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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 09:04


Le 13 mars dernier, le courant "Ensemble", minorité syndicale du SNUipp-FSU a analysé les divers projets de Xavier Darcos. Il a ainsi passé en revue les textes ou déclarations du ministre et donné son avis sur les nouveaux programmes, la suppression du samedi, les heures de soutien, les stages de remise à niveau et... les projets EPEP.
Suit un exposé des risques que ferait courir la création d'EPEP. Le courant "Ensemble" décrit les divers changements qui toucheraient au fonctionnement de l'école :
 
"Les écoles sont gérées par les conseils des maîtres (ensemble des enseignants) et les conseils d’écoles (enseignants + parents d’élèves). Le texte prévoit de regrouper de 6 à 15 écoles, dans un même «établissement» géré par un CA, composé à 50 % de représentants des communes (élus municipaux), 30 % de représentants des instits et 20 % de parents d’élèves. Les choix pédagogiques des enseignants sont soumis à validation par le CA. La « liberté pédagogique » est donc « encadrée » par les élus municipaux (et donc soumise à leurs choix politiques).
La mise en place des EPEP consacre la fin de la liberté pédagogique des enseignants du primaire, la fin de l’indépendance pédagogique de l’école par rapport aux pouvoirs politiques locaux, la création d’une hiérarchie entre les collègues (entre le « chef d’établissement » et les enseignants), la multiplication des contrats précaires avec la possibilité donnée aux EPEP de recruter directement des personnels non-enseignants, la mise en concurrence des écoles entre elles en fonction des « orientations » prises par le chef d’établissement".
Est aussi abordée, naturellement, la question capitale aux yeux de ces syndicalistes : le problème du "chef d'établissement"... Question cruciale s'il en est...
Et l'on peut lire ceci :
"Les instituteurs se sont toujours battus pour que la direction des écoles reste assumée par un collègue enseignant « déchargé de direction ». Ainsi, le directeur reste un collègue. Le projet de décret sur les EPEP répond à la demande du rapport du Haut Conseil à l’Education (HCE d’août 2007) de créer un vrai statut de chef d’établissement permettant d’imposer les réformes ministérielles aux enseignants".
 
On nous avait toujours dit, jusqu'à présent, que le directeur n'était qu'un "collègue-comme-les-autres-chargé-de-direction"... Nous ne savions pas qu'il était "déchargé de direction"... sauf pour ceux de nos collègues directeurs victimes d'un retrait d'emploi... Eh oui, ça existe... On n'ose croire que c'est que demande le courant "Ensemble" SNUipp...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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Dedel 25/03/2008 08:14

Beaucoup de mépris dans le commentaire de Jean-Jacques. Du mépris surtout pour les collègues syndiqués (directeurs et adjoints) car, et il ne faut jamais l'oublier, les "dirigeants" syndicaux sont l'expression des adhérents. Ils n'occupent pas les postes de responsabilité suite à un oukase. Ils ont été élus par la base et ils ont mandat pour la représenter. Les fustiger injustement, c'est s'en prendre à l'ensemble des adhérents et sympathisants. Dommage.

Jean-Jacques IA68 24/03/2008 09:19

"Les instituteurs se sont toujours battus pour que la direction des écoles reste assumée par un collègue enseignant..." Je commence à avoir pas mal de bouteille dans le métier (32 ans d'enseignement) et dans la direction (18 ans), j'ai raté une bataille, me semble-t-il... Ou alors Alzheimer me guette...Je ne vois pas où et quand a pu se dérouler cette terrible "bataille" dont parle ce groupuscule. En 87, ce fut un non à Monory et à ses "maîtres directeurs", c'est vrai. D'ailleurs, je ne fus pas personnellement de cette "bataille". Et avec le recul, je me dis qu'il est dommage que Monory ait fait machine arrière. C'était le début (imparfait, j'en conviens) d'une certaine reconnaissance de notre fonction. On aurait pu améliorer tout cela par la suite.On ne refait pas l'histoire... Mais à part ce "haut fait d'armes", je ne vois rien d'autre dans mon encyclopédie des batailles syndicales enseignantes. Je pense que le groupuscule en question fait allusion aux batailles menées par les dirigeants du SNUipp et du SE-Unsa, probablement. Alors, oui, il a raison, mais c'est autre chose que de dire que ça vient des enseignants...

VALMORI Patrick 23/03/2008 23:04

Est-ce vraiment un scoop ? A vrai dire, on s'en doutait un peu... Reste qu'on aimerait savoir si la "majorité" du SNUipp a une vision différente de sa "minorité"... Pas sûr...