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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 22:33
Sandage_4























Vos suffrages m’intéressent, nous clament les prétendants aux élections municipales et cantonales…

Votre avis m’intéresse, nous disent à la fois les syndicats majoritaires et le ministre de l’éducation…

En effet, depuis la confirmation par Xavier Darcos de l’annonce du président de la République de supprimer les cours du samedi matin, règne dans ce pays une frénésie de consultations tous azimuts… Jamais les enseignants n’auront fait l’objet d'autant de sollicitations.

Le premier, le SE-Unsa a proposé une enquête à l’ensemble des enseignants. Pris par l’urgence (l’ultimatum diront certains) de signer très vite les propositions du ministère, ce syndicat a ramassé les copies le 1er février. Les résultats sont connus. 6782 retours. C’est peu. 5 questions. 
 

1. Etes-vous d’accord avec les différents types de missions décrites dans les 108 heures ? Sinon, que manque-t-il à votre avis ou qu’est-ce qui ne devrait pas y figurer ?

Réponse : oui à 63 %
 

2. Que pensez-vous de la répartition horaire proposée par le Ministère : 20h pour les travaux au sein des équipes et relations avec les parents + 14h de formation + 6h de conseils d’école + 68h pour des actions directes auprès des élèves en difficulté ?

- Les heures pour travaux en équipe sont largement sous-évaluées, pour 92% des sondés

- 2 h seulement pour les parents, c’est très insuffisant, pour 87% des sondés

- Concernant les 14 h, 82% des collègues ne voient pas l’intérêt d’augmenter ce temps si cela reste en l’état (conférences pédagogiques)

- 73% contestent que seul le temps de présence devant élèves soit pris en compte
 

3. Que pensez-vous du passage des conférences pédagogiques en formation ? Pensez-vous qu’elles doivent être maintenues spécifiquement ? Avis mitigés

4. Que pensez-vous du traitement particulier des enseignants de maternelle ? Quelle(s) autre(s) proposition(s) pour l’utilisation de ces deux heures ?

- 61% des sondés estiment qu’il y a, au sein de l’école maternelle, des difficultés à traiter sans avoir besoin d’être affectés en élémentaire, d’office

- 28% expriment leur désaccord total à intervenir en élémentaire si cela leur est imposé
 

5. Quelles seraient vos autres demandes concernant le fonctionnement de ces 108 heures ?

L’essentiel des demandes recoupe la demande d’un temps de concertation abondé pour ce qui concerne les travaux au sein des équipes pédagogiques

Au-delà de cette requête, vient une demande de décharge supplémentaire pour les directeurs : 46%. Parmi ces collègues, 35% réclament du temps de décharge pour les directeurs actuellement non déchargés (1 à 3 classes) et 65% du temps de décharge pour organiser ce dispositif (souhaitent que le temps libéré ne le soit pas directement auprès des élèves mais pour assurer le travail de coordination que cela va demander).
 

Le 4 février, le ministre fait de nouvelles propositions. Le 5, Un bureau national du SE-UNSA est réuni en urgence et se prononce à 68% pour la signature du relevé de conclusions

"Le SE-UNSA considère que le relevé de conclusions, dans lequel le ministre s’engage (rédaction des textes réglementaires à partir de ce document) permet :

- d’augmenter de façon significative le temps dévolu à la concertation :

à 6h de plus dans la partie « travaux en équipe » qui passe de 18 à 24h

à une souplesse dans la partie « actions directes » qui passe de 72 à 60h et qui inclut un « temps d’organisation ».

- de préserver les enseignants de maternelle qui initialement allaient devoir prendre systématiquement les élèves d’élémentaire en charge. On le retrouve avec les ajouts : « le suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés » dans la partie 24h de travaux en équipe, « ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle » dans la partie 60h.

- de prendre en compte la tâche particulière des directrices et directeurs d’école (surtout ceux qui ne sont pas déchargés ou qui n’ont qu’une décharge partielle, ce qui est la majorité des cas), avec l’ajout d’une phrase : « L’application de ces dispositions aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier ».

- de prendre en compte la spécificité des RASED dont il n’était pas du tout question au départ. C’est le SE-UNSA qui a défendu l’ajout des PPRE et le rôle des RASED.

- D’augmenter malgré le contexte budgétaire, le temps de formation des enseignants sur leur temps de service."
 

Lent au démarrage, le SNUipp s’engage, à son tour, dans la course à la consultation de la profession… et attend les réponses pour le 28 février !!! Un peu tard quand on sait que le SGEN-CFDT a lui aussi signé dès le 4 février…

Le SNUDI-FO s’amuse des contradictions relevées dans les documents du SNUipp et du SE et se « demande si ces 2 syndicats étaient bien dans les mêmes réunions de travail au ministère ! ». Aucun doute, pour le SNUDI-FO, ce sont "deux questionnaires alibis" qui ont été soumis à consultation…
 

Et ce n’est pas fini ! Dès l'annonce des nouveaux programmes, le ministre a fait savoir qu'ils seraient soumis à consultation lors d'une journée banalisée. Déjà le SNUipp s’impatiente. Mais quand viendra-t-elle, cette consultation ? Il faudrait tout de même l'annoncer si on veut laisser le temps à la profession de mener à bien sa réflexion.


