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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 14:57


Quand il entend parler des "stages de remise à niveau", le SNUipp voit rouge. Plusieurs de nos correspondants nous ont fait remonter des communiqués envoyés dans les écoles par les sections syndicales. Tous appellent les collègues au boycott de cette mesure de Xavier Darcos. Nous en publions quelques extraits.

Le SNUipp 03

 - alerte les collègues sur les risques et les dérives possibles que constitue la participation à l’organisation d’activités hors temps scolaireLe SNUipp 03 appelle les collègues de CM1 et de CM2 à ne pas renseigner des bilans de compétences spécifiques pour les élèves concernés, mais à simplement mettre à disposition des enseignants effectuant les stages les résultats habituels d’évaluations. 
 - considère que les directeurs n’ont aucune responsabilité à prendre dans l’organisation de ces activités hors temps scolaire basées sur le volontariat d’enseignants. 
 - appelle donc tous les collègues à ne pas entrer dans ce dispositif qui n’a rien à voir avec le dispositif « collège ouvert » qui existe déjà depuis de nombreuses années, réellement concerté celui-là, et qui s’attaque réellement au problème de la difficulté scolaire et sociale. 
 - appelle les enseignants à renvoyer vers l’IA et les IEN les parents qui seraient demandeurs des « stages de remise à niveau pendant les vacances ».

 
Le SNUipp 23 appelle l’ensemble des collègues du département à :

• ne pas établir, comme le souhaiterait le ministère, de « bilans de compétences en français ou en maths » pour quelque élève que ce soit,

• ne pas se porter volontaires pour assurer ces « stages de remise à niveau » et inciter les collègues à ne pas le faire,

• le faire savoir à leur IEN en renvoyant la lettre type proposée.
 

Le SNUipp-FSU 59 appelle donc tous les collègues à ne pas entrer dans ce dispositif.

Il appelle les collègues de CM1 et CM2 à ne pas remplir le bilan de compétences.

Il appelle les directeurs à renvoyer les parents vers l'IEN pour toutes demandes de renseignements et à ne pas signer la lettre aux parents.

Ne pas ajouter d'avenant au projet d'école qui engagerait la responsabilité du directeur. Ce n'est pas lui l'organisateur.

Accepter ce dispositif, ce serait :

 * admettre que nous acceptons d’être mal payés (puisque l’on accepte le principe des HSE pour compenser) alors qu’il nous faut continuer à nous battre pour le pouvoir d’achat de tous

 * admettre l’idée largement répandue que les enseignants ont trop de vacances (puisqu’ils acceptent de travailler pendant)

 * admettre que par un coup de baguette magique avec 45 heures de stage (3 X 15) on va résoudre des problèmes qui perdurent depuis de longues années et auxquels se sont déjà attaqués les enseignants successifs des enfants concernés et le RASED.

* admettre à terme la disparition des RASED.

* admettre que les suppressions de postes puissent être compensées par des heures supplémentaires.
* admettre que désormais on pourra travailler sur ordre du ministère pendant les vacances par exemple en formation continue.

* admettre que le volontariat pourrait se transformer en obligation.

 

SNUipp 62

Nous refusons de collaborer à cette duperie vis-à-vis des parents et des élèves.

Inégalité des élèves face au nombre d’heure de classe.

La prise en charge des élèves en difficultés ne se fait plus par des maîtres spécialisés.

Faire croire que quelques heures pendant les vacances vont réduire l’échec scolaire.

Penser que les élèves en difficulté ont besoin de moins de vacances que les autres.

 

------------------------------ 

D'autres communiqués nous sont parvenus. Ils se ressemblent tous. Ce mot d'ordre nous rappelle celui concernant l'appel à ne pas renseigner l'enquête 19. On sait ce qu'il en a coûté aux directeurs qui ont appliqué la consigne du SNUipp : une mesure de "retrait sur salaire"... que le syndicat n'a pas réussi à faire annuler... Qu'en serait-il cette fois si un directeur refusait d'entrer dans le dispositif ? 
Pour être crédible, le SNUipp doit répondre à cette question avant d'engager les collègues dans un bras de fer bien incertain.
 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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Lioure 27/03/2008 08:18

Tiens, encore un article contre le SNUipp.
Tiens, un dirlo d'école favorable au "cours de soutien".
Ah je comprends mieux : "directeur en lutte" contre le SNUipp et pour les "réformes" de Sarkozy. Pourquoi ne pas le préciser ?

ewen 17/03/2008 08:09

Dans notre circonscription, pas d'obligation : pas de volontaire , alors pas de stage et pas de soucis. Et les volontaires ne se bousculent pas dans tout le secteur.Sans objectifs clairs et ciblés, sans volonté de refuser ce qui est incohérent, inefficace et populiste, nous n'avons qu'à devenir de petits tâcherons après avoir accepté l'aumône de 15 euros de De Robien sous les rires de certains députés de l'Assemblée Nationale ( présentation du protocole du ministre de l'époque ).Ces stages n'apporteront rien aux élèves en difficulté mais auront des conséquences très néfastes ( salaires, RASED, ..) ils sont à l'image des nouveaux textes, créés pour émettre un message à ces parents d' élèves qui seront contents de voir ' enfin les profs au boulot ! ' et pour les enseignants du siècle d'après les Lumières qui croient encore aux vertus d'une estrade.

