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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 23:11

 

L’article précédent a suscité beaucoup d’intérêt parmi nos lecteurs. Signe d’une attente très forte qui se concrétise par de nombreux courriers adressés directement à l’adresse du site. Nous ne pouvons évidemment pas les publier d’autant qu’ils reprennent, pour la plupart, les arguments déjà échangés dans les commentaires laissés sous l’article.

Une lettre, cependant, a retenu notre attention. Elle émane d’un ancien directeur devenu conseiller pédagogique. Dans sa missive, Jacques tente une explication sur les origines de cette hésitation à réclamer un statut de directeur, qui ne peut être que hiérarchique, selon lui… Parce qu’elle diffère sensiblement des autres et qu’elle apporte un éclairage intéressant sur le sujet du statut, nous avons décidé de la soumettre à nos lecteurs.

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Je ne suis plus directeur d’école. Je l’ai été 12 ans durant. J’en garde une certaine nostalgie qui m’amène plusieurs fois par semaine à parcourir les sites des directeurs (GDID et Directeurs en lutte). Au plus profond de moi, je me sens encore directeur.

Ce fut la meilleure période de ma carrière d’enseignant. Pourtant, j’ai quitté cette fonction pour devenir conseiller pédagogique, ayant un temps hésité à passer le concours d’IEN. J’ai quitté ce métier de directeur que j’adorais parce que je ne m’estimais pas en mesure de l’accomplir pleinement, intensément, faute de moyens. Comme tous les collègues dotés d’1/4 de décharge, je passais mon temps à courir après le temps. Le soir, j’avais l’impression de tout avoir fait à moitié : la classe, le travail administratif, le relationnel avec les adjoints… J’ai préféré changer d’horizon.

 

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le courrier de Delphine et les nombreux commentaires qui s’y attachent. Je  partage l’essentiel de ce qui y est écrit. J’ajouterai simplement une réflexion qui n’a pas trouvé, à ce jour, de réponse satisfaisante : pourquoi les collègues directeurs portent-ils leur choix sur un statut non hiérarchique plutôt que sur un statut hiérarchique ?

La notion de « statut non hiérarchique » n’existe pas en tant que telle. On peut parler de statut de corps, de statut d’emploi ou statut fonctionnel.

Comme exemple, il est souvent fait allusion au statut particulier des profs d’EPS ou de celui réclamé pour les conseillers pédagogiques ou les psychologues scolaires. Rien à voir. Dans ce cas, il s’agit de reconnaître la spécificité d’une fonction particulière exercée sans autorité sur quiconque.

Le directeur d’école exerce une fonction de direction. C’est là que réside la différence fondamentale avec les métiers cités précédemment. Il assure une fonction de responsabilité qui lui confère automatiquement autorité sur les personnels de son établissement. Comment comprendre qu’il accepte d’avoir autorité sur le personnel communal mais pas sur les enseignants ?

Lors d’une discussion récente avec mon IEN, celle-ci m’a confié qu’elle trouve « indécent » que notre fonction ne soit pas plus justement reconnue. Elle voit le travail accompli par les directeurs de sa circonscription et a « parfois mauvaise conscience à leur en demander toujours plus » et le plus souvent « dans l’urgence ». Cependant, elle ne comprend pas la position des directeurs d’école. Elle estime qu’exiger un statut non hiérarchique revient non pas à se contenter d’une « demi-mesure » mais pire : c’est « un non-sens ! »

Bien entendu, ce serait une façon de reconnaître, « dans les textes » la fonction. Un « premier pas indispensable» pour elle mais « qui ne règlerait rien » et « ne faciliterait pas le travail des directeurs ». Elle ajoute que « de nos jours, diriger, conduire, décider... requiert une autorité affirmée par un texte ».

Mon IEN est persuadée qu’en « assumant les responsabilités et devoirs qui sont la contrepartie d’un statut hiérarchique », les directeurs auraient plus de chances d’être entendus dans leur quête de reconnaissance. Un gouvernement, quel qu’il soit, ne saurait satisfaire une demande aussi ambiguë.

 

Ce refus de hiérarchie trouve ses origines dans la culture de gauche des personnels de l’Education nationale.

Il est vrai que la valeur d’autorité était considérée comme une notion attachée à la droite qui se voyait attribuer également le culte du chef et de la hiérarchie face à la gauche qui représentait l’égalitarisme.

J’emploie, à dessein, l’imparfait car « après l'élimination brutale de la gauche au premier tour de la présidentielle, en 2002, les valeurs incarnées par la génération 68 ont été mises sur le banc des accusés ». En 2007, la gauche a retenu la leçon et Ségolène Royal n’a pas hésité à venir piétiner les plates-bandes de Nicolas Sarkozy sur le thème de l’autorité.

Actuellement, la société française a parfaitement admis et réclame le retour à ces valeurs. De fait, il ne reste plus que les groupuscules classés à gauche de la gauche comme la commission "Anti-hiérarchie" de la fédération SUD éducation pour lutter, dans l’Education nationale contre toutes les hiérarchies : « de l’inspection aux diverses tracasseries des petits chefs, en passant par les rapports autoritaires maîtres / élèves… ». Il n’y a plus guère que ce collectif pour évoquer le bureau de l’école dit « bureau du directeur… »

Il semble que la société française avance plus rapidement que la « société enseignante ». Il me reste 9 ans avant la retraite. Je souhaite très fortement que les directeurs fassent un pas décisif vers la demande d’un statut de direction et qu’ils l’obtiennent. Alors, sans hésiter, je reviendrai terminer ma carrière parmi eux.

Jacques Marmey, CPAIEN

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

stéphan 25/04/2008 08:30

"Une dernière chose que j'ai du mal à comprendre.. de ceux qui prônent le statut hiérarchique.;Pourquoi débattre? Ils vous suffit d'attendre la mise en place des EPEP.. Il ira avec.. L'EPEP étant calqué sur le secondaire, la direction en sera de même.. "Même pas CHE, pour dire combien le MEN n'est pas dans cette logique.Le directeur d'un EPEP ne sera pas le "supérieur hiérarchique" des adjoints, tout au plus un intermédiaire hiérarchique supplémentaire... (si l'EPEP regroupe plusieurs bâtiments, les dirlo actuels y sont conservés.).Je persiste à dire que le vocabulaire administratif est plus précis que celui du langage courant.Le directeur est un agent d'autorité, un statut viendra le confirmer en précisant les domaines et l'expression de cette autorité.Un supérieur hiérarchique (noter - sanctionner - recruter...), dans notre administration c'est autre chose.Dans ce cas pourquoi recruter des instits avec un minimum d'ancienneté et ne pas se tourner vers des gestionnaires purs? (on retrouve un thème qui m'est cher:la proximité ;-) )@ Cédric,Ton discours est complètement abscons:"C'est une dénomination qui n'existe pas et tu sais bien qu'il n'est pas si facile de créer, comme ça, un statut spécial pour une corporation donnée."1-parce qu'un statut est bien écrit pour reconnaître la spécificité d'un métier. C'est sa vocation.2-parce que le SE, comme le SNUipp, demandent bien de créer 2 nouveaux statuts pour reconnaître les spécificités  de 2 corporations:les CP et les psycsos...3- prudence, je lis un peu partout le probable rapprochement entre l'UNSA et la CGC, et même la CFTC.Or, le SCENRAC, pour la CFTC et @venir école, pour la CGC, sont pour le statut tel que le décrit le GDiD.à suivre...On sent bien, qu'aujourd'hui le débat autour du statut est bien installé (même au sein du SNUipp).Et le concept de statut non-hiérarchique y est pour l'essentiel.S'il y a blocage, c'est au niveau du MEN.Pour passer, il faut lever la résistance des syndicats majoritaires. Les dirlottes et les dirlos doivent se mettre d'accord sur un projet et établir un rapport de force.De ce côté là, ça avance aussi (dans nos discussions - informelles - avec des responsables syndicaux, nous avons rarement le discours tenu ici par Dédel ou Cédric)

