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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 10:42

De nombreux collègues ont réagi à notre article intitulé "Stages de remise à niveau : le SNUipp appelle au boycott". Certains ont laissé des commentaires, d'autres ont écrit directement à l'adresse du blog. La plupart des messages vont dans le sens d'une dénonciation et d'un rejet du dispositif. 
Un courrier, cependant, a retenu notre attention. Il émane d'un directeur que nous avons recontacté pour lui demander l'autorisation de diffuser sa contribution. Il en accepte la publication à la condition formelle de préserver son anonymat. "J'assume mon choix même s'il n'est ni politiquement ni syndicalement correct mais je ne veux pas passer pour un provocateur, ce que je ne suis pas. Seul m'importe l'intérêt de mes élèves".
Nous respecterons donc le souhait de notre collègue en ne dévoilant pas son identité. Voici son courrier, dans son intégralité.

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Bonjour
Chaque jour, je reçois des mails de syndicats enseignants qui vilipendent les « stages de remise à niveau ». Certains comme le SNUipp nous enjoignent de ne pas « entrer dans le dispositif » et nous appellent au boycott. Le SE-Unsa nous rappelle que « l’administration est juridiquement fondée à exiger la participation des enseignants et des directeurs d’école à la mise en place du dispositif ».
J’avoue que j’en ai assez de n’avoir de messages des syndicats que pour m’appeler à l’immobilisme ou m’inciter à les suivre dans leur opposition aux mesures qui ne leur conviennent pas. J’aimerais qu’ils pensent à moi également pour que mon métier de directeur soit pleinement reconnu.
Directeur d’une école de 12 classes, j’ai souhaité prendre l’avis de mes collègues sur la question des stages pendant les vacances. A ma grande surprise, un seul s’est montré franchement hostile au dispositif. Deux autres ont émis des réserves sur leur efficacité. Trois se sont portés volontaires pour assurer ce soutien.
Mes collègues réfutent l’argument maintes fois utilisé sur les inégalités qui sous-tendent ce projet.
-          inégalité devant les vacances. N’existe-t-elle pas déjà entre ceux qui partent au soleil dans une résidence avec piscine, ceux qui iront faire un tour à la mer un week-end et ceux qui n’auront d’autre horizon que la rue et le centre aéré ?
-          inégalité devant le soutien. N’existe-t-elle pas déjà entre les enfants qui ont la chance d’être suivis à la maison, ceux qui vont faire des devoirs de vacances, ceux qui vont bénéficier de cours particuliers (par un parent ou une structure payante) et ceux qui n’ouvriront pas un livre du premier au dernier jour de vacances ?
 
L’injustice la plus criante n’est-elle pas celle qui consiste à laisser se développer des officines commerciales de cours à domicile ? Cours particuliers avec mesures fiscales, certes mais qui ne s’adressent qu’aux familles les plus favorisées. Cours assurés, faut-il le noter, par des étudiants mais aussi et surtout par des enseignants.
 
Un des arguments avancés par les syndicats : celui de la « surcharge de travail » qui incombe aux enseignants de CM et aux directeurs. Le dispositif serait « dévoreur de temps ».
En ce qui me concerne, j’applique les « consignes » du SE-Unsa :

 

 - s’en tenir à la simple transmission des informations de l’administration vers les collègues et les parents ;  
 -
réclamer à l’IEN (si ce n’est pas fourni automatiquement) les formulaires et lettres d’information pour transmission aux seules familles ayant des enfants repérés par leurs enseignants comme étant en grande difficulté en maths et/ou français ;  
 -
récupérer les éventuelles inscriptions des familles ; 
 -
transmettre à l’IEN la liste des collègues éventuellement intéressés pour encadrer ce stage ainsi que les demandes d’inscription des familles ; 
 - les directeurs fourniront évidemment aux parents ou aux collègues les coordonnées du Maire, de l’IEN ou de l’IA pour toute demande de précision à ce sujet : ils n’ont pas à faire ce travail. 
 - lors du conseil d’école, présenter le dispositif aux parents d’une manière très sobre.

 

 
Je dois dire que le travail s’arrête là et qu’il ne demande pas une débauche d’efforts. Il suffit d’appliquer ces consignes et le travail est fait. Ce qui montre, en passant, que la position du SE-Unsa est très réaliste.
Nous avons fourni une liste d’enfants en établissant un ordre de priorité. Nous avons privilégié les élèves susceptibles de profiter de la remise à niveau, ceux qui ne bénéficient d’aucun suivi à la maison et qui passent leurs vacances soit dans la rue soit au centre de loisirs.
Notre IEN nous a confié un stage. Les trois collègues volontaires se sont mis d’accord pour se répartir les sessions. Les maîtres de cours moyen (dont moi, à mi-temps) fourniront les éléments concernant les élèves retenus, comme nous le faisons en fin d’année lors de la répartition des classes.
Nous savons que ce n’est pas la panacée. Evidemment, nous regrettons tous de n’avoir pas plus de moyens (maître en surnombre, remplacements mieux assurés, membres du Rased…). En tant que directeur, j’estime indispensable d’avoir plus de temps à consacrer à mon école et cela passe par un statut, une décharge plus importante, une aide administrative sérieuse… Cependant, faut-il se contenter de dénoncer et accepter le statu quo ?