CHANTAL DUBON SNUDI-FO 66 16/03/2008 23:02

Ci-dessous la motion d'une école envoyée à l'IEN.Prise de position du conseil des maîtres de l’école Jean de la Fontaine Nous avons appris que  nous étions sollicités pour établir une liste d’élèves qui auraient  besoin d’une remise à niveau (en CM) avec élaboration d’un dossier spécifique.  Nous devrions aussi indiquer si nous sommes volontaires pour assurer ces semaines de «stages» (3 semaines réparties en avril, début juillet et fin août) travail pour lequel nous serions payés en heures supplémentaires. Nous tenons tout d’abord à exprimer notre désaccord avec l’idée selon laquelle on pourrait  remettre à niveau les élèves en grande difficulté scolaire avec des stages de soutien pendant les vacances. Non seulement c’est nier des années de recherche qui montrent qu’on ne résout pas  les difficultés des élèves en grand échec scolaire par un simple soutien , c’est nier la nécessité d’une prise en charge par des spécialistes de toutes sortes, selon l’analyse des difficultés,  parfois sur le long terme.  Mais c’est aussi culpabiliser les enfants en les « punissant de vacances parce qu’ils n’ont pas bien travaillé ».  C’est méconnaître l’état de fatigue dans lequel sont nos élèves et en particulier ceux qui ne progressent que très lentement  à la fin des périodes d’école. Au nom de la lutte contre l’échec scolaire, ce serait en fait une énorme régression. On peut imaginer que dans des situations tout à fait particulières, par exemple,  pour des enfants qui ont été malades et qui n’ont  pas pu bénéficier d’heures d’enseignement du fait des soins, une  partie de la remise à niveau puisse être assurée pendant les vacances.  Encore faudrait-il que l’enfant soit volontaire et qu’en aucun cas cela ne puisse être assuré par des enseignants en lieu et place de leurs horaires réglementaires (dans le cadre d’heures annualisées par exemple) mais bien sur la base d’un réel volontariat. Mais nous refusons de cautionner un système qui pourrait créer l’illusion que l’on aide ainsi les élèves en grande difficulté scolaire et justifier par là même les économies de postes  d’enseignants spécialisés ainsi que toutes les structures concourant à leur travail, les économies de postes d’enseignants impliquant des effectifs de plus en plus surchargés. Cela pourrait être aussi à terme un moyen de justifier l’interdiction du redoublement (qui coûte aussi en postes) au mépris des indications des enseignants. C’est pourquoi nous mandatons les syndicats,  lors de l’audience demandée en commun par le Snudi-FO et le Snuipp-FSU auprès de l’Inspecteur d’Académie d’Indre et Loire, pour intervenir afin que les enseignants n’aient pas à établir de listes d’élèves.

CHANTAL DUBON SNUDI-FO 66 16/03/2008 22:52

Pour le moment, il n'existe aucun texte officiel qui imposerait la mise en place des stages de remise à niveau aux vacances de printemps. Il s'agit d'une note de service du ministre aux recteurs qui l'ont répercuté aux IA. Une note n'est ni une circulaire ni un arrêté ni un décret. Aucune obligation de réponse à cet appel de signalement des élèves! Les directeurs ne risquent rien!Concernant ces stages de remise à niveau personne n’est dupe :-         Ils ont lieu aujourd'hui sur la base du volontariat, mais à terme ils feront parti de nos obligations de services et ne seront en aucun cas rémunérés en heures supplémentaires : les heures nécessaires seront celles récupérées les mercredis et samedis matin.-         A l’heure où il est de plus en plus question de rémunération au mérite qu’est-ce qui nous permet de ne pas penser que ce sera cela à l’avenir qui déterminera la rémunération au mérite ? Cet argent aurait été bien mieux utilisé à remplacer les collègues qui partent en formation CAPA-SH*, à créer des RASED en nombre suffisant, en remboursant convenablement ces collègues pour leurs déplacements. En somme ces stages c’est l’application en urgence et avec fracas d’une politique dictée par l’Union Européenne visant à réduire les missions des Etats et réduire leur budget : l’objectif assigné à la France est clair pour l’Education Nationale, il faut diminuer les coûts de fonctionnement de 12,5% (tant pis si les effectifs progressent dans le même temps). Faites le calcul, avec la suppression des RASED ce sera déjà presque la moitié du chemin de parcouru. Le SNUDI-FO appelle donc à ne rien remplir pour aider au déroulement de ces stages :1/ La préparation des stages de remise à niveau n’a rien de réglementaire : ils ne font pas parti de nos obligations de service. RIEN  N’EST PARU AU B.O. (Bulletin Officiel). Ce n’est qu’une simple note de service.2/ Reçu en audience par l’Inspecteur d’Académie d’Indre et Loire (Tours), une délégation du SNUDI-FO et du SNUipp s’est vu répondre qu’aucun travail supplémentaire n’était demandé aux enseignants pour préparer ces stages : les élèves concernés par ces stages sont des élèves en difficulté, leur a-t-on répondu, ils ont donc fait l’objet d’un PPRE, l’enseignant de l’élève n’a rien d’autre à faire que mettre ce PPRE à disposition du maître de stage.3/ Peut-on demander en moins de dix jours aux collègues de répondre à une simple note de service ? Si le gouvernement s’est fait un art de l’action en urgence, devons nous pour autant accepter de travailler de la même manière ? Nous sommes des professionnels, pas des marionnettes. Vu l'urgence, nous allons proposer aux syndicats des PO une réunion pour déterminer une position commune et d'ici là nous appelons les collègues à pas répondre à l'enquête et à ne rien renvoyer aux IEN (rien n’est à ce jour réglementaire puisque rien n’est encore paru au B.O.). Ce sujet sera bien évidemment abordé pendant l'audience du 21 mars à l'IA. Afin de soutenir les collègues directeurs qui sont en première ligne, le SNUDI-FO appelle les collègues à se réunir et rédiger une motion contre ces stages, refusant le démembrement des RASED, et rappelant que rien n’est là réglementaire. Adressez cette motion à votre IEN, avec copie au SNUDI-FO

