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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 10:15

La manipulation est partout, pourrait-on penser en lisant les propos ci-dessous. Ministère et organisations syndicales n’ont d’autre idée que de montrer leur propre force comparée à la faiblesse supposée de l’adversaire. Il faut sans cesse trouver la faille dans l’autre camp, essayer de le décrédibiliser aux yeux de l’opinion et des médias. Le rapport de force est toujours présent.

Ainsi sur deux sujets brûlants : le nombre de grévistes le 24 janvier dernier et la consultation des enseignants sur les nouveaux programmes.

Au lendemain de la grève du 24 janvier, rappelons-nous les communiqués victorieux des syndicats enseignants :

SNUipp-FSU : A l’appel de la quasi totalité des organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa), la grève du 24 janvier pour les salaires et le pouvoir d’achat, sur l’emploi et la précarité, a largement mobilisé : plus de 500 000 manifestants, un fonctionnaire sur 3 en grève, une grève reçue favorablement par 57% des Français. Les enseignants (à plus de 50% dans les écoles primaires et élémentaires) ont réitéré la réussite du 20 novembre.

Unsa-Education : La mobilisation d’aujourd’hui fut un véritable succès. La grève, dans de nombreux secteurs de la fonction publique, est majoritaire. Dans les écoles et les établissements du second degré, le taux de grévistes avoisine ou dépasse les 50%. A la Jeunesse et aux Sports, à la Culture, comme dans l’Enseignement supérieur, la grève est très suivie. Les manifestations sont une réussite.

 

Comment sont évalués les chiffres annoncés par les deux parties ? Cela fait maintenant plusieurs années que les RG (renseignements généraux) ne s’occupent plus de recenser le nombre de grévistes dans les établissements scolaires. A partir de diverses sources (IEN, IA) les rectorats établissent une moyenne à partir d’un panel qui n’a rien de scientifique. D’où les chiffres plus ou moins incertains.

Les syndicats, de leur côté, se référent aux informations que leur font parvenir les collègues syndiqués puis les extrapolent à la manière du ministère. Comme les syndiqués deviennent denrée rare, les chiffres sont très aléatoires et sont tout aussi naturellement gonflés par les organisations syndicales qu’ils sont minorés par le gouvernement.

Mais qu’en est-il de la réalité ? C’est ce qu’a voulu savoir le journaliste Emmanuel Davidenkoff chroniqueur sur France Inter. Il nous fait part de ses résultats.


Exclusif : les vrais chiffres de la grève du 24 janvier

Retour aujourd’hui sur une querelle vieille comme les grèves à l’Education nationale, la querelle des chiffres, avec une information exclusive : les vrais chiffres de la grève du 24 janvier dernier.

Rappel des évènements :

 -  24 janvier : grève de la fonction publique, mais avec beaucoup d’enseignants concernés.

 -  Le soir, Xavier Darcos, invité du JT de 20h sur France 2, est confronté au traditionnel écart dans les évaluations : le gouvernement annonce 34% de grévistes dans l’éducation, dont 38.5 dans le primaire, et 35 dans le secondaire. Les syndicats annoncent évidemment plus, 53% dans le primaire et 55% dans le secondaire.

 -  Xavier Darcos annonce alors qu’il va mettre un terme à la querelle et qu’il donnera "à l’unité près" le nombre de professeurs à qui le ministère retirera un jour de salaire, ce qui révèlera "à l’unité près le nombre de grévistes".

Il a donc fallu faire les comptes, ça a pris deux mois ; résultat : la réalité est inférieure, y compris aux estimations du ministère.

Dans le primaire : Chiffre syndical : 53%, estimation ministère 38.5, réel : 28%, c’est-à-dire 10% de moins que le chiffre donné le 24 par le ministère et quasiment deux fois moins que le chiffre des syndicats.

Dans les collèges et les lycées : Chiffre syndical : 55%, estimation ministère 35, réel : 21%, c’est-à-dire 14% de moins que le chiffre donné le 24 par le ministère et plus de deux fois moins que le chiffre des syndicats.

Comment ces chiffres « réels » sont-ils obtenus ? Très simplement. Pour être comptés comme grévistes, les enseignants, comme tous les salariés, doivent se déclarer grévistes à l’employeur, qui retirera ensuite un jour de salaire. Le chiffre que nous annonçons, c’est le chiffre qui correspond aux retraits de salaires portés sur les fiches de paie des enseignants au titre de la grève du 24. Il représente au total 13.487.080 euros – somme destinée à financer le service minimum d’accueil que l’Education nationale s’est engagée à reverser aux communes qui le souhaitaient.