 

Pour conclure, je tiens à dire que nous ne savons pas si le dispositif sera efficace. Les faits nous le diront. Mais, il nous a semblé qu’il fallait l’essayer.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

louet 26/03/2008 15:55

Tu vois Xavier, je ne me place même pas sur le registre pédago.. Je n'étais pas un fan de l'ORL d'ailleurs, je n'appliquais guère et j'aurais bien aimé que notre Ministre en fasse un peu de la pédago.. Toujours la question du contexte et des finalités..mais Bon..Je me place uniquement sur le plan "comptable, puisque c'est la mode (issue d'ailleurs d'un transfert un peu rapide de principes écononomiques à l'humain au traité de Nice en particulier. mais passons)Recentrer.. pourquoi pas.. Nouvelles finalités, nouveaux objectifs..Mais alors.. - pourquooi avoir garder mot pour mot les programmes de toutes les matières ? (Tu peux vérifier)- Pourquoi avoir rajouter un nouveau domaine (histoire de l'Art)- Pourquoi avoir rajouter des compétences en instruction civique (vérifie)- Pourquoi avoir garder les "annexes" (APER, secourisme, éducation à la santé, B2i et j'en passe)- Pourquoi avoir conservé le lien avec les 7 piliers (à tenir) du socle.. plus larges que ls programmes 2008?-Pourquoi n'avoir fait "qu'ajouter" et non "retrancher" dans les programmes de maths et de français?-Pourquoi une heure d'EPS en plus?Le tout en 72 heures en moins?Inutile de faire croire que le temps ne coule pas de la même manière à l'intérieur des classes qu'à l'extérieur.. Si le "recentrage" était une vraie volonté... Les bons comptables que sont nos chefs n'auraient pas oublié que + par +, ça fait + et pas -D'où la question.. Quelle est la vraie volonté? Et j'en reviens à ma démo..Che

Xavier -- élem Salengro 26/03/2008 15:13

Che4- J'ampute de moitié les horaires des autres disciplines avec le même programme5-J'amplifie ainsi "mécaniquement" les risques de difficultés pour les plus fragiles (ils étaient en difficultés avec plus d'heures et moins de compétences à acquérir.. peu de chance qu'ils n'y soient plus avec moins d'heures et plus de compétences)Sauf que tu ne prends pas en compte un "détail" qui change tout. On revient aux fondamentaux et tu sais comme moi que certains élèves et notamment ceux en difficulté, ont besoin d'un apprentissage carré, construit, mâché, abordant les notions de façon méthodique...Combien de gamins noyés avec l'ORL ? Combien d'entre eux participent dans une leçon ? Combien profitent de la découverte de la langue de cette façon ? Combien n'en retiennent rien ? Combien se retrouvent à n'avoir été que passifs et ont finalement perdu un temps précieux qui aurait pu être mis à profit en leur donnant un travail classique avec des règles simples à apprendre, à retenir et à employer ?C'est cela que tu n'as pas pris en compte dans ta démo..

louet 26/03/2008 14:32

Tortueux? Même pas.. Observateur peut être..exemple1 je dis qu'il n'est pas question de supprimer les Rased2 je limite les places disponibles offertes pour devenir Maitre G par exemple3 Je n'ai donc personne sur les postes restés ouvert faute de candidat puisque personne de formé4 je supprime les postes Gautre exemple1-j'affirme qu'il faut limiter le nombre d'enfant sortant du primaire en grande difficulté2- Je fais passer l'horaire des enfants à 24 h (-2h)3- J'alourdis fortement les programmes de maths et de français4- J'ampute de moitié les horaires des autres disciplines avec le même programme5-J'amplifie ainsi "mécaniquement" les risques de difficultés pour les plus fragiles (ils étaient en difficultés avec plus d'heures et moins de compétences à acquérir.. peu de chance qu'ils n'y soient plus avec moins d'heures et plus de compétences)6- je "stabilise" ainsi l'effectif du public "en difficultés potentielles7 je justifie ainsi la mise en place des stages facultatifs.Une autre.. une autre..1- Je veux réduire le nombre d'instits2- Un réservoir existe avec les décharges de directeurs3- Je créé les PE2 filés.. Pour les 4 classes (Super.. Ils n'avaient pas de décharges)4- J'étends les PE2 filés aux écoles de 5, 6, 7 et 8 classes pour qui le boulot s'alourdit (Je commence à économiser des postes)5-Du fait des Listes complémentaires, les besoins en classes explosent.. je généralise les stages filés sur toutes les décharges de dirlos. (économie de postes.. 5/6000?)6- Au passage j'économise sur les quelques sous des IMF temporaires, les dirlos feront le taf..gratuit.Une autre (hypothétique mais potentiellement intéressante)1-Je créé les 108 h annualisées (60 heures d'aide directe)2-Je définis un rôle important pour les dirlos dans l'organisation.. 3- Je réserve dans le protocole, la possibilité que l'augmentation des tâches liées à cette nouveauté soit prise en compte pour les dirlos (Pas d'aide directe.. Mais un temps de décharge pour l'organisation et le suivi peut être????)4- Je détermine que ce temps sera un tmps de décharge pour les dirlos.. (Hourra.. Notre boulot est reconnu..)5- Je supprime une partie de la décharge sur les 24 heures de classe pour la reporter sur ces 60 heures. (Aîe.. je l'avais pas vu venir!)6- Bilan je reporte un temps de décharge hors de la présence des enfants.. d'où économie de postes.  (Bien joué!)Alors tortueux.. Non simplement logique... Question de contexte et de finalités..Che

