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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 13:14



Nouveaux programmes de l'école primaire, stages de remise à niveau, suppression des cours du samedi matin, suppression de postes, mouvement lycéen... Bref l'actualité est très chargée pour le ministre de l'Education nationale d'autant qu'elle s'accompagne d'un fort mécontentement qui se traduit par des grèves à répétition et des manifestations très suivies. Force est de constater que l'actualité donne le tournis.
 


 
Nouveau programmes de l'école primaire : le HCE rend son avis

Le Haut Conseil de l’Education a été saisi le 5 mai 2008 par le Ministre de l’Education nationale pour donner un avis sur le projet de programmes de l’école primaire.

Le Haut Conseil se réjouit que l’importance de l’école primaire pour la réussite de toute la scolarité soit reconnue et soulignée, comme il l’a fait dans son bilan annuel pour 2007. Conformément à cette priorité, les nouveaux programmes sont centrés sur les apprentissages fondamentaux, et l’accent est mis en particulier sur la maîtrise de la langue française, du ressort de toutes les disciplines. L’attention est portée sur les acquis des élèves, et sur la nécessité de leur évaluation régulière, afin de pouvoir aider les élèves en difficulté le plus tôt possible. La création d’horaires de soutien est à cet égard une innovation qu’il convient de saluer.

Le Haut Conseil se félicite de l’apparition des deux paliers intermédiaires - à la fin des deux cycles de l’école élémentaire -, indispensables pour assurer la maîtrise du socle commun au terme de la scolarité obligatoire. À ces deux paliers, les capacités attendues sont présentées dans le cadre des compétences du socle commun défini par la loi du 23 avril 2005 et le décret du 11 juillet 2006. Les sept compétences du socle sont distinguées des programmes disciplinaires (sauf dans le cas de la « Culture humaniste », compétence assimilée à tort à une discipline dans le programme du cycle des approfondissements). Cette distinction est fondée dans la mesure où toutes les disciplines doivent contribuer à l’acquisition des diverses compétences du socle ; ces compétences sont en effet transversales et leur maîtrise doit faire l’objet d’une évaluation spécifique.

Une mise en oeuvre effective du socle commun exige que l’école primaire donne un véritable contenu aux cycles : il est nécessaire de prendre en compte la diversité naturelle des rythmes de développement et d’apprentissage, de différencier les enseignements à l’intérieur des classes, afin de permettre le développement des facultés de chaque élève et la maîtrise des paliers du socle commun par tous.

Le Haut Conseil note que le projet de programmes reprend les trois cycles de l’école primaire. Il souligne toutefois que, si les cycles sont appelés à conserver une réalité pédagogique forte, les progressions annuelles qu’incluent les programmes pour le français et les mathématiques ne peuvent en aucune façon constituer une norme, les objectifs d’apprentissage restant fixés pour la fin du cycle. De tels repères annuels, expressément présentés comme tels, sont en revanche utiles aux professeurs des écoles pour bâtir une progression pédagogique et mettre en place précocement les soutiens dont certains élèves peuvent avoir besoin.

Le Haut Conseil, rappelant que faire redoubler un élève en cours de cycle est contraire à la notion même de cycle, recommande de proscrire le redoublement en fin de CP, de CE2 et de CM1. Quant au redoublement en fin de cycle, il devrait n’être prononcé qu’en dernier recours.

La position de la grande section de l’école maternelle, ambiguë depuis la loi de 1989, pourrait être utilement clarifiée. Ses programmes sont donnés avec ceux des autres classes de l’école maternelle, dans le cycle des apprentissages premiers, et l’intitulé « Cycle des apprentissages fondamentaux - programme du CP et du CE1 » semble l’exclure de ce deuxième cycle. Pourtant, il est réaffirmé par ailleurs qu’elle appartient aux deux cycles. Si cette dernière conception est maintenue, il faudrait préciser ce qui, parmi les apprentissages de la grande section de l’école maternelle, relève de chacun des deux cycles. Dans le cas contraire, et comme y invite la présentation actuelle, il conviendrait de rattacher cette classe au cycle des apprentissages premiers. Cette clarification permettrait de rendre plus lisible le cycle des apprentissages fondamentaux, qui comprend aujourd’hui trois années d’intitulés très différents et se trouve à cheval sur deux écoles.

Le Haut Conseil recommande en tout état de cause de mettre la nomenclature des classes en accord avec l’organisation de la scolarité en cycles. Il n’est pas compréhensible que la dernière année du cycle des apprentissages fondamentaux soit appelée « cours élémentaire première année », ou que la première année du cycle des approfondissements soit appelée « cours élémentaire deuxième année ».