Patrick 24/04/2008 22:59

c'est drôle comme en ce moment tout le monde parle de "réforme" en donnant à réforme un sens bien spécial qui revient en général à reprendre les recettes du passé..On veut "réformer" les programmes.. ce qui se traduit par retrouver des bouquins des années 50.. On veut réformer l'apprentissage de la socialisation et on retrouve les leçons de morale que je ne connais que par les bouquins d'histoire ou les films en noir et blanc.. etc.. etc. Pour les dirlos, je (et nous nous beaucoup à le penser) pense qu'il faut "réformer" sa fonction car le métier à changé.. Il lui faut un statut. Mais cela n'a pas dans mon idée le sens de se caler sur les statuts existants de Principal par exemple.. qui au passage mériterait peut être une évaluation pour juger de son efficacité dans les collèges ou les lycées.. Le statut doit être lié à un nouveau statut des écoles qui doit être différent d'aujourd'hui mais qui ne doit pas être EPEP qui ne correspond pas à la situation initiale de l'Ecole publique actuelle et qui créerait plus de soucis que d'avancéesNous proposons une "réforme" du métier avec un statut original non hiérarchique.. Il n'existe pas actuellement? Et alors.. Réformer c'est innover non? Comme dit Thierry.. la proposition est écrite et existe.. article par article.. Et elle se tient.. Plutôt que de l'appeler "non sens" Pourquoi ne pas expliquer sur quel article elle est un non sens?Une dernière chose que j'ai du mal à comprendre.. de ceux qui prônent le statut hiérarchique.;Pourquoi débattre? Ils vous suffit d'attendre la mise en place des EPEP.. Il ira avec.. L'EPEP étant calqué sur le secondaire, la direction en sera de même.. est ce que ce sera un "réforme"? Au sens que l'on semble donner au mot actuellement.. Certainement.. Simple alignement du primaire sur le sytème du secondaire.. Rien de bien novateur en somme..CHE

Lucien 24/04/2008 19:16

Cédric58, tu sembles à bout d'arguments, ce statut que demandent les directeurs , appelle-le comme tu le veux mais il peut tout à fait se construire dans la fonction publique.Par contre , il est certain que nous sommes 93% ( consultation IFOP) à ne plus vouloir du Statu-Quo que tu préfères ! C'est une idée ( le Statut Original) qui dérange parce que nouvelle mais il faut avancer Cédric58 et si nous ne proposons rien , on nous imposera tout autre chose . Voilà pourquoi c'est une vraie bonne idée !

thierry fabre 24/04/2008 18:47

Cédric, ne prends pas les collègues du GDID pour des billes...Nous savons très bien les différents types de statut. Et le mot "original" a un sens, et un seul, celui de marquer notre volonté d'un statut des directeurs des écoles du premier degré, différent de celui des chefs d'établissements du secondaire.Projet de statut que l'on est allé jusqu'à écrire, article par article. Si quelque chose pêche là-dedans, faites-nous le savoir...Pour le reste, j'avoue que votre débat hiérarchie - non hiérarchie me passe un peu au dessus de la tête, tant on y confond un tantinet tout et n'importe quoi...En particulier dans cette confusion permanente entre autorité et hiérarchie.Dans l'ensemble de la fonction publique, la supériorité hiérarchique se traduit par le fait de noter l'autre. Celui qui note est le supérieur hiérarchique de celui qui est noté.Ainsi, nos supérieurs hiérarchiques sont les IA, et non les IENL'autorité, elle, peut être distincte de la supériorité hiérarchique: ainsi les IEN ont autorité sur les instits de leur circo, sur délégation de l'IA. De même, les dirlos ont autorité sur les instits dans un certain nombre de domaines, liés le plus souvent aux questions de sécurité des biens et des personnes...Qu'un statut vienne asseoir cette autorité en ces domaines, c'est une chose.Que cela passe par la supériorité hiérarchique, c'est un autre domaine.Domaine qui relève plus du songe creux que du réel. Si les dirlos devenaient supérieurs hiérarchiques des enseignants de leur école, ils auraient à prendre en charge leur notation, soit pédagogique (nous ferions en ce cas le boulot des IEN) soit administrative (et là, il faudrait inventer cette note administrative qui n'existe pas dans le premier degré )D'où cette précision dans l'article 1 de notre projet de statut "...Ce corps de directeurs d'école est distinct de celui des I.E.N. et n'intervient en rien dans la notation des enseignants du premier degré"Si vous discutez d'autorité et des meilleurs moyens de nous permettre de faire notre boulot de dirlos, ce projet de statut "original" ne me semble pas si mal...Si vous cherchez à noter les instits, effectivement, il faudrait prévoir tout autre chose, tout en gardant à l'esprit deux questions:- noter les instits, c'est du travail de dirlo ou du boulot d'IEN ?- noter les instits, on voit bien le boulot et les emmerdes que cela va donner, mais on ne voit pas trop ce que cela aménerait de positif....Thierry fabre

Cedric58 24/04/2008 15:46

@ LucienAssumer, prendre ses responsabilités, avoir les moyens de  mettre en oeuvre le fonctionnement de l'école , c'est tout ce que demandent comme reconnaissance les directeurs au travers de ce Statut Original présenté par le GDID. N'oublie pas de prendre en compte le fait qu'on se trouve dans la fonction publique. Et dans la fonction publique d'Etat, il n'existe pas de "statut original". C'est une dénomination qui n'existe pas et tu sais bien qu'il n'est pas si facile de créer, comme ça, un statut spécial pour une corporation donnée.Non, Lucien, il existe différents dypes de statut. On les a déjà évoqués ici. Mais le "statut original", faut l'oublier. C'est une fausse bonne idée.

ec-prim-pub-stbonnetletroncy 24/04/2008 14:44

Bonjour,
 
Je suis tout à fait d'accord.
 
En outre, en ce qui me concerne, je suis à la charge d'une école qui est une classe unique.
Je n'ai que le statut de "chargée d'école". Je ne suis pas considérée comme directrice.
Tout simplement parce que je n'ai pas plusieurs classes dans mon école.
 