Quels biais peuvent affecter la véracité de ce chiffre ? On est parti du principe que les professeurs sont honnêtes et qu’ils effectuent leurs déclarations en bonne et due forme quand ils veulent être comptés comme grévistes (sinon cela signifierait que des enseignants font grève et se font quand même payer ce qui est contraire au droit). On est aussi parti du principe que les chefs d’établissements et l’administration faisaient leur travail avec rigueur et communiquaient les chiffres réels à leur hiérarchie. Donc la seule hypothèse qui se traduirait par un chiffre supérieur, c’est que quelqu’un, dans la chaîne, se soit comporté de façon malhonnête en omettant de déclarer qu’il était en grève ou en omettant de déclarer la totalité des jours de grèves déclarés.

Peut-on extrapoler ces chiffres pour évaluer la grève de mercredi dernier – le ministère annonçait environ 25% et les syndicats 55% ? Non. On peut se donner rendez-vous dans deux mois pour savoir combien d’enseignants exactement se sont déclarés grévistes. Ce qui est sûr c’est que les analyses à chaud de ces chiffres de grèves sont vraiment hasardeuses….

 ------------------
 

Autre sujet qui fait actuellement l’objet d’une controverse entre le ministère et les syndicats : la consultation engagée par Xavier Darcos afin de recueillir l’avis des enseignants sur les nouveaux programmes. Les premières critiques ont concerné la confusion engendrée par les nombreuses modifications intervenues sur la date de la ½ journée banalisée dans certains départements.

C’est la consultation elle-même qui est maintenant sujette à critique. Voyons le communiqué du SNUipp...
 

Primaire : Le Snuipp demande une consultation "sincère"

"Comment porter une appréciation sur un programme de mathématiques ou d’histoire si le volume horaire hebdomadaire attribué peut varier du simple au double ?" écrit Gilles Moindrot dans une lettre ouverte à Xavier Darcos.

 

Le secrétaire général du Snuipp relève que faute d'indication sur les horaires des disciplines, la consultation lancée par le ministre souffre "d'un manque de franchise et de confiance vis-à-vis des enseignants des écoles". Le Snuipp demande la publication immédiate de ces horaires.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Thuillier 27/03/2008 22:26

Denis Lemaire (comm 21) a raison. Il ne faut pas confondre différence et pourcentage. Les matheux comprendront.Dans le cas du primaire, la différence de 10,5 points entre les chiffres avancés par le ministère (38,5) et ceux des syndicats (28) représente en fait un décalage de 27,6 %.Pour le secondaire, ça représente 40 %...C'est dire combien il va devenir hasardeux de faire des annonces les jours de grève si le ministère s'engage, comme il l'a fait, à révéler les véritables chiffres lorsqu'il aura fait ses comptes de journées de retrait de salaire.

Stéphan 27/03/2008 18:46

Voilà un discours auquel j'adhère et qui illustre mon propos... sans être adhérent à la CFDT:Les syndicats jouent leur "légitimité" dans la négociation sur la représentativité en cours, estime François Chérèque (CFDT) qui souhaite développer un "syndicalisme de service" auprès des salariés, tout en allégeant la participation des syndicats à certains organismes paritaires.
L'enjeu de la négociation en cours, censée se terminer les 9 et 10 avril, est "fondamental pour l'avenir du syndicalisme", déclare le secrétaire général de la CFDT dans une interview au magazine Challenges.
"Ce qui se joue c'est notre légitimité", déclare-t-il en rappelant que selon la CFDT, le meilleur moyen de jauger la représentativité des syndicats doit être "le résultat aux élections professionnelles dans les entreprises".
"Le premier tour serait ouvert à tous les syndicats légalement constitués dans l'entreprise. Seraient déclarés représentatifs ceux qui totalisent plus de 10%", propose-t-il.
"Si nous réussissons la négociation sur la représentativité, cela permettra de lutter contre l'émiettement syndical et le syndicalisme institutionnalisé, et d'amener les organisations syndicales à travailler en commun. Si, en revanche, nous aboutissions à reconnaître huit syndicats pour 8% de syndiqués, ce serait un échec", avertit M. Chérèque.
Selon lui, "il faut alléger la participation des syndicats à de multiples organismes, à l'évidence trop nombreux" et "développer un syndicalisme de service" auprès des salariés en s'occupant "de leur salaire, de leur carrière, de leur formation".
Il s'interroge notamment sur la participation de la CFDT à "deux caisses de retraite complémentaires, l'Arrco et l'Agirc" ainsi qu'à "toutes les instances de formation professionnelle", qui au total mobilisent entre 900 et 1.100 militants de la CFDT.
"Les organismes de formation professionnelle doivent être fusionnés et simplifiés. Les syndicats ne peuvent pas tout faire", ajoute le leader syndical. (AFP)
 