Serge 25/03/2008 18:33

Collègue Louet, tu me donnes des idées...1-] j'arrête de me décarcasser dans ma classe avec le travail différencié et individualisé 2-] de fait, je constate que j'ai des élèves en difficulté3-] je les inscris en stage de remise à niveau4-] je me porte volontaire pour assurer un stage5-] je suis payé en heures sup6-] je ne passe pas pour un feignant puisque je travaille pendant les vacancesMerci, collègue... Mon esprit n'était pas assez tortueux pour imaginer un tel scénario...

louet 25/03/2008 16:26

"sérieuses" recensant le nombres d'enfants du primaire qui suivent des cours dans les boites privées.. C'est bien d'affirmer qu'il y en a des milliers, ce serait bien d'en avoir confirmation pour s'appuyer dessus. Je ne m'appuierai donc pas là dessus non plus mais deux arguments tout de même-Pourquoi créer ces stages ni tout à fait école, ni tout facultatif? On pouvait se servir des possibilités actuelles et augmenter les moyens financiers.. indemnités éducatives aux enseignants qui mettraient en place ces soutiens ou d'autres avec la mairie.. Versement des fonds alloués aux Mairies qui organisent déjà des soutiens dans beaucoup de ville .. On a bien fait cela pour le service minimum.. Les instits voulant participer sont rémunérés par la commune.. cela se fait déjà non?Il y avait des solutions tout à fait possibles sans rendre ce protocole obligatoiro-facultatif. C'est vrai qu'il n'y aurait pas eu alors de contrôle de l'IENSouvent le moyen choisi révèle l'idée de fond.. Et l'idée qui transparait n'a rien à voir avec "le bien des enfants".. Il s'agit plutôt de préparer la mise e concurrence des écoles (les bonnes qui font des stages et les "mauvaises où les fainéants d'instit n'ont même pas la conscience pro de rattraper les élèves qu'ils ont planté durant l'année")Il s'agit aussi de préparer une redéfinition du temps de travail des enseignants (heures devant la classe + heures en dehors de la classe mais obligatoires)Il s'agit enfin de vouloir faire travailler plus sans "heurter de front", en passant par le mode "pression sociale" ou pression individuelle"Pas très joli tout cela.Pour finir.. relisez les projets d'EPEP.. vous verrez comme ce truc pour l'instant un peu fumeux trouve toute sa cohérence quand le directeur de l'EPEP est chef hiérarchique. Lié au paiement de l'enseignant au mérite (en cours), on saisit bien le fond de l'idée..Mais toute médaille a un revers.. le revers de celle ci c'est le temps de classe. Pourquoi me direz vous continuer à s'épuiser en grand groupe pour "différencier" et aider individuellement ceux qui ont des difficultés au cours des horaires normaux? Ils viendront en stage à pâques.. à 350 € de bonus! Sans compter que si on a personne.. Pas de stage donc pas de pouvoir d'achat en plus! et en plus on passe pour des fainéants..

STOQUER Martine 25/03/2008 16:05

Bravo à ce collègue qui a osé écrire ce que beaucoup pensent. Moi aussi j'en ai assez de ces appels permanents aux boycotts ou aux manifestations diverses et variées faits par des syndicats qui feraient mieux de s'occuper du statut des directeurs réclamé depuis si longtemps. Bien sûr une proposition faite par un gouvernement de droite ne peut emporter l'adhésion de nos syndicats.....même si ces cours de soutien visent à venir en aide aux familles qui n'ont pas les moyens de payer des cours particuliers à leurs enfants. Un peu de cohérence messieurs les syndicalistes, essayez pour une fois d'oublier vos réactions partisannes, vous n'en serez que plus crédibles.......

Ecole Maternelle Porte de Paris (62) 25/03/2008 13:00

Madame, Monsieur,
 
Il n'y a pas de volontaire pour le stage de remise à niveau.
 
Bonne journée.
 
Ecole Maternelle Porte de Paris

François Dauchet 22/03/2008 22:48

Le CERC (Conseil de l'Emploi, des Revenus et de la Cohésion Sociale) présidé par Jacques Delors vient de rendre un rapport dans lequel il traite "des dangers du soutien scolaire privé".Voici ce qu'il écrit :
Selon le Cerc, le soutien scolaire privé pousse les familles à « pallier les défaillances du système scolaire par des appuis favorisant les enfants déjà les mieux dotés sur le plan des revenus et du capital culturel ou social". Si la France n'est pas le seul pays où le soutien scolaire privé se développe, elle est, en revanche, l'unique au monde où son coût est financé par l'Etat à hauteur de 50 % !. De quoi, selon lui, s’interroger sur la cohérence de l’aide publique en matière scolaire.
D'où l'intérêt de remplacer le soutien lié au fric par un soutien assuré par l'école. Les syndicats commettent, je pense, une grossière erreur en combattant le système. Ils devraient plutôt se mobiliser pour l'améliorer en luttant pour que ce soutien ne génère pas de travail supplémentaire pour les directeurs et pour les collègues adjoints qui envoient leurs élèves en stage de remise à niveau. C'est cela qu'il faut améliorer. En lançant un mot d'ordre de boycott, ils ne font que renforcer l'injustice des cours privés réservés à ceux qui en ont les moyens financiers. Et cerise sur le gâteau, ils contribuent à écorner un peu plus l'image dégradée des enseignants. Belle action... Beaux résultats !