Et que fait-on de toutes les relations avec la mairie, le collège, la communauté de communes, l'inspection....?
 
J'ai donc l'impression de représenter qu'une moitié d'école...
 
Et je souhaiterais revendiquer déjà le statut de directice et ensuite un statut à part entière comme vous!
 
Cordialement,
 
S.Carron.

Lucien 24/04/2008 14:43

Pierre , je pense que nous ne nous sommes pas compris , lorsque j'évoque comme toi la notion de hiérarchie c'est par rapport à une organisation de pouvoirs dans une entité sociale . Cette hiérarchie fait que certains assument des responsabilités que d'autres n'ont pas .Tu es bien d' accord avec moi et c'est bien ce que je dis dans le post précédent " statut ne veut pas dire pouvoir de notation" .Et si j'ai repris la notion de hiérarchie et de " Chef de service" c'est pour tordre le coup à cette vieille lune syndicale qui associe comme un chiffon rouge " statut, hiérarchie et notation" ...Assumer, prendre ses responsabilités, avoir les moyens de  mettre en oeuvre le fonctionnement de l'école , c'est tout ce que demandent comme reconnaissance les directeurs au travers de ce Statut Original présenté par le GDID.

Dedel 24/04/2008 14:31

On a eu 10 jours de folie avec ces deux articles sur le statut hiérarchique... Un peu comme la période des soldes...Trève de plaisanterie, vous savez que les syndicats du primaire lancent un mot d'ordre de grève pour le jeudi 15 mai. Ce serait bien que tous les enseigants, directeurs ou adjoints, se décident à fermer leur école. Un syndicat, ce n'est pas à  sens unique, pas seulement pour recevoir. Il faut aussi participer et montrer sa solidarité. Peut-être une manière pour les directeurs de se faire entendre d'une façon différente.

Pierre Fauchet 24/04/2008 13:36

LucienStatut ne veut pas nécessairement dire "supérieur hiérarchique". Les profs d'EPS ont un statut. Est-ce qu'il nous faut ? NON !Si c'est pour simplement répertorier "les tâches qui nous sont confiées" afin de nous aider à les exécuter, à quoi bon ?Je vais plus loin : c'est un statut de direction qu'il nous faut. J'utilise l'expression "statut de direction" car il doit nous doter d'une autorité sur les personnels (d'entretien, de service et les enseignants) pour faire fonctionner l'école CORRECTEMENT.Il ne suffit pas de nous lister nos responsabilités, nos devoirs, nos droits... Tout cela serait très utile si ça permettait de mieux reconnaître notre métier et donc de nous donner des moyens et des sous... Mais, penses-tu, lucien que ça contribuerait améliorer le fonctionnement de l'école ? Les collègues qui ont des adjoints qui prolongent leur récré, qui ne participent pas aux réunions obligatoires ou qui y viennent en touristes, tu crois que ça les aiderait ?Et tu le sais bien, on parle toujours des directeurs qui fuient le métier mais n'y en a-t-il pas parmi eux qui le quittent pour des problèmes de manque d'autorité sur leurs adjoints ?Le problème de la notation, c'est autre chose. On peut être supérieur hiérarchique sans avoir le pouvoir de notation. Ou encore en ne participant que pour une partie de l'évaluation globale (principaux et proviseurs).On nous dit, pour nous faire peur : notation et sanction, tels sont les deux mamelles du p'tit chef.Eh non. Dans la fonction publique, ce n'est pas aussi simple. Il existe des commissions de discipline auxquelles participent des représentants du personnel. Celui qui note ne sanctionne pas pour autant. Faut arrêter avec ces vieilles lunes.D'ailleurs, faut-il craindre de devoir donner son avis sur l'évaluation des adjoints ? Seraient-ils plus mal notés si leur directeur était engagé dans le processus d'évaluation ? J'ai parfois (à vrai dire, souvent) l'impressiond'être dans un monde infantilisant. Voilà des gens qui postulent à la direction d'une école. Ce n'est pas rien, tout de même. Ils ont la prétention de la diriger mais ils ont peur de l'image que peuvent avoir d'eux leurs adjoints. Mais que font les cadres du privé (je parle de l'entreprise) ? Ils assument. Ils ont un statut et ils ne se posent pas de questions comme nous pouvons le faire.Nous sommes tous des adultes, Lucien et nous devons prendre nos responsabilités et surtout les assumer.

Lucien 24/04/2008 11:53

A Marcel , bravo pour cette démonstration :"De même, je partage avec, avec
mon syndicat (majoritaire), l'analyse que les problèmes de
direction et de fonctionnement d'école sont liés, mais
je ne me satisfais pas des réponses qu'il (n') apporte (pas) à
la majorité des problèmes que nous rencontrons, dans
notre gestion quotidienne de l'école."Avoue, Marcel, que les syndicats dits représentants du personnel et à son écoute sont très loin de cette définition , tu nous en donnes une pâle représentation ! Si le syndicalisme ne doit plus prendre en compte la majorité de problèmes d'une catégorie de personnel, à quoi sert-il ?Nos grands-parents , en tous les cas les miens syndiqués ,doivent se retourner dans leurs tombes , eux qui ont connu des syndicats à l'écoute , revendicatifs et non co-gestionnaires .Tu assènes des contre-vérités , en effet , il existe X statuts qui ne sont pas hiérarchiques dans le sens que tu entends et qui te convient ( petit chef, pouvvoir de noter..) mais simplement des statuts qui confèrent à chaque responsabilité le pouvoir de leur exécution, ce qui n'est pas rien mais une garantie pour l'usager .Pour le problème de la notation , une bonne fois pour toute , relis le décret de 2002 sur l'évaluation des fonctionnaires et notammant l'article 6 , sur lequel le Snuipp s'était longuement lors d'un confrès et qui stipule ceci :" Le pouvoir de notation appartient, comme le prévoit le statut général des fonctionnaires, au chef de service." Or les directeurs ne revendiquent en rien d'être chef de service , sinon ça se saurait !Par contre conformémént aux obligations des fonctionnaires :"Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromet¬tre gravement un intérêt public ".La différence est importante , la hiérarchie existe sans pour autant conférer un pouvoir de notation.Alors Marcel, médite , réfléchis et reste avec ton syndicat majoritaire (pour le moment ) sans rien faire et en ayant perdu d'avance !