lemaire denis 27/03/2008 15:33

Les différences de pourcentage de grévistes selon les sources et par rapport aux retenues salariales sont édifiantes; les "besoins" d'instantanéïté de l'information et la sur-médiatisation ont leur part de responsabilité. Attention tout de même dans l'analyse des chiffres: ce n'est pas 10% et 14% de différence mais bien 10 et 14 POINTS d'écart. En pourcentage, cela ferait beaucoup, beaucoup plus.

stéphan 27/03/2008 13:32

Dédel, Je joue au jeu que je veux... Par contre, toi, ne me fais pas jouer au tien.j'ai bien pris toute les précautions:...rien qu’une anecdote en rien généralisable...Reste le reste et la signification que tu donnes à la grève.Je donne entièrement raison au SNuipp, dans ses différentes positions. Je suis moi-même directrice d'école, sanctionnée. Je ne regrette rien! C'est comme cela que je conçois la résistance à toutes ces réformes qui ne font que dégrader les conditions d'enseignement et remettent en cause les valeurs de l'école publique.Amen!Si c'était en latin, c'était pareil... Du traditionnel.Des réformes qui non seulement de ralentissent pas mais elles se précipitent.Tu parles d'une résistance... confortable? 

Ecole maternelle De Tallende 63 27/03/2008 13:08


Je donne entièrement raison au SNuipp, dans ses différentes positions. Je suis moi-même directrice d'école, sanctionnée. Je ne regrette rien! C'est comme cela que je conçois la résistance à toutes ces réformes qui ne font que dégrader les conditions d'enseignement et remettent en cause les valeurs de l'école publique.
 
J. Masson

Henri 27/03/2008 11:28

"ON" arpentait les rues...Qui "ON" ? À vouloir ne pas regarder les choses en face, on devient aveugle ! et sans être Pernaut ou un imbécile du même acabit, il n'est que de rapporter les chiffres des "mobilisations" au nombre de grévistes !Éclairant !Grève du 24 janvier ! 11 collègues grévistes !Le lendemain, en salle des maîtres, il fallait avoir le courage bien accroché à entendre ce que ces mêmes grévistes avaient fait de leur journée de grève !On peut appeler cela de la caricature !On peut aussi continuer à ne pas voir les choses en face !On peut aussi continuer à aller dans le mur !On peut continuer ......!

Dedel 27/03/2008 11:14

Ah, non, Stéphan, ne joue pas à ce petit jeu des anecdotes...Tu imites Pernaut au JT de 13 h sur TF1 le jour de la grève : il avait montré dans son reportage une instit profitant de sa journée pour faire les soldes...Nous, pendant ce temps-là, on arpentait les rues. Et ça, on l'oublie ou alors on le passe sous silence.

stéphan 27/03/2008 10:15


2 choses Dédel,
la première très courte:
-tu opposes une
information traitée par un journaliste reconnu à une autre information,
syndicale celle-là, donc partiale (et ce n'est pas une attaque), en inversant
les codes...
 
Ensuite,
soit la bataille
se joue sur la mobilisation et le comptage, alors la proposition d'action
solidaire est pertinente, parce que largement mobilisatrice et coûteuse pour
l’État.
Soit on joue sur
une idée falsifiée de la grève, celle qui "emmerde" des gens, et on
perd... La preuve.
 