Ewen 22/03/2008 19:50

C'est beau le volontariat.Des directeurs qui luttent pour être reconnus et aidés mais qui acceptent plus de boulot et des responsabilités ...pendant les vacances.Des enseignants qui acceptent... 'd'aider les enfants' ( A quand les dames patronesses pour aider au budget des écoles publiques ? )Je crains malheureusement que sans plus de réflexion, la méthode Sarko continuera de faire des victimes, ça a marché avec des socialistes, avec des syndicats, avec des associations et maintenant on divise pour mieux servir les miettes aux enseignants.Où est la lutte pour une juste place des directeurs là dedans ?

François Dauchet 22/03/2008 16:24

Che, je comprends ton raisonnement et je le suis sur pas mal de points : travail supplémentaire pour le directeur, pour les collègues qui ont des enfants en difficulté et les envoient en stage. Tout cela est vrai et c'est parce qu'on sait que les enseignants ont une grande conscience professionnelle que le système fonctionnera relativement bien.Mais, t'es-tu posé la question de savoir pourquoi tant de familles éprouvent le besoin de faire appel à toutes ces boîtes payantes qui donnent des cours (avec l'aide des instits, entre autres) aux enfants en difficulté ? C'est quand même parce qu'il y a un manque à l'école. Ce n'est pas le simple fait de la pub comme on nous inciterait à acheter tel objet même si l'on n'en a pas besoin. Non ! L'offre répond bel et bien à une demande. Et je ne peux m'empêcher de croire que l'école en porte une bonne part de responsabilité. Alors, ce constat fait, on laisse continuer cette injustice qui consiste à permettre aux privilégiés d'en profiter parce que papa et maman peuvent payer ? Et on laisse courir à l'échec les petits miséreux dans leur statut de non lecteur ?Le système est imparfait, c'est certain. Il est déplorable, c'est évident mais... il m'apparaît moins injuste que le système libéral qui n'est basé que sur le fric. Aussi, faute de mieux, et à contre-coeur, j'entre dans le dispositif en espérant en faire profiter mes gamins de CM2. 

louet 22/03/2008 15:26

Honnêtement, ces stages.. sur le fond.. Je m'en contrefiche.. Madame veut en faire.. Monsieur non.. c'est facultatif donc chacun voit midi à sa porte..Une chose est sûre en revanche, c'est plutôt ric rac côté salaire.. Mais bon..Côté enfant, l'efficacité de tels stages et de ce type de soutien qui fait l'impasse sur l'enfant dans sa globalité d'apprenant est douteuse.. Que n'a t on pas critiqué les p'tits cours" des boites privées qui le font.. leur repprochant de faire payer cher "une aide inutile".. en expliquant que l'âge des enfants et la globalité des apprentissages propre à cet âge rendait "inutile le "bachotage"Le fait que cela soit "gratuit" rend il l'action plus rentable pédagogiquement?Mais bon.. On verra n'est ce pas..! mais finalement c'est assez drôle sur le fond! Le vrai problème est dans ''l'à côté"Rôle du dirlo pour convaincre, recenser, organiser, voir les maires, endosser la responsabilité (rappel il est responsable des locaux), lier cela avec des PPRE...  EH.. Je ne suis pas dans le facultatif là.. ! Où sont mes heures sups!Bilan de compétences fait par le maître de la classe? Ben il y a le livret scolaire obligatoire.. Les parents en font ce qu'ils veulent pour les activités facultatives.. Pourquoi le maître non volontaire ferait il gratuitement un boulot sur son temps libre pour ceux qui seront payés?Doit on enfaire autant pour les parents qui choisissent Acadomia?? On a eu le problème avec la MAE (concurence déloyale envers les autres assureurs) Allons nous être pousuivis pour "abus de position dominante" par les boites privées parce que l'on privilégie les cours particuliers de nos collègues?Dernier point sur les prof... mauvais exemple.. on ne compte plus les pressions personnelles sur les personnels quand il n'y a pas de "volontaires".. Je passe sur le mauvais coup pour la revalorisation de nos salaires pourtant normal... C'est Evident !!Alors des stages ... la nuit, sur les vacances, à l'étranger, au bord de la mer.. Pourquoi pas.. Y'a bien des colos de tout aujourd'hui.. des instits volontaires.. Bien sûr.. Ils sont libres comme n'importe qui de faire ce qu'ils veulent de leurs vacances.Mais si c'est vraiment facultatif.. Il faut laisser l'Ecole tranquille.. Elle est est obligatoire! Et c'est là que le bât blesse!che