Gilles Moindrot a écrit en ce sens à Xavier Darcos.

"Vous avez fait le choix de ne consulter ni les représentants des enseignants ni les mouvements pédagogiques pendant la phase de rédaction de ce projet de programmes", a-t-il expliqué dans sa lettre, rendue publique samedi à Xavier Darcos.

"Vous avez néanmoins annoncé une consultation des enseignants des écoles, à ce jour, nous n'avons aucune information sur les modalités précises de consultation".

Evoquant sa "plus vive inquiétude", il a souhaité que ces modalités soient "rapidement portées à la connaissance des personnels", qui doivent "prévoir, à la fois les délais nécessaires à une réflexion approfondie, une garantie de liberté d'expression, une transparence dans l'élaboration des synthèses départementales et nationales, ainsi qu'une publication de celles-ci".

Il a en outre suggéré à M. Darcos d'"associer les organisations représentatives des personnels au suivi de cette consultation", comme ce fut le cas pour les programmes de 1995 et de 2002.
 

C’est inouï ce que l’opinion des enseignants intéresse le ministre et les syndicats quand l’essentiel est déjà bouclé et qu’il n’y a plus vraiment d’enjeu important.

Pourrait-on leur suggérer le même empressement pour connaître l’avis des directeurs sur leur demande de reconnaissance par un véritable statut professionnel ?

Relire notre article du 15 janvier intitulé : "Tu consultes ? Je consulte..."

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Flavien - elem-jferry 04/03/2008 09:05

Dans la rubrique "on nous donne la parole", un nouveau venu : le SNE qui consulte également - sur les programmes -Décidément, nos sommes chouchoutés...Le SNE, fidèle à son habitude de proximité du terrain, souhaite connaître votre avis sans le filtre de la hiérarchie et sans risque de toute déformation potentielle par le biais des mises en commun et des compilations à grande échelle.Faites nous part dès maintenant de vos remarques sur la philosophie générale des nouveaux programmes et sur les moyens de leur mise en œuvre.Mon petit doigt me dit qu'il y a peut-être un rapport entre ces nombreuses consultations et les élections professionnelles de fin d'année...

Guignen 03/03/2008 09:01

Précisions à HenriNotre appel à ne pas entrer dans le dispositif ne s'adresse pas aux seuls directeurs. Evidemment, ce serait voué à l'échec et ce serait leur mettre une pression insupportable. Ce que nous demandons, c'est à l'ensemble des enseignants que ça s'adresse. Si personne n'entrait dans le dispositif, il ne serait pas question de sanction pour "service non fait" comme tu le crains. Les directeurs ne seraient pas en première ligne et le ministre serait bien obligé de revoir sa copie.

Froment 03/03/2008 08:50

Une intervention rapide suite au commentaire du collègue Guignen. Je ne sais pas d'où il tient ce chiffre de 23 M € qu'il avance ni si ça correspond à 700 postes. Admettons que ce soit vrai. Il faut bien savoir qu'il n'y a aucune commune mesure entre ces 2 chiffres dans le budget de la France.Dans le cas de la provision de 23 M €, aucun engagement de longue durée. Aucune conséquence à long terme. En revanche, créer 700 postes, c'est une autre affaire. On est parti pour 41 années de salaires et charges et plusieurs dizaines d'années de versement de retraite. Le jour et la nuit...De façon plus générale, et ça explique beaucoup de choses, en matière économique, la France est le plus "mauvais élève" de l'Europe (avec le Portugal). Cela veut dire qu'on s'engage dans un plan de rigueur (qui ne dira pas son nom, bien sûr) dès le lendemain des municipales (c'est de bonne guerre...). Et ça se traduira par des coupes sombres. D'abord on passera la vitesse supérieure en terme de non remplacement des fonctionnaires. De 1sur 3 actuellement, on passera à 1 sur 2. Ce sera aussi la fermeture de nombreux "petits" collèges ruraux qui seront regroupés. Quant au maintien du pouvoir d'achat pour les fonctionnaires, mieux vaut ne pas trop y penser pour l'instant. Et je ne parle pas du statut des directeurs...

merlin 02/03/2008 22:31

Un seul commentaire: dans ce dispositif, s'il se met en place, cela représentera un ajout de travail , de responsabilités, de coordination pour le directeur. Rémunéré comment ? Je comprends qu'un adjoint ( ou dirlo) soit attiré par quelques euros en plus, il me semble normal que le directeur soit payé pour tout le temps d'organisation et la responsabilité que cela va impliquer pour lui seul.