Fabrice 16/03/2008 17:13

Bonsoir,En lisant tous ces commentaires : attaques syndicales, bon voeux aux jeunes qui veulent plus de pouvoir d'achat, désir d'un statut face à denouvelles responsabilités, je sens les enfants en difficulté très loin des préoccupations.Si 3 semaines de 15 heures de soutien pouvaient remédier à 6 ans de difficultés intellectuelles, sociales, psychologiques, malgré toutes les aides apportées pendant ces 6 ans... ça se saurait !!!Je pourrai vous parler des 4 enfants en difficulté de mon CM2... on peut leur en donner 20 des semaines de soutien.... Les problèmes ne dépendent pas del'ENJ'aimerai savoir aussi comment vont être évaluer les collègues qui engrangent les deniers de l'état pendant ces semaines ? Nous ça va être tous les 2 ans sur les résultats. Idem pour eux ? 3 semaines= résultats ?Ce serait un minimum pour répondre aux familles après échec, et aux français après l'utilisation de millions d'euros en vain....A moins que ...les évaluations révèlent .... des merveilles chez les bénéficiaires...)))Fabrice

Bertrand Masure 16/03/2008 14:02

Je lis "directeurs frileux... avec la pétoche...".C'est inouï, on n'a d'autre choix que se conformer à la position des syndicats sinon on passe pour ringard et on est catalogué pro-gouvernement. De quel droit, les syndicats imposeraient-ils leur choix ? Excusez-moi mais ça s'apparente à une sorte de terrorisme intellectuel tout à fait insupportable.En ce qui me concerne, j'ai du mal à me positionner sur la question des stages de remise à niveau. J'entends les arguments de ceux qui y sont opposés. L'un d'eux me semble très fort : comment accepter un enseignement fait d'heures sup alors qu'on nous supprime des postes et des moyens pour travailler correctement et efficacement ?  C'est vrai qu'il y a une incohérence dans ce dispositif.Mais je suis également sensible à ce que disent d'autres collègues. Il est vrai que des cours pendant les vacances, ca existe déjà. Et de plus en plus de sociétés se calquent sur Acadomia. C'est très lucratif. Et qui en profite ? Les enfants issus des milieux favorisés sur le plan finacier. Et qui assure ces cours pendants les vacances ? Les enseignants... Et ils n'ont pas de scupules à le faire.Après tout, est-ce si scandaleux que certains gamins aient des chances de progresser ou simplement rattraper leur retard et cela gratuitement pour leur famille ? N'est-il pas préférable de les savoir pris en charge par des enseignants plutôt que de traîner dans les rues puisque souvent, leurs parents n'ont pas les moyens de les inscrire dans des centres de loisirs ?Peut-on reprocher à des enseignants qui ont du mal à vivre correctement de s'inscrire pour améliorer leur niveau de vie ? Je pense aux jeunes qui débutent et qui ont envie de bâtir une famille, d'investir dans un appart ou une maison. Doit-on les montrer du doigt sous prétexte qu'ils seraient de mauvais militants syndicaux ?"Directeurs frileux... avec la pétoche..." !!! Affirmation stupide. Ne seraient pas frileux ni peureux les collègues qui suivent aveuglément les consignes des syndicats ? Vaste blague. J'ai reçu un mail de l'OCCE me donnant un argumentaire contre les nouveaux programmes... Je rêve ! De quel droit, l'OCCE aurait-elle son mot à dire sur mon métier ? Il est vrai qu'on retrouve parmi ses administrateurs les mêmes qui sont à la tête de certains syndicats... Un peu de retenue ne peut leur nuire.Je me reconnais dans les positions de ce site ou de celui du GDID. Est-ce à dire que je suis toujours complètement d'accord avec ce qui s'y dit ? Non, bien sûr. Et alors ? N'empêche que je me retrouve dans leur tonalité bien plus que dans celle des syndicats qui montrent une fois de plus leur immobilisme et leur conservatisme.Peu importe l'appellation qu'on m'accolle. Je me considère au choix comme un "directeur en lutte" ou un "directeur en colère" ou encore un "directeur rebelle". Ma position ou celle de mes collègues sur des sujets tels celui des nouveaux programmes ou des stages de remise à niveau me semble très secondaire. Mon combat c'est celui pour la reconnaissance des directeurs, pour l'obtention d'un statut. Et là, chers collègues, croyez-moi, sur ce sujet, les syndicats sont bien plus frileux que moi !