078xxxxx@ac-versailles.fr 22/03/2008 14:19

Bonjour,C'est bien la première fois que je fais écho à ce type de courriels. Je suis aussi directrice d'école et j'approuve tout à fait ce que vient d'écrire notre collègue directeur par rapport au dispositif.Je suis volontaire au sein de mon école pour aider quelques enfants durant les vacances de printemps. Tout est basé sur le volontariat. Donc chacun est libre de faire son choix.  Alors pourquoi tant de bruit  !De plus, ce n'est pas chose nouvelle, étant donné que certains collèges et lycées ont adopté ce dispositif depuis plusieurs années.Bien cordialement.Une directrice des Yvelines

Gauché 22/03/2008 11:23

Bjr à tous , loin de moi l'idée de mettre à l'index les collègues qui partiront dans ce dispositif , je n'ai pas la prétention de vouloir décider pour tous de ce qui est bien ou mal ...pour moi ça suffira .Perso , je ne participerai pas car , au final je pense que ce bricolage hatif de Mr le Ministre de l'Education est surtout motivé par le souci de pouvoir appliquer aux enseignants du 1 er degré la désormais célèbre maxime de  Mr le Président de la République"travailler plus pour gagner plus ". Comme je préfère celle-ci "donner plus à ceux qui travaillent " en toute logique je ne vais pas cautionner l'idée fait d'être obligé de travailler plus (pour l'instant sur la base du volontariat ...mais attention danger ....)pour augmenter mon salaire .Qd à l'efficacité du dispositif , il faut attendre de voir ... mais si ça marche , ce sera surtout la preuve que moins d'élèves pour un enseignant  ou plus d'enseignants pour le même nombre d'élèves est une bonne solution , il ne restera plus qu'à mettre ça en place toute l'année dans les écoles !!!!!

Laly 22/03/2008 08:10

Autre angle de réflexion :Les profs de collèges qui font des heures sup' sont payés 40 euros de l'heure.Nous, ce sera 23.Un plombier se fait payer 35 euros de l'heure.N'était-ce pas sur ces points également que les syndicats devaient plancher ?Marre effectivement de ces syndicats soit disant "qui nous représentent" et qui poursuivent leur propre but au lieu de se préoccuper de nos soucis !On est coincé entre les deux et c'est ça qui nous fait souffrir !Moi, je suis tr (je fus dirlo, donc je compatis). J'attends toujours qu'on me contacte pour savoir si cela m'intéresse de mener un tel stage !Cela ne fait-il pas partie de l'obstruction à l'info que font certains syndicats pour arriver à leur but ?Un tr non contacté, c'est une chance de plus qu'il n'y ait aucun collègue qui fasse ces stages sur une école.Et si on mettait tout à plat ?Si ces syndicats acceptaient de se remettre en cause et de prendre réellement le poul de la "profession" ?On ne serait ainsi pas tentés d'aller voir ailleurs, vers ce que propose le gouvernement, dont le but final n'est certainement pas notre intérêt.Tout ce qui nous arrive, ça a pour origine le manque d'intérêt qu'ont pour nous ces syndicats.Les différents gouvernements les ont amadoués avec quelques carottes, et comme ils sont cabots, ils se sont faits avoir !

Marie Louise Francini-Melchior - ac-paris 21/03/2008 13:12

Le point de vue de ce directeur est intéressant en effet mais il met l'accent sur le fait qu'on ne sait pas ce que va donner notre "enseignement en stage". Par contre on sait très bien de quoi ont réellement besoin nos élèves.Je suis en ZEP 5 et je peux dire que ce n'est pas parce que mes élèves ont des résultats très faibles aux évaluations que nous sommes classés en ZEP et que corrolair, ils auraient besoin de stages de remise à niveau.Leurs conditions de logement, de vie, leurs conditions sociales, le manque d'assurance de leur avenir font que l'école est classée en ZEP et tout ces éléments contribuent à des évaluations catastrophiques.Je sais que si l'Etat leur offrait un avenir à eux et à leurs parents (en l'occurence des papiers en bonne et due forme, un travail quelconque mais qui leur permette de libérer leur esprit et donc celui de leurs enfants) on pourrait envisager l'apprentissage tout court, en organisant notre travail par petits groupes afin d'apporter le plus posssible : une sorte de pédagogie de soutien au quotidien; et voir, à ce moment là, les stages de remise à niveau avec le coeur léger et l'âme sereine. Le collègue a raison de dire qu'il faut tenter d'applanir les inégalités (on ne "lutte" pas dans le 20ème comme dans le 5ème) mais il dit aussi qu'il faut des personnels supplémentaires. Peut-être qu'en diminuant les effectifs et en créant de nouveaux postes... c'est pas mal aussi.Quoi qu'il en soit :Continuons !La directriceMarie Louise Francini-Melchior

Ecole primaire butte montceau - AVON 21/03/2008 13:09


Loin de toute polémique : c'est lamentable.

