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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 13:06



Xavier Darcos ne cesse de le répéter : les nouveaux programmes ne sont pas définitifs. Ils ne le seront qu’après la phase de consultation actuelle.

Et pour ne pas encourir le reproche d’avoir décidé seul de ces nouveaux programmes et de les avoir imposés sans prendre l’avis de quiconque, le ministre les soumet à double consultation.

Une consultation des enseignants avec instauration de demi-journées banalisées et une consultation en ligne à destination de tout public.

 

Notre propos de ce jour concerne précisément cette consultation « en ligne » confiée au dernier né des instituts d’enquêtes, spécialisé dans le sondage « sorti du clic » : OpinionWay. Loin de nous l’idée de mettre en cause la société OpinionWay. Elle répond à la demande du client « Ministère de l’Education nationale ».

 
Nous formulerons trois critiques essentielles à nos yeux : l’orientation du questionnaire, le caractère non scientifique de l’étude et son coût.

 
1er point : l’orientation du questionnaire

Cette enquête ne peut que susciter les réponses que le client souhaite recevoir. Qui peut vraiment se positionner contre le recentrage sur les « savoirs essentiels » ? Pas facile non plus de donner son avis, de formuler des remarques ou suggestions en 250 caractères (signes et espaces compris) lorsqu’on n’est pas un spécialiste de ces questions scolaires… Enfin, comment exploiter les réponses de ces questions ouvertes ?

 
2ème point : le caractère non scientifique de l’étude

C’est justement parce qu’elle est ouverte à tous que cette enquête ne présente pas le caractère scientifique d’une étude classique. Ne correspondant à aucun panel ciblé et répertorié, elle ne sera pas exploitable.

Jean-Michel Zakhartchouk, professeur de collège en ZEP, formateur à l’IUFM de l’académie d’Amiens et membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques a testé le dispositif mis en ligne. Voici ce qu’il en dit :

« J’aimerais surtout ici attirer l’attention sur quelque chose de plus grave : la possibilité de répondre plusieurs fois, et de manière différente aux questions. J’ai fait pour ma part l’expérience et il n’y a eu aucun blocage de ma réponse. J’ai répondu de façon sincère et rigoureuse une fois, deux fois, apparemment mes réponses ont été enregistrées. Puis j’ai recommencé de manière plus fantaisiste pour voir, réponses toujours enregistrées.

On imagine un commando de défenseurs d’une école hyper traditionnelle envoyant des centaines de messages, ou l’inverse d’ailleurs, des pédagogues en colère décidant de passer leur week-end à envoyer des messages de contestation ».

 
Lors de la synthèse des résultats, que dira OpinionWay : X % de personnes favorables à la réforme... Mais X % sur combien ? Impossible à préciser en l’absence de panel. Alors faudra-t-il dire : X personnes favorables à la réforme ? Impossible puisqu’une même personne aura pu répondre autant de fois qu’elle le souhaitait. La seule réponse admissible ne pourrait être que : sur X réponses reçues, Y d’entre elles sont favorables à la réforme. C’est tout. Et ça n’aura aucune signification scientifique puisqu’on ne saura jamais combien de personnes ont réellement répondu à l’enquête ni à quel potentiel de réponses on pouvait s’attendre.

 
3ème point : le coût d’une telle consultation

Partant de ce double constat (questionnaire peu crédible, sondage inexploitable), il nous faut bien regretter la gabegie que représente ce type d’enquête. En effet, cette consultation a un coût. Même si OpinionWay est considéré comme un « low cost » dans la profession, cet institut ne travaille pas gratuitement et quel que soit le montant de la facture, c’est le contribuable qui l’acquittera. Dommage lorsqu’il s’agit d’un travail inexploitable et donc inutile.