Jourdan 24/04/2008 08:47

A MarcelJe lis ceci :De même, je partage avec, avec mon syndicat (majoritaire), l'analyse que les problèmes de direction et de fonctionnement d'école sont liés, mais je ne me satisfais pas des réponses qu'il (n') apporte (pas) à la majorité des problèmes que nous rencontrons, dans notre gestion quotidienne de l'école.Certes. Je ne partage pas mais je connais la musique pour l'avoir déjà maintes fois entendue...En effet , plus on nous en mets sur le dos, plus nous en faisons pour faire tourner nos écoles...C'est ce qu'a compris depuis longtemps l'administration : pourquoi donner un statut, du fric, de la décharge, des EVS, alors que comme ça , l'Ecole tourne, mal certes, mais elles tourne...Après cette belle contradiction, on fait QUOI pour nous sortir de ce cercle vicieux ?Peut-être que la solution est entre les mains des syndicats qui pourraient enfin comprendre qu'ils sont là aussi pour réfléchir avec nous et nous aider à ne plus être exploités comme nous le sommes.Dans n'importe quelle autre corporation, ça semblerait logique. Mais pas chez nous...

Froment 23/04/2008 09:10

Sans vouloir jouer l'oiseau de mauvais augure, ce que dit la RGPP c'est que des économies doivent être réalisées partout, dans tous les domaines. On le voit bien, on traque même les économies de bouts de chandelle...C'est dire qu'il n'y aura rien pour les directeurs. D'ailleurs, pourquoi chercher à faire des dépenses là où il n'y a pas de demande.. Je veux parler des demandes des syndicats puisque eux seuls pourraient être écoutés par le ministère.Bref, dans le cas précis du statut, ça arrange tout le monde que les caisses soient vides... Gouvernement et syndicats confondus...

Henri 23/04/2008 07:33

"La solution viendrait d'une remise à
plat de toute l'institution scolaire."Faisons un rêve ou un cauchemar, c'est selon ; dans la remise à plat de la fonction publique (décrétée trop coûteuse par les gouvernements successifs), la tendance à la municipalisation des écoles dites nationales se met en place, comme voici quelques années la régionalisation a permis des transferts de compétence et d'institution de l'État aux Régions. (tout cela inscrit en filigrane dans la R. G. P. P.)Que deviendraient les directeurs ?Rêve, cauchemar ou pure affabulation ?

marcel 22/04/2008 21:44

Chers amis directeurs,
 
ENFIN, la vérité sort du
puits!!
Depuis le temps que je dis, ici ou là
que je suis contre le statut "non-hiérachique" car
il est un leurre, je suis bien content que cette idée
apparaisse au grand jour, c'était pour moi une évidence
de longue date.
Comprenons nous bien : je refuse
totalement la polémique, nous sommes tous dans la même
galère, ne l'oublions jamais! Simplement, je rererredis ici
que je partage l'analyse de la situation des directeurs avec le GDID,
mais que je ne partage pas sa proposition de solution!
De même, je partage avec, avec
mon syndicat (majoritaire), l'analyse que les problèmes de
direction et de fonctionnement d'école sont liés, mais
je ne me satisfais pas des réponses qu'il (n') apporte (pas) à
la majorité des problèmes que nous rencontrons, dans
notre gestion quotidienne de l'école.
 
Ce dont je suis à peu près
sûr (je fais simple):


La directrice, le directeur sont
les pivots du système, sans eux l'école s'écroule




Un statut ne peut être, par
définition, que hiérarchique (hélas).


Le statut des chefs
d'établissement n'apporte pas de réponses
satisfaisantes aux problèmes du secondaire, pourquoi en
apporterait-il à ceux du primaire? (hormis des pépettes
pour nous)


 
Conclusion :(la mienne, et je la
partage :-) :
 
La solution viendrait d'une remise à
plat de toute l'institution scolaire ; hors celle-ci cristallise
tellement de passions et d'intérêts qu'elle ne peut pas
être réformée simplement et en douceur.
Je pars en retraite dans 5 ans (si tout
va bien) et je gage que d'ici là rien (ou si peu) n'aura
changé. En effet , plus on nous en mets sur le dos, plus nous
en faisons pour faire tourner nos écoles, car au fond, nous
(les directrices et directeurs qui continuent à l'être)
aimons notre métier, fonction, boulot, (choisir ce qui vous
convient) et nous avons une vraie conscience du service public. C'est
ce qu'a compris depuis longtemps l'administration : pourquoi donner
un statut, du fric, de la décharge, des EVS, alors que comme
ça , l'Ecole tourne, mal certes, mais elles tourne en
permettant aux enfants des classes dominantes (celles qui décident,
quels que soient les résultats électoraux) de s'en sortir
comme de tous temps ils s'en sont sortis.
 
Pas gai, certes, mais réaliste.
 
Marcel.

Lucien 22/04/2008 20:29

Les syndicats semblent jouer la politique  " De la Terre brûlée" , en se disant si les EPEP s'imposent , on récupérera au moins le refus la colère des collègues s'y opposant , on pourra alors fédérer une opposition concrète face au MEN ,  alors là , ces messieurs responsables syndicaux risquent fort de se planter constatant trop tardivement le ras le bol général des directeurs ! Les EPEP tout doucement comme le reste se mettront en place , trop préoccupés par les nouvelles règles concernant la représentativité syndicale et surtout le financement , bien des choses passeront ...Et il sera très intéressant de suivre les prochaine élections pros ( 2008) et celles qui fonctionneront avec les nouvelles règles de représentativité.

Stéphan 22/04/2008 19:23

Le GDiD a rencontré en 2007, P.Roumagnac, le secrétaire du puissant syndicat des IEn: le SI EN.Oui, sans réserve, le SI EN est pour que le directeur soit reconnu par un statut.Cet absence de reconnaissance éloigne de plus en plus les IEN  de leurs missions en leur en confiant d'autres.D'ailleurs le SI EN est très réservé sur l'expérimentation des EPEP( taille et pilotage).Ceci dit, rien d'autre.J'oublié de préciser, le SI EN fait partie de l'UNSA...  De belles paroles, mais au niveau des actes... Alors que plusieurs fois on aurait pu espérer leur soutien (EVS, mise en place proutocle, décharges, information de BE...), Jamais un mot venant contrarier la stratégie du SE (également) UNSA. Donc, les discours of de nos IEN, je n'en fais pas un fromage.Ce n'est pas eux qui ont installé le débat, mais bien le concept du statut non-hiérarchique.- qui, administrativement a un sens. On peut décider une autorité sur un personnel , sans avoir à le noter...C'est, par exemple, le cas du dirlo vis à vis des employés municipaux qui travaillent dans l'école pendant le temps où ceux-ci sont placés sous sa responsabilité.Qu'une discussion s'installe entre les "statuts-hiérarchiques" et les "statuts-non-hiérarchiques", qui précise le comment institutionnaliser notre autorité dans l'école, me semble naturel et logique. "Discussion" et pas "opposition", car ceux-là ont pratiquement fait tout le chemin. Nous sommes convaincus de l'essentiel: le statut comme outil de notre reconnaissance.Par contre n'oublions pas que, pour le moment encore, le rapport de force reste du côté des "institutionnels":Syndicats et Gouvernement.Et aucun des 2 n'a émis le moindre petit souhait de voir transformer notre fonction en métier.Darcos s'accroche à ses EPEP, les syndicats s'y opposent mollement... Et si on se les prend dans les dents, qui verrons-nous à leur tête? 

