delphine, c'est une autre logique (que je ne partage pas pour le dossier des dirlos) qu'il faut bien prendre en compte si on veut avancer.Toute politique passe par une demande de moyens à Bercy. Il faut donc que les "intermédiaires" puissent se forger un "argumentaire" pour convaincre et décrocher des marges budgétaires.Au sujet de l'argumentaire, je te confirme que le niveau de discussion avec le SE et le SNU doit être proche du néant vu le manque d'info et de retour du terrain.Pourquoi veux-tu qu'il se mouille si c'est pour se faire renvoyer dans les cordes par les syndicats majoritaires?

Delphine IA78 25/08/2008 16:43

Comment un conseiller du ministre peut-il parler d'ETP lorsqu'il évoque les 60 heures qui seraient accordées en décharge ? C'est une véritable aberration ! Il confond avec la création de décharges supplémentaires ou alors il prend les enseignants pour de vrais imbéciles !Il ne s'agirait pas de créer de nouveaux postes mais simplement de permettre aux directeurs de faire autre chose que du soutien. Soutien qui, de toute façon, ne nécessite pas forcément la présence du directeur pour fonctionner tout à fait normalement.Si on en est à ce stade de la discussion avec un proche du ministre c'est que les syndicats n'ont pas dû beaucoup aborder ce problème avec lui. Il m'a fallu lire et relire ce que tu as écrit, Stephan, tant j'étais sidérée d'un tel raisonnement. C'est tout simplement INCROYABLE ! Mais, comment un conseiller de ministre peut-il sortir de telles âneries ? On comprend mieux à quel point il est difficile de nous faire entendre quand, à la mauvaise foi des uns (syndicats), s'ajoute celle des autres (ministère)...

stephan 25/08/2008 11:45


Oui et non Froment.
Oui dans le cadre général
du budget pour l'EN, non en ce qui concerne l'amélioration de la situation des
dirlos, notamment la destination de ces 60H.
 Le 8 juillet
Cristofari (conseiller de Darcos pour le Primaire, RDV avec le GDiD) avait dans
un premier temps converti ses 60h en "équivalent temps plein" (ETP)
pour souligner l'importance, pratiquement insupportable, que ferait peser sur
le budget de l'EN, de décharger les dirlos de ces heures devant les élèves.
Nous n'avons pas eu du
mal à lui faire admettre 2 choses :
-la première, la plus importante, c'est que ces
heures nous les faisons déjà et ne sont pas prises en compte, ce qui fausse,
pour nous, la notion de « temps plein » (les MF, par exemple, ont
obtenu plus de temps de « formation personnelle », reconnue comme
faisant partie de leur boulot !). Toutes les études le prouvent, que ce
soit la DESCO (service ministériel), la MGEN ou la Cour des comptes, qui, tout
en dénonçant les enseignants « sans classe », trouve les décharges
des directeurs insuffisantes, les Directrices et les Directeurs d’écoles voient
leur missions s’intensifier et se complexifier sans contrepartie.  C’est 60H dégagées par la vacance du
samedi restent l’occasion, à frais 0, de rattraper ce retard.
-la seconde, c’est  que si on voulait garder une logique d’économie « théorique »
budgétaire tout en considérant la réalité du terrain(retard entre missions et
moyens), il fallait distribuer ces 60H de façon inversement proportionnelle aux
décharges existantes, donner beaucoup à ceux qui n’ont rien !
De tout cela le conseiller en a convenu et nous a
bien dit qu’à ce moment-là, les choses n’étaient pas figées et que le ministère
continuer sa réflexion et que sur les 60H il y aura une évolution positive.
D’ailleurs, notre réunion qui devait durée ½
heures s’est prolongée pendant presque 2h, jusqu’à ce qu’une secrétaire vienne « chercher »
monsieur Cristofari pour « préparer la conférence de presse ».
Le lendemain (9 Juillet) Darcos déclarait « Je veux aussi revaloriser la fonction de directeur
d’école dès la rentrée en reconnaissant leur engagement dans la réussite de
l’école primaire et en améliorant leur régime indemnitaire. »
Que s’est-il passé alors ?
Ben, les « négociations » se déroulent
avec les syndicats majoritaires… Qui ne veulent pas de notre reconnaissance.
Et, plus grave, qui aident le Ministère à mettre en place les EPEP.
S’il est improbable de justifier la répartition
des 60h par les contraintes économiques, il est scandaleux de la présenter
comme un acquis.
Il est insupportable d’être pris pour des bœufs
par des… moutons.
Le prochain objectif du Ministère : les
EPEP. Ce qui implique des regroupements d’écoles (pourquoi pas !). Donc,
difficile de « donner » à un personnel qui va « disparaître ».  Seule justification à cette mascarade
autour des 60H.
Après avoir fragiliser l’école en lui refusant un
statut et un responsable reconnu, le SE et le SNU nous préparent des EPEP en persistant
dans leurs discours lénifiants :
Le SE : c’est mieux que rien.
Le SNU : c’est rien le mieux.
Le ministère se frotte les mains (après avoir
retirer ses 2 doigts du nez, pratique qu’il a adopté pour faire passer ses « réformes »).
Dommage, parce que là, il y avait une véritable
place pour un syndicalisme responsable et pragmatique.
Dommage, parce que pour une fois on aurait pu
recevoir un peu de considération.