 

Mais il est un autre point que soulève également Jean-Michel Zakhartchouk :

« J’aimerais qu’on dénonce ce genre de procédés. On peut ou non apprécier le recours à un institut de sondage, mais celui-ci n’est justifié que si l’enquête s’entoure de conditions minimales d’effectuation. Ici, on n’a même pas le blocage de messages provenant d’un même expéditeur (adresse e-mail), ce qui est pourtant une pratique courante des sites des grands journaux d’information. Toutes les manipulations sont possibles et si l’on voulait donner une image caricaturale de la « démocratie d’opinion », on ne ferait pas mieux… »

 

Or, curieusement, il s’élève peu de voix pour dénoncer cette pratique. Les syndicats enseignants sont muets sur le sujet. On peut se demander pourquoi on ne les entend guère. La réponse est hélas très simple : les mêmes reproches peuvent leur être faits lorsqu’ils décident de « consulter la profession ». A la différence près, c’est vrai, qu’ils ne font pas appel à un institut et que l’opération ne leur coûte rien puisqu’ils la réalisent eux-mêmes sur leurs sites. Cependant, le résultat est identique : inexploitable.

Pour mémoire, nous rappellerons ci-après ce que nous écrivions ici le 18/09/2006 au sujet de la « consultation » organisée par le SNUipp pour recueillir l’avis de « la profession » sur le protocole de mai 2006.

 

« Ce qui caractérise surtout la consultation du SNUipp, c’est son absence totale de rigueur. Pour s’identifier, il suffisait d’inscrire une adresse mail (qui « servira à la validation de votre participation » était-il indiqué) et le département d’exercice. Il n’était même pas demandé l’adresse officielle de l’école.

Les « directeurs en lutte » ont testé le dispositif. N’importe quelle adresse faisait l’affaire. Quand on sait que l’on peut se créer quantité d’adresses en un seul clic chez Yahoo, à La Poste ou ailleurs… La même adresse pouvait également être utilisée plusieurs fois en changeant le numéro du département… Nous avons aussi demandé à des personnes étrangères à l’Education nationale de répondre à cette consultation. Elles l’ont fait sans le moindre problème.

Même absence de rigueur dans les autres questions d’identification ! Réponse individuelle ou collective, nombre de participants…

 

Et quels résultats pouvait-on attendre d’une telle consultation ? Le SNUipp serait-il en mesure de fournir des réponses cohérentes ? Eh bien oui ! sans aucune gêne, sans le moindre scrupule, le SNUipp a communiqué de beaux tableaux remplis de chiffres très précis indiquant à l’unité près le nombre de participants aux différentes questions ! A mourir de rire ! »

 

Et pourtant, il est possible de sonder l’opinion de manière scientifique et incontestable. Même par Internet. C’est ce qu’a réussi le GDID lorsqu’il a demandé à l’IFOP de consulter les directeurs d’école en septembre 2006. Tous les résultats sont encore dans les mémoires : une participation exceptionnelle et un score remarquable de 93 % de collègues favorables à un statut.

Une consultation en ligne qui devrait servir de référence au ministère et aux organisations syndicales…

 

Pour terminer, nous reprendrons la conclusion de notre article de septembre 2006 mais pour qualifier, cette fois, la consultation en ligne actuellement organisée par le ministère :

Une consultation « Canada Dry », c'est à dire qui a l’allure d’une consultation, la forme d’une consultation, mais qui n'est pas une consultation !


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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Fabrice 02/04/2008 22:54

ici, pétition contre les nouveaux programmeshttp://82.138.80.92/phpPetitions/

Henri 31/03/2008 20:45

À lire de toute urgence l'article publié par "La Lettre de l'Éducation" (31 mars 2 008),
Les directeurs d’école exaspérés par la multiplication des réformes
Suppression du samedi,
mise en place des stages de remise à niveau, consulta-tion des nouveaux
programmes... En première ligne pour mettre en œuvre les dernières annonces du
ministère sur le primaire, les directeurs d’école sont plus que jamais au bord
de la crise de nerfs.
 