Véronique Daumont 22/04/2008 16:09

Je confirme ce qui a été dit. Pour en avoir discuté avec mon IEN, je sais qu'elle comprend notre demande de statut et elle ne s'en cache pas : elle estime que certains "malentendus" devraient être réglés en interne mais qu'ils ne peuvent pas l'être parce que nous n'avons pas autorité sur notre personnel enseignant. C'est aberrant mais c'est comme ça !Heureusement que les parents d'élèves ne savent pas tout ça...

Henri 22/04/2008 15:47

@ Pierre !Écrire ce qui a été fait ci-dessus n'est nullement prêter des "arrière-pensées machiavéliques aux IEN" ; ce n'est qu'un pur constat ! Pour le reste, je suis bien d'accord avec ton commentaire ! Il semble d'ailleurs que les IEN, selon le témoignage de certains d'entre eux, se voient avec le temps confier des tâches de plus en plus lourdes et qu'effectivement laisser la totale..."autonomie" (sur des points précis bien entendu!) des écoles entre les mains des directeurs ne pourrait qu'offrir à leurs yeux des avantages !Mais n'est-ce pas ce qui se fait déjà ?

Pierre Fauchet 22/04/2008 13:51

@ Patrick Puyal et HenriCe que vous décrivez des intentions supposées des IEN est certainement un fait qui existe. Certains seraient contents de se décharger un peu sur le dos des directeurs...Mais indépendamment de cela, sans prêter d'arrière-pensée machiavélique aux IEN, ils voient bien que ce sont les directeurs qui font qu'une école marche bien ou moins bien. Ils ne sont pas dupes. Ils voient bien que certaines écoles ne sont pas correctement dirigées parce que, justement, il leur manque un "patron".

Henri 22/04/2008 13:02

@ Patrick Puyal !Mais ce que tu décris est déjà une réalité !Les "emm....", nous les avons déjà ! L'administratif, nous l'avons déjà !Qui fait "tourner" les écoles ? L'IEN ou les dirlos ? Tu connais la réponse puisque tu es très souvent sur le terrain !Qui (par ex, très récemment) a mis en place les stages de remise à niveau (contacts avec les familles et démarches qui vont avec ; mise en place avec les collègues de l'évaluation et de la transmission des données aux collègues volontaires, etc...) ? L'IEN ou les dirlos ? Là aussi, tu connais la réponse !Faut-il multiplier les exemples ? Ce serait te lasser !Les IEN ont déjà des dirlos qui font une "partie" de leur boulot, mais ces derniers n'ont aucun statut fût-il ou pas hiérarchique...Cela est aussi une réalité du terrain !

Cedric58 22/04/2008 11:34

@ LMRassure-toi, j'ai une longue expérience de la direction. Je te rappelle (je l'ai déjà dit) que je n'ai aucune responsabilité au SE. Je n'en suis qu'un militant de base. J'ai toujours été syndiqué. Je tiens ça de mon père. On ne se refait pas. Mais syndiqué, ça ne veut pas dire pour autant qu'on est d'accord à 100 % avec tout ce que fait son syndicat. Ce serait trop beau...Concernant le statut, moi il me fait peur. Je suis certain que ce serait un statut hiérarchique. Et je n'ai pas envie qu'on impose un concours d'entrée aux nouveaux directeurs. J'ai beaucoup de mal à concevoir un chef de service dans une équipe de 3 ou 4 personnes qui font le même boulot. Je crois beaucoup aux vertus de l'entente entre collègues.Mais je te rappelle aussi qu'on n'est pas pour un CMD au SE. Je crois que tu te trompes. On ne remet pas en cause la fonction de directeur. On veut même qu'elle ait les moyens de mieux fonctionner. Tu vois, on n'a rien de vilains extrêmistes... 

Patrick Puyal 22/04/2008 11:27

Une simple précision après l'article de Jacques Marmey.Il est évident qu'il est dans l'intérêt des IEN d'avoir des directeurs avec un statut hiérarchique.  Ils pourront ainsi se décharger de l'administratif et de l'évaluation pour se recentrer sur le "pédagogique". Quelle aubaine : pour eux, le salaire, la reconnaissance et  pour les autres les emm...!Bon courage à tous, et n'oubliez pas qu'il est important de questionner les "allant de soi".Patrick PuyalPEMF TICE

LM 22/04/2008 11:16

Cédric58, tu m'amuses car par chez moi, les quelques directeurs totalement déchargés sont le plus souvent des militants actifs ... du SE ou du SNUIPP.C'est bizarre et très contradictoire de voir ces collègues qui font mine de s'offusquer du soi-disant désir de Pouvoir de la part des directeurs en général, alors qu'eux-même règnent en maître dans leurs écoles, parfois créées sur mesure pour eux.J'ai connu un directeur Snuipp totalement déchargé avec qui les adjoints devaient presque prendre rendez-vous pour discuter avec lui, car il s'absentait en permanence de l'école, débordé qu'il était de ses entretiens (avec les différents partenaires) dont il renâclait à nous rendre compte, qui lui permettaient également de refuser de s'engager à prendre en charge régulièrement des groupes d'élèves pour permettre la différenciation qu'il prônait.Quant on représente des syndicats opposés au statut de directeur, on devrait refuser de postuler pour ces écoles.Il faut être logique avec ses opinions.Ce que j'aimerais :- c'est voir les directeurs Snuipp avoir le courage d'instaurer leur cher CMD, en devenant de fait leur domestique, - c'est voir davantage de militants de Sud demander des directions d'école et mettre en place leur fameuse direction collégiale, prouvant que ça fonctionne, mais surtout en en prenant eux-même la responsabilité.- c'est de voir les directeurs Se, ..., mais bon, que revendiquent-ils, eux, à part la défense de leur intérêt personnel ?A la limite, ce n'est pas les idées de ces personnes qui me dérangent, c'est l'inadéquation qu'il y a entre ce qui est dit et ce qui se passe sur le terrain, surtout quand en prime, ils se permettent de mépriser les demandes des directeurs, les faisant passer pour des fachos, tentant de liguer contre eux les adjoints en pratiquant la désinformation.Cédric58, es-tu réellement directeur en exercice ?

LM 22/04/2008 11:14

Lucien, tu peux rajouter à ta liste les directeurs qui ont un jour demandé à leur inspecteur de pouvoir terminer l'année ailleurs car victimes de harcèlement de la part de leurs collègues qui voulaient les transformer en larbins du conseil des maîtres décisionnaire et qui n'ont pas accepté qu'ils n'accèdent pas à toutes leurs exigences, leur menant la vie infernale.Ils sont nombreux, savent qu'ils sont dans leur droit. Pourtant, ils doivent encore marcher tête basse, supporter le regard soupçonneux des collègues, sans réhabilitation possible.Ils ne savent même pas si, s'il leur reprend l'envie de redemander une direction, ils ne vont pas être obligés de repasser l'entretien, sans certitude de le réussir.Leurs ex-collègues, eux, n'ont pas été inquiétés.