COURCY Denis 21/03/2008 11:15

ewen
J'ai du mal à croire à la conspiration. Tous les gouvernements essaient de se mettre l'opinion dans leur poche. C'est de bonne guerre et c'est la logique même du suffrage universel. Mais, penses-tu vraiment qu'il y ait, d'un côté les gentils et bons enseignants qui auraient la science infuse, et de l'autre, les "gens" qui considèrent les fonctionnaires comme des nantis et les enseignants comme des paresseux. Evidemment qu'on trouve cet état d'esprit mais est-il si répandu ?
Hélène
Les programmes doivent-ils être décidés par les enseignants ? Ne sommes-nous pas au service de l'Etat pour assurer le "service de l'Education" ? Prenons garde de ne pas tomber dans le travers que craint ewen.D'ailleurs, admettrait-on que ce soit les agents de la SNCF qui nous imposent la politique des transports en fonction de leurs propres désidératas ? Ils sont au service des transports pour l'ensemble des usagers. On trouve cela normal alors pourquoi reviendrait-il aux enseignants ou à leurs représentants (les syndicats) de dicter la politique éducative du pays ?Il est souhaitable qu'on donne notre avis mais attention de ne pas dépasser certaines bornes qui seraient incomprises de l'opinion.

ewen 21/03/2008 08:02

Un petit rebondissement sur les propos de Gilles, une phrase entendue sur le parking de l'école :
" enfin au boulot les p'tits profs !"
Ce pourrait être anecdotique mais je suis maintenant convaincu que l'ensemble des modifications qui nous seront imposées sont en grande partie destinées à séduire un électorat qui n'aime pas l'école, qui n'aime pas les fonctionnaires, qui n'écoute que le discours qui rabâche jour après jour les problèmes mis en exergue par certains médias.Selon mes constatations, ça marche.Moi aussi, je souhaite faire mieux, faire progresser mes élèves en difficulté, innover, découvrir ce qui se passe ailleurs etc....mais j'aimerais qu'on écoute ce que j'ai à dire avant de m'imposer du n'importe quoi.

Hélène Cloteaux 21/03/2008 07:16

Au sujet des stages de remise à niveau,.
Est-ce vraiment utile d'alimenter une querelle gauche/droite ? Si Mme Royal avait été élue, il était également prévu que de tels stages soient proposés.
Il faut penser tout d'abord aux élèves, à qui nous ne pouvons pas apporter l'enseignement individualisé dont certains auraient largement besoin. Evidemment, il faut se battre contre les suppressions de postes, pour la réduction du nombre d'élèves par classe, pour le développement des Rased, et je suis la première à descendre dans la rue. Bien sûr il faut être attentif aux conditions dans lesquelles ces stages seront mis en place et ne pas manquer de réclamer des garanties et un cadre d'application du disposit.Pour ma part, je tenterai l'expérience. Même si celà n'apporte qu'un tout petit plus à un petit nombre d'élèves,cela participe au travail de fourmi que nous faisons tous les jours auprès de ces enfants.
Par ailleurs, j'ai moi-même trois grands enfants pour lesquels j'ai eu recours aux cours privés payants pour une somme que je n'ose même pas calculer et j'ai toujours trouvé inadmissible que l'institution ne soit pas capable d'assurer les aides dont mes enfants  pourtant d'un noveau scolaire poyen, avaient besoin.
Restons attentifs et vigilants, pensons d'abord à nos élèves et ne refusons pas toujours tout systématiquement.
La parution des nouveaux programmes pour le primaire me semble être beaucoup plus dramatique pour les élèves. C'est un autre débat.
Hélène Cloteaux (78 Houilles) CM2 et directrice d'une école de 8 classes

Gilles Couvreur 20/03/2008 22:02

Je m'interroge moi aussi sur l'opportunité et surtout l'efficacité d'un tel dispositif. Je pense que l'objectif assigné à cette mesure est inatteignable. Il ne me paraît pas possible de réduire l'échec scolaire grave qui a beaucoup d'autres causes que le manque de moyens alloués à l'école. Je serais donc tenté de balayer d'un revers de main ces 3 stages de 15 heures.
Mais, comment ne pas se préoccuper de ces pauvres gosses à qui on peut quand même apporter notre soutien même s'il est insuffisant. Ces stages ne pourront quand même pas être inutiles.
Et néanmoins, je me dis que le ministre nous a tendu un piège. Comment l'opinion percevrait-elle notre refus de travailler pour les plus faibles en étant payés en heures sup défiscalisées ? On passe déjà pour des privilégiés aux yeux des parents, j'allais dire des feignants qui sont toujours en grève...
Personnellement, je ne participerai pas au dispositif en assurant les cours. Mais, je ne blâmerai pas les collègues qui le feront.