Sur l’intranet de l’académie de Grenoble, l’échange tout officiel
d’informations s’est transformé en tribune pour directeurs d’école en détresse.
Et dans les autres départements, comme s’en fait l’écho la plate-forme
Dirlo.org, la tonalité est la même. Sans statut, toujours plus sollicités par
leur hiérarchie et les partenaires de la communauté éducative, les directeurs
d’école sont plus que jamais au bord de la crise de nerfs (voir La Lettre n° 545). Les stages de remise à niveau pour les
élèves de CM1-CM2 lancés par le ministère pendant les vacances de printemps ont
été la goutte de « trop ». « Leur mise en œuvre a été un
grand n’importe quoi, explique Dominique Thoby, du SE-UNSA. Comme il
s’agit d’un hors-temps scolaire, leur organisation revient aux municipalités,
les directeurs d’école étant seulement chargés de recenser les besoins des
élèves et de faire remonter la liste des enseignants volontaires. Or le
dispositif a été installé dans une telle hâte que l’administration a été tentée
de leur en laisser toute la responsabilité. » A la liste déjà
exponentielle de leurs tâches se sont ajoutées ces dernières semaines la
nouvelle organisation de la semaine scolaire pour la rentrée prochaine, la
consultation sur les nouveaux programmes du primaire , « une commande
de l’Elysée qui les rend furieux parce qu’ils ont le sentiment que tout est
déjà joué d’avance au ministère », persifle un inspecteur de
l’éducation nationale, sans oublier l’annonce prochaine de la carte scolaire
dans le premier degré volontairement reportée après les municipales... Autant
de sujets « qui sèment la zizanie au sein des équipes, sont contestés par
les enseignants de base, et mettent les directeurs entre lemarteau et
l’enclume  », poursuit l’IEN. « On va nous pressurer encore
longtemps ? », s’indigne l’un d’entre eux sur l’intranet de
l’académie grenobloise. L’heure n’est pas à l’appel au boycottage. Mais une
prise de conscience se fait jour sur le terrain, alors que le dossier n’a pas
avancé depuis l’arrivée de Xavier Darcos Rue de Grenelle. « Tous sont
demandeurs d’un statut, qui ne comporte peut-être pas une mission d’évaluation
des collègues, mais qui leur permette d’organiser les écoles, affirme un
autre IEN. Il n’y a pas là de facteur générationnel, mais les esprits
désormais sont mûrs. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas représentés syndicalement.
Le SNUipp, quelles que soient ses déclarations de façade, ne porte pas leurs
revendications, et le SE-UNSA, seul syndicat à avoir encore une culture premier
degré, est très minoritaire. Les directeurs s’en rendent compte aujourd’hui et
cherchent des structures qui les portent pour ne plus crier seuls dans le
désert. »Une lecture passionnante !

Pierre-Antoine FRECHE 30/03/2008 13:54

Ewen, tu as de la chance d'avoir autant de réussites avec tes élèves. Et tu attribues tout cela à ce que tu appelles la "recherche - action". Je ne sais pas ce que c'est.Sur le plan national, les succès ne sont pas aussi nombreux puisque les études internationales nous classent de plus en plus loin des meilleurs. La recherche en Education, comme Anne-Marie, j'ai du mal à m'en faire une idée précise. J'ai vu tant de charlatans nous clamer le tout et son contraire en quelques années que je m'en méfie comme de la peste. Même les chronobiologistes ne sont pas d'accord entre eux. Et pourtant l'expérimentation médicale devrait les y aider.Prenons l'exemple des "sciences de l'éducation". Quelle vaste blague ! C'est la voie empruntée par un tas de conseillers pédagogiques qui veulent obtenir une licence pour se présenter au concours d'IEN. La même voie "royale" qui nous amène quantité d'étudiants dans les IUFM, étudiants incapables de suivre des études dans un domaine moins fumeux. Demande aux universitaires ce qu'ils pensent de ces "sciences de l'éducation"...De Gaulle ne pensait pas au domaine de l'éducation quand il a sorti sa fameuse formule, mais je crois qu'on peut sans problème l'appliquer à ce domaine : "Des chercheurs, j'en trouve. Des trouveurs, j'en cherche..."