Ainsi que le Ministre le demande dans sa lettre de saisine, le Haut Conseil suivra attentivement la mise en oeuvre de ces nouveaux programmes, y compris la manière dont ils seront appliqués dans le cadre des volumes horaires définis.

Sur la base des considérations qui précèdent, le Haut Conseil de l’Education émet un avis favorable au projet de programmes qui lui a été soumis.


 


Le ministre de l'Education Xavier Darcos veut mettre en place une agence nationale de remplacement des profs malades ou manquants dès la rentrée 2009.

Pas question de courber l'échine sous la pression des enseignants. Soucieux de ne pas apparaître comme un ministre qui recule devant les manifestants, à l'instar de tous ses prédécesseurs, Xavier Darcos veut au contraire continuer à briser les tabous. Et d'annoncer la création d'«une agence nationale de remplacement dès la rentrée 2009» pour pallier les absences des enseignants.

Après l'annonce d'un service minimum lors des jours de grève des enseignants, le ministre de l'Education nationale explique qu'avec cette agence, il «va aller plus loin : les parents se plaignent souvent que les remplacements tardent, quand un professeur est absent, malade. Nous avons pourtant 50.000 enseignants à disposition pour cela».

Il s'empresse toutefois de préciser que «les fonctionnaires ne changeront pas de statut. Il ne s'agit pas d'une agence intérim: ce sera une structure de planification et d'organisation nationale, dédiée à cette seule fonction, qui dépendra directement de l'Etat, pilotée par le ministère».

«Notre système ne marche pas très bien. On ne sait pas bien mobiliser les enseignants remplaçants» a constaté Xavier Darcos.

«Lorsque nous manquons ponctuellement de tel ou tel professeur», l'agence «pourra solliciter des jeunes professeurs en fin de préparation, des stagiaires ou des étudiants en fin de master».

Réaction de la gauche ? L'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang «ne sait pas si cette agence est une bonne idée mais depuis un an, on assiste à une situation dont le gouvernement est coupable, qui laisse pendant deux, trois ou quatre mois des enfants sans professeur». «C'est scandaleux», dénonce le député PS du Pas-de-Calais. «Quand on se livre à une hécatombe massive de postes, à un programme de plan de destruction d'emplois (...), je souhaite bien du plaisir à ceux qui devront organiser ces remplacements».
 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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LEZIL 26/05/2008 21:57

Si le gouvernement y arrive si bien, c'est parce que (désolé Dedel) nos syndicats principaux se trompent régulièrement de combats et ne défendent pas l'essentiel.C'est normal qu'il multiplie les attaques, il nous éparpille, nous  abasourdi, et on ne renvoie même pas les coupc !

Dedel 21/05/2008 09:21

Le pouvoir en place se découvre de plus en plus. Il n'hésite plus à dévoiler ses projets les plus négatifs pour le fonctionnement de l'école.L'Etat se désengage dans les domaines les plus divers : hier pour confier le service minimum d'accueil aux communes. Alors qu'on insiste pour que sur le temps scolaire, on ne laisse pas les Atsem seules avec les élèves, on n'hésite pas à leur confier les enfants une journée complète en cas de grève des enseignants. C'est ce qui se passe déjà dans quelques communes.Aujourd'hui, on nous annonce la création d'une agence nationale de remplacement. Cette agence existe. Elle a un nom : ANPE. Nouveau désengagement de l'Etat.L'objectif du gouvernement, c'est naturellement de se débarrasser du mammouth. Il veut le casser en en confiant les différentes parties aux communes, pour les écoles et aux conseils généraux et régionaux pour le secondaire. On a déjà vu quelques ballons d'essai pour "dénationaliser" le bac.Attention, si nous n'y prenons garde, nous irons vers un démantèlement progressif du service public d'éducation et nous avancerons à marche forcée vers la privatisation de l'enseignement.

LEZIL 21/05/2008 08:03

Ceci semble concerner également le primaire, même si comme toujours, les exemples pris relèvent du secondaire.Je suis abasourdi et espère que nos chers syndicats vont s'empresser de demander des précisions au gouvernement sur le statut géographique des personnels en place et sur la date effective d'application de ce système.Je dois parfois faire 30 km dans ma circo. Les Brigades en font souvent le double.On ne se voit pas carrément traverser la France.