ORTEGA Miguel 20/03/2008 21:58

A propos de le réaction d'un directeur favorable aux stages de remise à niveau...
Bonsoir,
L'argumentation de ce directeur peut paraître valable, en partie, mais il semble oublier le travail de préparation des heures supplémentaires et les avants / après cours.
De plus ces heures supp., comme toutes celles du gouvernement actuel, ne sont pas soumises aux charges, et donc ne permettent pas de côtiser pour les retraites ( dommage pour un pays dont les caisses sont vides ! ). Enfin, elles sont très mal payées et elles continuent de cautionner un système de rénumération injuste entre les instits / PE et les profs certifiés pour qui les heures supp. rapportent le double ( ou presque) que pour un PE.
En ce qui me concerne, je ne suis pas pour ces stages "bancals et bricolés à la va vite" qui ne sont que le reflet du "travailler plus pour gagner vraiment pas grand chose" et qui prouvent une fois de plus que l'on prend les profs du primaire pour des billes ! ( D'ailleurs le rapport Pochard spécifie bien que les enseignants du primaire font partie des plus mal lotis d'Europe à plus d'un titre  (salaire, conditions de travail, effectifs, nombre de matières enseignées, horaires ... ) )
Alors avant de nous demander ( voire imposer) toujours plus, il serait déjà bien de remettre en partie "les pendules à l'heure" , par exemple en considérant les instits et les PE comme des profs principaux ( que nous sommes en puissance) et comme ayant "des réunions parents-profs" presque tous les jours; pour cela les profs de collège ont des iso qui leurs permettent de gagner plus...à même échelon et même ancienneté. N'est-ce pas injuste puisque maintenant les PE sont recrutés comme les profs certifiés  ?
Enfin, je comprends les inquiétudes justifiées des directeurs, et j'estime aussi qu'ils n'ont pas toujours été assez suivis par leurs collègues. Mais il me semble aussi que, d'une part, si eux-mêmes ne s'opposent plus et cautionnent ( peut-être à contre coeur) certaines mesures très discutables, et que d'autres part, s'ils agissent ( pas tous, mais certains ) en fonction de leurs intèrêts éventuels, alors la porte sera grande ouverte pour les "démonteurs" du système éducatif français.
Celui-ci, je crois, doit évoluer, nous devons y apporter de véritables modifications, mais pas n'importe comment, ni à n'importe quel prix. En ce monent, tout est sabré, au nom du progrès et de la réforme (nécessaires), mais surtout pour l'économie et un moindre coût ! En attendant, les premiers qui en subissent les conséquences sont les élèves.  
Au fait, 15 heures peuvent-elles suffirent à rattraper le retard accumulé pendant presque toute une scolarité de primaire?
Ne serait-il pas plus judicieux de travailler plus en amont, et dès la maternelle ( en limitant un peu plus les effectifs dans les classes ; il est en effet difficile de remplir le premier objetif constitué par tout ce qui concerne l'oral à plus de 30 élèves ! )?
Et puis, si un prof ,en un stage ( ou deux ), parvient seul à aider des élèves que de multiples profs ont eus avant, alors il est très fort et devrait devenir formateur...
M.ORTEGA, PE adjoint en CM1/CM2 ( sur liste d'aptittude pour la direction...)

ewen 20/03/2008 21:35

Je crois qu"il est parfaitement incohérent d'exiger avec légitimité un statut et des conditions de travail décentes pour les directeurs et d'autre part de se satisfaire d'un ajout de travail non négligeable.
Quant aux résultats à attendre, il suffit de constater ce que sont les problèmes de fond des élèves qui ont de grosses difficultés pour éviter de se mettre dans des impasses.

Gaumé 20/03/2008 19:13

Sur le document anonyme ( je le regrette) si je compte bien les collègues de son école qui se sont manifestés , cela fait six sur 12 ! que pensent les autres? Si je peux me permettre de lui dire qu'il va tomber dans le piège des heures annualisées l'année prochaine et qu'il travaillera sans heures supplémentaires pendant les vacances en 2009. S'est-il posé la question de sa responsabilité en tant que directeur pendant ces stages de remise à niveau? devra-t-il être présent à l'école ( 3 sessions d'une semaine!!!) il n'a pas parlé non plus de l'évaluation de fin de stages... le SE UNSA a dit peut être qu'il ne fallait pas le faire... quelle conscience professionnelle alors!  Luc Gaumé Directeur de 7 classes et ce qui va avec... Pour changer de sujet, l'exemple de la petite école de campagne n'est malheureusement pas unique, nous vivons dans notre école avec un et UN seul élément très difficile et...  mais que fait la police? 

Jacques PRÉVOST 20/03/2008 16:29

Il est plaisant de voir des commentaires plus nuancés que d'habitude. On s'attend tellement que systématiquement, les enseignants soient contre ce qui est proposé par un pouvoir dit " de droite" alors que le pouvoir dit "de gauche" a tous les honneurs. Lang et Ferry, des rigolos. Lang avait été nommé pour la paix sociale et Ferry a été viré par son président. Je comprends la "sincérité" de leur intervention! Et toujours les mêmes termes. "un certain électorat", " les parents sont abusés". Ces marrant que  ces messieurs (tous, pas seulement à gauche) parlent "d'un certain électorat" lorsqu'il s'agit des personnes qui n'ont pas voté pour eux et que les parents, ou le peuple, ou les enfants, ....etc...."sont abusés" lorsque ceux-ci défendent ou votent pour des idées qui ne sont pas les leurs. Il y a donc toujours, en gros, pour les uns et les autres, environ 50% de pauvres gens "abusés", "qui n'ont pas compris"....des cons, quoi.