Ewen 30/03/2008 11:14

Mauvaise pioche Anne Marie, j'ai connu autant sinon plus de réformes que vous et ce n'est pas parce que des gouvernements sans projet cohérent et des ministres de l'éducation incompétents ( on est quand même passés en peu de temps des méthodes de lecture qui n'existent pas mais à proscrire absolument - De Robien - au constat que les méthodes pouvaient être librement choisies - Darcos Sarko - car sans influence aucune ) font n'importe quoi que je devrais continuer à étudier Jeanne D'Arc sans différencier la légende de l'histoire !La recherche - action qui m'a donné tant d'idées, qui m'a permis tant de réussites, qui m'a permis de confronter le peu de bagages que j'avais à la sortie de l'école normale  a toujours été là pour m'accompagner. Notre équipe d'école et plus particulièrement mes collègues de maternelle n'ont de cesse de faire évoluer leurs manières de travailler grâce au regard des chercheurs et que de belles réussites, que de bonnes idées auxquelles nous n'aurions pas pensées même en travaillant tous et toutes en équipe.La seule poudre de perlimpinpin que je connaisse c'est la poudre aux yeux des politicards et des démagogues qui offrent leurs méthodes passéistes en cadeau à l'avenir de leurs élèves .

mat pu j.prevert 29/03/2008 15:45

Ewen, peut-être êtes-vous trop jeune pour avoir connu les différentes réformes qu'on a cherché à m'imposer tout au long de ma déjà longue carrière...Vous savez, moi, la "recherche" en pédagogie, je m'en amuse... Les prétendus chercheurs qui ont lancé les idées les plus farfelues avec la conviction, à chaque fois, qu'ils avaient découvert le Pérou, j'en ai rencontrés depuis ma sortie de l'Ecole normale...Les maths modernes, ça ne vous dit peut-etre rien, mais fallait les entendre les "chercheurs"... On abordait l'enseignement du calcul d'une façon "logique" qui allait permettre à l'enfant d'être acteur de sa découverte. L'un de ces "chercheurs" a terminé IA. Normal, il avait tellement bien travaillé pour le bien de l'école française. Les communes ont dépensé des fortunes pour équiper les classes de cubes en plastique... Trois ans après, on n'en parlait plus !Et la grammaire fonctionnelle, là aussi, fruit de la réflexion d'un cerveau de chercheur hors pair... Quand un enfant déménageait, il fallait d'abord savoir quelles couleurs il avait utilisées pour désigner tel ou tel fonction de la phrase...Les dictées : en faire, ne plus en faire... La dictée à l'adulte...La lecture à voix haute, à supprimer, à ne pas négliger, à refaire...  Bref... J'en passe et des meilleures...Et plus près de nous, les fameuses "études dirigées"... La panacée. Un an après, elles avaient disparu de la circulation. Heureusement, je suis en maternelle. Je pourrais en raconter aussi des idées fumeuses de chercheurs... Mais, je me sens moins exposée que mes collègues de l'élémentaire. Remarquez, ça nous donne un sujet à rire dans nos rencontres...Non, Ewen, ne croyez pas trop aux sornettes de ces "chercheurs" ignorants qui n'ont d'autre but de faire parler d'eux, de se faire mousser pour décrocher des postes intéressants et vendre des bouquins...Vous savez, il y a longtemps que je n'écoute plus tous ces magiciens de la pédagogie.Anne-Marie

EWEN 29/03/2008 15:09

Jeff, depuis quand la pédagogie serait - elle un jeu ?Pas pour moi en tout cas, pas pour mes collègues de l'école, pas pour mes collègues de réseau, pas pour les directeurs que je connais et dont certains - partisans des actions de non  grève -font un remarquable boulot.Je le laisse aux politicards et à ceux qui s'emploient à démolir l'école sans rien y connaître ainsi qu'à ceux qui regardent dans leur rétroviseur pour y découvrir l'avenir des élèves.Darcos va dans le mur et toute possibilité d'aller de l'avant avec car la pédagogie doit s'appuyer avec constance sur la recherche, sur les connaissances et sur l'intelligence pas sur le mauvais poker d'un ministre marionnette.