merlin 15/03/2008 22:53

" Tous les syndicats appellent au boycott" , certes. Je me souviens aussi des articles du Snuipp s'indignant de la création des emplois-jeunes ....pour les courtiser quelques mois plus tard!  J'ai bien peur que ce soit à nouveau le cas. Opposition farouche contre ce nouveau dispositif......adaptation dans quelques mois pour peu que d'autres que les enseignants en soient les intervenants. L' histoire se répète.  Soyons clairs, je suis contre ces stages dans l'état actuel. Maintenant les " collèges ouverts " existent, ça fonctionne, des enseignants y interviennent sans provoquer de levée de boucliers syndicale. Pourquoi le premier degré serait-il encore l'"exception"?  Pourquoi ne pas imaginer un système dans lequel les instits volontaires interviendraient auprès d'élèves pas forcément tous en " grande difficulté mais aussi pour un soutien passager au sein d'une organisation pilotée par le dirlo, volontaire aussi et rémunéré pour son boulot de dirlo ( organisation, contacts, mise en place et responsabilité). Pourquoi ne pas tirer vers le haut un système qui est aujourd'hui improvisé plutôt que de le rejeter?   Certes cela implique de reconnaître au dirlo un rôle "à part" autre que celui d'enseignant: pas dans l'esprit syndical actuel.  Pourtant 12 heures de soutien en petit groupe, ça peut aussi aider quelques élèves qui n'ont pas accroché sur une notion ou deux... 12 heures, c'est plus de 12 semaines de prise en charge par un maître E à raison de 45 minutes par semaine... même sans être spécialisé, on peut avancer un peu avec le gamin!    L'idée mérite d'être creusée, sinon cette tâche sera peut-être bien confiée à des EVS ou à des licenciés en attente du concours et ce n'est pas de la science fiction!

Stéphan 15/03/2008 21:04

Tous les syndicats appellent au Boycott sans compter les pros de la pédagogie et autres. Seriez-vous pour ces stages ?
NON!
Je considère le système précipité, populiste et dangereux en l'état. Je l'ai dit, écrit et diffusé dans mon département.

Par contre
>je me refuse à culpabiliser mes collègues qui cherchent à arrondir des fins de mois de plus en plus difficiles.
>je continue à penser que certains enfants (je n'ai pas dit "élèves") seront mieux dans l'école que dans la rue.
>le dispositif de "collège ouvert" marche plutôt bien. Mais il faut dire qu'on est loin du bricolage proposé pour le primaire.

Donc, si on appelle au boycott, on ne cherche pas à faire peur ni à extrapoler, on dit comment on l'organise et on informe chaque catégorie d'enseignants,(CP, RAsed, psyscos, MAI, TR compris)
1 des consignes précises.
2 des conséquences possibles



Pour les dirlottes & dirlos, il n'y a ni le 1 ni le 2!
Il ne suffira pas de décliner la proposition...
Notre responsabilité, contrairement à tous les autres, peut être engagée.

Même imprécision coupable quand tu rappelles le retrait d'un trentième de notre salaire mensuel pour service non fait, Fabrice.
1, ce n'est pas une décision ministérielle, mais Académique.
La preuve de nombreux IA, pas assez bien entendu, n'ont pas ordonné la sanction (qui n'en est pas une...).
Pourquoi? Parce que nous occupons une fonction (nous n'avons pas de statut), et dans ce cas, c'est l'autorité compétente, l'IA (directeurs des services départementaux de l'Éducation nationale), qui fixe nos obligations.
amendement Lamassoure:
il est précisé qu'il n'y a pas service fait, d'une part, "lorsque l'agent s'abstient d'effectuer tout ou partie de ses heures de service" et, d'autre part, "lorsque l'agent, bien qu'effectuant ses heures de service, n'exécute pas tout ou partie des obligations de service qui s'attachent à sa fonction telles qu'elles sont définies dans leur nature et leurs modalités par l'autorité compétente dans le cadre des lois et règlements"

>Cette retenue n'a été possible qu'après la signature du protocole par... un syndicat.
Et pas n'importe lequel, l'UNSA!
2° dans le primaire, 1er, sans concurrence, chez les chefs d'établissements et chez les IEN!

Nous avons payé cash le jeu auquel se livre les syndicats et le MEN!

Quant à savoir quel statut: celui qui vient reconnaître notre spécificité dans l'école.
La même démarche qui fait que le SNUipp et le SE, demandent un statut particulier pour les CP (alors que de plus en plus ils jouent aux IEN adjoints) un autre pour les psyscos (qui les sortiraient de fait de leur statut d'enseignant!).
Un statut qui est proposé et soumis à la discussion sur le site du GDiD.

Enfin sur l'impact, pose-toi la question de savoir pourquoi les Français ne se sont jamais autant engagés dans les associations, alors qu'ils désertent et se méfient des structures officielles...

Je te propose une autre chanson Dédel:
Depuis l'temps qu'on est sur pilote automatique
Qu'on fait pas nos paroles et pas not'musique
On a l'vertige sur nos grandes jambes de bazar
Alors pourquoi pas s'asseoir

Tu verras bien qu'un beau matin fatigué
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté

Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi
Assis par terre comme ça

... On commence à être nombreux, sur le trottoir d'en face.