Henri 02/03/2008 21:43

Jusqu'à plus ample informé, ce sont les directeurs qui sont chargés de mettre en oeuvre le dispositif !...voilà au moins un point qu'il ne faudrait pas négliger : les notes des IA parviennent aux directeurs et non aux adjoints !Dès lors, la "consigne" demandant "de ne pas rentrer dans le dispositif" ne concerne en réalité que les directeurs qui ont à faire des remontées auprès des IEN, que les adjoints soient volontaires ou pas !Respecter la consigne quitte à encourir le "blâme" de "service non-fait", comme cela a été le cas avec l'enquête 19 de sinistre mémoire ?Merci ! certains collègues directeurs qui, de bonne foi, se sont lancés dans la procédure ont été singulièrement échaudés !À d'autres !

Guignen 02/03/2008 15:18

Les questions signalées par Parigo concernent de vrais problèmes et pas spécifiquement imputables en terme de responsabilité aux directeurs. Ces stages auront lieu pendant les vacances. Régime identique à celui des centres de loisirs quand ils se déroulent dans les écoles. La commune dispose des ses équipements et le directeur est déchargé de sa responsabilité.Le problème soulevé par Parigo c'est celui de la responsabilité de l'enseignant qui se lancera dans cette remise à niveau. Qu'il soit directeur ou adjoint, il est là en tant qu'enseignant.Dans le 35, nous (au snuipp),  ce que nous demandons, c'est de ne pas entrer dans ce dispositif. Le ministère a réservé une provision de 23 millions d'euros pour payer les heurs sup'. On pourrait créer environ 700 postes avec cette somme. Quand on voit que les remplacements pour maladie ne sont plus assurés ou le sont de moins en moins, on se dit qu'il y a d'autres moyens à mettre en oeuvre que ces stages qui ne résoudront rien et qui vont créer des disparités entre les villes et parfois même entre écoles d'une même ville.Il ne faut pas accepter ce dispositif. Il faut le combattre et exiger une autre politique scolaire. Avec de vrais moyens.

Henri 02/03/2008 10:45

Bonnes questions, Parigo !Petit problème : il y a un grand absent dans cette liste : le Directeur d'École...Dans le cas de la mise en place des heures ELCO dans les Écoles, le Directeur (même absent !) est responsable du dispositif, du suivi des élèves, du bâtiment, etc... et doit même veiller et contre-signer les évaluations de l'enseignant en langue d'origine.Dans le cas qui nous occupe, en sera-t-il de même pour lui ?Quant à la charge supplémentaire de travail, pour l'instant et au vu des notes qui parviennent des IA dans les Écoles, c'est surtout aux Directeurs qu'elle revient : lister les collègues volontaires, les élèves entrant dans le dispositif, contacter les municipalités afin d'onbtenir que les Écoles soient ouvertes, et bien entendu faire remonter tout ceci auprès des IEN avant telle date !Merci de ne pas nous oublier !

Parigo 02/03/2008 10:09

Pour info, je vous signale que le SNUipp75 a écrit à l'IA pour lui poser certaines questions relatives à la responsabilité et à la charge de travail.ResponsabilitéSous quelle autorité seront placés les enseignants volontaires pour assurer les stages ?Qui sera responsable en cas d’accident d’un élève ?Quelle assurance couvre les enseignants en cas d’accident ?Que faire des élèves si l’enseignant encadrant le stage est absent ?Y a-t-il obligation scolaire après inscription au stage ? Faut il signaler les absences ?Y aura t-il du soutien dans toutes les écoles ou seulement dans celles où il y a un centre de loisirs ?Y a-t-il un enchaînement possible stage/centre de loisir pour les enfants ? Charge de travailIl est demandé aux enseignants de CM d’établir un «bilan de compétences». Il s’agit là d’une charge supplémentaire demandée aux enseignants non prévue par les textes réglementaires. Nous souhaiterions donc savoir quel temps sera dégagé pour effectuer cette tâche ou à défaut s’il est prévu des HSE pour rémunérer ces heures supplémentaires imposées.

Cedric58 01/03/2008 23:21

Vous avez eu l'honnêteté de citer les questions posées par le SE et je vous en remercie. On peut voir que la n° 5 est totalement ouverte et que d'ailleurs les directeurs ne se sont pas privés d'y apporter une réponse que chacun pouvait prévoir. Transparence et ouverture. Je me permets de le souligner car on a trop souvent tendance à laisser circuler le message selon lequel le SE serait opposé aux directeurs et ne les défendrait pas.Vous ne l'avez pas mentionné, aussi je rappelle que le ministre a indiqué dans sa dernière mouture (à la demande du SE) que l'utilisation des 2 heures ferait l'objet d'un examen particulier pour les directeurs.