Jeff 78 22/04/2008 11:05

Les syndicats nous ignorent mais nous ne faisons pas assez pour les 'intéresser'. Il faudrait qu'on se bouge avec plus de force et de cohérence. Ewen a raison. On essaie trop de ne pas se les mettre à dos. On prend des gants. Eux, que ce soit le SNUipp-FSU ou le SE-Unsa, ils ne s'embarrassent pas des mêmes remords. Ils nous ignorent, ils font leur petite tambouille avec le ministère. Ils signent des accords puis nous font avaler des couleuvres...Il est temps d'affirmer nos désirs pour NOTRE fonction. Sans se soucier de leurs réactions puisque ça ne changera rien.Il est temps qu'on se secoue et qu'on affirme nos prétentions : ON VEUT UN STATUT et pas une demi-mesure de calmant tous les 5 ou 6 ans !Et le statut, on veut qu'il nous donne le pouvoir de faire fonctionner correctement l'école. Qu'il nous permette de faire appliquer les textes ! Et n'ayons pas peur de dire que ce n'est pas négociable. Tant qu'on ne sera pas clair, on n'arrivera à rien. Delphine puis Jacques l'ont très bien expliqué.

Henri 22/04/2008 10:45

"Conservons cette chaleur, cette bonhommie, ces liens entre tous les
acteurs de l'école. C'est une richesse qui n'a pas de prix. Ne la
perdons pas en voulant nous échapper dans des rêves de puissance qui ne
serait qu'artificielle."Tu prends les collègues pour des imbéciles (poliment dit !) avec tes arguments et ton vocabulaire de (minables) contes de fées avec gentils petits enfants à la merci de la méchante sorcière ! Recycle-toi ! tu en deviens pitoyable !Des collègues manifestent "une telle impatience" et comme on les comprend ! Lorsque j'ai débuté dans ce métier, en tant qu'adjoint, voici plus de 20 ans, le problème de la direction se posait déjà et l'ébauche du statut des maîtres-directeurs (peut-être imparfait !) avait fait son apparition : certains se mordent les doigts aujourd'hui de l'avoir refusé ! depuis, statu quo !"le pouvoir, l'autorité qu'il faut pour être seul maître à  bord."Lamentable ! Change d'idéologie ou mieux : jette la tienne aux poubelles ! Les individus valent mieux que l'aspect sordide que tu souhaites leur voir endosser ! Les responsabilités sont là, bien présentes et c'est à cette aune que le statut doit se mesurer et non à quelque travers caractériel que tu veux leur appliquer encore une fois pour mieux faire taire la revendication du statut pour les directeurs !

Lucien 22/04/2008 10:02

A Cedric58,"Certains raillent le protocole. Insuffisant parce que l'administration
centrale n'a pas assuré, comme elle s'y était engagée, le suivi prévu
par le protocole de 2006."Alors tu viens de signer un contrat avec un entrepreneur pour construire ta maison, il n'assure pas les plans prévus comme il s'y était engagé , que fais-tu ? Tu paies et ne dis rien ? Et tu vas vivre dans cette maison et ces malfaçons . Ou tu réfléchis avant de signer, notamment au fait que le MEN va s'engouffrer dans l'utilisation des PE2 pour assurer aussi les décharges des écoles à 5, 6, 7 et 8 classes !"Gardons notre spécificité par rapport aux collèges et aux lycées qui
sont devenus des bahuts impersonnels où les profs vont travailler comme
d'autres vont au bureau et à l'usine."Alors ces collègues du secondaire, car ce sont des collègues pour moi, sont dans cet état simplement parce qu'il existe un chef d'établissement ou des problèmes plus profonds de fonctionnement et moyens dans leur métier au quotidien.Tu agites de vieilles lunes, " le pet'it chef de dirlo" , tout cela marque bien la pauvreté des arguments restant aux opposants d'une reconnaissance légitime de la fonction de la direction et j'ajouterai que c'est méprisant à l'égard des milliers de collègues qui oeuvrent tous les jours en restant les seuls responsables reconnus.A Dedel, Ne transforme pas mes propos , n'interprète pas , ne désinforme pas , en effet je n'ai aucunement écrit que les consultation syndicales étaient ouvertes aux seuls syndiqués , mais simplement indiqué que les syndicats organisent leurs consultations de manière très orientée, enfin que les résultats de ces consultations restent sous leur seul contrôle .Quant à la démocratie dans le fonctionnement syndical , je t'invite à lire plus souvent les compte rendus du courant Ensemble du Snuipp ou bien simplement te rappeler les votes départementaux lors du protocole signé par le seul SE et la conclusion, sidérant !

Cedric58 22/04/2008 08:38

Attention de ne pas se laisser griser par des rêves de puissance...La direction d'école se porte mal. Personne ne peut le nier. Et personne ne le nie. Mais va-t-on tout régler du jour au lendemain avec un statut ? Je ne le pense pas.Au SE, nous privilégions les améliorations des conditions d'exercice. Je sais, on nous reproche d'avancer par petites touches. Mais, chacun doit savoir que chacune des avancées obtenues a été le fruit de longues discussions entre le ministère et nos représentants. Il faut quasiment arracher mesure après mesure.On pourrait tout refuser en bloc parce que c'est trop peu et pas assez vite. Certains le font. Mais serait-ce rendre service aux collègues qui rament dans leur école ?Certains raillent le protocole. Insuffisant parce que l'administration centrale n'a pas assuré, comme elle s'y était engagée, le suivi prévu par le protocole de 2006. Doit-on en rendre responsable le syndicat ? J'en reviens à mon propos initial. Certains collègues manifestent une telle impatience et on peut les comprendre, qu'ils sont prêts à passer dans le camp de ceux qui veulent un statut et bien sûr avec le pouvoir, l'autorité qu'il faut pour être seul maître à  bord. Je leur dis : attention ! Danger ! Ce n'est pas de ctte façon qu'on créera les meilleures conditions de fonctionnement de l'école. Gardons notre spécificité par rapport aux collèges et aux lycées qui sont devenus des bahuts impersonnels où les profs vont travailler comme d'autres vont au bureau et à l'usine. Conservons cette chaleur, cette bonhommie, ces liens entre tous les acteurs de l'école. C'est une richesse qui n'a pas de prix. Ne la perdons pas en voulant nous échapper dans des rêves de puissance qui ne serait qu'artificielle.

Henri 22/04/2008 08:04

"En quoi les problèmes des directeurs doivent-ils concerner "l'ensemble de la profession" comme dit le SNUipp ?"Un moyen comme un autre de confisquer ou de faire disparaître la parole des directeurs dans une masse  indifférenciée, ou chacun étant sur un même pied d'égalité, chacun s'autorise à avoir un point de vue sur chacun !Tout comme le rappel bureaucratique (voir le commentaire n°12) sur le congrès, les mandats, les mandants, la synthèse et pour terminer par un beau feu d'artifice : la démocratie !Un véritable rideau de fumée dans lequel certains sont devenus experts pour cacher la réalité qu'ils ne sauraient voir ou ne voudraient montrer à d'autres !Si les directeurs avaient quelque chose à gagner au travail des syndicats (désolé d'être ou d'apparaître si "primaire" !) nous nous en serions voici bien longtemps déjà rendu compte : mais de protocole en congrès en passant par les consultations, ils demeurent toujours les absents des paroles officielles...