La grève est une
opposition frontale, une lutte dit-on. Or, dans un combat les protagonistes
sont face à face. C'est comme cela que notre histoire syndicale (forte) s'est
construite: des travailleurs face à leur patron (dans les mines, puis les
industries...).
Ce que tu décris
est un dévoiement de l'idée de grève, c'est du billard à trois bandes, c'est l’utilisation
d’un pouvoir de nuisance, emmerder nos usagers pour faire plier notre
"employeur"...
Nous ne sommes
plus dans le face à face, d'ailleurs les cortèges, malgré des revendications
importantes (pouvoir d'achat, retraite...) prennent de plus en plus l'allure
des défilés de Carnaval, où chaque protagoniste comptera, avec de savantes
méthodes, le nombre de jambes avant de les diviser par 2 afin de ferrailler
ferme avec des chiffres...
Une grève
« bobo ».
Et ça ne marche
plus, parce que nous perdons, petit à petit l’objet de la bataille : l'opinion
publique (prise tour à tour à parti ou en otage...).
Nous sommes de
moins en moins crédibles parce que nous continuons à vouloir utiliser des
recettes qui ont fait leur temps...
Un peu ce que
l’on reproche aux « nouveaux programmes », le retour aux couleurs
sépias.
Sur la
syndicalisation de masse, je persiste à penser que cela doit être la solution
pour arriver à une véritable culture de la négociation, mais il y a un
préalable:
Il faut remettre
en cause le confort qu'apporte la "représentativité" des syndicats
pour qu'ils retrouvent leurs racines, la base et lui apporter de véritables
sécurités.
C'est loin d'être le cas aujourd'hui, il n'y a
qu'à comparer le train de vie des syndicats avec le nombre d'adhérents. On
s'aperçoit très vite qu'il n'y a pas besoin des seconds pour que les premiers existent
et parlent en leur nom... 
Pour
terminer, une anecdote, rien qu’une anecdote en rien généralisable, mais,
croyez-moi, vécue.
Le
24 janvier dernier, il n’y avait qu’une gréviste dans mon école.
Le
vendredi, elle vient me voir pour me dire que son jour de grève était super...
Personne
sur les pistes et un soleil magnifique... 

Ewen 27/03/2008 07:57

Surréalistes le thème.On pourrait approfondir en cherchant si les grévistes sont les plus diplômés, si les supposés non grévistes sont plus syndiqués que les non - grévistes déclarés.... je souhaite que les débats soient plus en phase avec les problèmes qui nous attendent l'an prochain et qu'on trouve les moyens de se faire entendre, avec les syndicats qui le voudront bien.

Jeff 78 26/03/2008 19:02

Questions : Tous les profs à temps partiel auraient-ils fait grève ?Tous les profs en voyage scolaire auraient-ils fait grève ?Tous les profs en arrêt maladie auraient-ils fait grève ?Tous les profs qui n'ont pas cours le jeudi auraient-ils fait grève ?Continuez à ne pas vous poser de questions, messieurs...

Dedel 26/03/2008 18:51

2 petites réactions pour expliquer les chiffres de grévistes...Les syndicats ont immédiatement critiqué la méthode de calcul. Le ministère a en effet calculé la proportion de grévistes en fonction de l'effectif total et non des seuls enseignants prévus.
Roland Hubert, secrétaire général du Snes-FSU (majoritaire), a ainsi fait valoir que "tous les enseignants en collèges-lycées n'ont pas cours le jeudi, sans compter les congés maladie, les gens partis en voyage scolaire, etc.".
Pour le primaire, Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU (majoritaire), a évoqué un écart de chiffrage lié aux 20% d'enseignants travaillant à temps partiel ou encore à l'habitude des inspections académiques de tarder à faire remonter au ministère la totalité des déclarations de grévistes.Forcément, ça, Davidenkoff ne le savait pas...

WAVRECHAIN-SOUS-DENAIN-MAURICE-THOREZ 26/03/2008 18:24

Une question qui se pose:La décharge est calculé sur le temps passé devant les élèves:exemple 1/4 de décharge = 1 journée par semaine et 6 samedis ( car la 27 ème heure n'étant pas devant les élèves ne comptait déjà plus !! sinon cela ferait 9 samedis!!!)alors si on ne passe que 24 heures devant les élèves : 1/4 de décharge =6 heures, messieurs, mesdames les directeurs et directrice, vous avez encore gagné!! et on récupère des postes, bravo monsieur le ministre et merci les syndicats qui ne voient jamais rien venir !!!!!!