Ecole J. Curie Raismes 15/03/2008 17:23

Drôles de "directeurs en lutte" qui semblent bien "frileux" Francis RIBOTDirecteur (non-adhérent du snuipp et pas du tout sympathisant)

Fabrice 15/03/2008 17:19

Re bonjour,réponse complémentaire, tel ou tel syndicat n'appelle ni ne force quiconque, le syndicat c'est toi, c'est moi. Si nous sommes assez nombreux à suivre "un mot d'ordre", il n'y a pas de "punitions ministérielles" . S'il y en a eu sur la grève et l'enquête 19, ce fut l'essoufflement et le nombre décroissant de grévistes (des jeunes directeurs pas au courant : à l'IUFM, on ne leur parle pas de nos problèmes..... )Pour un statut (lequel ?) ce n'est qu'ensemble que nous pourons y arriver, encore faudrait-il qu'il soit défini ??? Et qu'il soit adopté par une majorité... Là le GDID aura un impact... syndical.Fabrice

Fabrice 15/03/2008 17:17

Bonjour,Tous les syndicats appellent au Boycott sans compter les pros de la pédagogie et autres. Seriez-vous pour ces stages ? Entre autre choses plus importantes, comme la disparition à terme de 3 semaines de vacances, l'insulte faite aux collègues qui se sont battus pour le gamin : les problèmes seront résolus en 3 semaines de stage, la responsabilité du Directeur en vacances à Tombouctou ne vous dérange pas ou est-ce une occasion pour avoir un statut ?Statut, je veux bien mais sûrement pas à travers cette action populiste.Attention aux critiques syndicales tout azimut, vous pourriez vous déconsidérer.Fabrice

Dedel 15/03/2008 17:11

Stephan"Tu nous parles d'un tempsQue les moins de vingt ansNe peuvent pas connaître..."C'est de l'histoire ancienne, celle des maîtres directeurs de Monory. 1987 ! Et on est en 2008 ! Le SNI est mort, paix à son âme.Le syndicalisme d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celui-là. Rien à voir parce que les enseignants ont changé, la société a évolué, les rapports entre les organisations syndicales et le pouvoir aussi.Si tu te réfères toujours à cette époque, alors je comprends mieux ta méfiance à l'égard des syndicats actuels. Sois rassuré, ce que tu as vécu en 87 ne se reproduira pas. La page est tournée.

ben 15/03/2008 13:21

Il n'est pas question de pétoche, il s'agit d'être lucide.je suis comme Stephan, pour l'instant les risque sont du côté des dirlos à défaut de décret plus récent que celui qu'il cite.Voici juste quelques questions valables pour ceux qui boycottent comme pour ceux qui se lancent tête baissée dans ce bazard en ne voyant que l'aspect financier. - Ces stages seront organisés pendant les vacances scolaires. Ils seront encadrés par des enseignants volontaires, payés en heures supplémentaires et devront bénéficier de l’accord des parents des élèves concernés. Au vu de ces divers éléments, il s’agit donc d’une opération se déroulant hors temps scolaire. Pourtant, il nous est demandé d’inscrire le stage dans le projet d’école ce qui engage directement la responsabilité du directeur.. Quelles sont les obligations de service et à quel niveau se situe les responsabilités du directeur ?   - L’assurance des élèves, facultative lors des temps d’enseignement, devient obligatoire lors des activités facultatives. Le directeur doit-il exiger des parents une assurance spécifique ?   - Des PAI ont été établis pour certains élèves. Ces protocoles d’intervention d’urgence restent-ils  valides dans le cadre de ces stages ?    - Concernant les situations d’absence pour maladie des enseignants devant assurer ces stages, quelles modalités sont prévues ? Renvoi des élèves à leur domicile ? Répartition dans d’autres groupes de soutien ? - Sur quels crédit et quotas de photocopies par exemple se serviront les enseignants.? Un crédit spécifique est-il prévu par le ministère ? Est-il a demander à la mairie ? Et que ce passera-t-il en campagne si des enfants de différentes écoles sont regroupés ? - On parle de communiquer les PPRE aux enseignants volontaires mais ces projets sont établis entre l’enseignant de la classe, les parents, l’élève, le directeur, éventuellement le RASED, tous ceux qui ont une connaissance fine de l’élève, pas seulement en terme de compétences. N’y a-t-il pas un risque important de mise en échec de ses enfants par une maladresse même involontaire d’une personne totalement ignorante de la problématique des enfants ? - Une évaluation des compétences sera  transmise aux parents à l’issue de la session ; l’enseignant habituel de l’élève n’est-il pas concerné ? -Que faire si la municipalité refuse d’ouvrir les locaux ? Doit-on néanmoins proposer le stage aux parents d’élèves en difficultés ? Auront-ils à déplacer les enfants dans une commune d’accueil distante de plusieurs kilomètres ? -Un PPMS a été établi pour l’école compte tenu de ses particularités avec des personnes assignées à certaines tâches, quelles consignes dans ce domaine ?   Voilà des questions que se posent les dirlos. Posez les donc à vos IA.

Ewen 15/03/2008 12:15

De même que le monarque a su cassé ses adversaires ( en mauvais état il est vrai) et une partie de la démocratie en même temps, son valet de l'Education a su créer des mesures susceptibles de semer une belle zizanie :Des stages pour les élèves en difficulté qui empêcheront toute évolution des salaires de leurs enseignants tout en bloquant la réflexion nécessaire à la mise en place de vraies solutions pour ces enfants dont les difficultés ne sont pas que scolaires.Des programmes dont le contenu balisé ici et là de mots très significatifs, instruction, morale , rédaction, récitation etc...et dont les objectifs sont malheureusement très éloignés de l'efficacité pédagogique nécessaire aux élèves qui ont des problèmes.  Des programmes qui caressent dans le sens du poil les parents qui font le moins confiance aux enseignants.Enfin, une organisation de la semaine qui aurait pu être intéressante si les programmes n'étaient pas plus lourds, incohérents, cloisonnés, faisant la part belle aux mécanismes, si les directeurs avaient les moyens de bosser et les enseignants respectés en tant que professionnels et non en tant que tâcherons.Des lendemains qui chantent en perspective.