Luc 21/04/2008 22:49

"...Une lutte à continuer et à intensifier oui mais avec la majorité de nos collègues directeurs et avec l'assentiment de nos collègues professeurs et instituteurs" écrit Ewen.En quoi les problèmes des directeurs doivent-ils concerner "l'ensemble de la profession" comme dit le SNUipp ?

Dedel 21/04/2008 14:05

Lucien, pour être tout à fait juste, je te rappelle que les consultations organisées par le SNUipp (mais sans m'avancer pour eux, ce devait être pareil au SE) étaient ouvertes à TOUTE LA PROFESSION et non, comme tu le dis, aux seuls syndiqués. Que tu dises qu'il y a une véritable crise syndicale en France, personne ne va te démentir. Tout le monde le dit, tout le monde le regrette.Ne crois pas qu'on se désintéresse de la direction d'école. Simplement, notre congrès nous a donné un mandat que nous devons respecter. Tout syndicat regroupe forcément des adhérents qui ont des visions différentes de leur métier. Il faut bien que l'on en fasse une synthèse et qu'on essaie de tenir compte de la volonté de la majorité de nos mandants. C'est ce qu'on appelle la démocratie.

Lucien 21/04/2008 13:51

A Dédel, L'audience des syndicats , parlons-en . 1_ Des syndicats qui signent seuls un protocole qui engage toute la profession !2_ Des organisations syndicales professionnelles qui n'ont pas encore obligation de tenue de comptes ! Leur financement est peu clair...3_ J'attends avec hâte des informations sur la destination des fonds utilisés par Gauthier-Sauvagnac.( De leur côté, les syndicats, qui auraient pu
bénéficier d'une partie de ces sommes, disent tous n'avoir reçu aucune
enveloppe de la part de l'UIMM. Mais il reste très difficile d'obtenir
des informations sur leur financement.).4_ 7 000 permanents syndicaux à temps plein ou partiel , c'est pas mal non ?5 _ Un accord sur la représentativité et le financement des syndicats qui risque de se faire au détriment du Code du travail en permettant des accords dérogatoires notamment sur le temps de travail.6_ Des élections professionnelles dans l'EN avec obligation d' écoles qui deviennent des centre de vote , une pression énorme pour atteindre le quorum. A l'heure où le vote électronique prend son essor , au moment où le vote individuel serait si simple pour avoir des résultats immédiats, on préfère des élections de républiques bananières avec des votes et un dépouillement décalés ce qui prête à toutes les interprétations.7_ Enfin où est l'écoute de la base , lorsqu'une consultation IFOP ( organisée par le GDID ) donc un organisme indépendant fait ressortir 93 % de collègues pour un Statut Original , on ne trouve face à cela que les consultations syndicales ( juge et partie) avec leur lots de résultats collant aux dogmes des chapelles chancelantes sur leur 8 % de syndiqués en moyenne ! Comment comprends-tu Dédel que les syndicats se satisfont d'un turn- over environ de 10 % chaque année des directions , ce chiffre ne les interpelle pas plus ! Collègues qui abandonnent la fonction, collègues qui subissent des retraits d'emploi, collègues qui se réfugient dans des arrêts maladie, collègues qui sombrent...Rien de cela dans la réalité syndicale n'existe !C'est la colère qui monte et cette non-reconnaissance du problème par les syndicats ne risque pas d'arranger le schisme qui qui s'est créé...

JiPé @ac-grenoble 21/04/2008 13:31

Mettre en avant la demande d'un statut hierarchique sera une bonne raison de plus de ne pas se faire entendre... Est-ce qu'on nous entend actuellement ? Pas vraiment l'impression, Ewen. Pourtant, je ne nuis pas encore sourd....car nous mêmes nous n'en voulons pas ( voir sondage IFOP ). Tu n'en sais rien, Ewen. La question n'a pas été posée. On avait le choix entre "le statut non hiérarchique" et ... RIEN.Le choix est vite fait et s'impose de lui-même tant les directeurs veulent un statut. Problème, cependant, comme le dit Henri dans son commentaire (n° 2) : "L'absence de statut est une aberration !Un statut non-hiérarchique est effectivement un "non-sens" !"Je t'invite Ewen à relire ce qu'a écrit Henri (commentaire 2). C'est très juste.

Henri 21/04/2008 13:22

@ Ewen !L'évolution existe !"Mettre en avant la demande d'un statut hierarchique sera une bonne
raison de plus de ne pas se faire entendre car nous mêmes nous n'en
voulons pas ( voir sondage IFOP )"Disons peut-être mieux : nous n'en VOULIONS pas ! Les esprits comme les réalités évoluent ; si les premiers se figent, ils finissent par se déconnecter du réel ! La consultation IFOP conserve toute sa validité, ne serait-ce dans un premier temps parce qu'elle existe ! Mais la réalité du terrain a continué à évoluer depuis maintenant plus de deux ans et la somme de travail, de RESPONSABILITÉS qui vont avec (Stage de remise à niveau, PPMS, gestion l'an prochain des deux heures, etc...). La situation des dirlos évolue aussi et son rôle, et son métier demande probablement une révision (déchirante ?) de la demande d'un statut !"c'est que mon métier soit reconnu et que je puisse l'exercer normalement pour moi, pour mes collègues et pour mes élèves"En quoi un statut hiérarchique serait-il contradictoire avec cette demande légitime et raisonnée ?"retour de l'autorité"Que d'amalgame ! Hiérarchie = autorité !!! Non ! hiérarchie = responsabilités clairement identifiées et assumées et non le flou actuel dans lequel nous baignons quotidiennement !"Une lutte à continuer et à intensifier (..) avec l'assentiment de nos collègues
professeurs et instituteurs."Il serait peut-être intéressant de leur demander leur avis au lieu de continuer à entonner la litanie : "les adjoints ne veulent pas d'un statut pour les directeurs"...

Ewen 21/04/2008 11:44

Les syndicats nous ignorent mais nous ne faisons pas assez pour les 'intéresser'. Il faudrait qu'on se bouge avec plus de force et de cohérence. Mettre en avant la demande d'un statut hierarchique sera une bonne raison de plus de ne pas se faire entendre car nous mêmes nous n'en voulons pas ( voir sondage IFOP ). Ce n'est pas non plus mon combat et j'en ai strictement rien à faire, ce qui m'importe c'est que mon métier soit reconnu et que je puisse l'exercer normalement pour moi, pour mes collègues et pour mes élèves. Que la mode soit au retour de l'autorité, c'est évident et il est facile de constater ce qui va avec, les injustices, les inégalités qui s'accroissent, l'arbitraire, au niveau de nos écoles des programmes  sans aucun fondement sauf idéologique,....Une lutte à continuer et à intensifier oui mais avec la majorité de nos collègues directeurs et avec l'assentiment de nos collègyues professeurs et instituteurs.