Michelle 20/03/2008 16:24

@ Anne-Marie
Attendons le bilan de la première session de Pâques pour mesurer l'implication des enseignants dans ce dispositif. Ce n'est pas parce qu'on refuse d'y participer qu'on n'a pas une conscience professionnelle aussi élevée que ceux qui se portent volontaires.Je refuse de cautionner un travail en HSE alors qu'on nous retire sans cesse les moyens dont on aurait besoin et qui sont loin d'être un luxe.

Dedel 20/03/2008 15:34

N'oubliez pas chers collègues le précédent que vous êtes en train de créer.Le jour où nous réclamerons une augmentation, on nous répondra "vous avez la possibilité de travailler plus pour gagner plus", on vous propose des heures pendant les vacances.Le jour où l'on nous dira, pour céder à la pression populaire, que nos vacances sont trop longues, que c'est un privilège indécent...
C'est maintenant qu'il faut y songer. Pas le jour où ce sera trop tard.

Jacques PRÉVOST 20/03/2008 15:10

Je suis tout à fait d'accord avec le courrier de notre anonyme collègue. Dans mon école, trois collègues étaient intéressés, mais, l'information arrivant très tardivement, ils n'encadreront pas de stages pour ces vacances, mais sont prêts pour les suivantes. Peut-être que quinze heures ne sont pas suffisantes, alors que dire de 0 heure! Si cette proposition était venue de la part de ceux qui sont persuadés détenir la seule vérité, je suis certain qu'elle aurait-eu un meilleur accueil. La politique et l'idéologie basiques sont en train de tout polluer. (Lang et Ferry ensemble pour dénoncer les propositions de Darcos! Guignolesque!). Ces quinze heures, c'est à nous de les utiliser de la meilleure manière au profit des enfants qui nous sont confiés(Il est vrai que les enfants ont très peu de place dans l'archarnement politique actuel). Avec 15 heures, on ne peut pas sauver des enfants en déperdition? Par contre, elles seront très utiles pour des enfants ayant besoin d'une bonne  remise à niveau sur des points très précis. L'État met à notre disposition une possibilité. A nous de l'utiliser au mieux pour l'unique intérêt de nos élèves.

mat pu j.prevert 20/03/2008 12:42

Etant en maternelle, à part une réunion de directeurs sur le sujet, j'ai assez peu eu l'occasion d'en discuter avec des collègues. Parmi mes adjointes, aucune réaction. Le sujet ne semble pas les passionner...Je retiens une chose du texte de ce collègue : "J’avoue que j’en ai assez de n’avoir de messages des syndicats que pour m’appeler à l’immobilisme ou m’inciter à les suivre dans leur opposition aux mesures qui ne leur conviennent pas. J’aimerais qu’ils pensent à moi également pour que mon métier de directeur soit pleinement reconnu."Là, je partage complètement sa réflexion. Les syndicats ne nous connaissent que lorsqu'ils ont besoin de nous pour faire capoter une mesure ministérielle. En dehors de ça, on n'existe pas. Sur les stages de soutien, j'ai l'impression qu'ils mènent un combat d'arrière-garde perdu d'avance.Perdu d'avance car on sait bien que la majorité des enseignants vont faire preuve de conscience professionnelle et ne vont pas laisser tomber de pauvres enfants condamnés à l'échec scolaire.Perdu d'avance car nombre de collègues ont besoin de gagner plus. je pense à ceux dont le conjoint n'a qu'un petit salaire, aux femmes seules avec des enfants...Au lieu d'appeler au boycott pur et simple, le SNUipp ferait mieux d'essayer de tout faire pour faciliter la tâche de ceux qui vont se porter volontaires et de trouver une compensation pour les directeurs. Mais, faut pas rêver, n'est-ce pas ?Anne-marie

Box mail ac-bordeaux 20/03/2008 12:25

Tout comme Henri, je respecte la position de ce collègue. Je pense même qu'il n'est pas si seul qu'il le pense. Dans notre circonscription, en réunion avec l'IEN, un seul directeur pour critiquer les stages de remise à niveau. Personne pour aller dans le sens d'un boycott. Beaucoup doutent de l'efficacité du dispositif. Est-ce qu'on peut raisonnablement rattraper des handicaps tels qu'un milieu socialement défavorisé, un suivi inexistant, un vide culturel..., tout cela en 3 fois 15 heures ? Néanmoins, pourquoi rejeter la mesure pour des raisons idéologiques ?Jacques

Henri 20/03/2008 11:55

Le texte de ce collègue doit être respecté en tant que position légitime et argumenté, sans passion et sans recherche de vaines polémiques : la Liberté de son point de vue l'honore !Concernant plus particulièrement les Directeurs, de nombreuses voix soulignent des interrogations majeures à propos des responsabilités de ceux-ci pour la durée des stages (utilisation des locaux, assurances scolaires, etc....) : je ne peux que renvoyer aux réflexions et aux questions demeurées actuellement sans réponses de plusieurs "blogs" départementaux du GDID dont on trouve les liens à gauche de la page d'accueil du site ici présent ! GDID 13, GDID 66, GDID 34, etc...e tant d'autres !Ceci est totalement libre de publicité et pour information à l'égard des collègues directrices et directeurs .