stéphan 15/03/2008 11:16

Merlin, pour l’instant ce sont les syndicats qui ont la pétoche de voir les dirlottes et les dirlos s’organiser...
Par contre :
Soit, nous posons nos conditions à l'IA et d'après le SE , les volontaires seraient responsables de l'ensemble du dispositif, le dirlo étant hors course.
Justement, il semble bien que non...
Règlement départemental :
IV - USAGE DES LOCAUX - HYGIENE ET SECURITE

1°- Utilisation des locaux – responsabilité
L'ensemble des locaux scolaires est confié au directeur, responsable de la sécurité des personnes et des biens, sauf lorsqu'il est fait application des dispositions de l'article 25 de la loi °" 83-663 du 22 juillet 1983 qui permet au maire d'utiliser, sous sa responsabilité, après avis du conseil d'école, les locaux scolaires pendant les heures ou périodes au cours desquelles ils ne sont pas utilisés pour les besoins de la formation initiale et continue.
...
>les IA préparent un courrier à destination des maires pour mettre à disposition des classes lorsque les écoles sont occupés par le CLSH, ou « fermées » pendant les vacances.
>les IA proposent un avenant au PE, à voter en CE...
Là encore faut faire gaffe : les dirlottes et les dirlos sont garants des Projets d'Ecole. Réaliser un tel avenant revient ni plus ni moins à faire de ces stages un temps scolaire, défini par l'école dans son Projet, et sous la responsabilité des dirlos.

Définitivement, le dirlo n’est pas un enseignant comme les autres !

Dans un an , la participation à ces fameux stages sera devenue une affaire qui roule et les mêmes syndicats la soutiendront peut-être même ! ( on a connu d'autres revirements!)
Oui, j’ai d’ailleurs quitter le SNI pour cela en 87.... Les maîtres directeurs !
>consigne : se présenter en masse à l’entretien pour bloquer la machine administrative et y développer la collégialité.
J’y suis allé, avec l’aplomb de ma fugace jeunesse et la fleur au fusil (chargé quand même)...
Le décret est sorti, (abrogé par le gouvernement Rocard, Jospin à l’EN) et la liste des dirlos retenus publiée :
Surprise!
- Tous les délégués SNI y étaient !
Explication :
« vaut mieux que ça soit nous... »
Nous avons été nombreux à déchirer nos cartes, trahis et, en plus, on leur avait facilité l’entretien, puisque, nous les moutons, on avait pour consigne de bêler leurs conneries... Mais, eux, nos bergers, sont bien restés dans le politiquo- cogestionnairement correct.

Et on vient me donner des leçons de pétoche ou de fierté !

merlin 14/03/2008 23:01

Me serai-je mal exprimé ? aucune " pétoche" dans mon propos: simplement le ras-le-bol des consignes syndicales d'arrière garde. Je m'explique. Maître directeurs? j'ai fait grève. Résultat? nous avons eu le boulot mais pas les sous. Base élève? j'étais contre dès le début en attente de consignes syndicales fortes. Résultat ? " il faudrait supprimer 2 champs qui posent problème" .... et aujourd'hui que Base élève est partout, consigne de blocage. Nul.Le problème de la direction , Prenez un EVS à l'année , un " Vade-Mecum ( !!!!!!!!) vive le progrès! Aujourd'hui les volontaires qui menacent l'existence des Rased ? je laisse l'équipe pédagogique décider et....à 80% , elle choisit les sous ( motivation numéro un ). Soit, nous posons nos conditions à l'IA et d'après le SE , les volontaires seraient responsables de l'ensemble du dispositif, le dirlo étant hors course. Satisfaction syndicale....à courte vue à mon avis car bientôt , nous aurons peut-être des EVS qui feront du soutien en HTS et en toute responsabilité ( pourquoi pas?)   Remarquez, j'ai peut-être un peu la pétoche, mais c'est devant l'incurie de " ceux qui pensent pour nous" et qui ne réalisent même pas que leurs mots d'ordre ne sont plus suivis par personne. Dans un an , la participation à ces fameux stages sera devenue une affaire qui roule et les mêmes syndicats la soutiendront peut-être même !  ( on a connu d'autres revirements!)Note: je m'exprime en mon seul et unique nom, pas en celui de DEL.