Stéphan 21/04/2008 11:38

@ Dédel,Pour ta gouverne, sache que le "couramment admis" est, généralement, une insulte à l'Institution, qui, par définition, est régie par le droit (donc, pas par la coutume).Et sur la représentativité, tu essaies de nous faire prendre tes vessies pour tes lanternes.1- la représentativité syndicale ne s'appuie pas (encore) sur les résultats des élections professionnelles.Je te renvoie à la lecture de cet article du Monde:http://www.dirlo.org/modules.php?name=News&file=article&sid=946où tu verras que, FO, par exemple, est farouchement opposé au fait de lier représentativité et résultats aux élections professionnelles.2-Même en considérant ce vote, je me marre en lisant "syndicat à forte audience"...• faut voir les chiffres: inquiétants!• faut voir l'organisation de ses élections chez nous l'EN): digne de la pire République bananière (dépouillement plusieurs jours après l'élection, pas de vrai contrôle des enveloppes envoyées, bulletins conservés on ne sait où...)Enfin, un syndicat n'est pas un parti politique. Et on ne devrait mesurer son importance qu'au nombre de ses adhérents...Ceci dit, je reste convaincu qu'un dialogue social de qualité passe par des syndicats forts.C'est bien le contraire que l'on a en France. 

Dedel 21/04/2008 10:52

Pour ta gouverne, Henri, sache qu'il est couramment admis que l'audience des syndicats se mesure aux élections professionnelles. C'est d'ailleurs plus logique car ça donne une image conforme de l'indice de représentativité des organisations.Ce n'est pas une façon pour moi de faire de la récupération. Tous les grands leaders des grandes rganisations syndicales (CGT, FO, CFDT...) tiennent ce discours.Même chose d'ailleurs en politique sans que tu y trouves à redire. Prends le cas du président de la République. Elu à 53 % (Sarkozy), cela veut-il dire que son parti d'origine couvre 53 % de la population ? Non, évidemment. Pourtant, tu considères que sa représentativité, c'est celle de son élection.Pourquoi en irait-il différemment dans le paysage syndical ?Quand je parle de l'audience des syndicats enseignants, je fais référence aux élections professionnelles.

Henri 21/04/2008 10:29

Dans la série "Les Comiques Troupiers", Dédel continue à amuser la galerie : "syndicats à forte audience" !!!Audience ? oui, quand il s'agit de négocier en douce avec le MEN, sur le dos des personnels alors que chacun sait que la représentatitvité des dits-syndicats (appelés "majoritaires") s'amenuise depuis des années (au fait, comment font-ils pour tenir la route ?)."Transgresser la réalité syndicale" ?Demander un statut serait avoir une telle attitude ? le statut ferait-il partie de la "réalité syndicale" ?Demander un statut, n'est-ce pas plutôt faire coller les métiers, les positions des acteurs au sein de l'enseignement élémentaires avec la réalité ?Dédel peut continuer du fond de sa chapelle à croire et à tenter de nous persuader que les syndicats défendent "les personnels en tenant compte des mandats définis lors des congrès."Amen !

Dedel 21/04/2008 09:18

Il y a quelque chose qui me choque : tout le monde semble oublier qu'il existe en France des syndicats dont la vocation est défendre les personnels en tenant compte des mandats définis lors des congrès.Jacques fait une caricature syndicale en citant SUD Education et son collectif "anti hiérarchie". Il oublie les syndicats à forte audience.Tout le monde se plaint que le ministre agit sans vraie concertation (programmes, heures du samedi, stages de remise à niveau...). Vous semblez l'encourager à persévérer en transgressant la réalité syndicale. Voilà un sujet qui mérite, lui aussi, une large réflexion.

Pierre Fauchet 21/04/2008 08:50

"Aberration", "non-sens"... Tu as raison, Henri, ce sont les mots qui conviennent pour qualifier notre situation. L'école, un bateau sans capitaine et vogue la galère... ça ne semble déranger personne. On sait qu'on va à la catastrophe mais on ferme les yeux... Et on glause sur les déréglements de l'institution scolaire. On en riarait si ce n'était dramatique.Ce qui me semble dangereux, c'est qu'on mette dans la tête des collègues l'idée qu'on pourrait, qu'on devrait être à même de mieux fonctionner avec un "statut non hiérarchique". Alors que, et tu le dis très bien, Henri, on devrait s'en offusquer. Je ne comprends pas : ça devrait faire tilt aux yeux de tous.Tu vois, jusqu'à présent, je ne faisais que lire tout ce qui s'écrivait ici ou là. Toujours un peu déçu des idées dites à demi-mot. En découvrant les nombreuses réactions à la lettre de Delphine, ça m'a redonné du courage. Je me dit que je ne suis pas seul à penser qu'il nous faut un statut qui ose dire son nom. Je suis même persuadé que beaucoup le pensent sans oser le dire. Politiquement, syndicalement incorrect.Quelque chose qui ressemble à une forme de pensée unique...

Henri 21/04/2008 07:38

L'absence de statut est une aberration !Un statut non-hiérarchique est effectivement un "non-sens" !L'antienne longtemps et encore répétée sur la conséquence d'une telle obtention (faire des directeurs des chefs ou mieux, des petits chefs !) n'est que le résidu stupide d'un blocage "intellectuel" d'une part du monde syndical enseignant.Personne ne s'offusque qu'une équipe sportive soit dirigée (parfois de main de fer !) par un chef (le "capitaine" si l'on préfère, mais l'origine du mot est là) ; qu'une entreprise ait à  sa tête (c'est l'origine étymologique du mot aussi) un "chef d'entreprise" ! et l'on pourrait multiplier les exemples...Bon nombre se satisfont d'une telle situation en omettant de voir les conséquences humaines et institutionnelles d'une telle aberration : "diriger" une équipe de parfois douze ou plus personnes sans avoir ni la place, ni le rôle ni le pouvoir de la faire dans le respect des textes, des lois qu'on lui demande de faire respecter !Comment comprendre que les partenaires extérieurs (parents, Mairies, monde associatif, etc...) que nous cotoyons quotidiennement s'étonnent de cet aspect de notre métier alors qu'il ne semble en interne (mais il faudrait relativiser ceci, en particulier lorsqu'on dialogue avec beaucoup d'IEN dont les réponses se rapprochent des nôtres !) ne faire l'objet d'aucune mouvement !Y-aurait-il quelque chose de "pourri" au royaume de l'Éducation Nationale ?

VALMORI Patrick 20/04/2008 23:27

Que dire de plus sinon que l'analyse est bonne et que Jacques a bien fait de changer de cap. Je doute qu'il reprenne un jour une direction. Il a beaucoup moins de responsabilités, d'ennuis, de soucis en tant que CP et surtout, il a des chances d'avoir un statut avant nous.