Froment 19/08/2008 17:13

Au risque de me répéter (que les habitués de ce site me pardonnent car je m'y suis expliqué à plusieurs reprises), je reste persuadé que nous ne pourrons obtenir quoi que ce soit de significatif avant plusieurs années."...il nous faudrait une réelle et substantielle augmentation..." écrit Patrick Valmori. C'est vrai et je suis le premier à le reconnaître. Mais les événements récents ne vont pas dans ce sens.On vient de nous annoncer une baisse de 0,3 % du P.I.B. Certains parlent déjà de récession. En fait, le terme ne pourra être utilisé que si la "croissance" est encore négative le prochain trimestre. En effet, il faut 2 trimestres négatifs pour parler "officiellement" de récession. Il y a fort à craindre que le prochain trimestre, de fortes "pressions" vont s'exercer sur l'INSEE pour ne pas avoir à parler de récession...En réalité, nous y sommes. Nos gouvernants le savent mais ne veulent surtout pas le reconnaître.Le Premier ministre a déclaré "ni relance ni rigueur".La relance est impossible : "les caisses sont vides".La rigueur, on y est de fait. La RGPP, avec son cortège de suppressions de toutes sortes (sous-préfectures, collèges ruraux, casernes, hôpitaux...), n'a d'autre but que de réaliser des économies drastiques. L'Education nationale n'a pas fini d'en payer le prix fort avec ses suppressions de postes par dizaines de milliers...Alors, forcément, hélas !!! les pauvres directeurs que nous sommes... devront attendre des jours meilleurs pour obtenir reconnaissance et justice.Pour nous faire patienter et rentrer dans le rang, on nous accordera une petite prime ou indemnité mais ce sera l'aumône (comme l'ont dit d'autres collègues avant moi)...

VALMORI Patrick 18/08/2008 16:27

Cela passe par autre chose qu'une politique de l'aumône.D'accord avec Ewen : dans cette histoire de gestion des 60 heures, on en est réduit à l'aumône et c'est bien triste !!!Nos syndicats "se battent" pour que Darcos daigne nous "octroyer" une décharge de quelques minutes par jour. C'est lamentable ! Oui c'est lamentable d'en être réduit à quémander des miettes alors qu'on devrait se battre pour une véritable reconnaissance et une juste récompense de tout le travail qui nous est imposé.On se retrouve dans la même situation que lorsque le protocole nous a proposé des "secrétaires de direction"... Je veux parler des EVS. Voilà à quoi on en a été réduit à l'époque. On sait ce que ça nous a apporté. Et on recommence avec cette minable sérénade des 60 heures.Et ce n'est pas fini, on mangera notre chapeau jusqu'au bout puisque les syndicats nous ont déjà avertis au sujet "du geste finacier" pour les directeurs : indemnité ou prime !!! Alors qu'il nous faudrait une réelle et substantielle augmentation et non quelques piécettes dans notre besace trouée !!!Comment ne pas être en colère quand on voit cette mascarade à laquelle se livrent en toute complicité ministre et syndicats ?

Ewen 12/08/2008 21:56

Est -ce être un jusqu'auboutiste que de demander le minimum à savoir une reconnaissance de notre métier ? Cela passe par autre chose qu'une politique de l'aumône.

Marie-Pierre 11/08/2008 21:54

Les 6 heures pour les directeurs demi-déchargés ne sont pas une avancée, ce sont simplement les 6 heures qu'ils avaient perdues avec la suppression du samedi matin, chose que personne n'avait dénoncé, soit dit en passant !Il n'y a pas de quoi se satisfaire, ni être jaloux, pour les autres directeurs. Nous n'allons pas nous battre pour ça !C'est juste un juste rattrapage.

Marie-Pierre 10/08/2008 21:39

Ce qui me fascine, c'est le côté hypocrite de tout ça, alors qu'en fait, on n'ajoute rien aux directeurs demi-déchargés, on leur rend simplement le temps de décharge qu'ils perdaient, avec la fin du samedi matin !Les autres directeurs n'avaient pas de perte de leur temps de décharge, avec le nouveau fonctionnement.ET CA, JE NE LE VOIS ECRIT NULLE PART !!(Comme d'ailleurs, personne ne dénonçait que les directeurs demi-déchargés perdent 6 heures de décharge, avec la fin des samedis travaillés !)

Cedric58 08/08/2008 16:16

BonjourMerci de porter à la connaissance de tous nos collègues les résultats obtenus par le SE. Cependant, dommage que vous vous laissiez aller à la caricature en les minimisant.Il faut savoir que ces mesures toucheront plus de 3800 collègues demi-déchargés (6 heures de service de soutien en moins) et plus de 6700 collègues à la tête d'une école de 2 classes. Ce n'est pas ce que nous espérions tous mais ce n'est pas rien, tout de même. Je pense que ça valait le coup de lutter et de poursuivre la discussion avec le ministère.Dans l'état actuel du rapport de forces, ce sont des mesures qu'il ne faut pas négliger. Rappelons que nous avions obtenu 1/4 de décharge pour les 7135 directeurs de 4 classes. J'ai bien conscience qu'on souhaite tous avancer beaucoup plus vite. Mais faut-il jouer les jusqu'auboutistes au risque de rien obtenir ?