Henri 26/03/2008 17:52

"Resyndicalisation de masse " ?On croit rêver à la lecture de telles propositions !Les syndicats ont depuis longtemps désespéré leur base et l'on voudrait maintenant qu'ils les reconquièrent !Stéphan a vraiment raison : les "anciens" se souviendront comment, en entrant dans la carrière, ils étaient pris en charge par les dirlettes et dirlos qui les accompagnaient tout au long de leur début de parcours : vers les syndicats, l'Autonome, la MAE, la MAIF,  MGEN, l'ADOSEN, etc...tout un tissu "associatif" interne à l'Education Nationale et dont ces mêmes dirlettes et dirlos étaient les "PASSEURS" - l'expression est très belle et juste !Plus que jamais ils étaient et peut-être demeurent dans un rôle indispensable de cohésion des "énergies"...Les avoir..."lâchés" a mis à jour un désert dans lequel l'individualisme le plus pernicieux a su s'ancrer avec son cortège de malfaisance : la désyndicalisation entre autres !On se lasse à le répéter : tant qu'un statut ne (re)donnera aux dirlettes et dirlos une position "à part" au sein de l'ensemble des enseignants de l'École Élémentaire, celle-ci continuera à dériver au gré des courants et des humeurs des uns et des autres ...

Dedel 26/03/2008 15:02

Stéphan, tu fais allusion aux actions que tu appelles "non grève". Soit. Mais à part donner satisfaction aux bénéficiaires des chèques (c'est plutôt sympa et ça les aide à vivre un peu moins mal, c'est déjà un progrès) et flatter l'ego des donneurs, ça embarrasse qui ?Or tu le sais bien, les pouvoirs en place ne cèdent que lorsqu'ils y sont contraints. Regarde les manifs de taxis, de marins pêcheurs, d'éleveurs de porcs... ils emploient les gros moyens et ils obtiennent vite satisfaction. En revanche, tu peux continuer ton action "non grève" et distribuer des chèques à lonhueur de mois ou d'année, tu ne seras pas entendu pour autant. Tu auras droit, de temps à autre à un entrefilet dans une revue ou un journal. Ton action sera jugée sympa. Et le lendemain, silence, on passe à une autre actualité et toi tu continues à te saigner aux 4 veines alors que c'est le rôle de l'Etat de venir en aide aux plus indigents.

stéphan 26/03/2008 14:29


Ravi de te savoir en
forme,
Tu proposes
une grève dure, Stéphan ? Une grève illimitée jusqu'à la satisfaction de toutes
les revendications 
Non, quoique cela
dépend de la revendication... Je pensais plutôt à ça:
http://www.dirlo.org/modules.php?name=News&file=article&sid=679
 
Mal baptisée
"non-grève", "action solidaire" est plus judicieux.
 
>i>Des actions
efficaces et durables passent avant tout par un RESYNDICALISATION de
masse.
Entièrement d'accord
avec toi... Sauf que c'est aux syndicats à culpabiliser et à trouver les moyens
de mobiliser.
Le désamour n'est pas
une fatalité et l'individualisme est une explication trop courte (quand on voit
la santé des associations) qui rejette la faute sur l'autre sans devoir se
remettre en question.
 
Et, là,
Stéphan, nous autres, directeurs, avons un rôle capital à jouer. L'avenir des
futurs enseignants dépend beaucoup de notre action actuelle.
Encore d'accord avec
toi. Le Syndicalisme enseignant ne s'est jamais si bien porté que quand il
était soutenu par les dirlottes et les dirlos...
Or, ce n'est plus le
cas. Où sont les anciens, les passeurs de mémoires, aujourd'hui?
- Dans les
"équipes IEN" (près du chef) ou TM...Ils désertent l'école.
D'où le mal à avoir un
discours pragmatique, proche du vécu, mobilisateur...
 

Cedric58 26/03/2008 09:33

Bonjour,Une bonne grippe qui m'a tenu un peu à l'écart de ce site....réfléchir à une véritable alternative à la traditionnelle journée de grève… Tu proposes une grève dure, Stéphan ? Une grève illimitée jusqu'à la satisfaction de toutes les revendications qui ont déclenché le mouvement ? Tu crois que tu serais suivi par une majorité d'enseignants ? Quand on voit "l'ardeur" syndicale de beaucoup d'entre eux, permets-moi d'en douter.Tu sais Stéphan, on a déjà beaucoup réfléchi aux diverses actions possibles autres que la grève d'un jour qui, je le reconnais, n'a plus les faveurs des collègues.Des actions efficaces et durables passent avant tout par un RESYNDICALISATION de masse. C'est indispensable. Le côté "individualiste" des salariés d'aujourd'hui a écorné l'aspect revendicatif que nous connaissions dans les années 70-80.Il faut que chacun prenne conscience qu les syndicats ne peuvent pas tout s'ils ne sont pas aidés, suivis, conduits (au choix) par un mouvement important de militants et sympathisants. Comme les partis politiques, d'ailleurs. A nous de convaincre les nouvelles générations d'adhérer à un syndicat. Le choix est suffisamment vaste pour que chacun s'y retrouve par raport à sa sensibilité. Et, là, Stéphan, nous autres, directeurs, avons un rôle capital à jouer. L'avenir des futurs enseignants dépend beaucoup de notre action actuelle.