Jeff 78 29/03/2008 08:49

C'est pourtant simple. Darcos (mais ni plus ni moins que ses prédécesseurs ou que tous les autres ministres) essaie de s'appuyer sur l'opinion. Il sait qu'il a contre lui tous les syndicats et associations qui tournent dans leur giron. Il sait que lui sont hostiles ceux  qu'on appelle les "pédagogistes" (Meirieu et les autres fossoyeurs de l'école). Donc il compte sur le soutien de l'opinion qui est favorable au retour aux fondamentaux. Il dispose de sondages faits avant de lancer sa réforme.Est-ce le fruit du hasard si, au moment où "l'appel des 19" envahit ,os boîtes mail, le journal "Le Monde" publie une nouvelle étude réalisée par le ministère et qui montre une nouvelle baisse du niveau en fin de CM2 ? 
Une nouvelle enquête atteste de la baisse du niveau des élèves en fin de CM2
Nouvel élément à l'appui de la "baisse du niveau" scolaire : qu'il s'agisse de la lecture, du calcul ou plus encore de l'orthographe, une "note d'alerte", émanant des services statistiques du ministère de l'éducation et dont Le Monde a pu prendre connaissance, conclut à une baisse importante des performances des élèves en fin de CM2 entre 1987 et 2007.
D'accord ou non avec la stratégie du ministère, il faut admettre que c'est bien joué. C'est de bonne guerre.D'ailleurs, va-t-on reprocher à un pouvoir de "jouer l'opinion" (terme rugbystique...) contre les syndicats ? Que faisons-nous de différent, nous, directeurs d'école, quand nous lançons des "actions de non grève" ou "actions solidaires" comme l'a écrit ici-même, dans un commentaire, un de nos collègues. Je ne sais plus si c'est Stéphan ou Henri (qu'il m'en excuse, je n'ai pas vérifié).Jean-François

ewen 29/03/2008 08:41

Réaliser ce sondage est parfaitement dans l'esprit des ' concepteurs ' de ces programmes qui seraient des scientifiques, selon monsieur Darcos,  mais qui nous demeurent bien inconnus et, selon moi, certainement très éloignés des besoins des élèves.En effet, c'est un excellent moyen d'opposer les citoyens mécontents de l'école pour différentes raisons et les enseignants qui dans leur grande majorité sont amenés à comprendre les conséquences néfastes des changements opérés. Une manière de renvoyer ces derniers dans les cordes.Cette façon de faire, opposer les gens selon leurs catégories professionnelles, politiques, syndicales ....est une constante depuis la rentrée de septembre dernier et il faut bien constater que ça marche, diviser pour mieux faire passer le 'n'importe quoi ' ambiant !Evidemment, comme je l'ai lu dans un débat précédent sur ce site, les enseignants ne sont pas et ne doivent pas être les seuls à être écoutés. Le sommes - nous pour autant ? Pour aboutir à une vraie réforme nécessaire de l'Education Nationale - et pas seulement des programmes du primaire 2 002 qui ne sont même pas évalués - il faut accepter de discuter, de proposer, de revoir, d'aller voir ailleurs, certains rapports récents l'ont fait assez bien mais il faut accepter de le faire dans le temps et la communication. Nous sommes aujourd'hui, dans la précipitation la plus totale, politicardement correcte, mais vouée à la démobilisation des principaux intéressés qui se sentent méprisés, une fois de plus.

Gaumé Luc 29/03/2008 08:15

Nous venons déjà de recevoir dans les écoles, des spécimens  ( livres d'écolier) avec un bandeau nouveaux programmes. Cela veut dire que les maisons d'EDITION sont prêtes à inonder le marché et que cette consultation est une façon de dire aux enseignants: " nous vous avons écoutés mais..." 

Natacha Szychowski 28/03/2008 14:14

Naïvement, je trouvais que l'idée était plutôt bonne de demander l'avis le plus large possible pour se faire une idée de la valeur des programmes. Après avoir lu cet article, j'en ai perdu mes certitudes.Mais quel intérêt à commander et à faire réaliser ce sondage si l'on peut rien en tirer ? Je ne comprends pas. C'est très surprenant.