Parigo 14/03/2008 22:34

Notre intérêt n'est pas de jouer les gros bras pour impressionner je ne sais qui. Je crois qu'il faut prendre une position claire, nette, sans équivoque mais qui marque bien notre désaccord de fond. Nous pensons qu'il y a mieux à faire pour obtenir de meilleurs résultats que de verser quelques menus subsides dont on voit bien qu'ils sont là pour montrer qu'on se préoccupe de l'école et de ses maîtres à qui l'on permet de gagner plus en travaillant plus... Personne n'est dupe. Ce n'est pas de cette façon que nous récupérerons les pauvres gamins qui se traînent au fond de nos classes. Il y a davantage à faire : donner plus de moyens, cesser de supprimer des postes année après année, permettre le remplacement des maîtres absents, redonner un sens et du contenu à la formation continue, accorder plus de maîtres que de classes, mettre l'effort sur les RASED, dédoubler les classes en milieu sensible, favoriser le travail en équipe...etc.Cette mesure de stages de remise à niveau est un non sens pédagogique. Il faut la refuser. Pour cela, et pour ne pas placer les directeurs en porte-à-faux, une solution simple préconisée par le SNUipp 75 : nous engageons les équipes pédagogiques à ne pas entrer dans ce dispositif en signifiant à l’administration qu’aucun élève de leur école n’en relève. Pas d'élèves, pas de besoins, pas de volontaires... Le dispositif n'a plus de raison d'être. Il rejoint illico presto le rayon des fausses bonnes idées. On n'en parle plus. personne ne peut subir le moindre risque tel qu'évoqué plus haut par certains collègues de province dont je ne dirai pas, pour ma part, qu'ils ont "la pétoche". Ils ne veulent tout simplement pas prendre de risques. C'est un choix que je ne partage pas mais que je comprends et respecte.

Stéphan 14/03/2008 19:41

...
Avoir la pétoche? de quoi?
Le problème n'est pas là. Il est de connaître les risques.

Or, comme Dédel le dit, on nous les cache, à nous les dirlos.
Naturellement qu'on doit minimiser les conséquences, mais....

La grande majorité des dirlos et des dirlottes à qui les IA ont infligé une retenue de salaires pour service non fait, ont été surpris, car ils pensait que, faisant classe ils effectuaient leur service.

Le SNUipp lance comme consigne:
ne pas rentrer dans le système et de renvoyer vers les IEN les éventuelles demandes.
(au passage, j'espère, et il serait bon de le dire, que les CP et autre MAI, de plus en plus antenne et bras des IEN, auront la même consigne et ne viendront pas dans nos écoles récolter au mieux, faire pression au pire...)
>pour l'enseignant adjoint, pas de problèmes. Il ne se porte pas volontaire. Basta.
>mais pour le dirlo, qui contrairement à la rumeur, n'est pas vraiment "com'lezautes", qu'est-ce que cela signifie?
•ne pas faire passer les infos, les courriers?
ce serait une faute professionnelle grave.
Il faut le savoir.

•renvoyer les infos vers les IEN?
`Ben, pour le moment, c'est ce qu'ils demandent, non?

Conclusion:
Beaucoup d'agitation et de blablabla pour une énième consignette...
Dans ces conditions être courageux ne coûte pas grand-chose.

Céline
J'en ai un peu assez de vous voir casser du sucre su rle dos des syndicats car vous que proposez-vous, à part tout accepter de peur de la sanction
1- le retrait pour service non fait n'est pas une sanction, ni même le retrait de fonction. Puisque nous n'avons pas de statut ils sont, l'un et l'autre le fait du Prince... Il faut le savoir.
2-ce que l'on propose est là:
http://www.dirlo/org
mais je te préviens, au GDiD, on fait appel aux... idées, juste par conviction.
Au début ça surprend!
2-Moi c'est ce genre de syndicalisme qui me broute. Prétentieux et pathétique...

Directrice et syndiqué au SNU-ipp et fière de l'être
Tant mieux pour toi, continue à te raccrocher à ça, parce que si tu te réveilles un jour, ça va te faire très mal.

Nos anciens, ceux qui luttaient avec conviction, avec leurs tripes (eux!) doivent se retourner dans leur tombe!

13 syndicats différents dans l'EN, un record mondial!
la place doit être bonne, mais pendant ce temps:
>ça fait plus de 15 ans que notre pouvoir d'achat baisse.
>on a raté le passage aux 35 heures
>on rogne sur nos retraites
>maintenant sur nos vacances
.....

Et des pseudo-CHE viennent faire taire les critiques...

Steph ancien du SNI puis du SGEN et qui respire mieux sans eux.

ps. mais qu'est que la fierté avait à faire là?????

Henri 14/03/2008 14:47

"Si je comprends bien, vous faites partie du groupement "directeurs en lutte mais qui ont la pétoche ?""J'en ai un peu assez de vous  voir casser du sucre sur le dos des syndicats car vous que proposez-vous, à part  tout accepter de peur de la sanction?"C'est aussi beau qu'une tragédie grecque et aussi lamentable qu'une série télévisée...

Ecole Maternelle Condorcet ac-montpellier 14/03/2008 10:38

je trouve normal de s'opposer à ce dispositif ! cela a été mis en place en dépit du bon sens sans concertation avec la profession , et sans réel impact à mon avis surles élèves.. aprés on nous parlera du rythme scolaire.. j'aiperdu un jour de salaire  l'an dernier et tant pis! j'ia le courage de mes opinions et je les assume.. tout accepter sans rien faire , tel est votre solution?? bravo ! car quel effet cela aura t'il?? J'en ai un peu assez de vous  voir casser du sucre su rle dos des syndicats car vous que proposez-vous, à part  tout accepter de peur de la sanction??quelle avancée..Céline SFALLI Directrice et syndiqué au SNU-ipp et fière de l'être

Ecole primaire butte montceau - AVON 14/03/2008 10:30

Si je comprends bien, vous faites partie du groupement "directeurs en lutte mais qui ont la pétoche" ? Un directeur syndiqué.

