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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:44



Le 1er mars, dans un article intitulé "consultation tous azimuts", nous avions fait part des résultats de la consultation organisée par le SE-Unsa et à l'issue de laquelle, ce syndicat avait décidé de signer le relevé de conclusions. Nous annoncions également que le SNUipp avait, lui aussi, lancé une enquête auprès de "la profession".

Les questions posées par le SNUipp ne sont en rien comparables à celles du SE-Unsa. Les résultats diffèrent également puisque 55% des enseignants consultés par le SNUipp sont hostiles à la suppression prévue des 2 heures d'enseignement du samedi matin. 78% demandent au syndicat de ne pas signer le relevé de conclusion ministériel.

"Les 10000 premières réponses à la consultation organisée par le SNUipp attestent du besoin de consultation exprimé par les enseignants, syndiqués ou pas. Les résultats ne laissent pas place au doute. Les enseignants rejettent  massivement le dispositif présenté par le ministère sur l’utilisation des 2 heures libérées par la suppression du samedi matin. À près de 80 %, ils estiment que le relevé de conclusion n’est pas acceptable, et que les propositions retenues  à l’issue des négociations sont totalement insatisfaisantes. Avis sans appel !
L’augmentation de 18 à 24 heures du temps consacré au travail d’équipe, ainsi que celle de 12 à 18 heures pour  l’animation et la formation recueillent des avis contrastés. À l’évidence la question du temps de concertation n’est pas résolue aux yeux de la profession. Par contre, le fait de consacrer 60 heures à des actions directes en dehors du temps de classe auprès des élèves est jugé inacceptable. Pour quelles raisons ? Si une faible majorité des enseignants estime que la suppression de 2 heures hebdomadaires n’est pas une bonne mesure en soi, 76 % d’entre aux estiment que le dispositif proposé ne sera pas à même d’aider à résoudre les difficultés d’apprentissage des élèves. De la même manière la déclinaison de ces mesures pour la maternelle n’est pas plébiscitée. Près de 79 % des enseignants ayant répondu à l’enquête considèrent que le SNUIpp ne doit pas signer le relevé de conclusion".

Naturellement, et comme nous le disions précédemment, la réforme s'appliquera malgré le refus du SNUipp puisque 2 syndicats (SE-Unsa et SGEN-CFDT) ont depuis longtemps apposé leur signature au bas du "relevé de conclusions".

Notons également qu'aux yeux des dirigeants du SNUipp, "10000 réponses à la consultation", c'est le signe incontournable d'un besoin de s'exprimer... 10 000 sur plus de 300 000 puisque, selon la formule consacrée, "l'ensemble de la profession" était invitée à donner son avis.
Rappelons à ces mêmes dirigeants que, lors de la consultation IFOP organisée par le GDID, en septembre 2006, ce sont également plus de 10 000 collègues qui se sont exprimés... A la différence près que c'était 10 000 sur un total de 50 000 directeurs soit une participation 6 fois supérieure à celle du SNUipp avec un résultat édifiant : 93 % favorables à un statut ! Et pourtant, le SNUipp n'a pas relevé "le besoin de consultation exprimé par les directeurs"... Deux poids, deux mesures ?
 
 

EVS : le SNUipp s'inquiète pour l'aide administrative des directeurs...
"Quel avenir pour l’aide administrative à la direction d’école et les personnels en charge de cette mission ? Dans une note interministérielle en date du 13 février, il est fait mention d’une baisse de 20000 recrutements des contrats aidés employés en tant qu’EVS dans l’Education nationale pour l’année 2008. En lieu et place des 50000 installés dans les écoles cette année, seuls 30000 devraient être présents à la rentrée prochaine. Le SNUipp vient d’adresser un courrier au ministère pour s’inquiéter fermement de cette situation qui remet en cause l’aide dont bénéficiaient les directeurs pour le fonctionnement de l’école. De plus, il s’alarme du non renouvellement de contrats pour les EVS qui en plus n’ont pu obtenir aucune formation. 
Du fait de sa précarité, ce dispositif avait été dénoncé par le SNUipp lors de l’application du protocole sur la direction d’école. Le syndicat continue d’exiger pour la mission d’aide administrative ainsi que pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap la création de métiers pérennes".
 
  

Nous sommes touchés, cela va sans dire, par l'intérêt que nous manifeste subitement le SNUipp... Nous préfèrerions, toutefois, qu'il poursuive dans sa lancée des consultations et en organise une nouvelle sur le désir de statut des directeurs...
Néanmoins, conscients que cela a un coût, et pour épargner au SNUipp une dépense bien inutile, nous reprendrons les propos de Marcel Pochard (Président de la commission sur l'évolution du métier d'enseignant) : "s’agissant de la question enseignante, comme sur beaucoup de sujets en France, on sait depuis longtemps ce qu’il faut faire"...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Franck Martinage 11/03/2008 15:26

En refusant de cautionner le principe de la suppression du samedi, alors qu'il sait bien que ça se fera, le snuip s'exonère par la même occasion d'avoir à réclamer les deux heures pour la décharge des directeurs. Les coïncidences font bien les choses parfois.

Dedel 11/03/2008 08:43

La critique est facile...Je voudrais rebondir sur le "deux poids, deux mesures"... Il n'y a contradiction qu'en apparence. Il faut bien se rendre compte que les situations sont totalement différentes et méritent un traitement différent.Sur les heures du samedi, la consultation est générale. Pourquoi ? Parce que la réforme que nous impose Darcos concerne tout le monde, tous les enseignants qu'ils soient adjoints, directeurs, membres du RASED ou brigades. Il est donc logique de demander l'avis de tous, sans distinction.Sur le problème des directeurs, si consultation il doit y avoir, elle devrait s'adresser à l'ensemble des acteurs de l'école car elle remet en cause le fonctionnement même de l'école. Comment croire que ça ne concernerait que les seuls directeurs ? Le problème n'est simple à résoudre. Il touche au statut de l'école primaire qui, pour l'instant n'existe pas. Il est complexe du fait de la taille des écoles, de leur répartition géographique, de la philosophie des rapports qui régissent les relations entre enseignants depuis plus d'un siècle. Bref, on ne peut s'engager à la légère selon les pressions des uns ou des autres.On se trouve face à deux cas de consultation : l'un d'intérêt général, l'autre plus catégoriel et pas sans conséquences sur les acteurs de l'école. C'est ce qui explique leur différence de traitement. Rien d'autre.

Henri 11/03/2008 06:40

..et on continue à brasser du vent !S'agissant des EVS, ce syndicat, s'il s'était penché plutôt sur le travail des directeurs et sur la nécessaire attribution d'un statut qui leur confèrerait des temps de décharge en rapport avec le travail exponnentiel qui leur échoit, ne s'appitoierait pas sur la disparition des ces emplois précaires ! Car les EVS n'ont été qu'un emplâtre sur une jambe de bois mais qui soulageaient la "conscience" de certains !Que vont devenir les directeurs dépourvus d'EVS ? Eh ! bien probablement ce qu'ils ont toujours été : des "enseignantscommelesautres" mais croûlant sous les charges de travail !Et peut-être un jour futur, le syndicat se penchera-t-il sur leur  "fonction" avec la lucidité nécessaire ?

VALMORI Patrick 10/03/2008 23:33

Le SNUipp a fait son cinéma. Il est content de se différencier en cette année d'élections professionnelles...Tout ça pour rien puisque la réforme va s'appliquer. Le SNUipp le savait avant de mettre en ligne sa consultation. De qui se moque-t-on ?