stéphan 26/03/2008 08:21

...Et Davidenkoff est un journaliste assez sérieux pour avoir vérifié ses sources.Le fond de l'histoire c'est la bataille qui ne se joue que sur des chiffres FAUX.Or, il est évident que, si on ne considère que cet angle d'attaque, la meilleure façon d'être juste, c'est de compter ceux qui se déclarent grévistes auprès de l'Administration.Non?Et, tous les sceptiques feraient bien d'écouter attentivement l'interview, surtout quand il donne les préalables...On est parti du principe que les professeurs sont honnêtes et qu’ils effectuent leurs déclarations en bonne et due forme quand ils veulent être comptés comme grévistes (sinon cela signifierait que des enseignants font grève et se font quand même payer ce qui est contraire au droit). ...Quant aux départements qui n'auraient pas encore eu le temps d'enregistrer les déclarations, il ne me semble pas que cela soit un véritable problème, puisqu'il nous donne un % et pas un chiffre net...La loi des grands nombres... Juste pour souligner que ce genre de guéguerre est ringarde et ne repose que sur du flanc.Des 2 côtés des antagonistes. 

Dedel 25/03/2008 22:16

Mais non, Stéphan, on ne veut pas dire que le journaliste Davidenkoff est un manipulateur. Simplement, il véhicule une info transmise par le ministère. Info non vérifiable. Vois le commentaire 4. Pierre nous dit que dans son département, ils avaient jusqu'au 21 mars pour se déclarer. Imagine qu'il y ait d'autres cas semblables et les chiffres ne veulent plus rien dire. On a assez l'habitude de ces tours de passe-passe pour ne pas être "prudents" quand on nous tend ce genre d'info, Stéphan.

Stéphan 25/03/2008 19:56

Emmanuel Davidenkoff, agent double au service d'un gouvernement de droite…
Et on doit se mettre en équipe pour sortir ce genre d’ineptie…
Pour qui s'intéresse, un tant soit peu, aux choses de l'école, et, ne lit pas que que fenêtre sur cours, ça relève de la galéjade… Mais non, ils se mettent même en équipe pour sortir de telles fadaises…
Et Dédel, toujours aussi « fidel », nous dit que les chiffres de l’IA sont faux par « intérêts », comme si le SNU n’avait pas un « intérêt » à les truquer…
Nous prendre pour des truffes, ça ne vous fatigue pas un peu ! Allons, on mérite mieux,..
Par exemple, réfléchir à une véritable alternative à la traditionnelle journée de grève…

Pierre 25/03/2008 15:04

Votre article est étrange : en effet, dans le 92, pour la grève du 24 janvier, la date limite de déclaration auprés des IEN est le 21 mars. Le temps qu'elle arrive à l'I.A., il faudra quelques semaines pour avoir le décompte exact. Où est la désinformation ????

Maternelle Coubertin à Perpignan 25/03/2008 13:11

Vous nous fatiguez avec vos règlements de compte avec le SNUIPP. Soyez plutôt constructifs à moins que vous cherchiez à tout prix, indirectement (ou sournoisement) à ensencer le gouvernement en place.  L'équipe de la Maternelle Coubertin à Perpignan

Jeff 78 25/03/2008 11:24

La preuve que les syndicats n'arrivent plus à mobiliser. Même quand le sujet est important. Situation lamentable mais la faute à qui ? Il serait peut-être temps d'écouter la base.Il est temps aussi de se poser des questions... Parce que si ça continue, on va se faire bouffer et on n'aura plus la moindre réaction.

Dedel 25/03/2008 11:13

Rien ne prouve que les chiffres "définitifs" donnés par le ministère soient exacts. Qui peut les contrôler ? Or, on sait bien que son intérêt, c'est de les minorer... Prudence, Monsieur Davidenkoff.