Jean-Michel (Côtes d'Armor) 13/03/2008 23:23

Merlin, tu fais erreur si tu penses que ton rôle s'arrête à t'interroger avec tes adjoints sur la mise en place du dispositif.En tant que directeur, tu devras :  -- recenser les élèves pouvant tirer profit du stage -- recenser les collègues volontaires -- informer ton IEN -- informer les parents, probablement en recevoir quelques-uns qui n'auraient pas tout compris -- informer le conseil d'école -- organiser les groupes de 6 élèves -- t'assurer que tout se passera bien si tu ne veux pas voir ta responsabilité engagée -- établir un bilan à l'issue de la première session -- ...etc.Tu as décidé de laisser faire, dans l'espoir d'être tranquille, semble-t-il. Mais ça ne suffira pas. Les directeurs seront en première ligne du dispositif. Soit on entre complètement dans le système soit on décide de le boycotter. Mais cette dernière solution requiert l'aide et le soutien actif des syndicats.

merlin 13/03/2008 22:49

Chacun est libre! Il y a quelques années, en qualité de directeur , je serai intervenu pour évoquer les dérives possibles, débattre avec les collègues. Aujourd'hui, rien . J'ai la plupart des collègues volontaires, aucun soucis, nous nous interrogeons juste sur la mise en place du dispositif et les responsabilités....collégialement.   Trop facile aussi de nier le rôle du dirlo en permanence et de le ressortir du chapeau lorsqu'on en a besoin!   Ca commence et ce n'est pas fini, attendons la rentrée, nous ne sommes pas au bout de nos surprises: les établissements sont aujourd'hui des navires sans pilote, comme l'ont voulu le Snuipp et le SE, assumez maintenant, les dirlos ne seront plus nombreux à monter en première ligne!

moncayolle acad bordeaux 13/03/2008 21:49

Bonjour,étant t1, nous vous signalons que notre troisième stage de formation a été annulé par l'Inspection Académique par manque de moyens! alors comment peuvent-ils payer ces heures supplémentaires? Cette formation est un dû que nous a supprimé l'inspection. Nous ne trouvons pas cela normal et nous voudrions bien savoir quand l'inspection va nous donner ce qu'ils nous doivent!nous voulions juste faire remonter cette information car c'est inadmissible. nous avons supporté le stage filé et ses contraintes, ils doivent maintenant compenser le manque de formation.les enseigantes de Moncayolle 

Ecole de MonthouSurBièvre 13/03/2008 21:44

EFFECTIVEMENT. Par contre, pour une fois je suis d'accord avec eux....et j'ajoute que tous les collègues (directeurs ou non) devraient se mobiliser pour rejeter cette proposition.Plus de maitres que de classes et des effectifs allégés seraient plus efficaces en matière d'aide aux enfants aux difficultés à qui l'on va encore en "rajouter"... CS.

Stéphan 13/03/2008 19:02

Dédel à écrit pour définir le courage politique et/ou syndical.
Naturellement qu'on doit minimiser les conséquences... qui ne risque rien n'a rien.
En terme plus compréhensible, on vous prend pour des truffes...

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.
Jaurès, reviens! ils sont devenus fous

Dedel 13/03/2008 16:58

Les inégalités sont partout. Le problème que nous dénonçons, Jacques, n'est pas celui-là. Ce qui est insupportable avec ce gouvernement, c'est qu'on soit obligé de faire travailler les gamins pendant les vacances pendant que dans le même temps, on ne nous donne pas les moyens de travailler correctement. On nous supprime des postes de TR. C'est le monde à l'envers. Comment peut-on être d'accord avec une telle politique ?

Jacques PRÉVOST 13/03/2008 16:43

Je trouve étrange qu'un syndicat puisse parler d'une inégalité d'horaire d'enseignement pour les enfants face à ces 15 heures d'activité supllémentaires, sans mettre en parallèle toutes les autres inégalités (lieu de naissance, famille, capacités....). Ce n'est sûrement pas une méthode miracle, mais c'est au moins un petit quelque chose face à une multitude de phraseurs qui parlent depuis des années sans jamais agir. Ce qui me trouble, aussi, c'est cette extrapolation permanente sur de possibles dérivent Passer du volontariat à l'obligation de travailler pendant les vacances? Qui en parle? S i ce ne sont pas les enseignants qui assurent ces leçons, ce seront des associations privées à but lucratif. Ça, c'est aussi de l'inégalité par l'argent. Au moins, ce dispositif est ouvert à tous. Au fait, qui encadre les enfants dans toutes ces boîtes de remise à niveau?

Luchaire 13/03/2008 16:23

N'oubliez pas que SUD EDUCATION a fait savoir dès le 21 février son refus de participer à cette pseudo pédagogie  qui consiste à faire appel à des HSE pour mieux supprimer des postes RASED.

Henri 13/03/2008 16:17

" Nul n'ignore qu'il faut un certain courage quand on se lance dans une lutte contre un ministre."...et la suite du même tonneau !Les collègues Directrices et Directeurs qui ont été abandonnés en rase campagne (tels les soldats sur le front poussés par les généraux planqués !) et se sont vus ponctionner une partie de leur traitement pour "service non-fait" apprécieront !Au fait, les collectes organisées qui devaient leur restituer la perte de leur traitement, que sont-elles devenues ?

Dedel 13/03/2008 16:01

Nul n'ignore qu'il faut un certain courage quand on se lance dans une lutte contre un ministre. Naturellement qu'on doit minimiser les conséquences, mais... qui ne risque rien n'a rien.C'est probablement ce courage politique ou syndical qui manque le plus de nos jours... HELAS !!!